À Catalina, l’esprit Ötillö conquiert la Californie

Que c’est beau la Californie fin février !

Quand Ötillö a annoncé que 2020 marquerait son arrivée aux USA avec une course fin février sur l’île de Santa Catalina au large de Los Angeles, il m’est rapidement apparu comme une évidence d’y aller avec Stéphane. Nous ne savions pas vraiment à quoi nous attendre mais nous savions que la course serait belle #ÖtillÖStyle.

Nous avions décidé de partir une semaine avant la course à Los Angeles. Nous nous retrouvons ainsi à Venice Beach fin février échappant à la grisaille parisienne et profitant du soleil de plomb pour se remettre du décalage horaire, peaufiner l’entraînement, s’acclimater à la température du Pacifique et visiter.

Après cette première semaine bien remplie nous voilà dans le ferry direction Catalina pour un weekend qui promet. Nous y croisons des équipes suédoises et américaines avec qui nous avons l’occasion d’échanger avant d’apercevoir des bancs  de dauphins. Arrivés sur Catalina à Avalon, toujours sous un soleil incroyable, nous faisons quelque peu connaissance avec le terrain même si la course aura lieu à Two Harbors à l’autre bout de l’île. Nous nous rendons quand même compte qu’à part au bord de l’océan il n’y a quasiment pas de plat. 

Dimanche ça va grimper sec! Pour le briefing nous sommes reçus dans le théâtre d’Avalon, salle magnifique où nous avons pu voir l’enthousiasme des américains pour l’arrivée d’un World Series ÖtillÖ chez eux.

théâtre d’Avalon

Dimanche 6h00 le réveil sonne. Pour changer il faut prendre un ferry pour rallier le départ, celui-ci part à 7h00 pétante alors pas question d’être en retard. Nous nous sommes confectionné un petit déjeuner à la va vite pour le manger sur le ferry car le départ de la course est à 9h15. Arrivée à Two Harbors, nous nous mettons en tenue, profitons des infrastructures parfaites incluant toilettes et douches. La tension semble monter un peu chez certaines équipes américaines mais nous sommes tranquilles, il fait beau, la journée va être longue mais belle, essayons d’en profiter un maximum.

9h15, le départ est donné sous un soleil radieux. Il fait chaud, nous partons tranquillement combinaison ouverte et sans bonnet. Nous savons que le premier tronçon monte bien mais quand on est dedans c’est toujours dur même si on s’y attend. Le chemin n’est pas si large et bordé de cactus, le D+ est sévère, nous marchons tous en file indienne. On se croirait à Engadin! Enfin arrivés au sommet, nous constatons que la descente est une ligne droite aussi pentue que la montée. Ce n’est pas spécialement technique mais très raide donc nous prenons notre temps au milieu des équipes plus ou moins à l’aise. La première boucle autour de Two Harbors est enfin terminée, il est temps d’aller à l’eau!

Premier petit couac de la course, Stéphane a fait un trou dans son bonnet, sans doute les cactus, et celui-ci se déchire complètement quand il veut l’enfiler. Heureusement Michaël veille au grain et le bonnet est changé en moins d’une minute. Le moment sera tout de même immortalisé sur la story Instagram d’ÖtillÖ, le photographe me demandant si je suis ok pour faire une photo pendant que Stéphane récupère un nouveau bonnet.

Nous voici dans l’eau pour un premier gros morceau de 1500m, les sensations sont bonnes, Stéphane a du mal à me suivre, j’essaie de l’attendre mais pas simple car il y a des binômes partout. Nous prenons une bonne trajectoire qui nous fait gagner quelques mètres d’après la montre, tant mieux car j’ai plus froid que d’habitude dans l’eau. Le soleil est bien là mais le vent aussi !

Nous repartons en course à pied sur un chemin avec moins de dénivelé sur lequel nous pouvons courir et reprendre quelques binômes. Même si le classement n’est pas du tout notre objectif, ça fait du bien au moral. On traverse l’île en largeur, on se remet à l’eau pour un 400m où nous nageons très bien.

Vient alors le très gros morceaux de la journée : 9.5k de trail sans interruption avec 650D+ en 6k à la montre. Le soleil se cache, sur les hauteurs le vent est déchaîné et des bourrasques de poussière viennent nous chatouiller le visage.

Heureusement les paysages sont magnifiques, on ne va pas très vite ça tombe bien on a le temps de s’en mettre plein les yeux. La descente vers l’océan pour se remettre à l’eau est encore une fois très pentue et Stéphane fait très attention à sa cheville. Je me fais quand même  quelques petits tout schuss par ci par là pour profiter un peu tout en attendant Stéphane dès que la pente est moins importante. Voilà enfin le moment de se remettre à l’eau.

Petite surprise quand même, ce 700m s’annonce extrêmement animé car le vent tourbillonne dans la crique et de belles vagues s’enchaînent. On se croirait dans les rouleaux de Malte sauf qu’au lieu d’en sortir, il faut y entrer ! En pull plaquette, c’est un peu compliqué mais nous finissons par franchir la barre même si tout n’a pas été très académique. Nous rallions la sortie tant bien que mal et là encore une bonne maîtrise de la direction nous fait gagner un temps précieux en n’ayant pas à rester trop longtemps dans l’eau froide. A la sortie, dans les vagues, je ne vois pas un gros caillou et ma rotule droite le tape de plein fouet, moralité une belle égratignure et un hématome pour la suite de la course et les jours suivants.

S’enchaînent alors de longues natations sur de moyenne course à pied où le dénivelé est moins exigeant. Le soleil est toujours aux abonnés absents et quelques gouttes de pluie commencent même à s’inviter. Le froid commence à se faire sentir chez moi ainsi que chez la plupart des binômes que nous croisons. Heureusement en course à pied ça va beaucoup mieux et après les traditionnelles crampes de 3h30 de course, nous revoilà parti sur un bon rythme.

Nous finissons par revenir à Two Harbors, il ne reste plus qu’une boucle finale. Le soleil a définitivement disparu, le vent est toujours bien présent, l’eau est toujours aussi froide, toujours pas de boisson chaude au ravitaillement, dommage ! La dernière boucle nous offre une petite surprise avec du D+ supplémentaire que nous n’avions pas eu au premier passage.

