No more cups

Photo: Jakob Edholm – ÖTILLÖ

L’organisation de l’ÖTILLÖ a annoncé qu’elle limitera le nombre de gobelets sur ses courses. Les verres seront disponibles seulement sur les deux premiers ravitaillements pour éviter les embouteillages, mais pour le reste de la course les concurrents devront transporter une tasse personnelle s’ils veulent boire. Le but est de réduire le gaspillage et la pollution. Cette pratique est courante en trail. Va-t-elle se généraliser en swimrun ?

Quelles sont les barrières à votre accès au swimrun?

Le swimrun est un sport jeune et beaucoup de choses sont à mettre en place, à créer, à inventer. Toutefois il reste de nombreux obstacles à surmonter pour pouvoir pratiquer. Identifier ces obstacles est une étape importante pour les faire disparaître autant que faire se peut. Et ainsi continuer à promouvoir le développement de notre sport. C’est pourquoi nous avons demandé aux membres du Forum Swimrun France quelles sont les barrières à leur accès au swimrun, les points qui freinait leur pratique. Des options étaient proposées mais chacun pouvait ajouter ses propres alternatives; enfin les choix multiples étaient autorisés.

Dix huit choix ont été listés révélant une grande diversité des obstacles perçus. Cependant deux composantes majeures émergent comme dominant le débat: les courses et le facteur humain.

Les courses

Le prix d’inscription est perçu comme étant de loin (36%) le principal obstacle à accès au swimrun. Si on ajoute la répartition géographique, les courses représentent plus de 50% des raisons invoquées. La répartition géographique est probablement liée aux terrains qui sont jugés plus ou moins propices au swimrun. On constate que les courses se multiplient et arrivent dans des territoires nouveaux, e.g. l’Auvergne. On peut espérer que cet obstacle diminue avec le temps même s’il est clair que certaines régions sont plus privilégiées à la pratique que d’autres.

Le prix des courses est un sujet fréquent de discussion sur le forum et ceci se reflète dans les résultats. Force est de constater que les prix varient énormément, et il est parfois difficile de voir comment ces variations sont justifiées. Certaines courses assez courtes dans des lieux à priori sans contraintes sécuritaires exceptionnelles coûtent plus cher que certaines courses plus longues dans des terrains souvent plus difficiles. La grande majorité des organisateurs défendent leurs prix en invoquant principalement la sécurité des sections aquatiques et du temps passé à mettre en place ces courses, en particulier la paperasserie administrative. Combiné aux déplacements pour se rendre sur les lieux de courses en raison de la faible densité des courses, cet obstacle financier est perçu comme un frein au développement du sport. Comment résoudre ce problème? Faut-il imaginer des courses plus simples à prix réduits ? Il y a-t-il des alternatives, comme par exemple quand une communauté de swimrunners invite une autre à les rejoindre dans leurs sorties (souvent connus comme des « off », mais cela doit déplaire à l’Académie Française 😉 )?

C’est un sujet à creuser pour tenter de réduire cet obstacle financier. Les autres aspects invoqués au sujet des courses sont les distances trop longues, le dénivelé et la présence de solo dans les courses. Heureusement des courses de formats divers existent et toutes ne proposent pas des dénivelés importants.

Le facteur humain

Le swimrun est un sport avec de fortes interactions sociales et cette dimension représente le second obstacle majeur évoqué, le manque de partenaire (>20%) et le manque de groupe d’entrainement. Au vu du grand nombre de personnes évoquant le manque de binôme, un membre du forum a suggéré qu’il suffirait s’associer en binôme toutes les personnes qui cherchent un-e partenaire, problème résolu (modulo les chiffres impairs) ! Mais ce n’est pas si simple que cela.

