Les « Swimrungoats »: One for all, all for one: Terminus

Chapter: terminus

de larges sourires barrent les visages fatigués, cernés et pourtant les yeux sont pétillants

🇫🇷 🏊‍♀️ 🏃[English version below]
La dernière partie des calanques est presque facile, malgré les lapiaz traitres et une luminosité faiblissante. Ce sentier en balcon, longeant le littoral est désert. Pour cause il fait nuit désormais, seules les lumières de quelques cabanons trouent l’obscurité. Nous évoluons tels des automates, pas un mot, nos pieds sont nos boussoles, ils connaissent le chemin. On espère qu’ils nous amèneront à bon port à Callelongue. Les lumières pâles du port nous tirent de notre hypnose. Après 15h30 d’un périple mouvementé, de larges sourires barrent les visages fatigués, cernés et pourtant les yeux sont pétillants. L’énormité du défi du jour nous revient à la gueule comme un boomerang, on rit comme des bossus, on se congratule chaleureusement. Projet, que l’on avait en tête depuis de nombreuses années, trouve son aboutissement ici et maintenant. Nous sommes reconnaissant aux Calanques d’avoir été bienveillantes, et de nous avoir laissé passer en son sein. Il y aura d’autres aventures, par d’autres chemins, plus courtes ou plus longues, plus rapides ou plus techniques, mais cette première, à notre connaissance, traversée swimrun non-stop de la Ciotat à Callelongue restera gravée dans nos mémoires.

our faces are a mess: big smiles, weary eyes glowing, serotonin hormone flowing in our veins.


🇬🇧 🏊‍♀️ 🏃
The west coast of the calanques is the easiest, despite the treacherous limestone track and the dimming light. This trail just above the sea is now deserted. Obviously, it’s night time, only disturbed by the « cabanons »light (local fishermen cabins). We are roaming in the dark like robots, not a word, the feet are our compass, they know the way. The dull yellow lights of Callelongue harbor wake us up from our reverie. 15h30 after our start at La Ciotat, our faces are a mess: big smiles, weary eyes glowing, serotonin hormone flowing in our veins. we realize the scale of our achievement, we laugh, we celebrate this dream came to fruition. We are grateful to mother nature for letting us wander through its splendid realm. There will be more journeys to achieve, more or less technical, more or less long, however this premiere, to our knowledge, from La Ciotat to Callelongue non-stop will stay engraved in our heart.
🌞🌻⛰️🌲

Relax and enjoy, our swimrun journey through the calanques in a 16 minutes diaporama


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Les « Swimrungoats »: One for all, all for one: scary movie

Chapter: scary movie

Bref, tout était bien là…sauf nos oléagineux, portés disparus.

🇫🇷 🏊‍♀️ 🏃[English version below]
Le torpilleur est atteint, non sans stress, avec cette myriade de bateaux amarrés dans la baie de Sugiton. Notre sac de ravitaillement, bien à l’abri dans une crevasse, semble intact. Barres énergétiques, sachets de boulghour bio, eau et des oléagineux (noix, amandes etc..) nous titillent les papilles par avance. Enfin, nous étions un peu nerveux de nous faire voler nos victuailles, ou faire le bonheur d’un sanglier opportuniste. Bref, tout était bien là…sauf nos oléagineux, portés disparus. Le petit trou dentelé sous le sachet désigne un voleur du type rongeur comme coupable. Tant mieux pour lui, et tant pis pour nous, l’occasion fait le larron. Nous embarquons avec nous les déchets, fidèles à notre engagement de ne rien laisser de notre passage (cf. @unocéandevie dont nous faisons souvent la promotion autour de nos compères swimrunners.) Nous prenons du repos et quelques forces avant d’entamer le morceau ardu dont personne ne parle mais qui est dans l’esprit de chacun: le passage de la vire à VTT qui nous évite de grimper sur la montagne séparant Morgiou de Sormiou. Un raccourci empruntant un passage d’escalade en traversée, on a un baudrier pour trois, une corde de 20m et on David fait les fonds de tiroirs pour les mousquetons. Ça passe en corde tendue à trois ouf, les 80 m de vide au dessus de l’eau avec 5 cm de vire furent assez impressionnant. C’était le point jamais fait auparavant en mode swimrun.

I think this part was never achieved before in a swimrun format.

🇬🇧 🏊‍♀️ 🏃
We’re landing on the torpilleur island, stressful swim leg as we cruise among a sailbaot armada in Sugiton Bay. Our food bag is well hidden in a crevice and seems intact. Energy bars, organic couscous, water bottles, nuts, almonds etc.. make us salivate in advance. To tell you the truth we were a little bit nervous about the food bag safety (theft by humans, animals, angry gods…). Hopefully, all our stuff was there…at first glance.. cause our organic grain food bag was emptied by some kind of mice we think. Good for this little clever rodent I guess. We have plenty of food left, and we conscientiously take our time, all thinking hard about the scary part: the « vire à VTT » (i.e. mountain bike ledge). A shortcut that will avoid us the grueling climb between Morgiou and Sormiou calanque. At least we got to use the extra gear we have been carrying all the way long, harness and cord (20 m). With a couple of carabiners, and all three on the same rope, we pass this 5cm wide ledge, 80 m above the water. Impressive indeed, enough to congratulate ourselves. I think this part was never achieved before in a swimrun format.
🌞🌻⛰️🌲