Vient alors le dernier swim de 1400m que nous redoutons un peu car Stéphane a désormais mal aux bras et moi toujours froid. Je fais l’effort pour garder Stéphane dans mes pieds et tant pis si ça dure 10 min de plus que la normale et que je suis transi de froid, il faut rester ensemble ! Sur les derniers kilomètres nous avons doublé 4/5 équipes et il est pas question de les laisser repasser ! On donne tout dans le sable jusqu’à l’arrivée et voilà une nouvelle course de finie.

La nouvelle médaille ÖtillÖ en bois recyclé est vraiment superbe. Nous ne trainons pas et fonçons prendre une douche chaude car la pluie s’est invitée sur la fin et la journée fut longue !

Avec un peu de recul sur cette course, je dirai que cette première aux États-Unis est une grande réussite, le parcours est magnifique. Si je devais faire une comparaison pour les habitués, dans l’eau c’est Hvar et en trail c’est Engadin mais le tout avec un accent Californien qui fait que les paysages sont magnifiques et la course unique. Tout le long de la course, quasiment pas de goudron, quasiment pas de maisons, nous sommes réellement en pleine nature et c’est majestueux. L’eau est claire et nous avons pu admirer un nombre incroyable de poissons pas effarouchés par notre présence. Aucun requin à l’horizon, aucun bison non plus (même si on a aperçu un après la course). De toute façon on avait laissé les premiers reconnaître les éventuels dangers ! 

L’esprit Ötillö, ou tout simplement l’esprit Swimrun, a su traverser les frontières européennes et c’est un grand plaisir de l’avoir partagé sur cette magnifique île de Santa Catalina #ilovecatalina

PS : nous vous conseillons vivement de profiter un peu de la Californie si vous souhaitez faire cette course. En effet 9h de décalage horaire avec la France ce n’est pas rien. Mais une fois le rythme trouvé, les réveils à 6h00 sont parfaits pour profiter de belles journées. Commencez par visiter San Francisco peut être une très bonne idée pour travailler le D+ tout en visitant et finir par Venice Beach ou Santa Monica est parfait pour la récupération post course!

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Résultats ÖtillÖ Swimrun Catalina

Catalina, USA / 1er mars 2020

Hommes

1. Nicolas Remires (FRA) and Francesc De Lanuza Gimeno (ESP) Team Envol – 4:38:41

2. Fredrik Axegård (SWE) and Oscar Olsson (SWE) Team ARK Swimrun – 4:43:25

3. Gregory Harper (USA) and Prashanth Chandrashekar Ganesh (USA) Team Temple of Mount Diablo – 4:53:12

4. Joan Bernat (ESP) and Ignasi Gironès Pujadas (ESP) Swim Run Lloret – 4:56:53

5. Lars Finanger (USA) and John Stevens (USA) Ödyssey SwimRun USA – 4:57:09

Femmes

1. Fanny Kuhn (SWE) and Desirée Andersson (SWE) Team WILD Envol – 5:05:34

2. Helena Wikmar (SWE) and Isabella Hedberg (SWE) Team ARK Souls/Addnature – 5:37:30

3. Kelsie Pearson (USA) and Caroline Wolek (USA) Lyle Fitness Ladies – 5:37:51

4. Amber Ferreira (USA) and Aryn Marsh (USA) BetterTetheredTogether – 5:49:14

5. Chelsea Nauta (USA) and Catherine Breed (USA) Team CatDog – 5:53:35

Mixtes

1. Alexis Charrier (FRA) and Sabina Rapelli (ITA) Team Envol Switzerland / Vigor – 5:10:37

2. Hanna Skårbratt (SWE) and Johan Skårbratt (SWE) Team ARK – 5:12:01

3. Gregory Dierksen (USA) and Bronwen Dierksen (USA) Boston Wet Sox – 5:13:50

4. Johan Carlsson (SWE) and Helena Davilin (SWE) Skärgårdhotellet Nynäshamn – 5:43:30

5. Markus Rössel (GER) and Robin Pomeroy (USA) Team ARKsouls – 5:45:21

Images © Pierre Mangez / Paddy Mack / ÖtillÖ Catalina

Jean Nicolas / Instagram les vieux Neptuniens

Calendrier 2020

Le calendrier 2020 est publié. La majorité des courses ont annoncé les dates pour 2020, mais un nombre substantiel n’a pas mis à jour leur site web. Dans ce cas nous avons estimé la date pour 2020 en fonction de celle des années précédentes. Le calendrier sera mis à jour régulièrement. Cher.es organisateurs et swimrunners, s’il y a une erreur ou si quelque chose manque, n’hésitez pas à nous contacter en nous indiquant précisément ce qu’il faut changer SwimrunFrance@Gmail.com

Championnat de France 2020

Évolution inéluctable depuis que la FFTri a demandé la délégation pour le Swimrun, un Championnat de France sera organisé en 2020. C’est le 24 et 25 Octobre dans le cadre du Swimrun de la Cote d’Azur (SRCA) à Beaulieu qu’aura lieu cette première. Les distances sont encore à finaliser en fonction des autorisations, mais selon les informations communiquées par la FFTri on devrait voir deux formats. Samedi 24 octobre après midi : Distance M : 19,5km / Dénivelé + : 200m, et Dimanche 25 octobre Matin : Distance L : 30,5km / Dénivelé + : 600m.

Le Championnat se fera uniquement par équipe, Hommes, Femmes et Mixtes, sans catégories d’âge (à noter y compris les juniors). Par contre les deux membres d’une équipe devront obligatoirement être licencié.es d’un même club de triathlon affilié à la FFTri. C’est donc un Championnat de France de Clubs de triathlon qui font aussi du swimrun, basé sur celui de Bike & Run. Cela va forcément drastiquement limiter les choix des participants. On peut regretter cette option qui, si elle fait sens d’un point de vue d’une politique et stratégie de contrôle de la discipline, ne favorise pas l’ouverture, le partage et l’intégration, valeurs qui ont porté ce sport depuis sa création.
Dernier point intéressant: il n’est pas besoin d’être Français pour faire ce championnat puisqu’il s’agit d’équipes de club. La porte ouverte pour les Suédois ?