Les critères de choix d’un binôme sont multiples et toutes les associations ne sont pas toujours possibles. Cependant dans un sport encore en développement, des compromis sont souvent nécessaires. Si le swimrun était un sport se jouant à 11 est-ce qu’on devrait toujours attendre de trouver 10 autres joueurs parfaits pour commencer à s’amuser? Les cas de binômes qui se rencontrent le matin d’une course sont multiples et pour quasiment tous les cas cela se passe bien du moment que les deux partenaires du jour acceptent que leur association ne soit pas parfaite. L’alternative aurait été que les deux mêmes personnes discutent ensemble à une terrasse en se disant que c’est vraiment dommage de regarder passer la course sans pouvoir la faire … faute de binôme ! Alors n’hésitez pas, trouvez un partenaire commence parfois par dire « oui » à une autre personne qui cherche un-e binôme.

Le manque de groupe d’entrainement est le quatrième obstacle le plus souvent mentionné. Il est clair que la grande répartition des swimrunners en France et la densité relativement faible des participants font que trouver des compagnons d’entrainement est parfois une gageure. Pourtant des communautés se développent grâce au dynamisme de gens motivé-es pour transformer cet obstacle en une opportunité de création et de rencontres. Si vous vous sentez seul-es, n’hésitez pas et créez un groupe (contactez-nous si vous voulez des conseils). Vous serez surpris de constater que d’autres personnes sont dans le même cas dans votre région. Il faut espérer que cet obstacle se réduise avec le temps et les efforts de chacun-e.

Niveau, expertise

La plupart des autres facteurs invoqués concernent le manque de niveau en natation, en course à pied, les croyances limitantes (du froid, de courir en combinaison etc). Cela relève de l’expérience, de l’entrainement mais aussi du partage pour démystifier certaines barrières qui disparaissent quand un ami-e vous montre les trucs et astuces.

Les swimrunners heureux

Heureusement un swimrunner heureux a ajouté la mention « Aucune barrière » car cela représente une part non négligeable des réponses. Espérons que cette option deviennent de plus en plus populaire avec le développement du sport qui dépend de toutes et tous, leaders de communautés, organisateurs de courses et bien sûr les actions de chacune et chacun des swimrunners.

Swimrunners de France regroupez-vous, discutez, auto organisez-vous pour que chacun-e puisse progresser et pratiquer. Ensemble œuvrons pour réduire les obstacles identifiés.Sondage barrière Février 2018

Données et graph protégés par ©copyright. Veuillez citer Swimrun France pour toute citation.

Fiche technique: Ångaloppet

François Dubuc nous propose une fiche technique sur Ångaloppet. C’est « une course formidable, très ludique, doyenne historique pour découvrir la « culture swimrun suédoise », spécificité du parcours, ferveur populaire autour de l’ événement.
Le format modéré de la course vous permettra de concilier facilement sport et tourisme en quelques jours très dépaysants. Vous voudrez sans doute retourner en Suède après cette expérience !Fiche technique Angaloppet

Nous allons publier régulièrement des notes techniques pour vous aider à préparer vos courses. Si vous avez des demandes, commentaires ou suggestions, n’hésitez pas à nous contacter.

SwimRun 37 Community

Après une courte discussion sur le forum swimrun France un nouveau groupe SwimRun 37 Community voit le jour pour les personnes proches du département d’Indre-et-Loire. Son objectif est clair: « Bienvenue sur la toute nouvelle communauté SwimRun du 37. Ici on partage nos sorties, nos terrain de jeux, nos courses et entraînements, … On parle SWIMRUN ».  Si vous êtes dans la région n’hésitez pas à les rejoindre !

Peyrolles, un swimrun qui aurait mérité de continuer

Beaucoup d’épreuves voient le jour, et c’est un bonne chose. Malheureusement certaines disparaissent pour des raisons diverses. Le swimrun a Peyrolles en fait partie, dommage. Gilles et Céline Hermitant ont couru avec succès leur premier swimrun a Peyrolles en Juin 2016. Voici leurs impressions, en espérant redonner envie au groupe local de relancer cette épreuve sympatique. Photos ©Jean-Philippe Candel

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©Jean-Philippe Candel

Le lac de Peyrolles est situé à 20km d’Aix-en-Provence. C’est une base de loisirs aménagée sur une ancienne sablière. L’eau est plutôt claire et la température clémente aux alentours de 20-22°C. Ce lac est d’ailleurs le lieu pour la Natation du Half Ironman d’Aix-en-Provence qui a lieu en Mai. Le lac est équipé également d’un téléski nautique sur lequel on peut pratiquer le wake.

