Essais 2019 à venir …

Comme tous les ans ans nous allons conduire en collaboration avec World of Swimrun, Swimrun Germany et des invité.es surprises nos test d’équipement swimrun. Les combinaisons bien évidemment, les chaussures (lesquelles?) et les « accessoires » de flottaison. Qu’est-ce qui vous intéresserait de voir testé?

Le Mag: Numéro 2

Le Mag SRF Une 2Numéro 2 du Magazine Swimrun France est sorti ! Au sommaire:

  • Edito
  • Côte Vermeille: La houle, l’eau froide et le casse-tête des combinaisons
  • Le Far Ouest. A la conquête du swimrun Breton
  • Grande Bretagne: le Swimrun outre-manche
  • Les Bouées: comment faire son choix?
  • Sortie en mer: bien se préparer
  • Les dessous du swimrun
  • Calendrier Juillet/Août

 

Numéro 1 disponible ici.

Ce magazine sort tous les premiers jeudis de chaque mois et est disponible en version PDF ici en téléchargement.

Vous pourrez le retrouver également sur Facebook  et sur Instagram.

Il est écrit et édité par un des swimrunners passionnés, pour des swimrunners et avec des intervenant swimrunners. À ce titre, nous sommes ouverts à vos suggestions, remarques, envies … à vous de nous dire ce que vous avez envie de lire ou d’écrire !

Aurore, Fix et Akuna

Test Combinaisons swimrun 2018

Les combinaisons sont sans conteste les stars de l’équipement swimrun. Protection contre le froid, aide à la flottabilité, facilité accrue pour les enfiler et enlever, évacuation d’eau, confort en course à pied, souplesse des épaules, poids, poches, sont autant de fonctions remplies par ces combinaisons. A noter que parfois certaines de ces fonctions sont totalement antagonistes.

En Avril 2018, à Hvar en Croatie, Swimrun France (SR-F)World of Swimrun (WoS)Swimrun Germany (SR-G) et GoSwimrun Poland ont mis leurs expériences en commun pour le test annuel international d’équipement de swimrun. Pendant 3 jours, l’équipe a testé et débattu près de 12 combinaisons de swimrun. Nous avons évalué chacune d’elles dans des conditions réelles de course. Tous les commentaires ont été enregistrés individuellement et chaque caractéristique a été longuement discutée au sein de l’équipe. Le texte ci-dessous reflète le consensus et les diverses opinions de nos très expérimenté-es testeurs. Afin d’améliorer notre méthodologie, nous avons introduit cette année un pesage des combinaisons. Nous avons pesé les combinaisons sèches, puis tout de suite à la sortie sortant d’eau (T0) et 10 minutes après (T10). Nous avons également calculé les différences de poids entre les combinaisons sèches et juste hors de l’eau (Diff dry – T 0) et 10 minutes après (Diff dry – T 10) pour donner une indication de la vitesse à laquelle elles drainent l’eau.

Notre test n’est pas exhaustif puisqu’il existe quelques combinaisons sur le marché que nous n’avons pas testé. Nous nous sommes concentrés sur les nouveautés sorties cette année. Certaines marques n’ont pas changé leurs combinaisons et ne sont pas représentées ; certaines attendaient toujours leur produits en provenance d’Asie. Notre  dilemme est le suivant : soit on organise le teste plus tard en Mai par exemple la saison est bien avancée et les coureurs doivent faire leur choix avec peu d’information, et soit nous testons plus tôt en Avril, alors certains modèles ne sont pas encore sur le marché. Nous ajouterons au cours de l’année les nouveaux modèles disponibles.

Le marché ne cesse de grandir rendant la décision d’achat de plus en plus ardue: il y a un réel embarras du choix ! Les fabricants explorent sans relâche de nouvelles solutions et offrent de nouvelles options. Néanmoins, des tendances émergent. Les jambes courtes paraissent devenir la norme, tandis que les deux solutions offertes pour les zips: avant seulement ou avant et arrière restent d’actualité. Votre souplesse d’épaules pour les enfiler ou enlever déterminera votre choix. Diverses options pour les poches sont explorées, certaines sur les cuisses, avec plus ou moins de succès. Aucun consensus n’a encore émergé sur cette importante question pratique. Les prix semblent se diviser en deux catégories, avec des modèles très intéressants dans le niveau d’entrée de gamme à moindre coût et des combinaisons de swimrun high tech plus chères. Pour refléter cette orientation cette année, nous avons séparé notre test entre les combinaisons de moins de 300 € (entrée de gamme) et plus de 300 € (haut de gamme). Le classement des combinaisons est répertorié dans l’ordre alphabétique.

Entrée de gamme

Blue Seventy Alliance


Blue Seventy est une marque de renom dans la natation en eau libre ainsi qu’en triathlon; il n’est pas surprenant qu’elle décide maintenant de pénétrer le marché du swimrun. L’Alliance comporte un zip à l’avant, idéal pour les courses froides et courtes, plus problématique si vous avez des problèmes de flexibilité des épaules (comme certains d’entre nous 😉 ) et pour les courses plus longues et plus chaudes. La plupart des testeurs ont trouvé le néoprène autour des épaules souple en nageant, mais le col a  laissé entrer de l’eau. En course à pied la combinaison se comporte bien sans problème particulier malgré la quantité d’eau relativement importante qui reste dans le matériau. La poche arrière reste bien accessible et, ce qui est intéressant, elle est la seule de nos tests ouverte exclusivement sur le côté gauche. Deux boucles d’attache pour la longe et du matériel sont présentes sur les hanches. C’est une option intéressante qui force soit le deuxième nageur à être légèrement du côté du nageur avant, soit à demander un élément supplémentaire pour tirer dans l’axe du nageur avant. La marque Zerod a opté pour une approche similaire. L’intérieur des bras et la majeure partie du dos sont en jersey orange, idéal pour la visibilité et théoriquement pour une meilleure durabilité, toutefois moins optimal pour la vitesse dans l’eau et la rétention d’eau. Au final, une bonne combinaison pour débuter et ceux qui veulent garder les manches longues.