Lagon-till-Lagon: bienvenue au swimrun de la Réunion

La troisième édition du Swimrun de la Réunion, qui s’est déroulée ce dimanche 17 novembre entre les plages de Boucan Canot et Saint-Leu, a de nouveau eu un franc succès avec près de 600 participants sur les trois distances. Avec 10 sections de trail running (25 km) et 9 sections de natation réparties sur 4.6 km, le binôme des triathlètes internationaux David Hauss et Aurélien Raphaël remportent la course reine.
Ces derniers devancent de quelques minutes d’autres favoris, les métropolitains Hugo Tormento & Guillaume Heneman qui à eux deux cumulent un joli palmarès (victoire sur coupe du monde ÖtillÖ et plusieurs participations à la finale de l’ÖtillÖ).

Partis aux aurores à 7h du matin, les premiers bouclent ces 30 km en moins de 3h30. Les derniers, et non moins méritants, quant à eux finissent après plus de 6h30 d’efforts. Si le parcours offre des paysages de rêves, au milieu de lagons tapissés de coraux et peuplés de poissons multicolores, il fallait néanmoins savoir jouer avec le sable mou de plages toutes droit sorties de carte postales et enfin se méfier des courants d’eaux très joueurs en fonction de la marée.


L’organisation a innové pour cette troisième édition: un swimrun kids a été créé pour les enfants âgés de 6 à 18 ans. L’engouement pour la courte distance: 14,5 km de course et 2 km de natation en alternance, entre la passe de l’Hermitage et la plage de Saint-Leu, s’est confirmé avec une belle participation.

http://www.swimrun-reunion.com/

L’album photos d’Akuna des photos en « inside » : https://www.flickr.com/photos/akunamatata/albums/72157711834672238 et https://www.flickr.com/photos/akunamatata/albums/72157711833065122

L’interview de l’organisateur : Mickaël Legoanvic

Swimrun France: Bonjour Mickaël, quel a été le déclic pour vous d’organiser un swimrun à la Réunion ?
Mickaël Legoanvic: féru de sport de nature, je suis tout ce qui ce fait dans ce domaine. Dès le début de l’ÖTILLÖ je savais qu’une version tropical pourrait avoir sa place. Nous l’avons donc testé en off à l’entraînement sous forme de défi de fin d’année pendant 2 ans et ensuite nous avons invité le TCSD qui partage les mêmes valeurs que nous. A l’issue de cette 3ème édition en off il nous a semblé évident de nous associer pour en faire une course officielle.

SRF: Le parcours du swimrun emprunte les plages emblématique de la réunion, mais quels ont été les autres critères du tracé ?
ML: comme tout swimrun on s’adapte au terrain de jeu, l’idée de proposer un tracé le long du littoral avec un minimum de route était l’objectif. beaucoup de gens on redécouvert des sentiers qu’ils ne soupçonnaient même pas.

SRF: La réunion, île intense par excellence, regorge d’activités outdoor, qu’apporte en plus le swimrun d’après toi ?
ML: le swimrun fait la promotion des sports enchaînés. Notre objectif en plus de la promotion de notre territoire est également de développer le triathlon et disciplines associés dont fait parti le swimrun. Le plus c’est la formule en duo avec un esprit raid et de partage.

SRF: La date du swimrun de la réunion, en fait une des dernières épreuves du calendrier, quels sont les avantages propres à l’ile qui puissent inciter le swimrunner métropolitain ou européen à y participer ?
ML: Pour les métropolitains nous sommes en hors saison, du coup les billets d’avions sont un peu moins chers, c’est une bonne saison pour découvrir l’ile avant les grandes chaleurs et prendre un bain de soleil avant l’hiver métropolitain. Pour finir la saison dans un esprit détendu c’est l’idéal. Ensuite la visite de l’ile avec ses lagons, sa montagne et son volcan, aucun risque de s’ennuyer. Et ne parlons pas de tous les sports de nature à essayer : parapente ; plongée ; VTT de descente…

SRF: Quel sont les différentes nationalités qui participe ? Quel est le niveau global des participants, qui sont les élites ?
ML: Pour l’instant, hormis le suédois Daniel Hanson (champion du monde ÖTILLÖ) à la première édition, ce sont essentiellement des métropolitains qui sont venus participer. Et une belge cette année. Mais notre com’ est essentiellement nationale pour l’instant.

SRF: Où en est le sport swimrun à la réunion, il y a t-il des clubs, des communautés ?
ML: à la Réunion il y a une énorme activité associative. Le triathlon est correctement représenté et nous avons de plus en plus de belles épreuves.

SRF: Envisagez vous d’autres distances ?
ML: wait en see. Mais j’ai des idées plein la tête.

Epic Blue Finale Ligure, une belle italienne qui se mérite

Quelle journée à Finale Ligure ! L’Epic Blue Swimrun a su apporter sa pierre à l’édifice du festival FLOW (Finale Ligure Outdoor Weekend). Les athlètes, partis en face de la majestueuse église de Finale Ligure, se sont envolés à travers les rues étroites du centre ville historique de la cité transalpine. Au milieu d’une foule de touristes curieux et des équipes internationales de l’Enduro World Series (VTT), les swimrunners ont rejoint la promenade le long de la mer. Longeant le tournoi de beach volley, ils ont bifurqué peu après sur la plage puis une digue rocheuse afin de s’élancer dans la première natation.


Les athlètes furent conquis par la beauté des lieux et enthousiasmés du tracé malgré des conditions de mer plus exigeantes qu’anticipé avec vagues et courant. La partie trail en direction du Cap Noli était dure, mais gratifiante tant la vue surplombant la mer, dans laquelle les swimrunners venaient de nager et le village de Noli était exceptionnelle. La météo était favorable avec quelques nuages éparses atténuant l’intensité du soleil. La température de l’eau, clémente aux alentours de 20°C, autorisait la majorité des athlètes à se passer de combinaison.