Le club Durance Triathlon organisait auparavant le triathlon Guy Drumez, mais en raison d’un parcours vélo un peu exiguë qui ne donnait pas pleine satisfaction, ils ont décidé de se lancer dans le swimrun. C’est un club très dynamique de la région avec notamment des triathlètes de très haut niveau et un très bon niveau général.

1ere édition en Juin 2016

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©Jean-Philippe Candel

L’organisation était impeccable et très bon enfant, avec une excellente ambiance générale. Le club n’en est pas à sa 1ere organisation et ça se voit, par exemple avec des ravitaillement de qualité et suffisant. Nous avons aussi été intéressé de voir les exposants de combi swimrun présent sur le site et apprécier les massages à l’arrivée.

La participation était plutôt limitée avec environ 30 équipes au départ et 30 individuels. Il est placé en pleine saison de triathlon et l’épreuve est une 1ère édition. Mais nul doute que la participation sera nettement plus importante l’an prochain.

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©Jean-Philippe Candel

Le parcours est composé de 12 km avec 2km de natation. Il s’agit donc d’une épreuve de découverte de cette discipline avec environ 5 sections différentes Course/Natation. Les sections sont relativement bien équilibrées. A noter une petite touche originale en fin de parcours avec un filet de type accrobranche et un saut à effectuer. En dehors de cela le parcours est sans difficulté et très bien balisé. La sécurité est très bien assurée par des bénévoles à chaque entrée/sortie des portions natation et des canoës sur l’eau. A signaler qu’il y avait aussi une épreuves ‘kids’ pour les plus petits. Une très bonne initiative pour former les jeunes et leur donner le gout de l’effort et du plaisir en pleine nature.

La remise des prix était très sympa avec récompense des individuels, des binômes mixtes, masculins et féminins. Et en plus distribution de cadeaux sur tirage au sort du dossard.

Mon ressenti

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©Jean-Philippe Candel

La quarantaine, nous pratiquons le triathlon depuis une quinzaine d’années au club de Salon de Provence. J’ai du faire une pause à cause de problèmes de santé, et je m’y remets depuis 1 an. Par le passé, j’ai été finisher l’embrunman et à Nice. Aujourd’hui, je ne fais que des courtes distances car la famille s’est agrandie et qu’il en faut pour tout le monde. Mais je n’exclus de refaire du half ironman. J’aime aussi beaucoup le trail et fais des courses à l’occasion et surtout du funboard que je pratique dès que les conditions s’y prêtent.

J’ai découvert par le reportage intérieur sport sur Ötillö et j’ai adoré. Donc, pourquoi pas nous lancer sur un swimrun , court pour commencer, et peut-être plus longs dans le futur?

J’ai fait cette course avec ma femme. C’était notre premier swimrun et nous étions équipés avec des shorties de planche à voile. Nous avons vraiment adoré les enchaînements sans changement de tenue, qui donne une touche un peu baroudeur, d’autant plus que le parcours nous emmenait sur des parties du lac très sauvage. Enfin, nous avons apprécié de partager un effort en binôme, nous qui sommes habitués à courir en individuel en triathlon. Bref, de très bons souvenirs d’autant plus que nous avons gagné en binôme mixte et que nous nous sommes classés 5eme au scratch Equipe.

Retrouvez toutes les photos de l’épreuve ici.

Répartition des swimrunners en France

Où trouver des swimrunners en France ? C’est la question que nous avons posé dans le forum Swimrun France afin de décrire pour la première fois  la distribution géographique des swimrunners dans l’hexagone.

