Epic Blue Finale Ligure, une belle italienne qui se mérite

Quelle journée à Finale Ligure ! L’Epic Blue Swimrun a su apporter sa pierre à l’édifice du festival FLOW (Finale Ligure Outdoor Weekend). Les athlètes, partis en face de la majestueuse église de Finale Ligure, se sont envolés à travers les rues étroites du centre ville historique de la cité transalpine. Au milieu d’une foule de touristes curieux et des équipes internationales de l’Enduro World Series (VTT), les swimrunners ont rejoint la promenade le long de la mer. Longeant le tournoi de beach volley, ils ont bifurqué peu après sur la plage puis une digue rocheuse afin de s’élancer dans la première natation.


Les athlètes furent conquis par la beauté des lieux et enthousiasmés du tracé malgré des conditions de mer plus exigeantes qu’anticipé avec vagues et courant. La partie trail en direction du Cap Noli était dure, mais gratifiante tant la vue surplombant la mer, dans laquelle les swimrunners venaient de nager et le village de Noli était exceptionnelle. La météo était favorable avec quelques nuages éparses atténuant l’intensité du soleil. La température de l’eau, clémente aux alentours de 20°C, autorisait la majorité des athlètes à se passer de combinaison.


Le grand format de la course inspiré du célèbre swimrun OtillO de l’archipel à Stockholm (Suède), berceau de la discipline, se court en binôme. Et ce n’est pas moins que le duo champion du monde 2016, 2017, 2018 Annika Ericsson et Kristin Larsson qui s’illustre en gagnant leur catégorie et en finissant 3ème au scratch après deux équipes hommes: les frères Cadière, Romain et Renaud (France) vainqueurs au général, suivis des triathlètes locaux Federico Gallo et Claudio Gaino.

La française Hélène Fayette (Marseillle) a commencé depuis peu le swimrun, elle nous livre ses motivations et son ressenti de cette première édition du swimrun Epic Blue Finale Ligure.

Swimrun France : Bonjour Hélène, tu as participé au swimrun Epic Blue finale Ligure sur la distance « short experience » en solo. Quels ont été tes choix pour disputer une telle épreuve ?
Hélène Fayette : Étant de nature assez solitaire, cela ne m’a pas dérangé de faire la course en solo. Le format « short experience » en solo est idéal pour les débutants. Même si le swimrun se pratique en binôme et que le format solo est souvent dénigré, il est rassurant de pouvoir faire une course à son propre rythme ( ce qui n’est parfois pas toujours le cas du binôme).
Le temps était magnifique et la combinaison était clairement de trop !!! Je n’aurais certainement pas pu finir la course si je ne m’étais pas changé 5 minutes avant le départ (je n’étais pas la seule).

SRF: À quoi ressemble l’environnement de la course ?
HF: J’ai découvert Finale Ligure et ses alentours et je dois dire que la beauté des lieux ne m’a pas laissé insensible. D’un côté, on peut apercevoir des plages sublimes à perte de vue et juste en face surplombent des immenses montagnes verdoyantes. On peut même visiter un magnifique village médiéval au pied de la montagne. C’est un cadre parfait pour la pratique du swimrun ainsi que beaucoup d’autres sports outdoor.

SRF: Comment s’est déroulée ta course ?
HF: C’est une des plus belles courses que j’ai pu faire mais aussi une des plus dures sur le plan technique. Même si la mer paraissait calme, il y avait un petit courant qui parfois nous faisait faire du sur-place ( assez dur psychologiquement) ainsi que quelques méduses pour pimenter le tout.
Pour la partie trail, on a eu droit à des belles côtes suivies de belles descentes ( je m’attendais à un terrain beaucoup plus plat ). Merci Matteo pour ce joli parcours

SRF: La particularité de l’Epic Blue Finale Ligure est que l’épreuve se déroule au sein du FLOW (Finale Ligure Outdoor week), un festival mêlant d’autres activités outdoor (VTT, escalade etc…), est ce un avantage ou un inconvénient ?
HF: C’est à la fois un avantage et à la fois un inconvénient. On a pu profiter du magnifique podium pour les briefings et la remise des prix cependant il y avait beaucoup d’autres courses et le timing était serré( la remise des prix a été coupée en deux). Une pasta party était organisée à la fin de la course mais pas tous les candidats ont pu en profiter car il y a eu rupture de pâtes à cause du festival. Tous les participants ont eu un très beau sac de marque head, un foulard de trail, une belle médaille….

SRF: En as tu profité pour rester quelques jours sur place pour faire un peu de tourisme ?
HF: Venant de Marseille qui n’est pas à côté, on en a profité pour visiter certaines villes de la Ligurie qui ont vraiment un charme fou. La visite des Cinque Terre faisait partie du programme et malgré l’affluence touristique, la beauté et le côté atypique de ces cinq villes sont vraiment à découvrir.

