À Catalina, l’esprit Ötillö conquiert la Californie

Que c’est beau la Californie fin février !

Quand Ötillö a annoncé que 2020 marquerait son arrivée aux USA avec une course fin février sur l’île de Santa Catalina au large de Los Angeles, il m’est rapidement apparu comme une évidence d’y aller avec Stéphane. Nous ne savions pas vraiment à quoi nous attendre mais nous savions que la course serait belle #ÖtillÖStyle.

Nous avions décidé de partir une semaine avant la course à Los Angeles. Nous nous retrouvons ainsi à Venice Beach fin février échappant à la grisaille parisienne et profitant du soleil de plomb pour se remettre du décalage horaire, peaufiner l’entraînement, s’acclimater à la température du Pacifique et visiter.

Après cette première semaine bien remplie nous voilà dans le ferry direction Catalina pour un weekend qui promet. Nous y croisons des équipes suédoises et américaines avec qui nous avons l’occasion d’échanger avant d’apercevoir des bancs  de dauphins. Arrivés sur Catalina à Avalon, toujours sous un soleil incroyable, nous faisons quelque peu connaissance avec le terrain même si la course aura lieu à Two Harbors à l’autre bout de l’île. Nous nous rendons quand même compte qu’à part au bord de l’océan il n’y a quasiment pas de plat. 

Dimanche ça va grimper sec! Pour le briefing nous sommes reçus dans le théâtre d’Avalon, salle magnifique où nous avons pu voir l’enthousiasme des américains pour l’arrivée d’un World Series ÖtillÖ chez eux.

théâtre d’Avalon

Dimanche 6h00 le réveil sonne. Pour changer il faut prendre un ferry pour rallier le départ, celui-ci part à 7h00 pétante alors pas question d’être en retard. Nous nous sommes confectionné un petit déjeuner à la va vite pour le manger sur le ferry car le départ de la course est à 9h15. Arrivée à Two Harbors, nous nous mettons en tenue, profitons des infrastructures parfaites incluant toilettes et douches. La tension semble monter un peu chez certaines équipes américaines mais nous sommes tranquilles, il fait beau, la journée va être longue mais belle, essayons d’en profiter un maximum.

9h15, le départ est donné sous un soleil radieux. Il fait chaud, nous partons tranquillement combinaison ouverte et sans bonnet. Nous savons que le premier tronçon monte bien mais quand on est dedans c’est toujours dur même si on s’y attend. Le chemin n’est pas si large et bordé de cactus, le D+ est sévère, nous marchons tous en file indienne. On se croirait à Engadin! Enfin arrivés au sommet, nous constatons que la descente est une ligne droite aussi pentue que la montée. Ce n’est pas spécialement technique mais très raide donc nous prenons notre temps au milieu des équipes plus ou moins à l’aise. La première boucle autour de Two Harbors est enfin terminée, il est temps d’aller à l’eau!

Premier petit couac de la course, Stéphane a fait un trou dans son bonnet, sans doute les cactus, et celui-ci se déchire complètement quand il veut l’enfiler. Heureusement Michaël veille au grain et le bonnet est changé en moins d’une minute. Le moment sera tout de même immortalisé sur la story Instagram d’ÖtillÖ, le photographe me demandant si je suis ok pour faire une photo pendant que Stéphane récupère un nouveau bonnet.

Nous voici dans l’eau pour un premier gros morceau de 1500m, les sensations sont bonnes, Stéphane a du mal à me suivre, j’essaie de l’attendre mais pas simple car il y a des binômes partout. Nous prenons une bonne trajectoire qui nous fait gagner quelques mètres d’après la montre, tant mieux car j’ai plus froid que d’habitude dans l’eau. Le soleil est bien là mais le vent aussi !

Nous repartons en course à pied sur un chemin avec moins de dénivelé sur lequel nous pouvons courir et reprendre quelques binômes. Même si le classement n’est pas du tout notre objectif, ça fait du bien au moral. On traverse l’île en largeur, on se remet à l’eau pour un 400m où nous nageons très bien.

Vient alors le très gros morceaux de la journée : 9.5k de trail sans interruption avec 650D+ en 6k à la montre. Le soleil se cache, sur les hauteurs le vent est déchaîné et des bourrasques de poussière viennent nous chatouiller le visage.

Heureusement les paysages sont magnifiques, on ne va pas très vite ça tombe bien on a le temps de s’en mettre plein les yeux. La descente vers l’océan pour se remettre à l’eau est encore une fois très pentue et Stéphane fait très attention à sa cheville. Je me fais quand même  quelques petits tout schuss par ci par là pour profiter un peu tout en attendant Stéphane dès que la pente est moins importante. Voilà enfin le moment de se remettre à l’eau.