La première constatation est la grande répartition des participants. En France métropolitaine 61 départements sur 96 sont représentés. Il faut y rajouter la Nouvelle Calédonie et la Réunion où des courses et des pratiquants font leur apparition. La seconde constatation est que la plus forte densité se trouve principalement sur le pourtour méditerranéen. Il est clair que la clémence du climat favorise la pratique, mais il ne faut pas oublier que le sport vient de la Suède, un pays peu renommé pour avoir des conditions tropicales. On constate enfin que si la proximité de la mer ou de l’océan semble faciliter la pratique du swimrun, pour autant les départements situés loin des côtes ne sont pas absents. Il y a donc bon espoir pour que le sport continue de se propager sur l’ensemble du pays en explorant des terrains de jeu variés. Nous continuerons à œuvrer pour faciliter cette expansion, en particulier par le biais du développement des communautés et clubs (liste ici). N’oublions pas de saluer nos amis francophones proches en Belgique et Suisse, et plus éloignés au Québec, qui ont participé à ce sondage.

Rendez-vous en 2019 pour suivre l’évolution du PSF (Paysage Swimrun Français 😉 ).

Répartition des swimrunners en France

Données et carte protégées par copyright. Veuillez citer Swimrun France pour toute citation.

Choisir une montre

Quelle montre dois-je choisir pour le swimrun ? Cette question revient souvent et le marché des montres de sport est large, donc le choix difficile. La question peut se résumer à deux facteurs: quel budget et qu’est-ce qu’on recherche. Il y a en fait quatre options qui sont quasiment liées au prix des montres.

– A minima, sans montre on s’en sort très bien, simplement en se basant sur les perceptions de l’effort. Comme pour tout sport d’endurance, la gestion de l’effort est essentielle et la perception de l’effort et la communication au sein du binôme doivent dicter l’allure de course. Donc le prix le plus raisonnable c’est d’être à l’écoute de soi … ou de trouver un binôme avec une montre 😉 .

– Les montres sans GPS sont suffisantes si on veut juste connaitre le temps total mais aussi pour chaque section. Il suffit de faire des intervals. Si on connait ses allures de course et on gère bien son effort, c’est suffisant, et cela permet de se situer par rapport aux barrières horaires.

– il y a de nombreuses montres avec GPS sans fonction natation sur le marché. Il n’y a forcément pas de mode swimrun, mais il suffit de faire des intervals en mode course à pied pour avoir les données sur chaque section et la trace finale. Les distances natation sont souvent peu fiables dans ce cas (distances sur-évaluées), mais de toute façon en nageant on n’a pas le temps de les regarder. Par contre connaitre les distances en course-à-pied permet d’anticiper les transitions et gérer la tactique de course. Le GPS est donc pour cela un avantage indéniable.

– Montre GPS avec option natation eau libre (comme par exemple la Suunto ambit). Mieux que les modèles précédents pour le tracé marin qui est souvent plus précis, mais les transitions sont un peu lentes avec généralement 2 boutons à actionner.

– Montre avec application spécifique swimrun, Fenix 3 ou 5. Un bouton à appuyer à chaque transition, des boutons un peu sensibles sur lesquels on peut facilement appuyer par erreur en particulier avec les plaquettes, mais c’est l’offre la plus complète sur le marché.

Il ne reste plus qu’à decider quels sont vos besoins réels ou perçus, et votre budget.

Fix

Championnat de France: pour ou contre ?

Suite à une question d’un lecteur qui nous avait contacté en Octobre, nous avons organisé un sondage en posant la question suivante: « êtes-vous pour ou contre un Championnat de France de swimrun ? ». Hasard du calendrier une réunion organisé par la FFTri a évoqué ce sujet et conclu en « de probables championnats de France avant 2020 » (source FFTri). Il ne semble cependant pas qu’il y ait un engouement fort pour une telle compétition puisque le « pour » ne recueille que 37%, le « contre » recevant la moitié des voix. Certainement une affaire à suivre car si organisation il y a, de très nombreuses questions restent ouvertes, comme par exemple le format, les distances, la date et le mode de qualification etc..