Colting Go

L’an dernier, Colting a produit la meilleure combinaison de notre test, et cette année ils ont introduit une combinaison swimrun moins chère et plus simple. La « Go » est une combi bras courts – jambes courtes avec zip avant seulement. Ce modèle vise les courses avec un temps relativement tempéré. Les panneaux d’épaules orange sont un ajout visuellement agréable tout en restant dans les couleurs de la marque. Les cuisses sont couvertes de jersey pour fournir une surface plus résistante. Deux poches arrière ouvertes a droite et à gauche offrent suffisamment d’espace pour ranger séparément les aliments et l’équipement de sécurité. Les épaules sont très flexibles et la combinaison fournit suffisamment de flottabilité. En courant la combinaison était confortable sans comprimer les cuisses ce qui est un problème fréquent. A noter que cette combinaison est celle qui retient le moins d’eau à la sortie de la mer ou après 10 minutes, ce qui la rend plus légère pour courir. Nous avons été agréablement surpris par ce nouveau modèle qui est un excellent niveau d’entrée de gamme et pourrait même rivaliser avec de nombreuses combinaisons de swimrun plus onéreuses.

Dare2tri Swim2run

Cette société, plus connue en triathlon, propose une nouvelle combinaison swimrun d’entrée de gamme. Avec les bras et les jambes courts, elle s’inscrit dans la tendance actuelle pour le niveau d’entrée de gamme,. Cependant la présence de deux zip, la rendant facile à enlever, la place dans un petit groupe avec Mako et Head rough. La Swim2run (nom un peu bizarre, nager pour courir) est un autre modèle avec des panneaux jaunes, définitivement la tendance cette année dans la mode swimrun. Le bas prix se ressent dans le choix du matériau et la flexibilité des épaules est limitée. Toutefois, la Swim2run offre un bon niveau de flottabilité, et même si nous avons connu des entrées d’eau, c’est peut-être lié au matériau utilisé et aux nombreuses coutures non scellées. Le revers de la médaille est que le matériau est à la fois résistant et confortable en courant. Dans l’ensemble, une combinaison de niveau d’entrée pour un prix bas.

Head rough shorty

Head Rough front & backC’est la combinaison d’entrée de gamme de la marque pionnière en swimrun: tout a commencé quand la branche suédoise de l’entreprise a modifié une combinaison de triathlon en ajoutant le zip frontal. Depuis tout le monde a suivi. Ce modèle date de 2017 mais est arrivé sur le marché trop tard pour être inclus dans notre test l’an dernier, d’où son inclusion dans le test 2018. C’est une combinaison aux jambes et bras courts avec deux zip avant et arrière, avec de grands panneaux rouges sur le haut du corps. Comme son nom l’indique (« rugueux », rough en anglais), cette combinaison vise à être plus robuste et à mieux résister au traitement brutal imposé parfois lors de nos entrainements et le choix du matériel résulte ainsi de cet objectif. Il est fait de néoprène recouvert de nylon visant à fournir un matériau souple et durable. La combinaison est confortable en nageant avec une flexibilité d’épaule suffisante. Courir dans cette combinaison est un sentiment mitigé. Le matériau est assez souple, mais il peut sembler un peu lourd. Les mesures de poids que nous avons effectuées confortent cette perception car le nylon retient plus d’eau qu’on ne désire. Le Head Rough est une combinaison swimrun très résistante qui ne vous laissera pas tomber à l’entraînement.

Mako LS1

Mako est une société française spécialisée dans le triathlon comprenant notamment l’ex-pro triathlète Jessica Harisson (maintenant swimrunner) dans l’équipe dirigeante. Ils connaissent les contraintes des sports enchainés. Avec un prix attractif, ce nouveau modèle est une combinaison d’entrée de gamme avec des bras et des jambes courts et des zips à l’avant et à l’arrière, c’est l’une des rares sur le marché dans cette gamme de prix. Fait intéressant, la combinaison est offerte en version masculine et féminine. Elle comprend une coupe Ultra-Stretch dans les épaules et une grande poche arrière. Nous avons trouvé les tailles légèrement petites, donc peut-être considérez prendre une taille au-dessus de votre taille habituelle. La combinaison est souple au niveau des épaules et confortable, même si quelques uns ont connu une certaine entrée d’eau. C’est une combinaison agréable en courant, aidée par son faible poids. Nous avons trouvé intéressant que cette combinaison absorbe très peu d’eau. Nous avons tous trouvé le sifflet fourni trop grand ! Mako propose également des jambières et des manchons en néoprène séparés. Ils tiennent bien sur les bras et rendent cette combinaison polyvalente et adaptable à diverses températures. Une très bonne combinaison dans cette gamme de prix.

Orca core top and bottom

Orca innove avec cette combinaison en deux éléments. Le concept a été introduit par la marque américaine De Soto dans le triathlon dans les années 90 mais il est plutôt nouveau dans swimrun. Ce modèle deux pièces est destiné aux courses plus chaudes où il est avantageux de pouvoir enlever le haut. Avec des panneaux vert vif et colorés, il reste dans le style de cette marque désormais bien connue. Le haut dispose d’un zip avant et deux petites poches extérieures. Une poche à rabat est située sur le côté de la cuisse. Les deux pièces sont reliées par trois Velcro. Chaque élément est majoritairement similaire au modèle Core de l’an dernier. En nageant avec cette combinaison, nous avons eu des sentiments mitigés, certains dans l’équipe de test ayant eu de l’eau dans la combi au contraire d’autres qui s’y sentaient à l’aise. Cependant le cou est légèrement étroit. Avoir un bon ajustement est donc essentiel. La vraie surprise est la facilité avec laquelle les deux pièces se ré-attachent. Plusieurs fois nous avons couru avec le dessus ouvert et séparé, et nous avons chaque fois constaté que les Velcro mâle et femelle se sont naturellement trouvés et attachés de nouveau. Vous ne vous battrez pas pour fermer cette combinaison. Une innovation qui correspond à une utilisation spécifique.

Zone 3 Versa

Cette nouvelle addition à la gamme de Zone 3 est une combinaison de bras courts et  jambes 3/4, une option assez différente de la plupart des autres marques. Des manchons amovibles sont également disponibles, une caractéristique populaire cette année. Avec ses épaules jaune vif et son tissu bleu «respirant» Neo-Breathe MC sous les bras et dans le dos, ce coloris se remarque dans la foule. L’absence de zip arrière signifie qu’une bonne flexibilité des épaules est nécessaire pour l’enlever. Mais ce design laisse plus d’espace pour une grande poche arrière. Les tests ont donné des sentiments mitigés avec la plupart des testeurs qui trouvaient que la souplesse du matériau était limitée tandis que d’autres se sentaient à l’aise. Potentiellement un problème de corpulence, mais à ne pas négliger. Les jambes 3/4 étaient contraignantes comme pour toutes les combis avec jambes longues sans fournir un avantage perceptible, et les plis derrière le genou ont rendu cette combinaison inconfortable en courant. Couper les jambes améliorerait radicalement ce problème. La protection des genoux en sortant de l’eau est le seul bonus que cette coupe semble ajouter. Dans l’ensemble, une combinaison d’entrée de gamme avec quelques limitations largement liées au choix du matériel et partiellement aux choix de design.