Petite surprise quand même, ce 700m s’annonce extrêmement animé car le vent tourbillonne dans la crique et de belles vagues s’enchaînent. On se croirait dans les rouleaux de Malte sauf qu’au lieu d’en sortir, il faut y entrer ! En pull plaquette, c’est un peu compliqué mais nous finissons par franchir la barre même si tout n’a pas été très académique. Nous rallions la sortie tant bien que mal et là encore une bonne maîtrise de la direction nous fait gagner un temps précieux en n’ayant pas à rester trop longtemps dans l’eau froide. A la sortie, dans les vagues, je ne vois pas un gros caillou et ma rotule droite le tape de plein fouet, moralité une belle égratignure et un hématome pour la suite de la course et les jours suivants.

S’enchaînent alors de longues natations sur de moyenne course à pied où le dénivelé est moins exigeant. Le soleil est toujours aux abonnés absents et quelques gouttes de pluie commencent même à s’inviter. Le froid commence à se faire sentir chez moi ainsi que chez la plupart des binômes que nous croisons. Heureusement en course à pied ça va beaucoup mieux et après les traditionnelles crampes de 3h30 de course, nous revoilà parti sur un bon rythme.

Nous finissons par revenir à Two Harbors, il ne reste plus qu’une boucle finale. Le soleil a définitivement disparu, le vent est toujours bien présent, l’eau est toujours aussi froide, toujours pas de boisson chaude au ravitaillement, dommage ! La dernière boucle nous offre une petite surprise avec du D+ supplémentaire que nous n’avions pas eu au premier passage.

Vient alors le dernier swim de 1400m que nous redoutons un peu car Stéphane a désormais mal aux bras et moi toujours froid. Je fais l’effort pour garder Stéphane dans mes pieds et tant pis si ça dure 10 min de plus que la normale et que je suis transi de froid, il faut rester ensemble ! Sur les derniers kilomètres nous avons doublé 4/5 équipes et il est pas question de les laisser repasser ! On donne tout dans le sable jusqu’à l’arrivée et voilà une nouvelle course de finie.

La nouvelle médaille ÖtillÖ en bois recyclé est vraiment superbe. Nous ne trainons pas et fonçons prendre une douche chaude car la pluie s’est invitée sur la fin et la journée fut longue !

Avec un peu de recul sur cette course, je dirai que cette première aux États-Unis est une grande réussite, le parcours est magnifique. Si je devais faire une comparaison pour les habitués, dans l’eau c’est Hvar et en trail c’est Engadin mais le tout avec un accent Californien qui fait que les paysages sont magnifiques et la course unique. Tout le long de la course, quasiment pas de goudron, quasiment pas de maisons, nous sommes réellement en pleine nature et c’est majestueux. L’eau est claire et nous avons pu admirer un nombre incroyable de poissons pas effarouchés par notre présence. Aucun requin à l’horizon, aucun bison non plus (même si on a aperçu un après la course). De toute façon on avait laissé les premiers reconnaître les éventuels dangers ! 

L’esprit Ötillö, ou tout simplement l’esprit Swimrun, a su traverser les frontières européennes et c’est un grand plaisir de l’avoir partagé sur cette magnifique île de Santa Catalina #ilovecatalina

PS : nous vous conseillons vivement de profiter un peu de la Californie si vous souhaitez faire cette course. En effet 9h de décalage horaire avec la France ce n’est pas rien. Mais une fois le rythme trouvé, les réveils à 6h00 sont parfaits pour profiter de belles journées. Commencez par visiter San Francisco peut être une très bonne idée pour travailler le D+ tout en visitant et finir par Venice Beach ou Santa Monica est parfait pour la récupération post course!

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Résultats ÖtillÖ Swimrun Catalina

Catalina, USA / 1er mars 2020

Hommes

1. Nicolas Remires (FRA) and Francesc De Lanuza Gimeno (ESP) Team Envol – 4:38:41

2. Fredrik Axegård (SWE) and Oscar Olsson (SWE) Team ARK Swimrun – 4:43:25

3. Gregory Harper (USA) and Prashanth Chandrashekar Ganesh (USA) Team Temple of Mount Diablo – 4:53:12

4. Joan Bernat (ESP) and Ignasi Gironès Pujadas (ESP) Swim Run Lloret – 4:56:53

5. Lars Finanger (USA) and John Stevens (USA) Ödyssey SwimRun USA – 4:57:09

Femmes

1. Fanny Kuhn (SWE) and Desirée Andersson (SWE) Team WILD Envol – 5:05:34

2. Helena Wikmar (SWE) and Isabella Hedberg (SWE) Team ARK Souls/Addnature – 5:37:30

3. Kelsie Pearson (USA) and Caroline Wolek (USA) Lyle Fitness Ladies – 5:37:51

4. Amber Ferreira (USA) and Aryn Marsh (USA) BetterTetheredTogether – 5:49:14

5. Chelsea Nauta (USA) and Catherine Breed (USA) Team CatDog – 5:53:35

Mixtes

1. Alexis Charrier (FRA) and Sabina Rapelli (ITA) Team Envol Switzerland / Vigor – 5:10:37

2. Hanna Skårbratt (SWE) and Johan Skårbratt (SWE) Team ARK – 5:12:01

3. Gregory Dierksen (USA) and Bronwen Dierksen (USA) Boston Wet Sox – 5:13:50

4. Johan Carlsson (SWE) and Helena Davilin (SWE) Skärgårdhotellet Nynäshamn – 5:43:30

5. Markus Rössel (GER) and Robin Pomeroy (USA) Team ARKsouls – 5:45:21

Images © Pierre Mangez / Paddy Mack / ÖtillÖ Catalina

Jean Nicolas / Instagram les vieux Neptuniens

Les « Swimrungoats »: One for all, all for one: Terminus

Chapter: terminus

de larges sourires barrent les visages fatigués, cernés et pourtant les yeux sont pétillants