Chapter: dans les bras de Sormiou

une confiance étrange nous lie

🇫🇷 🏊‍♀️ 🏃[English version below]
il nous reste tout de même 2,5 km de natation pas facile pour rejoindre le port de Sormiou. C’est la dernière difficulté, chacun est dans le dur à ce moment précis. Or si on arrive sans pépin au prochain ravito au col de cortiou, le défi de relier Callelongue prend corps sérieusement. Après un choix malheureux de chaussures, voilà les lunettes de David qui prennent l’eau, il ne voit rien. Lui qui est d’habitude aux avant postes, se retrouve reléguer à l’arrière, dérivant sur une trajectoire bringuebalante. Heureusement, la température de l’eau estimée à 20°C est clémente, nous avons le temps de nous arrêter afin de faire le point de forme de chacun. Nous disposons d’une pull cord, d’un commun accord, inutile à ce moment, une confiance étrange nous lie, comme si nous étions réglés tel du papier à musique. Sormiou est baignée d’une lumière de fin de journée, une vraie carte postale, un met rare dont nous nous délectons. Bientôt un autre ravito caché, nous mangeons énormément tant la dépense énergétique en swimrun est taxante, nous en sommes bien conscient après plus de douze heures d’efforts. Les nuages nous enveloppent, anticipant la nuit et nous donnant un répit bienfaiteur sur la chaleur accablante vécue lors de la mi-journée. Il ne reste plus qu’une natation de 500 m après la calanque de l’Escu, nos bras sont autant détruits que notre moral est haut. La seule chose qui puisse nous arriver c’est la blessure idiote sur une erreur de concentration. Alors on avance… avec prudence.

We tread lightly as we know that the only circumstance to DNF is a silly last minute injury.


🇬🇧 🏊‍♀️ 🏃
The big swim is waiting for us, 2.5 km of choppy water to reach Sormiou’s harbor. It’s the last struggle, everyone is suffering. If we haven’t any major issue before the next food bag at Cortiou pass, our chances to meet our final destination Callelongue would be greatly bettered. Following the not-so-wise David’s shoe choice, his goggles seems to fail him in the big swim. David was not a swimmer three years ago, and nowadays he’s usually ahead of us. He’s now lagging behind us, swimming like a drunken mad man. Fortunately, 20°C water temperature allows us to stop and perform a quick check up of our mental and physical states. We all have a pull cord in case of emergency, at this point unnecessary we concur. A peculiar form of trust unite us, as if we were each one a part of a symphony. The calanque of Sormiou is lit up by the dwindling sun, a real postal card landscape. Soon we’ll reach our second hidden food bag. We eat a lot, I mean a lot more than trail running or other endurance sports we use to practice. After a 12 hours effort our bodies needs to charge up. The nascent clouds alleviate the wearing heat we had during mid day. One more swim leg after the calanque Escu (0.5 km), our back, shoulders and arms are shattered, contrariwise to our moral. We tread lightly as we know that the only circumstance to DNF is a silly last minute injury.
🌞🌻⛰️🌲


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Les « Swimrungoats »: One for all, all for one: Into the wild

Chapter: into the wild

La collision en pleine mer avec un plaisancier du dimanche, notre hantise principale

🇫🇷 🏊‍♀️ 🏃 [English version below]
La brume nous surprend, plus de cap où se diriger, tant mieux les bateaux, kayaks doivent réduire la vitesse. La collision en pleine mer avec un plaisancier du dimanche, notre hantise principale, et maintenant à midi, un samedi d’été c’est l’heure de pointe! La traversée de Port Miou se fait en mode express et groupé, chacun regardant à droite et à gauche, quelques arrêts en pleine mer pour bien vérifier que les bateaux nous voient et nous arrivons aux falaises de Castelvieil sains et sauf. C’est parti pour 2km de nage sans échappatoire. Au milieu d’une nature extraordinaire: falaise calcaire éclaboussée de soleil léchée de langues de brume, un ciel azur pimenté de cirrus, une eau cristalline révélant nurseries et tombants vertigineux, nous nageons de façon synchrone, cote à cote, nous sommes dans le flow, même allure, presque même fréquence de bras. Un moment rare, hypnotique, un vrai cadeau offert par les dieux du swimrun.


🇬🇧 🏊‍♀️ 🏃
The mist took us by surprise, no more direction to go for. In a sense, it’s a blessing, boats, kayaks or SUP have to slow down. Boat collision with an inexperienced sailor in open sea is our main concern. This saturday, at noon, in august, it’s usaually a heavy traffic ! The crossing of Port Miou has to be fast and gathered, everyone watching to the left and right, We stop as soon as a boat is zeroing in on us, making sure to avoid a collision course. We arrive finally at the edge of castelvieil sound and safe, time to almost relax. We still have 2 km to swim with no water exit but the cliff. Into the wild, it’s just an outdoor lover dream: limestone cliffs magnified by the sun, blue sky with cirrus clouds, pristine water revealing the numerous fishes nurseries and impressive underwater precipice. We swim side by side, almost in a synchrone way, damned we are in a flow moment. A gifted moment, as if the swimrun’s gods were watching over us.
🌞🌻⛰️🌲

Chapter: high and low

🇫🇷 🏊‍♀️ 🏃 [English version below]
Enfin la terre ferme, il est temps de prendre de la hauteur avec ce fabuleux sentier vert surplombant les falaises ciselées de Devenson. Nous voyons derrière nous, au loin, le bec de l’aigle point de notre départ nocturne. Le regard porte loin, et l’esprit réalise l’énormité des distances à arpenter. Dire qu’il y a peu nous étions dans la grande bleue, observant les profonds tombants des falaises tapissés d’algues, peuplés de bancs de poissons deci delà. Ici et maintenant, ce sont les mouettes et des bateaux lilliputiens en contrebas qui remplissent le paysage. L’œil de céramique, incrusté dans la roche, jauge notre état de fatigue lorsque nous descendons vers la calanque de l’œil de verre. La chaleur est bien présente, l’envie de s’immerger vire à l’obsession et se dispute la première place au hit parade des fantasmes à notre prochain ravito caché au lieu dit du torpilleur.