Le grand format de la course inspiré du célèbre swimrun OtillO de l’archipel à Stockholm (Suède), berceau de la discipline, se court en binôme. Et ce n’est pas moins que le duo champion du monde 2016, 2017, 2018 Annika Ericsson et Kristin Larsson qui s’illustre en gagnant leur catégorie et en finissant 3ème au scratch après deux équipes hommes: les frères Cadière, Romain et Renaud (France) vainqueurs au général, suivis des triathlètes locaux Federico Gallo et Claudio Gaino.

La française Hélène Fayette (Marseillle) a commencé depuis peu le swimrun, elle nous livre ses motivations et son ressenti de cette première édition du swimrun Epic Blue Finale Ligure.

Swimrun France : Bonjour Hélène, tu as participé au swimrun Epic Blue finale Ligure sur la distance « short experience » en solo. Quels ont été tes choix pour disputer une telle épreuve ?
Hélène Fayette : Étant de nature assez solitaire, cela ne m’a pas dérangé de faire la course en solo. Le format « short experience » en solo est idéal pour les débutants. Même si le swimrun se pratique en binôme et que le format solo est souvent dénigré, il est rassurant de pouvoir faire une course à son propre rythme ( ce qui n’est parfois pas toujours le cas du binôme).
Le temps était magnifique et la combinaison était clairement de trop !!! Je n’aurais certainement pas pu finir la course si je ne m’étais pas changé 5 minutes avant le départ (je n’étais pas la seule).

SRF: À quoi ressemble l’environnement de la course ?
HF: J’ai découvert Finale Ligure et ses alentours et je dois dire que la beauté des lieux ne m’a pas laissé insensible. D’un côté, on peut apercevoir des plages sublimes à perte de vue et juste en face surplombent des immenses montagnes verdoyantes. On peut même visiter un magnifique village médiéval au pied de la montagne. C’est un cadre parfait pour la pratique du swimrun ainsi que beaucoup d’autres sports outdoor.

SRF: Comment s’est déroulée ta course ?
HF: C’est une des plus belles courses que j’ai pu faire mais aussi une des plus dures sur le plan technique. Même si la mer paraissait calme, il y avait un petit courant qui parfois nous faisait faire du sur-place ( assez dur psychologiquement) ainsi que quelques méduses pour pimenter le tout.
Pour la partie trail, on a eu droit à des belles côtes suivies de belles descentes ( je m’attendais à un terrain beaucoup plus plat ). Merci Matteo pour ce joli parcours

SRF: La particularité de l’Epic Blue Finale Ligure est que l’épreuve se déroule au sein du FLOW (Finale Ligure Outdoor week), un festival mêlant d’autres activités outdoor (VTT, escalade etc…), est ce un avantage ou un inconvénient ?
HF: C’est à la fois un avantage et à la fois un inconvénient. On a pu profiter du magnifique podium pour les briefings et la remise des prix cependant il y avait beaucoup d’autres courses et le timing était serré( la remise des prix a été coupée en deux). Une pasta party était organisée à la fin de la course mais pas tous les candidats ont pu en profiter car il y a eu rupture de pâtes à cause du festival. Tous les participants ont eu un très beau sac de marque head, un foulard de trail, une belle médaille….

SRF: En as tu profité pour rester quelques jours sur place pour faire un peu de tourisme ?
HF: Venant de Marseille qui n’est pas à côté, on en a profité pour visiter certaines villes de la Ligurie qui ont vraiment un charme fou. La visite des Cinque Terre faisait partie du programme et malgré l’affluence touristique, la beauté et le côté atypique de ces cinq villes sont vraiment à découvrir.

SRF: Aurais tu des conseils à donner aux français qui voudraient faire le swimrun Epic Blue Finale Ligure dans les prochaines années ?
HF: Que vous soyez en solo ou en binôme, débutant ou confirmé, sur la courte ou longue distance, si vous aimez le swimrun, vous allez être ravis.
Je tiens à remercier Matteo et sa famille qui se sont démenés tout le week-end pour que tout soit parfait, la communauté de swimrun de Nice que j’ai pu rencontrer et qui ont été ravissants (notamment Kate et Alex Bermond ) ainsi que Jean-marie 😘 qui a encore fait un excellent travail de photographe itinérant.
Prochaine étape : le swimrun de Beaulieu sur le format M en binôme.

Le site du Swimrun Epic Blue Finale Ligure

Gravity à la bourre

Comment former un binôme ? Certains sont convaincus qu’ils doivent trouver le ou la partenaire parfaite pour pouvoir se lancer dans l’aventure. Mais ce n’est pas indispensable si on veut avant tout prendre du plaisir. Le binôme Philippe Chod et Franck Paleyron s’est formé à la suite d’un post de Philippe sur Swimrun France Forum :
« GRAVITY RACE: Cherche coéquipier ou coéquipière pour faire le LONG !
Suite au désistement d’une équipe, l’orga me propose de monter une nouvelle équipe, avis aux amateurs de longs SR dispo samedi matin à Annecy.
J’y vais pas pour la gagne, plutôt pour le plaisir. »


La veille de la course Franck a répondu présent et tout est parti de là: il suffisait s’oser ! Une belle leçon que nous raconte Philippe.

Départ de nuit ©Arthur-Bertrand Photography

Départ de nuit dans l’eau avec direct 2.4km de traversée, un peu flippant quand on se met à l’eau, mais l’eau est bonne et petit à petit le jour se lève et les montagnes s’illuminent. Vu du milieu du lac d’Annecy c’est juste MAGIQUE.

Franck Paleyron, mon sauveur de dernière minute (on s’est connu la veille par internet, inscription à l’arrache et on a même séché le briefing à cause de mon train en retard !) prend le lead en natation, super. 52mn pour la première traversée. Ensuite nous partons à pied droit dans le pentu côté Semnoz, ça glisse pas mal, et le palpitant grimpe aussi vite que la température dans la combi. retour sur les bords du lac et on enchaîne des petits Swim et des petits runs plutôt plats (on tient le 12km/h, bien) avant de retraverser le lac sur 800m.