🇫🇷 🏊‍♀️ 🏃[English version below]
La dernière partie des calanques est presque facile, malgré les lapiaz traitres et une luminosité faiblissante. Ce sentier en balcon, longeant le littoral est désert. Pour cause il fait nuit désormais, seules les lumières de quelques cabanons trouent l’obscurité. Nous évoluons tels des automates, pas un mot, nos pieds sont nos boussoles, ils connaissent le chemin. On espère qu’ils nous amèneront à bon port à Callelongue. Les lumières pâles du port nous tirent de notre hypnose. Après 15h30 d’un périple mouvementé, de larges sourires barrent les visages fatigués, cernés et pourtant les yeux sont pétillants. L’énormité du défi du jour nous revient à la gueule comme un boomerang, on rit comme des bossus, on se congratule chaleureusement. Projet, que l’on avait en tête depuis de nombreuses années, trouve son aboutissement ici et maintenant. Nous sommes reconnaissant aux Calanques d’avoir été bienveillantes, et de nous avoir laissé passer en son sein. Il y aura d’autres aventures, par d’autres chemins, plus courtes ou plus longues, plus rapides ou plus techniques, mais cette première, à notre connaissance, traversée swimrun non-stop de la Ciotat à Callelongue restera gravée dans nos mémoires.

our faces are a mess: big smiles, weary eyes glowing, serotonin hormone flowing in our veins.


🇬🇧 🏊‍♀️ 🏃
The west coast of the calanques is the easiest, despite the treacherous limestone track and the dimming light. This trail just above the sea is now deserted. Obviously, it’s night time, only disturbed by the « cabanons »light (local fishermen cabins). We are roaming in the dark like robots, not a word, the feet are our compass, they know the way. The dull yellow lights of Callelongue harbor wake us up from our reverie. 15h30 after our start at La Ciotat, our faces are a mess: big smiles, weary eyes glowing, serotonin hormone flowing in our veins. we realize the scale of our achievement, we laugh, we celebrate this dream came to fruition. We are grateful to mother nature for letting us wander through its splendid realm. There will be more journeys to achieve, more or less technical, more or less long, however this premiere, to our knowledge, from La Ciotat to Callelongue non-stop will stay engraved in our heart.
🌞🌻⛰️🌲

Relax and enjoy, our swimrun journey through the calanques in a 16 minutes diaporama


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Les « Swimrungoats »: One for all, all for one: scary movie

Chapter: scary movie

Bref, tout était bien là…sauf nos oléagineux, portés disparus.

🇫🇷 🏊‍♀️ 🏃[English version below]
Le torpilleur est atteint, non sans stress, avec cette myriade de bateaux amarrés dans la baie de Sugiton. Notre sac de ravitaillement, bien à l’abri dans une crevasse, semble intact. Barres énergétiques, sachets de boulghour bio, eau et des oléagineux (noix, amandes etc..) nous titillent les papilles par avance. Enfin, nous étions un peu nerveux de nous faire voler nos victuailles, ou faire le bonheur d’un sanglier opportuniste. Bref, tout était bien là…sauf nos oléagineux, portés disparus. Le petit trou dentelé sous le sachet désigne un voleur du type rongeur comme coupable. Tant mieux pour lui, et tant pis pour nous, l’occasion fait le larron. Nous embarquons avec nous les déchets, fidèles à notre engagement de ne rien laisser de notre passage (cf. @unocéandevie dont nous faisons souvent la promotion autour de nos compères swimrunners.) Nous prenons du repos et quelques forces avant d’entamer le morceau ardu dont personne ne parle mais qui est dans l’esprit de chacun: le passage de la vire à VTT qui nous évite de grimper sur la montagne séparant Morgiou de Sormiou. Un raccourci empruntant un passage d’escalade en traversée, on a un baudrier pour trois, une corde de 20m et on David fait les fonds de tiroirs pour les mousquetons. Ça passe en corde tendue à trois ouf, les 80 m de vide au dessus de l’eau avec 5 cm de vire furent assez impressionnant. C’était le point jamais fait auparavant en mode swimrun.

I think this part was never achieved before in a swimrun format.