It’s hard to reconcile ourself with the idea that we were a mere moment ago in the open water down there, among the fish nurseries, looking down to the colossal cliffs greenwashed by the algae.


🇬🇧 🏊‍♀️ 🏃
At last, the coast, it’s time to up our game and stroll around this über scenic trail atop the Devenson cliffs. We could see far behind us, the « bec de l’aigle » where we started during the waning night. Our sight could literally covers 15 km around us, we kind of realize the tremendous distance to complete. It’s hard to reconcile ourself with the idea that we were a mere moment ago in the open water down there, among the fish nurseries, looking down to the colossal cliffs greenwashed by the algae. Here and now, the landscape is filled with seagulls and tiny sailboats. A ceramic eye, embedded inside the crag, is staring at us as if it was assessing our chances of survival durng the descent to the « calanque de l’œil de verre ». The sun is at zenith point, the urge to dive in the cerulean sea is aching (almost like the urge to find our next food cache at the torpilleur island)
🌞🌻⛰️🌲


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Les « Swimrungoats »: One for all, all for one: the beauty and the beast

Chapter: The Beauty and the Beast

Il fut une époque où Marseille fut la plaque tournante de trafic de cocaïne, la fameuse «french connection »

🇫🇷 🏊‍♀️ 🏃[English version below]
Il fut une époque où Marseille fut la plaque tournante de trafic de cocaïne, la fameuse «french connection ». Je me demande encore si ce cimetière de voitures est une réminiscence de cette triste époque. C’est irréel de voir l’héritage que va laisser l’homme au sein d’une si belle nature traversée jusqu’à présent. La belle et la bête… À l’orée de Cassis nous empiétons sur les plages nudistes encore dépeuplées, bientôt la civilisation va nous happer de nouveau.


🇬🇧 🏊‍♀️ 🏃
A long time ago (in the seventies), Marseille was the place of the french connection (coke trafficking). I still wonder if these car wrecks are some motionless witnesses of that unfortunate era. It is so unreal to see this man made legacy (cars pushed over the edge of the cliff), this ugly heritage among all the wondrous landscapes we crossed until then. Beauty and the beast…We are at the edge of the city, moving thru deserted nudist beaches, soon we will hit the civilized life.
🌞🌻⛰️🌲

Chapter: my realm for an expresso

Se trouver un peu con lorsqu’il faut se mettre à l’eau et qu’en face la calanque d’En Vau disparaisse sous la brume, nous laissant cois : check

🇫🇷 🏊‍♀️ 🏃[English version below]
Faire ses courses en tenue de swimrunner : check
Prendre son expresso en tenue de swimrunner sur le vieux port de Cassis : check
Se trouver un peu con lorsqu’il faut se mettre à l’eau et qu’en face la calanque d’En Vau disparaît sous la brume, nous laissant cois : check

🇬🇧 🏊‍♀️ 🏃
Cassis bucket list.
1- supermarket with heavy loaded swimrun gear : check
2- sipping a 4€ divine double expresso at the vieux port : check
3- feeling dumbpuzzled when the mist suddenly blinds us from our next water exit: check
🌞🌻⛰️🌲


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Les « Swimrungoats »: One for all, all for one – the sunrise and the rocks

5h du mat, j’ai des frissons…

La lune brille autant que nos yeux à l’annonce de la traversée annoncée: relier La Ciotat à Callelongue (Marseille) en one shot.

🇫🇷 🏊‍♀️ 🏃Cela fait cinq années maintenant que notre petit groupe arpente le parc national des calanques. Au gré des fenêtres météorologiques, au gré des envies d’ailleurs et de nouveaux horizons, nous prenons soin de notre désir de découverte. Patiemment, notre carte mentale des calanques s’est étendue de La Ciotat à la Côte bleue, tandis que nos corps ont apprivoisé la gestion du froid, du chaud et trajets mêlant différents sports outdoor (apnée, nage, trailrunning, escalade…). Et l’opportunité surgit sans crier gare, l’esprit « swimrungoats » nous somme de tenter l’aventure. La lune brille autant que nos yeux à l’annonce de la traversée annoncée: relier La Ciotat à Callelongue (Marseille) en one shot. Distance inconnue pour le moment, durée estimée entre 14h et 16h, en autonomie, des passages encordés jamais tentés en mode swimrun.

🇬🇧 🏊‍♀️ 🏃 We have been wandering in the Calanques national park for five long years now. We have been grooming our desire for adventure and new territories depending of weather opportunities, of « elsewhereness ». Patiently, we mindmapped the calanques from La Ciotat to Marseille blue coast, we waited for our bodies to tame the chilly waters and hot trails, we have been learning in our hikes to blend some outdoors sports with our practice (apnea, climbing, trainrunning, swimming…). And suddenly the the perfect opportunity stroke that day of august: nice weather, almost full moon, long daylight, the three of us available at Marseille. We were ready, even if we didn’t know at that time, to undertake the journey across the Calanques National Park from La Ciotat to Callelongue (Marseille). Distance: unknown, timeframe : 14-16h, self-sustained, some climbing parts (belaying) never tried before in swimrun gears.