Haut de gamme

Ark OrnÖ

Ark est une autre nouvelle marque sur le marché swimrun. Elle a reçu beaucoup d’attention avec Daniel Hansson, Lelle Moberg et Kristin Larsson, qui ont participé à la création de ce modèle. Le nom «Ornö» fait bien sûr référence à l’île d’Ornö où se déroule la plus longue course des championnats du monde ÖTILLÖ Swimrun. On se demande si la version de l’an prochain prendra le surnom de la plus célèbre natation de la même course ;). Cette nouvelle combinaison dispose d’un zip avant et propose jambes et bras courts, avec des manches amovibles pour s’adapter à un large éventail de conditions. Le néoprène Yamamoto à base de calcaire est très flottant. La finesse du matériau a clairement placé cette combinaison dans la catégorie de la recherche de la haute performance. La combinaison est très moulante, bien ajustée, un peu trop petite, alors choisissez une taille plus grande que celle que vous utilisez normalement. Elle offre une très bonne souplesse au niveau des épaules mais peu de flottabilité et s’adresse aux bons nageurs ou à ceux et celles qui veulent courir vite. Et courir dans cette combinaison est très confortable grâce à la finesse du néoprène et son faible poids. Dans l’ensemble, l’Ark ÖrnÖ est une combinaison légère, bien conçue qui convient aux bons nageurs visant une performance élevée.

Colting SR 02+

Le vainqueur du test de l’an dernier revient avec de légères modifications: les jambes sont maintenant courtes et les modifications de matériau permettent un meilleur rendement en courant. Les bras restent longs laissant les utilisateurs décider s’ils-elles veulent, ou non, les couper. Cette option est maintenant moins populaire que l’option bras courts + manchons amovibles. Laquelle est la plus rapide en nageant? A priori, il semblerait que les bras longs soient plus rapides, sinon les combinaisons de nage en eau libre et de triathlon auraient toutes adopté les bras courts. Néanmoins, cela offre moins d’options quand la température est limite. Il n’est pas surprenant que le reste de la combinaison avec ses deux zips avant et arrière reste le même et fonctionne toujours parfaitement en natation. Les jambes courtes qui deviennent rapidement la tendance par défaut sur le marché est certainement une fonctionnalité intéressante améliorant son potentiel en course à pied. Cet aspect est également aidé avec deux panneaux souples et résistant aux frottements situés sur les fesses et hanches, offrant plus de flexibilité dans la course. Une combinaison toujours aussi performante et éprouvée avec de petites améliorations bienvenues.

NU Complement Triton 0.1

NU est une marque espagnole qui étend sa gamme de produits. Après avoir uniquement produit des accessoires tels que des aides à la flottabilité en 2017, elle présente cette année une combinaison de swimrun. C’est un autre modèle qui adopte des panneaux de couleur vive (jaune dans ce cas), la tendance à la mode en 2018. C’est une bonne chose car cela nous rend plus visible et ainsi plus en sécurité dans l’eau. Cette combinaison à bras et jambes courts dispose d’une seule fermeture à glissière à l’avant, adaptée pour ceux avec des épaules souples et pour les courses plus courtes. La poche arrière est innovante car elle est placée sur le bas du dos et ne comporte pas de fermeture éclair. Cela semble fonctionner mais il faut s’y habituer. La combinaison est confortable en nageant avec une souplesse d’épaule suffisante. L’arrière des jambes est renforcé avec un jersey, protégeant contre les glissements occasionnels sur les rochers qui malheureusement se produisent parfois. On se sent à l’aise en courant. Nous avons été agréablement surpris par cette première combinaison.

Orca RS1

Orca est connue pour le design coloré de leurs combinaisons swimrun, et ce nouveau modèle ne déçoit pas avec un design attrayant, mélangeant noir, jaune vif et des touches de bleu. La RS1 est une combinaison aux jambes et bras courts et manchons amovibles, une solution polyvalente pour s’adapter à diverses conditions. Si les manchons restent en place, un problème fréquent et présent dans la version précédente, c’est une option intéressante. Le choix d’un seul zip avant nécessite une bonne souplesse des épaules pour l’enlever. La combinaison est composée d’un mélange de néoprène 39 cellules et de panneaux SCS HydroLite. La poche intérieure ouverte laisserait probablement tomber le contenu si le haut de la combi est enlevé, un problème inhérent pour toutes les poches intérieures sans système de fermeture. Une petite poche sur la poitrine accueille un sifflet, une solution originale. Les épaules sont assez souples pour nager et la combinaison est confortable pour les courses de courte distance. Cependant, certaines coutures entre les panneaux ne sont pas protégées, ce qui peut provoquer des frottements dans des courses plus longues et en particulier dans des conditions chaudes. Cette combinaison est plus adaptée aux swimruns courts et froids où enlever le haut n’est pas une nécessité.

Sailfish Swimrun Pro

Sailfish est une autre marque bien connue en natation en eau libre. La Swimrun Pro adopte l’option bras longs – jambes courtes. Le néoprène lisse de 5 mm d’épaisseur sur la partie supérieure du torse et les cuisses offre une bonne flottabilité et protection contre le froid. Les deux zip sont de longueurs différentes, l’arrière étant beaucoup plus petit. Cela permet d’avoir plus de place pour une poche arrière de taille généreuse. Avec deux poches intérieures plus petites, cette combinaison offre de nombreuses options pour transporter tout ce dont vous avez besoin dans une course. Cependant, certains membres de l’équipe de test ont trouvé les poches intérieures inconfortables, difficile d’accès et un peu trop petites. C’est un problème que nous avons trouvé dans diverses marques où les poches peuvent facilement exercer une pression sur les côtes et / ou créer un point de compression potentiel avec une brassière pour les femmes. Le fit est serré pour la taille essayée, mais certains ont trouvé que les hanches et le ventre sont trop large; alors soyez prudent avec la taille que vous choisissez. Le zip court à l’arrière est suffisant pour enlever facilement la combinaison. Nous avons trouvé que c’était une combinaison très confortable en mer, ce qui n’est pas étonnant pour cette marque appréciée par les nageurs. Le matériau couvrant les cuisses pourrait être plus souple, rendant la course à pied peu confortable. Dans l’ensemble, une bonne combinaison surtout en natation avec des facilités pour transporter votre nutrition.