🇬🇧 🏊‍♀️ 🏃
We’re landing on the torpilleur island, stressful swim leg as we cruise among a sailbaot armada in Sugiton Bay. Our food bag is well hidden in a crevice and seems intact. Energy bars, organic couscous, water bottles, nuts, almonds etc.. make us salivate in advance. To tell you the truth we were a little bit nervous about the food bag safety (theft by humans, animals, angry gods…). Hopefully, all our stuff was there…at first glance.. cause our organic grain food bag was emptied by some kind of mice we think. Good for this little clever rodent I guess. We have plenty of food left, and we conscientiously take our time, all thinking hard about the scary part: the « vire à VTT » (i.e. mountain bike ledge). A shortcut that will avoid us the grueling climb between Morgiou and Sormiou calanque. At least we got to use the extra gear we have been carrying all the way long, harness and cord (20 m). With a couple of carabiners, and all three on the same rope, we pass this 5cm wide ledge, 80 m above the water. Impressive indeed, enough to congratulate ourselves. I think this part was never achieved before in a swimrun format.
🌞🌻⛰️🌲

Chapter: dans les bras de Sormiou

une confiance étrange nous lie

🇫🇷 🏊‍♀️ 🏃[English version below]
il nous reste tout de même 2,5 km de natation pas facile pour rejoindre le port de Sormiou. C’est la dernière difficulté, chacun est dans le dur à ce moment précis. Or si on arrive sans pépin au prochain ravito au col de cortiou, le défi de relier Callelongue prend corps sérieusement. Après un choix malheureux de chaussures, voilà les lunettes de David qui prennent l’eau, il ne voit rien. Lui qui est d’habitude aux avant postes, se retrouve reléguer à l’arrière, dérivant sur une trajectoire bringuebalante. Heureusement, la température de l’eau estimée à 20°C est clémente, nous avons le temps de nous arrêter afin de faire le point de forme de chacun. Nous disposons d’une pull cord, d’un commun accord, inutile à ce moment, une confiance étrange nous lie, comme si nous étions réglés tel du papier à musique. Sormiou est baignée d’une lumière de fin de journée, une vraie carte postale, un met rare dont nous nous délectons. Bientôt un autre ravito caché, nous mangeons énormément tant la dépense énergétique en swimrun est taxante, nous en sommes bien conscient après plus de douze heures d’efforts. Les nuages nous enveloppent, anticipant la nuit et nous donnant un répit bienfaiteur sur la chaleur accablante vécue lors de la mi-journée. Il ne reste plus qu’une natation de 500 m après la calanque de l’Escu, nos bras sont autant détruits que notre moral est haut. La seule chose qui puisse nous arriver c’est la blessure idiote sur une erreur de concentration. Alors on avance… avec prudence.

We tread lightly as we know that the only circumstance to DNF is a silly last minute injury.


🇬🇧 🏊‍♀️ 🏃
The big swim is waiting for us, 2.5 km of choppy water to reach Sormiou’s harbor. It’s the last struggle, everyone is suffering. If we haven’t any major issue before the next food bag at Cortiou pass, our chances to meet our final destination Callelongue would be greatly bettered. Following the not-so-wise David’s shoe choice, his goggles seems to fail him in the big swim. David was not a swimmer three years ago, and nowadays he’s usually ahead of us. He’s now lagging behind us, swimming like a drunken mad man. Fortunately, 20°C water temperature allows us to stop and perform a quick check up of our mental and physical states. We all have a pull cord in case of emergency, at this point unnecessary we concur. A peculiar form of trust unite us, as if we were each one a part of a symphony. The calanque of Sormiou is lit up by the dwindling sun, a real postal card landscape. Soon we’ll reach our second hidden food bag. We eat a lot, I mean a lot more than trail running or other endurance sports we use to practice. After a 12 hours effort our bodies needs to charge up. The nascent clouds alleviate the wearing heat we had during mid day. One more swim leg after the calanque Escu (0.5 km), our back, shoulders and arms are shattered, contrariwise to our moral. We tread lightly as we know that the only circumstance to DNF is a silly last minute injury.
🌞🌻⛰️🌲


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Les « Swimrungoats »: One for all, all for one: Into the wild

Chapter: into the wild

La collision en pleine mer avec un plaisancier du dimanche, notre hantise principale

🇫🇷 🏊‍♀️ 🏃 [English version below]
La brume nous surprend, plus de cap où se diriger, tant mieux les bateaux, kayaks doivent réduire la vitesse. La collision en pleine mer avec un plaisancier du dimanche, notre hantise principale, et maintenant à midi, un samedi d’été c’est l’heure de pointe! La traversée de Port Miou se fait en mode express et groupé, chacun regardant à droite et à gauche, quelques arrêts en pleine mer pour bien vérifier que les bateaux nous voient et nous arrivons aux falaises de Castelvieil sains et sauf. C’est parti pour 2km de nage sans échappatoire. Au milieu d’une nature extraordinaire: falaise calcaire éclaboussée de soleil léchée de langues de brume, un ciel azur pimenté de cirrus, une eau cristalline révélant nurseries et tombants vertigineux, nous nageons de façon synchrone, cote à cote, nous sommes dans le flow, même allure, presque même fréquence de bras. Un moment rare, hypnotique, un vrai cadeau offert par les dieux du swimrun.