Chapter 1: the Sunrise

la pleine lune nous éclaire

🇫🇷 🏊‍♀️ 🏃 [English down below]
Les premières couleurs teintent timidement l’horizon, repoussant la lumière réfléchie de notre satellite. Nous enchainons les entrées sorties d’eau au pied de la falaise Cap Canaille, la civilisation est bien loin, pas d’échappatoire, il faut aller de l’avant vers à Cassis.

La pénombre masque nos appuis, les rochers à nos pieds sont glissants, et parfois l’eau à hauteur de hanches nous projette contre les parois calcaires. Nous traversons une grotte dans l’obscurité, seule la frontale de Fix, étanche, lézarde la nuit noire et fait briller l’écume des vagues. Au loin, derrière nous, le soleil nous rattrape, dévoilant la pierre rouge, caractéristique du cap canaille.

Poussés par ce vent solaire, nous progressons vite, bien plus vite que prévu, notre déjeuner prévu à midi va se transformer en breakfast. Tant mieux, car là j’ai une furieuse envie d’expresso sur le vieux port de Cassis.

The first rays of light hit the horizon

🇬🇧 🏊‍♀️ 🏃
The first rays of light hit the horizon, pushing out gradually the moonlight. We are moving back and forth from the sea to the Cap Canaille cliff. We are in the wild, civilization is far ahead at Cassis, no easy exit from now on. Yet the darkness hides the underwater rocks as we progress in the water at waist line. Sometimes the waves push us aside to the cliff limestone rocks. Still we want to explore some shady cave, François Xavier waterproof headlamp brightens the sea foam of uplifted waves. Behind, the sun is catching on us, the daylight reveals the peculiar redness of the cap canaille limestone. We are faster than anticipated, lunchtime will be a brunch time, that’s ok I just need an expresso at the scenic Cassis vieux port.
🌞🌻⛰️🌲

Chapter 2: swimrun on the rocks

Tout est insolite ici, des roches grises telles du béton, au poudingue, accrétion d’une matrice ciment mélangée au cailloux. La journée est belle, nous filons vers l’ouest où Cassis la belle nous attend.

🇫🇷 🏊‍♀️ 🏃[English down below]
Le jour s’est levé, révélant les couleurs tantôt écarlates, tantôt vermillonnes du calcaire des falaises de Cap Canaille. Nous avançons en longe côte, en nageant ou en empruntant des vires à pêcheurs. Tout est insolite ici, des roches grises telles du béton, au poudingue, accrétion d’une matrice ciment mélangée au cailloux. La journée est belle, nous filons vers l’ouest où Cassis la belle nous attend.

🇬🇧 🏊‍♀️ 🏃
It’s a new day, the morning sun reveals the reddish limestone of the Cap Canaille Cliff. We are progressing through some ledges used by fishermen or swimming when it’s too difficult to climb. Everything is peculiar here: grey rocks like concrete, or the rare pudding accretion (cement matrix mixed with pebbles).

It seems that « a lovely day », and « go west » songs could define our mood this morning as we cruise to the beautiful village of Cassis.

Next Chapter : The Beauty and the Beast

🌞🌻⛰️🌲
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Lagon-till-Lagon: bienvenue au swimrun de la Réunion

La troisième édition du Swimrun de la Réunion, qui s’est déroulée ce dimanche 17 novembre entre les plages de Boucan Canot et Saint-Leu, a de nouveau eu un franc succès avec près de 600 participants sur les trois distances. Avec 10 sections de trail running (25 km) et 9 sections de natation réparties sur 4.6 km, le binôme des triathlètes internationaux David Hauss et Aurélien Raphaël remportent la course reine.
Ces derniers devancent de quelques minutes d’autres favoris, les métropolitains Hugo Tormento & Guillaume Heneman qui à eux deux cumulent un joli palmarès (victoire sur coupe du monde ÖtillÖ et plusieurs participations à la finale de l’ÖtillÖ).

Partis aux aurores à 7h du matin, les premiers bouclent ces 30 km en moins de 3h30. Les derniers, et non moins méritants, quant à eux finissent après plus de 6h30 d’efforts. Si le parcours offre des paysages de rêves, au milieu de lagons tapissés de coraux et peuplés de poissons multicolores, il fallait néanmoins savoir jouer avec le sable mou de plages toutes droit sorties de carte postales et enfin se méfier des courants d’eaux très joueurs en fonction de la marée.


L’organisation a innové pour cette troisième édition: un swimrun kids a été créé pour les enfants âgés de 6 à 18 ans. L’engouement pour la courte distance: 14,5 km de course et 2 km de natation en alternance, entre la passe de l’Hermitage et la plage de Saint-Leu, s’est confirmé avec une belle participation.

http://www.swimrun-reunion.com/

L’album photos d’Akuna des photos en « inside » : https://www.flickr.com/photos/akunamatata/albums/72157711834672238 et https://www.flickr.com/photos/akunamatata/albums/72157711833065122

L’interview de l’organisateur : Mickaël Legoanvic

Swimrun France: Bonjour Mickaël, quel a été le déclic pour vous d’organiser un swimrun à la Réunion ?
Mickaël Legoanvic: féru de sport de nature, je suis tout ce qui ce fait dans ce domaine. Dès le début de l’ÖTILLÖ je savais qu’une version tropical pourrait avoir sa place. Nous l’avons donc testé en off à l’entraînement sous forme de défi de fin d’année pendant 2 ans et ensuite nous avons invité le TCSD qui partage les mêmes valeurs que nous. A l’issue de cette 3ème édition en off il nous a semblé évident de nous associer pour en faire une course officielle.