Zerod Elite

La Zerod Elite est une combinaison avec bras et jambes courts et quelques panneaux colorés. Elle dispose de trois fermetures à glissière, deux à l’avant avec l’option d’ouvrir à la fois par le haut et par le bas, pour permettre un meilleur accès aux poches frontales, ou pour ventiler sans avoir à ouvrir complètement la combi. Cela peut aider certains, et Zerod est la seule combinaison avec cette option. Il y a de nombreuses poches, peut-être trop. Une poche sur la cuisse est une autre innovation, mais le rabat pourrait être plus long pour s’assurer qu’elles ne se retrouvent pas avec une poche ouverte qui forme un mini parachute, ce qui est arrivé a certains de nos testeurs. À l’intérieur la très grande poche (la plus grande sur le marché) en filet n’est pas fermée, ce qui peut vous faire perdre le contenu lorsque vous enlevez le haut. Enfin, la combi offre des boucles extérieures doubles (droite et gauche) pour attacher une longe ou de l’équipement. Nous avons discuté précédemment avec Blue Seventy ces options qui ne nous ont pas convaincu. Les épaules sont très souples et confortables en natation. En course à pied la combinaison est agréable montrant un fort potentiel dans ce domaine. Dans l’ensemble, c’est une bonne combinaison avec quelques innovations potentiellement intéressantes, mais qui nécessitent des améliorations pour être abouties.

Ne pas oublier qu’il y a quelques autres combinaison de swimrun sur le marché, en dehors de celles que nous avons testées. Nous vous recommandons de lire notre test 2017, car certaines combinaisons sont encore disponibles à la vente en 2018.

Merci !

Nous tenons à remercier tous les fabricants (par ordre alphabétique) qui nous ont aidé pour ce test:

 

Ark Blue Seventy Colting Dare2tri Head Mako
NU Orca Sailfish Zerod Zone3

2018 wetsuit test table 1

2018 wetsuit test table 22018 wetsuit test table 32018 wetsuit test table 4

Test chaussures swimrun 2018

Les chaussures sont fondamentales en swimrun et après les combinaisons elles représentent l’équipement le plus onéreux. Peu importe la chaussure que vous choisissez, elle doit s’adapter à votre pied, vous devez vous sentir à l’aise, elle doit offrir un bon grip et correspondre à votre technique de course. Vous trouverez des chaussures pour toutes sortes d’environnements et de terrains tels que l’asphalte, sentiers, graviers, rochers glissants, abrasifs, sablonneux etc. Mais puisque presque tout le monde nage avec les chaussures aux pieds, il est également primordial que le matériau ne retienne pas trop d’eau et qu’il draine rapidement l’excès d’eau dès les premiers mètres de course à pied. En dehors de cela, il y a plusieurs autres caractéristiques importantes, mais dont la plupart sont liées à des préférences individuelles comme le poids de la chaussure, le drop, le soutien / amortissement et enfin leur prix.

En Avril 2018 Swimrun France (SR-F), World of Swimrun (WoS), Swimrun Germany (SR-G) et GoSwimrun Poland se sont associés à Hvar en Croatie pour le test annuel international d’équipement de swimrun. Pendant 3 jours, l’équipe a testé et délibéré au sujet de 7 types différents de chaussures de swimrun.

Chaque chaussure a été testée par l’équipe dans des conditions réelles de swimrun. Tous les commentaires ont été notés individuellement, et les caractéristiques de chaque chaussure ont été longuement analysées discutées.

Notre test n’est pas exhaustif car il existe d’autres chaussures qui fonctionnent très bien pour la nage, toutefois nous nous sommes concentrés sur les nouveaux modèles de chaussures sortis ces dernières années présentant un intérêt pour la communauté swimrun. Nous avons essayé d’apporter un peu plus d’objectivité dans nos test (comme la mesure du poids sec et mouillé, voir les tableaux en fin d’article), or il est évident que les opinions restent subjectives même si le nombre et l’expérience des testeurs-ses minimise ce dernier facteur. Les commentaires sont donc un résumé assez consensuel de toutes nos opinions.

VJ Sports Irock 2

VJ est une marque finlandaise fondée en 1981, axée sur le développement de chaussures pour les coureurs de haut niveau dans des conditions  exigeantes. Ils sont évidemment très bons dans ce qu’ils font puisque que l’Irock est devenue champion du monde OCR en 2014 et 2015. Nouvelles sur le marché swimrun, nous entendons de nombreux swimrunners vantant ces chaussures compte tenu de ses caractéristiques appropriées au swimrun. VJ Sports affirme avoir le meilleur grip au monde et nous avons tendance à être au moins partiellement d’accord. L’Irock 2 est une chaussure de course de trail légère avec un amorti doux au talon et à l’avant-pied. Elles offrent une prise en main stable grâce aux crampons en caoutchouc butyle et dispose du matériau Schoeller-Keprotec qui s’adapte très bien à votre pied, garantissant la légèreté des chaussures et ce même lorsqu’elles sont mouillées.

Cette chaussure est rapidement devenue l’une des favorites de l’équipe de test. Malgré son aspect « rigide » et « plastique », elle était étonnamment confortable à la fois sèche ou humide. Les chaussures offrent une adhérence presque parfaite sur les surfaces sèches et mouillées. Elles offrent une protection appréciable pieds lors de la course sur terrain accidenté. Aller vite dans ces chaussures en terrain technique difficile ainsi que surface plane n’est donc pas un problème. Malgré l’examen minutieux, l’équipe de test n’a rien trouvé qui nous déplaise. Cependant, le seul bémol pourrait être la vitesse à laquelle les chaussures drainent l’eau après avoir nagé; c’est la conséquence de la protection contre les chocs sur les coté des pieds. On peut y remédier en faisant quelques  trous pour évacuer plus vite l’eau, mais ou peut espérer une amélioration sur ce point de la part de ce fabriquant.

MERRELL All Out Crush Tough Mudder

Merrell est une marque qui existe depuis trois décennies mais peu connue en France. Ils ont lancé la Mudder All Out Crush Tough, qui est une chaussure de course trail durable et respirante. Elle comporte un film en TPU résistant à l’abrasion, une doublure en mesh respirante et des orifices de drainage. La semelle interne est fabriquée à partir d’une couche d’EVA intégrée qui est censée absorber l’impact des chocs rocheux et des obstacles, avec un tapis de protection qui protège les pieds des rochers sur le sentier techniques. La semelle extérieure est dotée de crampons qui offrent une adhérence à 360 degrés et libèrent les adhérences de boue facilement. Ces chaussures offrent une adhérence suffisante en cas de besoin. Il s’agit d’une chaussure qui s’adapte au coureur polyvalent qui n’a pas d’exigences spécifiques pour courir ou marcher avant-pied. La mousse offre une sensation de confort sur les terrains techniques et la chaussure est plutôt facile à nager avec, drainant l’eau rapidement après avoir commencé à courir. L’avant pied  est plutôt large ce qui donne plus d’espace par rapport aux chaussures de type étroit.