Ça monte !  ©Arthur-Bertrand Photography

Et après 3h nous voilà partis pour le kilomètre vertical: +1000m pour atteindre les chalets de l’aulp à 1450m. Une p…. de montée en laçets qui n’en finit pas. Franck souffre car pas encore complètement remis de son marathon à Budapest il y a 15 jours). On se fait pas mal doubler dans la montée, mais après le ravito au sommet (avec une vue 5 étoiles sur le lac, la tournette et les sommets des environs), on repart à fond dans la descente et on rattrape toutes ces équipes.
Nous voilà à Talloires, un petit Swim pour se rafraîchir et un ravito au Reblochon (si, si!! du vrai du coin … et ça passe beaucoup mieux que les barres énergétiques ). arrivée en course devant les falaises de la réserve du Roc de Chère…et c’est parti pour la plus longue section de nat : 2.8km !! Je passe devant et je me surprends à glisser à un bon rythme dans une eau splendide, claire, en admirant les falaises au dessus… et en dessous de l’eau! c’est juste magnifique. Franck tient le coup alors que d’autres équipes craquent (hypothermie, l’eau est à 17°… Une heure ça va, mais 4h là dedans, c’est limite… heureusement que l’on se réchauffe à pieds).

Il suffisait d’oser ! ©Arthur-Bertrand Photography

Plus de 30 km au compteur puis 40 et nous enchaînons encore des sections natation devant les splendides demeures, et des sections à pieds plus urbaines sous les encouragements des touristes et des locaux qui prennent l’apéro ! cela nous fait rejoindre Veyrier du lac où nous attaquons la dernière grosse section à pied: une montée infernale de 300m de D+, puis un beau chemin en balcon. Deux dernières sections en natation et c’est fini, l’arche, la sono, la bière, les accolades… On l’a fait !! bravo Franck qui a tout donné et qui m’a bien conseillé grâce à son expérience en Swimrun longs. MERCI !

24ème sur 70 équipes au départ, pas mal pour une première sur un Swimrun de 48km, et j’en reviens pas d’avoir avalé plus de 10km en crawl en une journée !

Alors n’hésitez plus: foncer, venez rejoindre le plus grand forum au monde et trouvez un ou une partenaire : vous ne le regretterez pas !

Photos crédit Arthur-Bertrand Photography

Première victoire 100% française à l’ ÖtillÖ 1000 Lakes 2019

« À ce moment-là, on s’est regardé et on s’est dit : « c’est tôt pour se livrer autant mais tant pis, ça passe ou ça casse, aucun regret ». On voulait vraiment avoir le sentiment d’avoir jouer le coup à fond ! La suite nous a donné raison pour notre plus grand plaisir (voir leur interview plus bas). » Matthieu Poullain & Hugo Tormento Team Head – Mat/Sudrunning(FRA) n’en reviennent toujours pas d’avoir damé le pion aux spécialistes de la discipline.

L’ÖTILLÖ Swimrun 1000 Lakes World Series course (Allemagne) est longue de 40km dont 8km de natation. La course est intense, rapide. Chaque portion de course à pied est sans relief à travers sentiers forestier sablonneux et sous les arbres majestueux de la région de Rheinsberg. Les 10 natations se font dans une eau limpide de lacs magnifiques à peine troublés par vents ou vagues. C’est la recette pour une course nerveuse, rapide où il faut toujours pousser la machine. La course est en ligne, elle part du comté de Wesenberg jusqu’au comté de Rheinsberg situé plus au sud.
Les températures de l’eau, clémentes, oscillent entre 16 et 17°C avec des conditions ensoleillées idéales dans l’air. Plusieurs équipes n’ont malheureusement pu passer les deux portes horaires, quelques unes ont dû abandonner. À l’avant les meilleurs se sont livrés une bataille acharnée, et l’issue de la course s’est décidée sur le tard, démontrant que le niveau a explosé cette année !

Series 1000 Lakes 2019

Le circuit ÖTILLÖ swimrun World Series promeut des courses en binôme. Chaque équipier s’appuie sur les forces de son partenaire pour repousser ses limites. L’expérience à deux est incomparable, ce qui explique l’engouement hyper rapide de ce sport actuellement. Près de 114 équipes représentant 21 nations sont venues se défier sur L’ÖTILLÖ Swimrun 1000 Lakes, 1ère manche qualificative pour les championnats du monde de 2020 en Suède. Un format sprint et expérience ont lieu la veille le samedi afin d’offrir une course plus accessible tout en conservant les mêmes ingrédients qui font le succès de la grande course.

Matthieu et Hugo ont remporté plus qu’une manche de coupe du monde à L’ÖTILLÖ 1000 Lakes le week dernier: première équipe 100% française à s’imposer sur le prestigieux circuit, nouveau record de l’épreuve et bien sûr une qualification pour les prochains championnats du monde. Peu après la remise des prix, ils se sont prêtés au jeu des photos et de l’interview, médailles au cou, en toute décontraction.

Swimrun France: Bonjour Hugo & Matthieu avant de parler de votre course, pouvez vous nous en dire un peu plus sur vous ?

Bonjour Jean Marie. Merci de nous accorder cette interview.

Matthieu Poulain : J’ai 27 ans et je suis kiné sur Montpellier. Je fais du triathlon depuis mes 8 ans. J’ai commencé le swimrun il y a tout juste un an avec celui de la Grande Motte en mixte avec ma compagne Eugénie Plane. Hvar 2019 a été ma première expérience sur le circuit Otillo avec Hugo, puis Eugénie et moi avons fini 1ère équipe mixte sur l’Otillo Scilly 2019. Cette course à 1000 Lakes était le deuxième swimrun que je réalisais avec Hugo mais nous nous partageons régulièrement des entrainements sur Montpellier.