SRF: Le parcours du swimrun emprunte les plages emblématique de la réunion, mais quels ont été les autres critères du tracé ?
ML: comme tout swimrun on s’adapte au terrain de jeu, l’idée de proposer un tracé le long du littoral avec un minimum de route était l’objectif. beaucoup de gens on redécouvert des sentiers qu’ils ne soupçonnaient même pas.

SRF: La réunion, île intense par excellence, regorge d’activités outdoor, qu’apporte en plus le swimrun d’après toi ?
ML: le swimrun fait la promotion des sports enchaînés. Notre objectif en plus de la promotion de notre territoire est également de développer le triathlon et disciplines associés dont fait parti le swimrun. Le plus c’est la formule en duo avec un esprit raid et de partage.

SRF: La date du swimrun de la réunion, en fait une des dernières épreuves du calendrier, quels sont les avantages propres à l’ile qui puissent inciter le swimrunner métropolitain ou européen à y participer ?
ML: Pour les métropolitains nous sommes en hors saison, du coup les billets d’avions sont un peu moins chers, c’est une bonne saison pour découvrir l’ile avant les grandes chaleurs et prendre un bain de soleil avant l’hiver métropolitain. Pour finir la saison dans un esprit détendu c’est l’idéal. Ensuite la visite de l’ile avec ses lagons, sa montagne et son volcan, aucun risque de s’ennuyer. Et ne parlons pas de tous les sports de nature à essayer : parapente ; plongée ; VTT de descente…

SRF: Quel sont les différentes nationalités qui participe ? Quel est le niveau global des participants, qui sont les élites ?
ML: Pour l’instant, hormis le suédois Daniel Hanson (champion du monde ÖTILLÖ) à la première édition, ce sont essentiellement des métropolitains qui sont venus participer. Et une belge cette année. Mais notre com’ est essentiellement nationale pour l’instant.

SRF: Où en est le sport swimrun à la réunion, il y a t-il des clubs, des communautés ?
ML: à la Réunion il y a une énorme activité associative. Le triathlon est correctement représenté et nous avons de plus en plus de belles épreuves.

SRF: Envisagez vous d’autres distances ?
ML: wait en see. Mais j’ai des idées plein la tête.

Epic Blue Finale Ligure, une belle italienne qui se mérite

Quelle journée à Finale Ligure ! L’Epic Blue Swimrun a su apporter sa pierre à l’édifice du festival FLOW (Finale Ligure Outdoor Weekend). Les athlètes, partis en face de la majestueuse église de Finale Ligure, se sont envolés à travers les rues étroites du centre ville historique de la cité transalpine. Au milieu d’une foule de touristes curieux et des équipes internationales de l’Enduro World Series (VTT), les swimrunners ont rejoint la promenade le long de la mer. Longeant le tournoi de beach volley, ils ont bifurqué peu après sur la plage puis une digue rocheuse afin de s’élancer dans la première natation.


Les athlètes furent conquis par la beauté des lieux et enthousiasmés du tracé malgré des conditions de mer plus exigeantes qu’anticipé avec vagues et courant. La partie trail en direction du Cap Noli était dure, mais gratifiante tant la vue surplombant la mer, dans laquelle les swimrunners venaient de nager et le village de Noli était exceptionnelle. La météo était favorable avec quelques nuages éparses atténuant l’intensité du soleil. La température de l’eau, clémente aux alentours de 20°C, autorisait la majorité des athlètes à se passer de combinaison.


Le grand format de la course inspiré du célèbre swimrun OtillO de l’archipel à Stockholm (Suède), berceau de la discipline, se court en binôme. Et ce n’est pas moins que le duo champion du monde 2016, 2017, 2018 Annika Ericsson et Kristin Larsson qui s’illustre en gagnant leur catégorie et en finissant 3ème au scratch après deux équipes hommes: les frères Cadière, Romain et Renaud (France) vainqueurs au général, suivis des triathlètes locaux Federico Gallo et Claudio Gaino.

La française Hélène Fayette (Marseillle) a commencé depuis peu le swimrun, elle nous livre ses motivations et son ressenti de cette première édition du swimrun Epic Blue Finale Ligure.

Swimrun France : Bonjour Hélène, tu as participé au swimrun Epic Blue finale Ligure sur la distance « short experience » en solo. Quels ont été tes choix pour disputer une telle épreuve ?
Hélène Fayette : Étant de nature assez solitaire, cela ne m’a pas dérangé de faire la course en solo. Le format « short experience » en solo est idéal pour les débutants. Même si le swimrun se pratique en binôme et que le format solo est souvent dénigré, il est rassurant de pouvoir faire une course à son propre rythme ( ce qui n’est parfois pas toujours le cas du binôme).
Le temps était magnifique et la combinaison était clairement de trop !!! Je n’aurais certainement pas pu finir la course si je ne m’étais pas changé 5 minutes avant le départ (je n’étais pas la seule).