🇬🇧 🏊‍♀️ 🏃
The mist took us by surprise, no more direction to go for. In a sense, it’s a blessing, boats, kayaks or SUP have to slow down. Boat collision with an inexperienced sailor in open sea is our main concern. This saturday, at noon, in august, it’s usaually a heavy traffic ! The crossing of Port Miou has to be fast and gathered, everyone watching to the left and right, We stop as soon as a boat is zeroing in on us, making sure to avoid a collision course. We arrive finally at the edge of castelvieil sound and safe, time to almost relax. We still have 2 km to swim with no water exit but the cliff. Into the wild, it’s just an outdoor lover dream: limestone cliffs magnified by the sun, blue sky with cirrus clouds, pristine water revealing the numerous fishes nurseries and impressive underwater precipice. We swim side by side, almost in a synchrone way, damned we are in a flow moment. A gifted moment, as if the swimrun’s gods were watching over us.
🌞🌻⛰️🌲

Chapter: high and low

🇫🇷 🏊‍♀️ 🏃 [English version below]
Enfin la terre ferme, il est temps de prendre de la hauteur avec ce fabuleux sentier vert surplombant les falaises ciselées de Devenson. Nous voyons derrière nous, au loin, le bec de l’aigle point de notre départ nocturne. Le regard porte loin, et l’esprit réalise l’énormité des distances à arpenter. Dire qu’il y a peu nous étions dans la grande bleue, observant les profonds tombants des falaises tapissés d’algues, peuplés de bancs de poissons deci delà. Ici et maintenant, ce sont les mouettes et des bateaux lilliputiens en contrebas qui remplissent le paysage. L’œil de céramique, incrusté dans la roche, jauge notre état de fatigue lorsque nous descendons vers la calanque de l’œil de verre. La chaleur est bien présente, l’envie de s’immerger vire à l’obsession et se dispute la première place au hit parade des fantasmes à notre prochain ravito caché au lieu dit du torpilleur.

It’s hard to reconcile ourself with the idea that we were a mere moment ago in the open water down there, among the fish nurseries, looking down to the colossal cliffs greenwashed by the algae.


🇬🇧 🏊‍♀️ 🏃
At last, the coast, it’s time to up our game and stroll around this über scenic trail atop the Devenson cliffs. We could see far behind us, the « bec de l’aigle » where we started during the waning night. Our sight could literally covers 15 km around us, we kind of realize the tremendous distance to complete. It’s hard to reconcile ourself with the idea that we were a mere moment ago in the open water down there, among the fish nurseries, looking down to the colossal cliffs greenwashed by the algae. Here and now, the landscape is filled with seagulls and tiny sailboats. A ceramic eye, embedded inside the crag, is staring at us as if it was assessing our chances of survival durng the descent to the « calanque de l’œil de verre ». The sun is at zenith point, the urge to dive in the cerulean sea is aching (almost like the urge to find our next food cache at the torpilleur island)
🌞🌻⛰️🌲


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Les « Swimrungoats »: One for all, all for one: the beauty and the beast

Chapter: The Beauty and the Beast

Il fut une époque où Marseille fut la plaque tournante de trafic de cocaïne, la fameuse «french connection »

🇫🇷 🏊‍♀️ 🏃[English version below]
Il fut une époque où Marseille fut la plaque tournante de trafic de cocaïne, la fameuse «french connection ». Je me demande encore si ce cimetière de voitures est une réminiscence de cette triste époque. C’est irréel de voir l’héritage que va laisser l’homme au sein d’une si belle nature traversée jusqu’à présent. La belle et la bête… À l’orée de Cassis nous empiétons sur les plages nudistes encore dépeuplées, bientôt la civilisation va nous happer de nouveau.


🇬🇧 🏊‍♀️ 🏃
A long time ago (in the seventies), Marseille was the place of the french connection (coke trafficking). I still wonder if these car wrecks are some motionless witnesses of that unfortunate era. It is so unreal to see this man made legacy (cars pushed over the edge of the cliff), this ugly heritage among all the wondrous landscapes we crossed until then. Beauty and the beast…We are at the edge of the city, moving thru deserted nudist beaches, soon we will hit the civilized life.
🌞🌻⛰️🌲

Chapter: my realm for an expresso

Se trouver un peu con lorsqu’il faut se mettre à l’eau et qu’en face la calanque d’En Vau disparaisse sous la brume, nous laissant cois : check

🇫🇷 🏊‍♀️ 🏃[English version below]
Faire ses courses en tenue de swimrunner : check
Prendre son expresso en tenue de swimrunner sur le vieux port de Cassis : check
Se trouver un peu con lorsqu’il faut se mettre à l’eau et qu’en face la calanque d’En Vau disparaît sous la brume, nous laissant cois : check

🇬🇧 🏊‍♀️ 🏃
Cassis bucket list.
1- supermarket with heavy loaded swimrun gear : check
2- sipping a 4€ divine double expresso at the vieux port : check
3- feeling dumbpuzzled when the mist suddenly blinds us from our next water exit: check
🌞🌻⛰️🌲


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Les « Swimrungoats »: One for all, all for one – the sunrise and the rocks

5h du mat, j’ai des frissons…

La lune brille autant que nos yeux à l’annonce de la traversée annoncée: relier La Ciotat à Callelongue (Marseille) en one shot.