Hugo Tormento : Je suis ancien nageur, j’ai quelques sélections en équipe de France jeune et sénior. J’ai 26 ans et je suis commercial pour Le Coq Sportif sur la région Occitanie (ce qui nous a entre autre permis de réaliser les pulls de la délégation France pour ÖtillÖ 2019). J’ai commencé le Swimrun avec mon frère Nicolas Tormento à Hvar en en 2018, l’année où j’ai également découvert la course à pied/le trail. J’ai rencontré Matthieu en tant que kiné suite à ma blessure au genou sur ÖtillÖ 2018 puis nous avons rapidement sympathisé. Matthieu est aujourd’hui non seulement mon partenaire sur certaines courses mais également mon kiné et mon coach pour la partie course à pied/vélo.

SRF: comment s’est passée votre course des 1000 Lakes ?

Series 1000 Lakes 2019

MP/HT : Cette journée fut parfaite en termes de conditions météo : l’eau était juste « fraîche » ce qui nous a permis de récupérer un peu en nageant et l’air à bonne température pour éviter l’hyperthermie.

D’un point de vue tactique, nous avions envisagé différentes options. Suite à nos diverses participations nous avions constaté que les équipes de têtes restent en retrait avant d’attaquer et que les « attaques » sont généralement sur terre plutôt que dans l’eau.

Après avoir longuement hésité, nous avons fini par prendre la décision le matin même de la course, dans le bus, d’attaquer sur la plus longue section natation et d’enchaîner sur une course à pied appuyée. Nos adversaires étant, sur le papier moins performants que nous dans l’eau et meilleurs à pied, nous souhaitions initialement créer un écart dans l’eau puis les contenir le plus longtemps possible à pied sans y laisser trop d’énergie.

Finalement, nous ne sommes pas parvenus à les lâcher dans l’eau mais le rythme soutenu que nous leur avons imposé les a fatigué pour le début de la course à pied. Nous avons alors profité de leur moment de faiblesse pour maintenir un tempo rapide et raccourcir nos arrêts aux ravitos afin d’augmenter progressivement l’écart.

À ce moment-là, on s’est regardé et on s’est dit : « c’est tôt pour se livrer autant mais tant pis, ça passe ou ça casse, aucun regret ». On voulait vraiment avoir le sentiment d’avoir jouer le coup à fond ! La suite nous a donné raison pour notre plus grand plaisir.

SRF: Quel a été votre « moment » lors de cette épreuve ?

Series 1000 Lakes 2019

MP : Pour ma part c’est la sortie d’eau du 1100 au ¾ de la course. Les crampes ont commencé à arriver peu avant la mi-course, pendant la longue natation de 1300m. Mon pull buoy glissait entre mes jambes, ce qui m’obligeait à le serrer et qui m’a tétanisé les adducteurs ainsi que les ischios jambiers.
À la sortie de cette natation de 1100m, les crampes étaient telles que je me suis réellement posé la question de savoir si j’allais pouvoir finir. Les 500 premiers mètres après la sortie d’eau ont été un calvaire, nous étions à la limite de l’arrêt. Heureusement, Hugo était là pour me relancer. Non seulement la corde a permis de me soulager mais dans ces moments-là, le fait de courir pour deux et pas seulement pour soi permet de dépasser ses limites.
Sinon j’ai vraiment apprécié le moment où nous avons relancé l’allure sur le début de la longue course à pied avec Hugo calé dans la foulée et l’écart qui commençait à se faire, c’était inattendu ! Le passage de la ligne fut également un soulagement car la fin de course a vraiment été un combat.

HT : Pour cette course je n’aurai pas un moment mais 3:
Le premier est celui où nous nous échappons à pied : alors qu’on jouait notre carte « ça passe ou ça casse » j’ai progressivement retrouvé ma foulée et j’ai commencé à croire en notre chance.
Le second est la natation après la portion à pied de 3,3km au 2/3 du parcours : Matthieu commence à souffrir et il crampe en sortant de l’eau. A ce moment-là, sans même se parler on s’est compris : j’ai sorti la corde, je l’ai attaché à pied et il m’a dit « maintenant, ramènes moi à l’arrivée ». Il restait 14km à parcourir ensemble et ne sachant pas où étaient nos poursuivants, le doute a commencé à s’installer.
Le dernier moment est la sortie d’eau de la dernière natation : je me retourne et je vois que les seconds n’ont toujours pas plongé, on était enfin sûr qu’on allait gagner !

MP/HT : Coté ambiance c’était vraiment super, il y avait du monde au niveau des sorties d’eau, des ravitaillements, à l’arrivée. Nous avons reçu beaucoup d’encouragements, cela nous a vraiment poussé ! A contrario sur certaines parties nous étions perdus dans ces immenses forêts, on retrouve vraiment l’esprit du swimrun sur cette course où on est alors livré à nous même au milieu de nulle part !
Pour conclure on peut dire que c’est vraiment une très belle course avec de super paysage et une organisation au top !

SRF : Quelle a été la réaction des suédois après votre victoire ?

MP/HT : Les Suédois ont été très fairplay, ils nous ont grandement félicité ainsi que Nicolas et Francesc du Team Envol. Ils nous ont confirmé que l’accélération en natation les avait mis dans le rouge pour la longue course à pied qui a suivi. Ils nous savaient bons nageurs mais ont été surpris par notre niveau à pied.

SRF : La domination des suédois est elle en péril face aux autre nations ?

MP/HT : La Suède reste la nation forte du swimrun mais avec le développement actuel de la pratique à travers l’Europe et notamment la France, de nouvelles têtes vont continuer à arriver et à contribuer à l’augmentation de la densité sur le circuit.
Néanmoins, les suédois ont encore une longueur d’avance sur certaines courses notamment sur ÖtillÖ WC ou ils connaissent parfaitement le terrain, ce qui est un facteur prépondérant à la performance sur cette course hors catégorie.
Mais plus les années passent et plus l’écart se réduit, ce qui rend les courses d’autant plus intéressantes !

SRF : Beaucoup de Swimrunners désirent se qualifier pour les championnats du monde l’an prochain, d’après votre expérience ici, quelles sont les qualités qu’il faut pour réussir ?

MP/HT : Le plus important reste la gestion de l’effort, il faut avoir une bonne connaissance de soi, de ses qualités mais aussi de ses faiblesses.
Selon nous, la natation a un impact important sur la performance en swimrun car on peut y laisser énormément d’énergie. Plus on passe de temps dans l’eau, plus on perd d’énergie, et cela a d’autant plus d’impact en cas de conditions froides.