SRF: À quoi ressemble l’environnement de la course ?
HF: J’ai découvert Finale Ligure et ses alentours et je dois dire que la beauté des lieux ne m’a pas laissé insensible. D’un côté, on peut apercevoir des plages sublimes à perte de vue et juste en face surplombent des immenses montagnes verdoyantes. On peut même visiter un magnifique village médiéval au pied de la montagne. C’est un cadre parfait pour la pratique du swimrun ainsi que beaucoup d’autres sports outdoor.

SRF: Comment s’est déroulée ta course ?
HF: C’est une des plus belles courses que j’ai pu faire mais aussi une des plus dures sur le plan technique. Même si la mer paraissait calme, il y avait un petit courant qui parfois nous faisait faire du sur-place ( assez dur psychologiquement) ainsi que quelques méduses pour pimenter le tout.
Pour la partie trail, on a eu droit à des belles côtes suivies de belles descentes ( je m’attendais à un terrain beaucoup plus plat ). Merci Matteo pour ce joli parcours

SRF: La particularité de l’Epic Blue Finale Ligure est que l’épreuve se déroule au sein du FLOW (Finale Ligure Outdoor week), un festival mêlant d’autres activités outdoor (VTT, escalade etc…), est ce un avantage ou un inconvénient ?
HF: C’est à la fois un avantage et à la fois un inconvénient. On a pu profiter du magnifique podium pour les briefings et la remise des prix cependant il y avait beaucoup d’autres courses et le timing était serré( la remise des prix a été coupée en deux). Une pasta party était organisée à la fin de la course mais pas tous les candidats ont pu en profiter car il y a eu rupture de pâtes à cause du festival. Tous les participants ont eu un très beau sac de marque head, un foulard de trail, une belle médaille….

SRF: En as tu profité pour rester quelques jours sur place pour faire un peu de tourisme ?
HF: Venant de Marseille qui n’est pas à côté, on en a profité pour visiter certaines villes de la Ligurie qui ont vraiment un charme fou. La visite des Cinque Terre faisait partie du programme et malgré l’affluence touristique, la beauté et le côté atypique de ces cinq villes sont vraiment à découvrir.

SRF: Aurais tu des conseils à donner aux français qui voudraient faire le swimrun Epic Blue Finale Ligure dans les prochaines années ?
HF: Que vous soyez en solo ou en binôme, débutant ou confirmé, sur la courte ou longue distance, si vous aimez le swimrun, vous allez être ravis.
Je tiens à remercier Matteo et sa famille qui se sont démenés tout le week-end pour que tout soit parfait, la communauté de swimrun de Nice que j’ai pu rencontrer et qui ont été ravissants (notamment Kate et Alex Bermond ) ainsi que Jean-marie 😘 qui a encore fait un excellent travail de photographe itinérant.
Prochaine étape : le swimrun de Beaulieu sur le format M en binôme.

Le site du Swimrun Epic Blue Finale Ligure

Première victoire 100% française à l’ ÖtillÖ 1000 Lakes 2019

« À ce moment-là, on s’est regardé et on s’est dit : « c’est tôt pour se livrer autant mais tant pis, ça passe ou ça casse, aucun regret ». On voulait vraiment avoir le sentiment d’avoir jouer le coup à fond ! La suite nous a donné raison pour notre plus grand plaisir (voir leur interview plus bas). » Matthieu Poullain & Hugo Tormento Team Head – Mat/Sudrunning(FRA) n’en reviennent toujours pas d’avoir damé le pion aux spécialistes de la discipline.

L’ÖTILLÖ Swimrun 1000 Lakes World Series course (Allemagne) est longue de 40km dont 8km de natation. La course est intense, rapide. Chaque portion de course à pied est sans relief à travers sentiers forestier sablonneux et sous les arbres majestueux de la région de Rheinsberg. Les 10 natations se font dans une eau limpide de lacs magnifiques à peine troublés par vents ou vagues. C’est la recette pour une course nerveuse, rapide où il faut toujours pousser la machine. La course est en ligne, elle part du comté de Wesenberg jusqu’au comté de Rheinsberg situé plus au sud.
Les températures de l’eau, clémentes, oscillent entre 16 et 17°C avec des conditions ensoleillées idéales dans l’air. Plusieurs équipes n’ont malheureusement pu passer les deux portes horaires, quelques unes ont dû abandonner. À l’avant les meilleurs se sont livrés une bataille acharnée, et l’issue de la course s’est décidée sur le tard, démontrant que le niveau a explosé cette année !

Series 1000 Lakes 2019

Le circuit ÖTILLÖ swimrun World Series promeut des courses en binôme. Chaque équipier s’appuie sur les forces de son partenaire pour repousser ses limites. L’expérience à deux est incomparable, ce qui explique l’engouement hyper rapide de ce sport actuellement. Près de 114 équipes représentant 21 nations sont venues se défier sur L’ÖTILLÖ Swimrun 1000 Lakes, 1ère manche qualificative pour les championnats du monde de 2020 en Suède. Un format sprint et expérience ont lieu la veille le samedi afin d’offrir une course plus accessible tout en conservant les mêmes ingrédients qui font le succès de la grande course.

Matthieu et Hugo ont remporté plus qu’une manche de coupe du monde à L’ÖTILLÖ 1000 Lakes le week dernier: première équipe 100% française à s’imposer sur le prestigieux circuit, nouveau record de l’épreuve et bien sûr une qualification pour les prochains championnats du monde. Peu après la remise des prix, ils se sont prêtés au jeu des photos et de l’interview, médailles au cou, en toute décontraction.