🇫🇷 🏊‍♀️ 🏃Cela fait cinq années maintenant que notre petit groupe arpente le parc national des calanques. Au gré des fenêtres météorologiques, au gré des envies d’ailleurs et de nouveaux horizons, nous prenons soin de notre désir de découverte. Patiemment, notre carte mentale des calanques s’est étendue de La Ciotat à la Côte bleue, tandis que nos corps ont apprivoisé la gestion du froid, du chaud et trajets mêlant différents sports outdoor (apnée, nage, trailrunning, escalade…). Et l’opportunité surgit sans crier gare, l’esprit « swimrungoats » nous somme de tenter l’aventure. La lune brille autant que nos yeux à l’annonce de la traversée annoncée: relier La Ciotat à Callelongue (Marseille) en one shot. Distance inconnue pour le moment, durée estimée entre 14h et 16h, en autonomie, des passages encordés jamais tentés en mode swimrun.

🇬🇧 🏊‍♀️ 🏃 We have been wandering in the Calanques national park for five long years now. We have been grooming our desire for adventure and new territories depending of weather opportunities, of « elsewhereness ». Patiently, we mindmapped the calanques from La Ciotat to Marseille blue coast, we waited for our bodies to tame the chilly waters and hot trails, we have been learning in our hikes to blend some outdoors sports with our practice (apnea, climbing, trainrunning, swimming…). And suddenly the the perfect opportunity stroke that day of august: nice weather, almost full moon, long daylight, the three of us available at Marseille. We were ready, even if we didn’t know at that time, to undertake the journey across the Calanques National Park from La Ciotat to Callelongue (Marseille). Distance: unknown, timeframe : 14-16h, self-sustained, some climbing parts (belaying) never tried before in swimrun gears.

Chapter 1: the Sunrise

la pleine lune nous éclaire

🇫🇷 🏊‍♀️ 🏃 [English down below]
Les premières couleurs teintent timidement l’horizon, repoussant la lumière réfléchie de notre satellite. Nous enchainons les entrées sorties d’eau au pied de la falaise Cap Canaille, la civilisation est bien loin, pas d’échappatoire, il faut aller de l’avant vers à Cassis.

La pénombre masque nos appuis, les rochers à nos pieds sont glissants, et parfois l’eau à hauteur de hanches nous projette contre les parois calcaires. Nous traversons une grotte dans l’obscurité, seule la frontale de Fix, étanche, lézarde la nuit noire et fait briller l’écume des vagues. Au loin, derrière nous, le soleil nous rattrape, dévoilant la pierre rouge, caractéristique du cap canaille.

Poussés par ce vent solaire, nous progressons vite, bien plus vite que prévu, notre déjeuner prévu à midi va se transformer en breakfast. Tant mieux, car là j’ai une furieuse envie d’expresso sur le vieux port de Cassis.

The first rays of light hit the horizon

🇬🇧 🏊‍♀️ 🏃
The first rays of light hit the horizon, pushing out gradually the moonlight. We are moving back and forth from the sea to the Cap Canaille cliff. We are in the wild, civilization is far ahead at Cassis, no easy exit from now on. Yet the darkness hides the underwater rocks as we progress in the water at waist line. Sometimes the waves push us aside to the cliff limestone rocks. Still we want to explore some shady cave, François Xavier waterproof headlamp brightens the sea foam of uplifted waves. Behind, the sun is catching on us, the daylight reveals the peculiar redness of the cap canaille limestone. We are faster than anticipated, lunchtime will be a brunch time, that’s ok I just need an expresso at the scenic Cassis vieux port.
🌞🌻⛰️🌲

Chapter 2: swimrun on the rocks

Tout est insolite ici, des roches grises telles du béton, au poudingue, accrétion d’une matrice ciment mélangée au cailloux. La journée est belle, nous filons vers l’ouest où Cassis la belle nous attend.

🇫🇷 🏊‍♀️ 🏃[English down below]
Le jour s’est levé, révélant les couleurs tantôt écarlates, tantôt vermillonnes du calcaire des falaises de Cap Canaille. Nous avançons en longe côte, en nageant ou en empruntant des vires à pêcheurs. Tout est insolite ici, des roches grises telles du béton, au poudingue, accrétion d’une matrice ciment mélangée au cailloux. La journée est belle, nous filons vers l’ouest où Cassis la belle nous attend.

🇬🇧 🏊‍♀️ 🏃
It’s a new day, the morning sun reveals the reddish limestone of the Cap Canaille Cliff. We are progressing through some ledges used by fishermen or swimming when it’s too difficult to climb. Everything is peculiar here: grey rocks like concrete, or the rare pudding accretion (cement matrix mixed with pebbles).

It seems that « a lovely day », and « go west » songs could define our mood this morning as we cruise to the beautiful village of Cassis.