SRF : Niveau équipement, voyez vous une différence entre pays ?

MP/HT : Difficile à dire, il n’y a pas vraiment de pays qui se démarque. En ce moment ce sont plutôt les marques qui essayent de se différencier en apportant chacune à leur tour des améliorations ou des variantes sur leur combinaison/matériel. De plus, chacun aura un feeling différent avec tel ou tel équipement en fonction de ses qualités. Par exemple certains auront besoin de plus de flottabilité alors que d’autres chercheront plus de légèreté et de souplesse pour courir.
On remarque néanmoins que Ark et Head sont les marques de combinaison que l’on retrouve le plus souvent sur le circuit.


SRF : Il y a d’autres épreuves du circuit OtillO que vous allez faire

MP/HT : Nous allons laisser retomber tranquillement l’euphorie de la course puis nous discuterons de la suite dans quelques jours.
Pour l’instant, nos prochaines échéances sont Cannes pour Matthieu et Eugénie et le Swimrun de Nouméa (Nouvelle Calédonie) pour Hugo.

SRF : Quels sont vos sponsors ?

MP : Pour ma part il y a mon club du Montpellier Triathlon avec qui je bénéficie d’excellentes conditions d’entrainement, et la marque Ark qui m’a équipé pour la 1ère fois sur cette course.

HT : De mon coté, le magasin Sud Running (Marseille) en partenariat avec Adidas Terrex m’accompagne pour la partie course à pied tandis que Head Swimming me supporte pour la partie natation et les compétitions de swimrun. Le Pôle France de Sauvetage de Montpellier de Raphaël Raymond me permet de bénéficier de sa structure et d’entraînements adaptés à ma discipline pour m’entrainer dans l’eau. Enfin, le cabinet de kinésithérapie Balkios de Montpellier (avec Matthieu et ses associés) m’accompagne pour les soins et la récupération.

Résultats Top 3 ÖTILLÖ Swimrun 1000 Lakes, 22 Septembre, 2019 (les deux premiers binômes de leur catégorie sont qualifiés pour les prochains championnats du monde qui auront lieu le 31 aout 2020 dans l’archipel de Stockholm)

Hommes

  1. Matthieu Poullain & Hugo Tormento Team Head – Mat/Sudrunning(FRA)
  2. Nicolas Remires (FRA) & Francesc De Lazuna Gimeno (ESP) Team Envol
  3. Fredrik Axegård & Alex Flores (SWE) Team ARK Swimrun Mixed

Mixtes

  1. Martin Flinta & Jonna Hedbys (SWE), Team Thule Crew / Head SR team
  2. Sofia Axelsson & Tony Svensson (SWE) Team Wonder woman & Aquaman
  3. Per Ahlin & Lisa Ring (SWE) – Team Rå/IK NocOut.se

Femmes

1.Fanny Kuhn & Desirée Andersson (SWE) Team Envol 


2.Anna Hellström & Jenny Ramstedt (SWE) Team Head Swimming

3. Linnéa Olausson & Cassandra Eliasson (SWE) Primalcoaching HEAD

Résultats complet : https://otilloswimrun.com/races/1000-lakes/results-2019/
Site: https://otilloswimrun.com/races/1000-lakes
Photos: https://www.flickr.com/photos/otillorace/albums/72157710896344431

Epic Blue Finale Ligure en Italie, le 28 septembre 2019

La première édition de EPICBLUE SWIMRUN Finale Ligure en Italie, le 28 septembre
27-28 SEPTEMBRE 2019

Un nouveau concept en Ligurie, le swimrun, sport en plein essor, inspiré de la mythique course Ötillö en Suède, aura lieu lors du FLOW, le festival Outdoor de Finale Ligure, le samedi 28 septembre 2019. La principale compétition, appelé EPICBLUE LONG ENDURANCE, se déroule sur une distance de 23 km au total, avec un mélange de natation en eau libre et de partie trail spectaculaires sur une boucle entre Finale Ligure, Varigotti, et Noli. Ces villages incarnent à eux trois la superbe Riviera nord-ouest. Attendez-vous à un parcours magnifique. La compétition s’annonce rapide et difficile entre les meilleurs swimrunners mondiaux. Les équipes se disputeront également 6 places qualificatives pour l’événement EPICBLUE Turquie qui se tiendra en juillet 2020.
Un format SHORT EXPERIENCE sera également proposé avec une distance totale de 13 km dont 6 sections de natation, pour ceux qui souhaitent participer sur une distance moins longue que la Finale LONG ENDURANCE.

Pas moins de 300 athlètes, représentant près de 5 nations; participeront aux courses par binôme dans les trois catégories Hommes, Mixtes et Femmes, réparties entre les distances LONG ENDURANCE et SHORT EXPERIENCE. À noter que le format SHORT EXPERIENCE autorise la participation en SOLO.
Le taux de participation pour une première édition inaugurale, intégrée dans un festival outdoor déjà couronné de succès, est déjà très bon.

Au sein du FLOW Outdoor Festival, comprenant l’événement VTT / Nations du Enduro World Series, le parcours EPICBLUE SWIMRUN, partant de la marina de Finale Ligure, vous fera traverser le village pittoresque de Varigotti, la falaise rocheuse au-dessus de l’eau bleue de Baia dei Saraceni et Capo Noli, puis à travers le village médiéval de Noli. Le retour à Varigotti et le point de départ se fera par un sentier spectaculaire longeant «l’Altipiano de Manie» et côtoiera les célèbres pistes de VTT, avec une vue magnifique des paysages ligures.

Le temps prévu pour le premier vainqueur de la course LONG ENDURANCE est estimé à un peu plus de trois heures. Pour le cours SHORT EXPERIENCE, le temps prévu du vainqueur est d’environ 2 heures.