Salming OT Comp

Salming Running est une autre marque peu connue en France Ils ont lancé l’une des premières chaussures de swimrun au monde en 2016, et ils sont de retour avec une toute nouvelle chaussure de swimrun: l’OT Comp (Off-Trail Competition). Les crampons sont développés avec Michelin et conçus  pour une adhérence maximale, afin de permettre l’accroche maximale. Le dessus de la chaussure en maille légère permet un bon drainage de l’eau et une bonne respirabilité. Les zones latérales exposées à l’usure des terrains accidentés comportent des zones de renforcement RocShield et on se sent très protégé en terrain technique. Le caoutchouc utilisé dans la semelle extérieure OT Comp est le composé Michelins OCX, qui offre une très bonne adhérence sur les surfaces glissantes mouillées grâce à son composé adhésif spécial, mais aussi sur les surfaces sèches. Courir avec ces chaussures est très agréable et on voit que Salming a tiré des leçons de leur expérience. Elles drainent l’eau rapidement lors de la course et on se sent à l’aise pendant en nageant. La semelle de couleur vive offre également une bonne visibilité en nageant pour le second binôme. Nous aimons beaucoup cette chaussure et c’est une très amélioration de la dernière version qui était déjà d’un haut niveau.

Inov-8 X-Talon 210

Inov-8 est une des marques les plus populaires dans la communauté de swimrun depuis longtemps et nous avons vu beaucoup de différents modèles sur les courses. Nous avons testé les nouvelles X-Talon 210, une chaussure de course légère et flexible conçue pour la course à haute vitesse, sur le terrain doux comme extrême. Elles disposent d’une nouvelle semelle extérieure en caoutchouc « Sticky Grip », avec des crampons de 8 mm visant à fournir une meilleure adhérence que leurs prédécesseurs. L’an dernier, Inov-8 était l’un de nos vainqueurs de test et ils ne nous ont pas déçu cette année non plus. La chaussure offre un très bon confort, surtout sur le mouillé et épouse parfaitement le pied. Le grip est presque parfait en milieu humide et sec et est à égalité avec l’Irock 2. Le matériau retient très peu d’eau, il est très respirant et libère l’eau rapidement lors de la course après une natation. On se sent vraiment bien en natation avec ces chaussures légères et flexibles. Un autre avantage de la flexibilité est que vous pouvez facilement les plier sous la combinaison si vous voulez nager sans chaussures pendant les longues sections de natation. Si vous n’êtes pas habitué-es à courir sur un terrain technique, elles peuvent donner l’impression d’offrir peu de protection. Mais cette sensation de «liberté» que vous obtenez dans ce type de chaussure légère procure également une sensation d’être plus près du terrain lors de la course, c’est-à-dire que vous «sentez le terrain». Cette faculté améliore votre technique de course et votre capacité à courir sûr. C’est une autre favorite de l’équipe de test.

 Vibram Fivefingers V-Aqua Water

Ce fut une surprise pour l’équipe de test. Cette chaussure amphibie permet un mouvement naturel dans le terrain, et dans et hors de l’eau. Légère, mince, flexible, elle est aussi proche d’être pieds nus que possible, tout en gardant une petite protection. Il y a des perforations dans la semelle «Mega grip» durable pour permettre à l’eau de se s’évacuer rapidement. À l’intérieur, une fine couche de silicone dans la doublure empêche le glissement du pied. Ses caractéristiques pour le  swimrun sont indéniables. Elles offrent  très peu de résistance dans l’eau. Elles ne prennent et ne retiennent virtuellement pas l’eau. Il n’y a aucun laçage à s’inquiéter et aucun mouvement dans la chaussure. Si vous arrivez  à avoir un bon ajustement à votre pied, elles donnent l’impression d’avoir une paire de chaussettes. Cela peut toutefois être le défi pour beaucoup, car courir dans ce type de chaussure met une réelle pression sur votre technique de course et vous devez vraiment maîtriser l’avant-pied pour tirer le meilleur parti car elles ne fournissent aucun type d’amorti. Attention dans les rochers pointus, il vaut mieux savoir où on met son pied. Faire des courses plus longues avec ce type de chaussure en terrain technique exigera que vous vous entraîniez beaucoup, que votre tête et corps, vos pieds et vos jambes y soient habitués, que vous adaptiez votre technique de course et évitiez les blessures. Mais si vous maîtrisez tout cela, cette chaussure deviendra une très bonne option de swimrun. Elles sont les plus légères, performantes dans l’eau et sont les moins chères  de toutes les chaussures testées. Sûrement, nous verrons plus de ceux-ci dans des courses de swimrun plus courtes et moins techniques dans le futur.

VJ Sports Amas Sarva 2

C’est une autre chaussure de la société VJ Sports, qui se concentre sur la course sur sentier et la course d’orientation et de plus en plus de swimrunners ont commencé à les utiliser en compétition. La semelle extérieure est fabriquée en caoutchouc butyle à 100% et offre une très bonne adhérence bien que les crampons soient moins nombreux ou proéminents comparée à l’Irock 2. Le talon et l’avant-pied sont rembourrés et le matériau du dessus de la chaussure est non-extensible offre stabilité, confort et protection. Elles ont tendance à s’adapter à des pieds plus étroits en général (trop  étroit pour un de nos testeurs), c’est pourquoi il est devenu un peu difficile pour tous dans l’équipe de test d’avoir un bon ajustement. Si vous avez un pied fin, elles offrent de bonnes sensations lorsque vous courez en terrain humide ou sec et une très bonne adhérence. Après la natation, elles ont tendance à garder un peu plus d’eau que les autres chaussures testées et étaient aussi les plus lourdes juste après le test de natation.