Next Chapter : The Beauty and the Beast

🌞🌻⛰️🌲
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Lagon-till-Lagon: bienvenue au swimrun de la Réunion

La troisième édition du Swimrun de la Réunion, qui s’est déroulée ce dimanche 17 novembre entre les plages de Boucan Canot et Saint-Leu, a de nouveau eu un franc succès avec près de 600 participants sur les trois distances. Avec 10 sections de trail running (25 km) et 9 sections de natation réparties sur 4.6 km, le binôme des triathlètes internationaux David Hauss et Aurélien Raphaël remportent la course reine.
Ces derniers devancent de quelques minutes d’autres favoris, les métropolitains Hugo Tormento & Guillaume Heneman qui à eux deux cumulent un joli palmarès (victoire sur coupe du monde ÖtillÖ et plusieurs participations à la finale de l’ÖtillÖ).

Partis aux aurores à 7h du matin, les premiers bouclent ces 30 km en moins de 3h30. Les derniers, et non moins méritants, quant à eux finissent après plus de 6h30 d’efforts. Si le parcours offre des paysages de rêves, au milieu de lagons tapissés de coraux et peuplés de poissons multicolores, il fallait néanmoins savoir jouer avec le sable mou de plages toutes droit sorties de carte postales et enfin se méfier des courants d’eaux très joueurs en fonction de la marée.


L’organisation a innové pour cette troisième édition: un swimrun kids a été créé pour les enfants âgés de 6 à 18 ans. L’engouement pour la courte distance: 14,5 km de course et 2 km de natation en alternance, entre la passe de l’Hermitage et la plage de Saint-Leu, s’est confirmé avec une belle participation.

http://www.swimrun-reunion.com/

L’album photos d’Akuna des photos en « inside » : https://www.flickr.com/photos/akunamatata/albums/72157711834672238 et https://www.flickr.com/photos/akunamatata/albums/72157711833065122

L’interview de l’organisateur : Mickaël Legoanvic

Swimrun France: Bonjour Mickaël, quel a été le déclic pour vous d’organiser un swimrun à la Réunion ?
Mickaël Legoanvic: féru de sport de nature, je suis tout ce qui ce fait dans ce domaine. Dès le début de l’ÖTILLÖ je savais qu’une version tropical pourrait avoir sa place. Nous l’avons donc testé en off à l’entraînement sous forme de défi de fin d’année pendant 2 ans et ensuite nous avons invité le TCSD qui partage les mêmes valeurs que nous. A l’issue de cette 3ème édition en off il nous a semblé évident de nous associer pour en faire une course officielle.

SRF: Le parcours du swimrun emprunte les plages emblématique de la réunion, mais quels ont été les autres critères du tracé ?
ML: comme tout swimrun on s’adapte au terrain de jeu, l’idée de proposer un tracé le long du littoral avec un minimum de route était l’objectif. beaucoup de gens on redécouvert des sentiers qu’ils ne soupçonnaient même pas.

SRF: La réunion, île intense par excellence, regorge d’activités outdoor, qu’apporte en plus le swimrun d’après toi ?
ML: le swimrun fait la promotion des sports enchaînés. Notre objectif en plus de la promotion de notre territoire est également de développer le triathlon et disciplines associés dont fait parti le swimrun. Le plus c’est la formule en duo avec un esprit raid et de partage.

SRF: La date du swimrun de la réunion, en fait une des dernières épreuves du calendrier, quels sont les avantages propres à l’ile qui puissent inciter le swimrunner métropolitain ou européen à y participer ?
ML: Pour les métropolitains nous sommes en hors saison, du coup les billets d’avions sont un peu moins chers, c’est une bonne saison pour découvrir l’ile avant les grandes chaleurs et prendre un bain de soleil avant l’hiver métropolitain. Pour finir la saison dans un esprit détendu c’est l’idéal. Ensuite la visite de l’ile avec ses lagons, sa montagne et son volcan, aucun risque de s’ennuyer. Et ne parlons pas de tous les sports de nature à essayer : parapente ; plongée ; VTT de descente…

SRF: Quel sont les différentes nationalités qui participe ? Quel est le niveau global des participants, qui sont les élites ?
ML: Pour l’instant, hormis le suédois Daniel Hanson (champion du monde ÖTILLÖ) à la première édition, ce sont essentiellement des métropolitains qui sont venus participer. Et une belge cette année. Mais notre com’ est essentiellement nationale pour l’instant.

SRF: Où en est le sport swimrun à la réunion, il y a t-il des clubs, des communautés ?
ML: à la Réunion il y a une énorme activité associative. Le triathlon est correctement représenté et nous avons de plus en plus de belles épreuves.

SRF: Envisagez vous d’autres distances ?
ML: wait en see. Mais j’ai des idées plein la tête.

Epic Blue Finale Ligure, une belle italienne qui se mérite

Quelle journée à Finale Ligure ! L’Epic Blue Swimrun a su apporter sa pierre à l’édifice du festival FLOW (Finale Ligure Outdoor Weekend). Les athlètes, partis en face de la majestueuse église de Finale Ligure, se sont envolés à travers les rues étroites du centre ville historique de la cité transalpine. Au milieu d’une foule de touristes curieux et des équipes internationales de l’Enduro World Series (VTT), les swimrunners ont rejoint la promenade le long de la mer. Longeant le tournoi de beach volley, ils ont bifurqué peu après sur la plage puis une digue rocheuse afin de s’élancer dans la première natation.