Le parcours fait environ 23.5 km avec 18 km de course sur trail / route et 5,5 km de natation pour 11 sections de courses à pied et 10 sections de natation, soit près de 20 transitions entre la course à pied et la nage. Il n’y a pas de temps à perdre pour les transitions – vous courez dans votre maillot de bain et nagez avec vos chaussures. Les athlètes se doivent de maîtriser les transitions course / natation pour garder le rythme. La température de l’eau sera d’environ 22 degrés et les combinaisons seront donc optionnelles pour les athlètes. Les concurrents doivent être capables de s’adapter à des températures en constante évolution!

• 23.5 km de swimrun entre Finale Ligure, Varigotti et Noli

• 18 km de course à pied

• 5,5 km de nage en eau libre

• 20 changements entre course et natation

• Les parties natation sont comprises entre 250 et 1500 mètres

• Les courses à pied mesurent entre 400 et 6000 mètres

• Nage la plus longue 1500 mètres

• Plus longue course à pied de 6 km

Inscription: https://www.activedrop.org/epicblue-finale-ligure/

 Swimrun reconnaissance Epic Blue Finale Ligure 2019

Interview du directeur de course Mattéo Testa

Swimrun France: Bonjour Matteo, en quelques mots peux tu te présenter aux swimrunners français ?
Mattéo Testa : Bonjour Jean-Marie. En bref (je pourrais en dire beaucoup plus) je suis un passionné de sport, de tous les sport Outdoor, d’endurance, et pratiquant actif de triathlon, natation, windsurf et plein d’autre. En compétition, je pense avoir eu des prestations assez modestes (10h20 sur IM France a Nice en 2016). Mais j’ai surtout acquis une forte expérience en tant que compétiteur combinée avec mon parcours d’organisateur (swimtheisland, swimsardinia et d’autres évènements du secteur ou non). Cela m’ enclin à exiger (et fournir) le meilleur service pour l’organisation d’un évènement sportif. Aujourd’hui c’est ça mon but : créer des évènements uniques et qualitatifs pour des vrais passionné qui partagent ma vision du sport.

SRF : L’Italie a déjà quelques épreuves de swimrun, d’après toi où en est le développement du swimrun transalpin ?
MT : Je suis conscient qu’en Italie il y a déjà un bon mouvement qui es en train de se créer pour le swimrun, grâce à la forte énergie de Diego Novella (swimrun cheers) et Matteo Debenedetti (aquaticrunner) et d’autres. Je crois fortement que, grâce à mon savoir-faire à l ’international en tant qu’organisateur, grâce au contexte dont j’ai pensé EPICBLUE SWIMRUN avec mon équipe, nous offrirons aux athlètes un swimrun Finale Ligure de grand standing.

SRF : Les valeurs du swimrun trouvent-elles un écho en Italie ?
MT : En tant que triathlète, j’ai mis du temps à me passionner au swimrun, en comprendre l’esprit, les aspects techniques et les valeurs de la discipline. J’ai maintenant acquis une maturation sportive qui me fait apprécier les particularités du swimrun, “le travail d’équipe”, le partage (de l ’effort ainsi que des émotions) et le voyage qu’à chaque fois on peut faire sur des terrain variés. Finale Ligure est le terrain idéal pour intégrer le concept du swimrun sur un territoire qui est réputé comme une des plus belles destinations Outdoor au monde. Les merveilleuses falaises inégalées pour l’escalade, les meilleures parcours de la scène mondiale du mountainbiking, des eaux parmi les plus belles en Italie pour nager …Quel meilleur contexte pour intégrer un mélange de trail running et de la nage en eau libre comme celui du FLOW – Finale Ligure Outdoor Week ?

SRF: Pourquoi avoir créé une épreuve de swimrun à Finale Ligure en ce mois de septembre ?
MT : Les explications viennent de la réponse à la question précédente. Septembre et Octobre représentent la meilleure période de l’année pour faire du sport outdoor et surtout en mer, dans la région de la Ligurie. Un tourisme complètement dédié au sport à une clientèle provenant du nord de l’Europe, une eau à 21-22 degré, un ciel bleu et les commerçants plus détendus pour offrir une restauration et des services d’excellence.

SRF: Cette épreuve est-elle abordable pour les débutants ?
MT : Oui, sans doute. Nous avons voulu proposer la courte distance, SHORT EXPERIENCE, pour permettre aux personnes qui n’ont pas encore expérimentés la discipline, et veulent la découvrir. 2.5 km de natation au total et 10.5 km de course à pied, avec 388 m de dénivelé. Sur le même parcours de la longue distance, sur la première partie et sur le retour. Vue la faisabilité de chaque portion de course par des participants non expérimentés, nous offrons la possibilité de participer aussi en individuel (catégorie SOLO). Cette épreuve courte comprendra 2 des 3 villages somptueux du grand parcours, soit Finale Ligure et Varigotti.

SRF: Ton épreuve de Finale Ligure va faire partie d’un circuit de Swimrun internationaux, peux-tu nous en dire plus ?
MT : Oui, EPICBLUE est un concept que nous avons développé comme MERIDIAN ADVENTURES RACE, dont je fais partie comme Race Director, pour un concept d’évènement plus ample, qui s’étend à d’autres épreuves parmi EPICBLUE SWIMRUN Turquie prévu en Juillet 2020 et en Indonésie (Raja-Ampat), avec d’autre projets à venir en 2021 sur d’autre destinations spéciales…

SRF: merci Matteo
MT : Merci à toi Jean Marie et à vous tous du mouvement SWIMRUN France !

Le programme de Finale Ligure:

27 septembre 2019 – vendredi | Piazza Vittorio Emanuele II
• 14h00: ARRIVÉES ET ENREGISTREMENT DES ATHLÈTES
• 15h00 – 19h00: ENREGISTREMENT EPICBLUE RACE, RACE-PACK
• 17h30: Briefing pour tous les participants du EPICBLUE RACE

28 septembre 2019 – samedi
• 7h30 – 09h30: ENREGISTREMENT EPICBLUE RACE, RACE-PACK
• 10h45: BRIEFING DE COURSE
• 11h30: DÉPART DE LA COURSE EPICBLUE
• 13h30: Premières arrivées
• 17h00: CÉRÉMONIE DE REMISE DES PRIX
• 19h30: Parti EPICBLUEFINALE FINISHER