Vivobarefoot Primus Trial Swimrun ÖtillÖ Edition (2019)

La Vivobarefoot ÖtillÖ Edition est une chaussure dont la sortie est prévue pour 2018 ou début 2019. C’est une évolution de la chaussure de l’an dernier. Le changement se situe autour d’une mini guêtre qui monte autour de la cheville. Ceci doit permettre d’éviter que les graviers ou le sable rentre dans la chaussure (les concurrents du swimrun Costa Brava apprécieront ! ). Cette chaussure minimaliste convient au coureur adepte de ce genre de chaussant car elle demande une bonne technique de course. Offrant une large place pour les orteils, un débutant peut prendre un certain temps pour s’habituer à ce type de chaussure et et se sentir soit glisser dans la chaussure ou soit pas assez tenu. Le laçage est simple et le dessus est hydrofuge et respire bien. En nageant, la guêtre avait une petite tendance à dépasser lorsque l’on étendait le pied, attrapant un peu d’eau (ce qui est comparable à une grande langue pour d’autres chaussures). L’adhérence était bonne dans le terrain technique sec mais en milieu humide et lisse nous devions faire attention. C’était la chaussure la plus lourde du test et parmi les plus lourdes après la natation et la course de 500 mètres. Nous pensons que cette chaussure est idéale pour les courses de swimrun non techniques  courtes et sa semelle orange vif permet à l’équipier de naviguer facilement. C’est aussi la chaussure la plus adaptée pour les courses sur sable fin.

Il ne faut pas oublier qu’il y a beaucoup d’autres bonnes chaussures de swimrun sur le marché, en dehors de celles que nous avons testées. Par conséquent, nous vous recommandons de lire notre test 2017, car beaucoup de ces chaussures sont également disponibles en 2018 et sont pour la plupart les mêmes chaussures, parfois avec de nouvelles couleurs.

Merci !

Nous tenons à remercier tous les fabricants qui nous ont aidés pour notre test:

 

VJ Sports Merrell Vibram fivefingers
Salming Inov-8 Vivo Barefoot

No more cups

Photo: Jakob Edholm – ÖTILLÖ

L’organisation de l’ÖTILLÖ a annoncé qu’elle limitera le nombre de gobelets sur ses courses. Les verres seront disponibles seulement sur les deux premiers ravitaillements pour éviter les embouteillages, mais pour le reste de la course les concurrents devront transporter une tasse personnelle s’ils veulent boire. Le but est de réduire le gaspillage et la pollution. Cette pratique est courante en trail. Va-t-elle se généraliser en swimrun ?

Choisir une montre

Quelle montre dois-je choisir pour le swimrun ? Cette question revient souvent et le marché des montres de sport est large, donc le choix difficile. La question peut se résumer à deux facteurs: quel budget et qu’est-ce qu’on recherche. Il y a en fait quatre options qui sont quasiment liées au prix des montres.

– A minima, sans montre on s’en sort très bien, simplement en se basant sur les perceptions de l’effort. Comme pour tout sport d’endurance, la gestion de l’effort est essentielle et la perception de l’effort et la communication au sein du binôme doivent dicter l’allure de course. Donc le prix le plus raisonnable c’est d’être à l’écoute de soi … ou de trouver un binôme avec une montre 😉 .

– Les montres sans GPS sont suffisantes si on veut juste connaitre le temps total mais aussi pour chaque section. Il suffit de faire des intervals. Si on connait ses allures de course et on gère bien son effort, c’est suffisant, et cela permet de se situer par rapport aux barrières horaires.

– il y a de nombreuses montres avec GPS sans fonction natation sur le marché. Il n’y a forcément pas de mode swimrun, mais il suffit de faire des intervals en mode course à pied pour avoir les données sur chaque section et la trace finale. Les distances natation sont souvent peu fiables dans ce cas (distances sur-évaluées), mais de toute façon en nageant on n’a pas le temps de les regarder. Par contre connaitre les distances en course-à-pied permet d’anticiper les transitions et gérer la tactique de course. Le GPS est donc pour cela un avantage indéniable.

– Montre GPS avec option natation eau libre (Garmin,  Suunto, Polar etc). Mieux que les modèles précédents pour le tracé marin qui est souvent plus précis, mais les transitions sont un peu lentes avec généralement 2 boutons à actionner.

– Montre swimrun, Garmin Fenix 3 ou 5, les seules à proposer pour l’instant une app spécifique swimrun. Un bouton à appuyer à chaque transition, c’est l’offre la plus complète sur le marché. La trace est plus lissée, et vous aurez une quantité impressionnante de données à analyser si vous le désirez.

Il ne reste plus qu’à decider quels sont vos besoins réels ou perçus, et votre budget.

Fix

Pourquoi faut-il une bouée en entraînement ?

La mer est calme et chaude. Pas de méduses à l’horizon, le binôme de swimrunners est aguerri et confiant, le parcours longe la côte, pas de traversée au large, pas de fort courant, les deux complices se jettent à l’eau sereinement. Et pourtant, ils/elles n’ont pas mis tous les atouts de leur côté pour faire une sortie en toute sécurité. En effet ils n’emportent pas de bouée. Mais pourquoi donc devraient-ils ajouter cet équipement supplémentaire ?

Vu et être vu

On n’est pas seul sur les plans d’eau, et malheureusement il est souvent difficile de distinguer un nageur évoluant au raz de l’eau. Et c’est sans parler des plaisanciers ou autre amateurs de jet ski qui ne font pas attention aux autres usagers de la mer. Une bouée tractée attire le regard, elle signale la présence d’un obstacle dans l’eau. Pour les nageurs compétents, le principal danger de nager en eau libre c’est d’être percuté par une embarcation. Un choc à la tête peut facilement entraîner une perte de conscience, et une noyade potentielle. Les coupures engendrées par les hélices et les coques peuvent être fatales ou au moins très graves. Le danger est bien réel, il faut donc essayer de le minimiser. Il faut bien sûr que le nageur choisisse soigneusement son parcours. Il faut connaître les chenaux de navigation, en particulier auprès des ports mais aussi aux abords des plages. Il faut aussi régulièrement regarder autour de soi pour faire une veille visuelle des dangers potentiels et des trajectoires et distances des embarcations autour de nous. Mais avant tout il faut se rendre visible, et une bouée est de loin la meilleure manière de se faire remarquer. Un bonnet de couleur claire et vive, rouge, vert fluo ou orange de préférence, apporte un élément supplémentaire. A noter que dans certaines courses les binômes doivent emporter une bouée lors des sections de natation les plus longues, preuve supplémentaire que même avec un dispositif de sécurité il est difficile de localiser les nageurs dans l’eau.

Flotter pour mieux récupérer

Quand un petit problème arrive dans l’eau, une balade sûre peut rapidement dégénérer en situation d’urgence. Une crampe, un souci avec l’équipement, une vague qui nous fait boire la tasse, et on se retrouve avec un alerte à gérer. Il est clair qu’avec une combinaison, souvent un pull buoy ou des jambières et des chaussures qui flottent, on ne risque pas de couler. Cependant la tête n’est pas maintenue hors de l‘eau et les risques d’inhalation d’eau existent. Une bouée permet de s’accrocher et de gérer le petit souci avec plus de confort et de sécurité. Paradoxalement, une eau chaude a tendance à augmenter les risques encourus car une température clémente autorise la nage sans combinaison néoprène et engendre une flottabilité du swimrunner amoindrie. Donc même, et surtout, quand il fait beau, une bouée est utile.