Swimrun France: Bonjour Hugo & Matthieu avant de parler de votre course, pouvez vous nous en dire un peu plus sur vous ?

Bonjour Jean Marie. Merci de nous accorder cette interview.

Matthieu Poulain : J’ai 27 ans et je suis kiné sur Montpellier. Je fais du triathlon depuis mes 8 ans. J’ai commencé le swimrun il y a tout juste un an avec celui de la Grande Motte en mixte avec ma compagne Eugénie Plane. Hvar 2019 a été ma première expérience sur le circuit Otillo avec Hugo, puis Eugénie et moi avons fini 1ère équipe mixte sur l’Otillo Scilly 2019. Cette course à 1000 Lakes était le deuxième swimrun que je réalisais avec Hugo mais nous nous partageons régulièrement des entrainements sur Montpellier.

Hugo Tormento : Je suis ancien nageur, j’ai quelques sélections en équipe de France jeune et sénior. J’ai 26 ans et je suis commercial pour Le Coq Sportif sur la région Occitanie (ce qui nous a entre autre permis de réaliser les pulls de la délégation France pour ÖtillÖ 2019). J’ai commencé le Swimrun avec mon frère Nicolas Tormento à Hvar en en 2018, l’année où j’ai également découvert la course à pied/le trail. J’ai rencontré Matthieu en tant que kiné suite à ma blessure au genou sur ÖtillÖ 2018 puis nous avons rapidement sympathisé. Matthieu est aujourd’hui non seulement mon partenaire sur certaines courses mais également mon kiné et mon coach pour la partie course à pied/vélo.

SRF: comment s’est passée votre course des 1000 Lakes ?

Series 1000 Lakes 2019

MP/HT : Cette journée fut parfaite en termes de conditions météo : l’eau était juste « fraîche » ce qui nous a permis de récupérer un peu en nageant et l’air à bonne température pour éviter l’hyperthermie.

D’un point de vue tactique, nous avions envisagé différentes options. Suite à nos diverses participations nous avions constaté que les équipes de têtes restent en retrait avant d’attaquer et que les « attaques » sont généralement sur terre plutôt que dans l’eau.

Après avoir longuement hésité, nous avons fini par prendre la décision le matin même de la course, dans le bus, d’attaquer sur la plus longue section natation et d’enchaîner sur une course à pied appuyée. Nos adversaires étant, sur le papier moins performants que nous dans l’eau et meilleurs à pied, nous souhaitions initialement créer un écart dans l’eau puis les contenir le plus longtemps possible à pied sans y laisser trop d’énergie.

Finalement, nous ne sommes pas parvenus à les lâcher dans l’eau mais le rythme soutenu que nous leur avons imposé les a fatigué pour le début de la course à pied. Nous avons alors profité de leur moment de faiblesse pour maintenir un tempo rapide et raccourcir nos arrêts aux ravitos afin d’augmenter progressivement l’écart.

À ce moment-là, on s’est regardé et on s’est dit : « c’est tôt pour se livrer autant mais tant pis, ça passe ou ça casse, aucun regret ». On voulait vraiment avoir le sentiment d’avoir jouer le coup à fond ! La suite nous a donné raison pour notre plus grand plaisir.

SRF: Quel a été votre « moment » lors de cette épreuve ?

Series 1000 Lakes 2019

MP : Pour ma part c’est la sortie d’eau du 1100 au ¾ de la course. Les crampes ont commencé à arriver peu avant la mi-course, pendant la longue natation de 1300m. Mon pull buoy glissait entre mes jambes, ce qui m’obligeait à le serrer et qui m’a tétanisé les adducteurs ainsi que les ischios jambiers.
À la sortie de cette natation de 1100m, les crampes étaient telles que je me suis réellement posé la question de savoir si j’allais pouvoir finir. Les 500 premiers mètres après la sortie d’eau ont été un calvaire, nous étions à la limite de l’arrêt. Heureusement, Hugo était là pour me relancer. Non seulement la corde a permis de me soulager mais dans ces moments-là, le fait de courir pour deux et pas seulement pour soi permet de dépasser ses limites.
Sinon j’ai vraiment apprécié le moment où nous avons relancé l’allure sur le début de la longue course à pied avec Hugo calé dans la foulée et l’écart qui commençait à se faire, c’était inattendu ! Le passage de la ligne fut également un soulagement car la fin de course a vraiment été un combat.

HT : Pour cette course je n’aurai pas un moment mais 3:
Le premier est celui où nous nous échappons à pied : alors qu’on jouait notre carte « ça passe ou ça casse » j’ai progressivement retrouvé ma foulée et j’ai commencé à croire en notre chance.
Le second est la natation après la portion à pied de 3,3km au 2/3 du parcours : Matthieu commence à souffrir et il crampe en sortant de l’eau. A ce moment-là, sans même se parler on s’est compris : j’ai sorti la corde, je l’ai attaché à pied et il m’a dit « maintenant, ramènes moi à l’arrivée ». Il restait 14km à parcourir ensemble et ne sachant pas où étaient nos poursuivants, le doute a commencé à s’installer.
Le dernier moment est la sortie d’eau de la dernière natation : je me retourne et je vois que les seconds n’ont toujours pas plongé, on était enfin sûr qu’on allait gagner !