Les athlètes furent conquis par la beauté des lieux et enthousiasmés du tracé malgré des conditions de mer plus exigeantes qu’anticipé avec vagues et courant. La partie trail en direction du Cap Noli était dure, mais gratifiante tant la vue surplombant la mer, dans laquelle les swimrunners venaient de nager et le village de Noli était exceptionnelle. La météo était favorable avec quelques nuages éparses atténuant l’intensité du soleil. La température de l’eau, clémente aux alentours de 20°C, autorisait la majorité des athlètes à se passer de combinaison.


Le grand format de la course inspiré du célèbre swimrun OtillO de l’archipel à Stockholm (Suède), berceau de la discipline, se court en binôme. Et ce n’est pas moins que le duo champion du monde 2016, 2017, 2018 Annika Ericsson et Kristin Larsson qui s’illustre en gagnant leur catégorie et en finissant 3ème au scratch après deux équipes hommes: les frères Cadière, Romain et Renaud (France) vainqueurs au général, suivis des triathlètes locaux Federico Gallo et Claudio Gaino.

La française Hélène Fayette (Marseillle) a commencé depuis peu le swimrun, elle nous livre ses motivations et son ressenti de cette première édition du swimrun Epic Blue Finale Ligure.

Swimrun France : Bonjour Hélène, tu as participé au swimrun Epic Blue finale Ligure sur la distance « short experience » en solo. Quels ont été tes choix pour disputer une telle épreuve ?
Hélène Fayette : Étant de nature assez solitaire, cela ne m’a pas dérangé de faire la course en solo. Le format « short experience » en solo est idéal pour les débutants. Même si le swimrun se pratique en binôme et que le format solo est souvent dénigré, il est rassurant de pouvoir faire une course à son propre rythme ( ce qui n’est parfois pas toujours le cas du binôme).
Le temps était magnifique et la combinaison était clairement de trop !!! Je n’aurais certainement pas pu finir la course si je ne m’étais pas changé 5 minutes avant le départ (je n’étais pas la seule).

SRF: À quoi ressemble l’environnement de la course ?
HF: J’ai découvert Finale Ligure et ses alentours et je dois dire que la beauté des lieux ne m’a pas laissé insensible. D’un côté, on peut apercevoir des plages sublimes à perte de vue et juste en face surplombent des immenses montagnes verdoyantes. On peut même visiter un magnifique village médiéval au pied de la montagne. C’est un cadre parfait pour la pratique du swimrun ainsi que beaucoup d’autres sports outdoor.

SRF: Comment s’est déroulée ta course ?
HF: C’est une des plus belles courses que j’ai pu faire mais aussi une des plus dures sur le plan technique. Même si la mer paraissait calme, il y avait un petit courant qui parfois nous faisait faire du sur-place ( assez dur psychologiquement) ainsi que quelques méduses pour pimenter le tout.
Pour la partie trail, on a eu droit à des belles côtes suivies de belles descentes ( je m’attendais à un terrain beaucoup plus plat ). Merci Matteo pour ce joli parcours

SRF: La particularité de l’Epic Blue Finale Ligure est que l’épreuve se déroule au sein du FLOW (Finale Ligure Outdoor week), un festival mêlant d’autres activités outdoor (VTT, escalade etc…), est ce un avantage ou un inconvénient ?
HF: C’est à la fois un avantage et à la fois un inconvénient. On a pu profiter du magnifique podium pour les briefings et la remise des prix cependant il y avait beaucoup d’autres courses et le timing était serré( la remise des prix a été coupée en deux). Une pasta party était organisée à la fin de la course mais pas tous les candidats ont pu en profiter car il y a eu rupture de pâtes à cause du festival. Tous les participants ont eu un très beau sac de marque head, un foulard de trail, une belle médaille….

SRF: En as tu profité pour rester quelques jours sur place pour faire un peu de tourisme ?
HF: Venant de Marseille qui n’est pas à côté, on en a profité pour visiter certaines villes de la Ligurie qui ont vraiment un charme fou. La visite des Cinque Terre faisait partie du programme et malgré l’affluence touristique, la beauté et le côté atypique de ces cinq villes sont vraiment à découvrir.

SRF: Aurais tu des conseils à donner aux français qui voudraient faire le swimrun Epic Blue Finale Ligure dans les prochaines années ?
HF: Que vous soyez en solo ou en binôme, débutant ou confirmé, sur la courte ou longue distance, si vous aimez le swimrun, vous allez être ravis.
Je tiens à remercier Matteo et sa famille qui se sont démenés tout le week-end pour que tout soit parfait, la communauté de swimrun de Nice que j’ai pu rencontrer et qui ont été ravissants (notamment Kate et Alex Bermond ) ainsi que Jean-marie 😘 qui a encore fait un excellent travail de photographe itinérant.
Prochaine étape : le swimrun de Beaulieu sur le format M en binôme.

Le site du Swimrun Epic Blue Finale Ligure