Bouée à tout faire

Selon la distance et durée d’un swimrun en entraînement il est nécessaire d’emporter un équipement de sécurité et / ou de l’alimentation. On emporte souvent aussi nos clés de voiture, téléphones, etc. Certaines bouées disposent d’un compartiment « étanche » qui est bien pratique pour transporter et garder au sec nos chers gadgets électroniques.

A quelle longueur tracter sa bouée ?

Toutes les bouées fournissent une ceinture et une longe relativement courte. Généralement on peut les régler pour qu’elles se situent en nageant entre les fesses et les genoux. On ne les sent pas à cet endroit, et le signal visuel est idéalement placé. Autre solution, avoir la longe un peu plus longue pour qu’elle soit derrière les pieds, mais celle-ci peut venir toucher les pieds à cause des vagues. On peut alors décider de tracter la bouée plus loin, par exemple à un mètre, mais attention à qu’elle ne soit pas trop loin: un plaisancier peut essayer de raser la bouée et vous percuter. Cela peut aussi devenir problématique lors des sorties d’eau. Autre décision à prendre, en cas de tractage qui prend la bouée ? J’aurai tendance à conseiller que chacun transporte une bouée. Mais si une seule est utilisée, visuellement il vaut mieux qu’elle soit au milieu, plutôt tirée par le nageur devant, dans ce cas avec une longe courte en situant la bouée fesse-genoux pour ne pas gêner le binôme tracté. Si le nageur devant préfère une longe longue, alors la seule solution est que le nageur derrière tracte la bouée, mais la visibilité du premier nageur est alors diminuée. A noter que si vous n’utilisez pas de longe, la bouée peut empêcher le premier nageur de voir son binôme derrière lui/elle. C’est vraiment le seul vrai inconvénient des bouées.

Transporter sa bouée en courant

Si la nécessité d’avoir une bouée en natation s’impose, comment la transporter en courant ? Plusieurs options sont possibles. Certaines bouées ont des bretelles pour les porter comme des sacs à dos. Toutes ont des sangles pour les tracter, et on peut les porter en bandoulière ou dans le dos au niveau des reins. Pour les distances courtes le plus simple est de les porter à la main. Enfin une dernière solution consiste à dégonfler la bouée et la caler dans la ceinture ou dans le pull buoy. Pour les longues distances sans ravitaillement une autre solution est d’avoir un sac de trail dans lequel on met la bouée en course à pied, et vice versa en eau libre. C’est plus lent pour les transitions mais on gagne en confort en courant. Bien sûr on va perdre quelques secondes lors des transitions, mais le gain de sécurité est tellement important que le choix est clair.

 

En conclusion, on peut vraiment comparer la bouée au casque en vélo : on perd une tout petit peu de temps, mais la sécurité est à ce prix pour, au final, un très faible coût. Dans un prochain article nous passerons en revue une gamme de bouées disponibles sur le marché pour vous aider dans vos choix.

2017 Swimrun Equipment Test – les chaussures

Outre les combinaisons, les chaussures constituent l’élément le plus important dans l’équipement de swimrun. Premièrement, les chaussures doivent bien s’adapter aux pieds et être confortables. De plus, le comportement de la chaussure dans diverses configurations : forêt, rochers, singles à la fois sur terrain sec ou mouillé doit être pris en compte. Puisque vous allez devoir nager avec (du moins la plupart d’entre nous) il y a aussi l’aspect de l’évacuation de l’eau, et la performance dans l’eau. Néanmoins, il y a des points cruciaux à vérifier lorsque l’on envisage d’acheter une paire de running pour le swimrun : le poids et l’évacuation d’eau. Peut-être que vous regretterez la chaussure de running classique avec beaucoup de drop et de stabilité, mais la plupart des running de swimrun sont plutôt neutre et avec peu de drop. Dans le swimrun, c’est beaucoup une question de poids et de drainage mais aussi de la trainée hydrodynamique dans l’eau. Donc, le « plus » est le « moins » lorsque vous avez à nager avec vos running. Amorti ou stabilité ne sont pas les plus importants car les plus grosses sections de course à pied en swimrun font rarement plus de 8 ou 10 km.

Fin mars World of Swimrun (WoS), Swimrun France (SRF) et Swimrun Germany (SRG) se sont réunis à Marseille, France pour réaliser le 1er test d’équipement à l’échelle internationale. Pendant 4 jours, l’équipe a testé et discuté de produits issus de près de 40 marques d’équipement sportif, parmi elles, 10 modèles de chaussures de running. À l’inverse des conditions habituellement calmes de la Calanque de Sormiou, Marseille, le test s’est déroulé sous des conditions climatiques extrêmes, pluie, vents tempétueux, vagues importantes, fort courants puis enfin du soleil.

Chaque paire a été testée par l’équipe et notée de 1 (mauvais) à 5 (excellent), et s’il y avait une caractéristique notable, un commentaire a été écrit lors du test.

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Glossaire

Weight : poids

Overall comfort : confort global

Grip dry : accroche sur sec

Grip wet : accroche sur mouillé

Fit dry : tenue du pied dans la chaussure à sec

Fit wet : tenue du pied mouillé dans la chaussure

Inner slide : glissement du pied dans la chaussure

Comfort  on trail : Confort sur route typé trail

Comfort on tarmac : Confort sur bitume 

Brooks Pure Grit 4

Une paire légère de trail running avec un amorti souple. Le mesh supérieur est confortable quand il est au sec. Nous avons manqué de grip sur rochers mouillés. Quand les runnings sont mouillés, la chaussure s’alourdit et la tenue au pied diminue.

 

Icebug Acceleritas 5 RB9X

La paire gagnante du test avec l’inov-8 X-talon 200. L’Acceleritas est hyper flexible, dynamique avec une très bonne performance sur rocher mouillé grâce à sa semelle fait en matériau RB9X. Développée pour le swimrun, elle combine accroche, légèreté et drainage. Vous ne ressentirez pas son manque d’amorti tant que vous n’abordez pas des longues portions en run sur bitume (rare en swimrun). L’Acceleritas est l’une des rares paires testée qui peut se replier et se mettre sous la combinaison.