MP/HT : Coté ambiance c’était vraiment super, il y avait du monde au niveau des sorties d’eau, des ravitaillements, à l’arrivée. Nous avons reçu beaucoup d’encouragements, cela nous a vraiment poussé ! A contrario sur certaines parties nous étions perdus dans ces immenses forêts, on retrouve vraiment l’esprit du swimrun sur cette course où on est alors livré à nous même au milieu de nulle part !
Pour conclure on peut dire que c’est vraiment une très belle course avec de super paysage et une organisation au top !

SRF : Quelle a été la réaction des suédois après votre victoire ?

MP/HT : Les Suédois ont été très fairplay, ils nous ont grandement félicité ainsi que Nicolas et Francesc du Team Envol. Ils nous ont confirmé que l’accélération en natation les avait mis dans le rouge pour la longue course à pied qui a suivi. Ils nous savaient bons nageurs mais ont été surpris par notre niveau à pied.

SRF : La domination des suédois est elle en péril face aux autre nations ?

MP/HT : La Suède reste la nation forte du swimrun mais avec le développement actuel de la pratique à travers l’Europe et notamment la France, de nouvelles têtes vont continuer à arriver et à contribuer à l’augmentation de la densité sur le circuit.
Néanmoins, les suédois ont encore une longueur d’avance sur certaines courses notamment sur ÖtillÖ WC ou ils connaissent parfaitement le terrain, ce qui est un facteur prépondérant à la performance sur cette course hors catégorie.
Mais plus les années passent et plus l’écart se réduit, ce qui rend les courses d’autant plus intéressantes !

SRF : Beaucoup de Swimrunners désirent se qualifier pour les championnats du monde l’an prochain, d’après votre expérience ici, quelles sont les qualités qu’il faut pour réussir ?

MP/HT : Le plus important reste la gestion de l’effort, il faut avoir une bonne connaissance de soi, de ses qualités mais aussi de ses faiblesses.
Selon nous, la natation a un impact important sur la performance en swimrun car on peut y laisser énormément d’énergie. Plus on passe de temps dans l’eau, plus on perd d’énergie, et cela a d’autant plus d’impact en cas de conditions froides.

SRF : Niveau équipement, voyez vous une différence entre pays ?

MP/HT : Difficile à dire, il n’y a pas vraiment de pays qui se démarque. En ce moment ce sont plutôt les marques qui essayent de se différencier en apportant chacune à leur tour des améliorations ou des variantes sur leur combinaison/matériel. De plus, chacun aura un feeling différent avec tel ou tel équipement en fonction de ses qualités. Par exemple certains auront besoin de plus de flottabilité alors que d’autres chercheront plus de légèreté et de souplesse pour courir.
On remarque néanmoins que Ark et Head sont les marques de combinaison que l’on retrouve le plus souvent sur le circuit.


SRF : Il y a d’autres épreuves du circuit OtillO que vous allez faire

MP/HT : Nous allons laisser retomber tranquillement l’euphorie de la course puis nous discuterons de la suite dans quelques jours.
Pour l’instant, nos prochaines échéances sont Cannes pour Matthieu et Eugénie et le Swimrun de Nouméa (Nouvelle Calédonie) pour Hugo.

SRF : Quels sont vos sponsors ?

MP : Pour ma part il y a mon club du Montpellier Triathlon avec qui je bénéficie d’excellentes conditions d’entrainement, et la marque Ark qui m’a équipé pour la 1ère fois sur cette course.

HT : De mon coté, le magasin Sud Running (Marseille) en partenariat avec Adidas Terrex m’accompagne pour la partie course à pied tandis que Head Swimming me supporte pour la partie natation et les compétitions de swimrun. Le Pôle France de Sauvetage de Montpellier de Raphaël Raymond me permet de bénéficier de sa structure et d’entraînements adaptés à ma discipline pour m’entrainer dans l’eau. Enfin, le cabinet de kinésithérapie Balkios de Montpellier (avec Matthieu et ses associés) m’accompagne pour les soins et la récupération.

Résultats Top 3 ÖTILLÖ Swimrun 1000 Lakes, 22 Septembre, 2019 (les deux premiers binômes de leur catégorie sont qualifiés pour les prochains championnats du monde qui auront lieu le 31 aout 2020 dans l’archipel de Stockholm)

Hommes

  1. Matthieu Poullain & Hugo Tormento Team Head – Mat/Sudrunning(FRA)
  2. Nicolas Remires (FRA) & Francesc De Lazuna Gimeno (ESP) Team Envol
  3. Fredrik Axegård & Alex Flores (SWE) Team ARK Swimrun Mixed

Mixtes

  1. Martin Flinta & Jonna Hedbys (SWE), Team Thule Crew / Head SR team
  2. Sofia Axelsson & Tony Svensson (SWE) Team Wonder woman & Aquaman
  3. Per Ahlin & Lisa Ring (SWE) – Team Rå/IK NocOut.se

Femmes

1.Fanny Kuhn & Desirée Andersson (SWE) Team Envol 


2.Anna Hellström & Jenny Ramstedt (SWE) Team Head Swimming

3. Linnéa Olausson & Cassandra Eliasson (SWE) Primalcoaching HEAD

Résultats complet : https://otilloswimrun.com/races/1000-lakes/results-2019/
Site: https://otilloswimrun.com/races/1000-lakes
Photos: https://www.flickr.com/photos/otillorace/albums/72157710896344431