 

Icebug Zeal 3 RB9X

La Zeal a été conçue pour les courses à obstacles. Son accroche, comme l’Acceleritas 5 est excellente sur terrain sec ou mouillé. La protection latérale du pied dans la chaussure est un peu dure et raide, donc on l’a trouvé un peu rigide, mais elle reste bonne dans des conditions techniques. Le drainage est un peu moins efficace que la version 5

Inov-8 Roclite 290

La Roclite est une chaussure de trail très confortable avec l’accroche typique d’Inov-8. On apprécie sa performance sur les trails. Mais ce n’est pas une chaussure faite pour le swimrun. Dans l’eau la chaussure s’alourdit et la tenue du pied n’est plus assurée. Il y a d’autres chaussures d’Inov-8 qui sont bien plus adaptées pour le swimrun.

 

Inov-8 X-Talon 200

Voici notre seconde paire gagnante ! La X-Talon 200 allie la fameuse accroche de la marque Inov-8 et une bonne évacuation d’eau. Comme les Acceleritas, elles sont moins confortables sur le bitume. L’amorti n’est pas aussi dur que l’Icebug, elle est donc plus adaptée pour les longues parties en course à pied que l’Icebug. Son appellation « standard fit » autorise tenue et confort pour les pieds larges.

 

LaSportiva Bushido

Une autre célèbre paire de trail running. Son terrain de jeu est plus sur les trails techniques des Alpes. La semelle extérieure est assez dure et raide, elle procure un bon grip sur rochers, mais du coup elle manque de souplesse. Une bonne chaussure de trail mais seulement pas faite pour le swimrun.

LaSportiva Helios SR

Légère, bonne accroche sur la plupart des terrains et très confortable grâce à son épaisse semelle extérieure. Elle prend la seconde place à égalité avec la Salomon Amphib. Peut-être plus difficile à porter pour les pieds larges avec sa « coupe de pied italienne » relativement étroite.

Merrell Avalaunch Tough Mudder

Une autre paire de chaussure développée pour les courses à obstacles. L’Avalaunch est plus flexible et légère que l’Icebug Zeal. C’est la chaussure « surprise » du test. La petite guêtre en néoprène protège effectivement les lacets mais sur les longues portions de run elle a tendance à chauffer le pied.

Salming Elements

Bonne  accroche, bonne évacuation d’eau. En 2016, elle fut une des premières chaussures dédiées au swimrun. Il n’y a pas eu de modifications depuis sur ce modèle. Dans notre test elle a été notée dans la moyenne sur la plupart des critères.

 

Salomon S-Lab XA Amphib

La plus onéreuse des chaussures de notre test comparatif. Bonne accroche comme attendue pour une chaussure Salomon. Elle a été notée comme la meilleure en évacuation d’eau et son comportement dans l’eau. C’est aussi une des paires que l’on peut replier et ranger dans sa combinaison.

Vivobarefoot Primus Trail Soft Ground

Vivobarefoot est devenu un partenaire technique du circuit ÖtillÖ, ils développent leur propre modèle de swimrun. Dans notre test nous avons eu seulement accès à leur modèle de trail running qui n’est pas très équilibré d’après nous. Une chaussure légère minimaliste avec une semelle épaisse et lourde. Parfaite pour se plier grâce à une grande flexibilité. Mais nous ne la recommandons pas pour les longs runs. Vous devrez être aguerris en termes de zéro drop si vous partez avec cette paire de chaussure.

Pourquoi se soucier d’un critère de « pliabilité » pour une chaussure ?

La grande majorité des swimrunners n’enlèveront jamais leurs chaussures avant une partie de nage, bien qu’il a été prouvé par des nageurs performants que l’on peut nager plus vite sans. Mais alors où les ranger ? Les mettre dans un sac bouée derrière vous est envisageable à l’entrainement, mais certainement pas en compétition. Alors l’unique possibilité est de les ranger à l’intérieur de la combinaison. La plupart des exemples montrent un rangement au creux des reins sous la combinaison. Et même plus rarement sous la combinaison au niveau des cuisses. Ce positionnement dans la combinaison nécessite une flexibilité du matériau afin de plaquer et faire épouser la chaussure au corps.

C’est à vous d’essayer ce qui marche pour vous – perdre du temps à nager avec des chaussures ou bien perdre du temps à les sortir et les remettre.  Et penser à débarquer hors de l’eau pieds nus – ce n’est pas toujours une bonne option.

Est-ce que ma paire de trail running bien aimée est faite pour le swimrun ?

Pourquoi pas – Notre test n’est pas une étude exhaustive. Tout d’abord, sortez et testez vos chaussures en conditions mouillées pour se rendre compte si elles sont ok. Vous n’avez pas à aller directement nager avec, simplement faites quelques pas dans une rivière ou cours d’eau pour les immerger. Puis allez courir : sont-elles toujours ajustées à vos pieds ? Se sont-elles gorgées d’eau ? Si tout est ok, alors la prochaine étape est d’essayer de nager avec.

Ne soyez pas trop soucieux des ampoules potentielles. Ce n’est pas vraiment un problème lorsque tout est ajusté : vous, l’eau, les chaussures et les chaussettes ( !). Les chaussettes feront office de protection contre les gravillons ou grain de sable que l’on trouve sur les plages ou aux abords de lacs. Pour les chaussettes nous recommandons d’avoir une légère compression pour un bon ajustement même lorsqu’elles sont mouillées. Taille basse ou haute, cela dépend de vos goûts.

Faites-vous plaisir ! Sortez et venez essayer ce sport sensationnel.

Cordialement – Les équipes de WoS, SwimRun France & SwimRun Germany

Merci !

Nous tenons à remercier tous les fabricants qui nous ont aidés en nous fournissant l’équipement pour nos tests :

AquaShpere Bagheera * Barracuda * BrooksCamaro Colting Decathlon Garmin Glorify Gococo Head Huub Icebreaker Icebug

Inov-8

La Sportiva Malmsten Merell Mobi * Mugiro Nabaji New Wave Nike Nu Orca Pan Utter Racepaddle

Rando Running Marseille

Restube

Salomon Sony Speedo Strokemakers Suuntoo TYR Vivobarefoot Zoggs Zone3 www.swimrunshop.eu www.wiggle.co.uk

Nous voulons aussi remercier tout particulièrement www.randorunning.com Marseille (Alexandre Terral) de nous avoir aidé pour la logistique, les parents de Fix de nous avoir hébergé et finalement à vous tous swimrunners pour vos échanges et vos nombreuses intéressantes questions.

N’oubliez pas de lire aussi :

  • le test comparatif des combinaisons : ici
  • le test comparatif des lunettes : ici