SRF: Aurais tu des conseils à donner aux français qui voudraient faire le swimrun Epic Blue Finale Ligure dans les prochaines années ?
HF: Que vous soyez en solo ou en binôme, débutant ou confirmé, sur la courte ou longue distance, si vous aimez le swimrun, vous allez être ravis.
Je tiens à remercier Matteo et sa famille qui se sont démenés tout le week-end pour que tout soit parfait, la communauté de swimrun de Nice que j’ai pu rencontrer et qui ont été ravissants (notamment Kate et Alex Bermond ) ainsi que Jean-marie 😘 qui a encore fait un excellent travail de photographe itinérant.
Prochaine étape : le swimrun de Beaulieu sur le format M en binôme.

Le site du Swimrun Epic Blue Finale Ligure

Gravity à la bourre

Comment former un binôme ? Certains sont convaincus qu’ils doivent trouver le ou la partenaire parfaite pour pouvoir se lancer dans l’aventure. Mais ce n’est pas indispensable si on veut avant tout prendre du plaisir. Le binôme Philippe Chod et Franck Paleyron s’est formé à la suite d’un post de Philippe sur Swimrun France Forum :
« GRAVITY RACE: Cherche coéquipier ou coéquipière pour faire le LONG !
Suite au désistement d’une équipe, l’orga me propose de monter une nouvelle équipe, avis aux amateurs de longs SR dispo samedi matin à Annecy.
J’y vais pas pour la gagne, plutôt pour le plaisir. »


La veille de la course Franck a répondu présent et tout est parti de là: il suffisait s’oser ! Une belle leçon que nous raconte Philippe.

Départ de nuit ©Arthur-Bertrand Photography

Départ de nuit dans l’eau avec direct 2.4km de traversée, un peu flippant quand on se met à l’eau, mais l’eau est bonne et petit à petit le jour se lève et les montagnes s’illuminent. Vu du milieu du lac d’Annecy c’est juste MAGIQUE.

Franck Paleyron, mon sauveur de dernière minute (on s’est connu la veille par internet, inscription à l’arrache et on a même séché le briefing à cause de mon train en retard !) prend le lead en natation, super. 52mn pour la première traversée. Ensuite nous partons à pied droit dans le pentu côté Semnoz, ça glisse pas mal, et le palpitant grimpe aussi vite que la température dans la combi. retour sur les bords du lac et on enchaîne des petits Swim et des petits runs plutôt plats (on tient le 12km/h, bien) avant de retraverser le lac sur 800m.

Ça monte !  ©Arthur-Bertrand Photography

Et après 3h nous voilà partis pour le kilomètre vertical: +1000m pour atteindre les chalets de l’aulp à 1450m. Une p…. de montée en laçets qui n’en finit pas. Franck souffre car pas encore complètement remis de son marathon à Budapest il y a 15 jours). On se fait pas mal doubler dans la montée, mais après le ravito au sommet (avec une vue 5 étoiles sur le lac, la tournette et les sommets des environs), on repart à fond dans la descente et on rattrape toutes ces équipes.
Nous voilà à Talloires, un petit Swim pour se rafraîchir et un ravito au Reblochon (si, si!! du vrai du coin … et ça passe beaucoup mieux que les barres énergétiques ). arrivée en course devant les falaises de la réserve du Roc de Chère…et c’est parti pour la plus longue section de nat : 2.8km !! Je passe devant et je me surprends à glisser à un bon rythme dans une eau splendide, claire, en admirant les falaises au dessus… et en dessous de l’eau! c’est juste magnifique. Franck tient le coup alors que d’autres équipes craquent (hypothermie, l’eau est à 17°… Une heure ça va, mais 4h là dedans, c’est limite… heureusement que l’on se réchauffe à pieds).

Il suffisait d’oser ! ©Arthur-Bertrand Photography

Plus de 30 km au compteur puis 40 et nous enchaînons encore des sections natation devant les splendides demeures, et des sections à pieds plus urbaines sous les encouragements des touristes et des locaux qui prennent l’apéro ! cela nous fait rejoindre Veyrier du lac où nous attaquons la dernière grosse section à pied: une montée infernale de 300m de D+, puis un beau chemin en balcon. Deux dernières sections en natation et c’est fini, l’arche, la sono, la bière, les accolades… On l’a fait !! bravo Franck qui a tout donné et qui m’a bien conseillé grâce à son expérience en Swimrun longs. MERCI !

24ème sur 70 équipes au départ, pas mal pour une première sur un Swimrun de 48km, et j’en reviens pas d’avoir avalé plus de 10km en crawl en une journée !

Alors n’hésitez plus: foncer, venez rejoindre le plus grand forum au monde et trouvez un ou une partenaire : vous ne le regretterez pas !

Photos crédit Arthur-Bertrand Photography

Première victoire 100% française à l’ ÖtillÖ 1000 Lakes 2019

« À ce moment-là, on s’est regardé et on s’est dit : « c’est tôt pour se livrer autant mais tant pis, ça passe ou ça casse, aucun regret ». On voulait vraiment avoir le sentiment d’avoir jouer le coup à fond ! La suite nous a donné raison pour notre plus grand plaisir (voir leur interview plus bas). » Matthieu Poullain & Hugo Tormento Team Head – Mat/Sudrunning(FRA) n’en reviennent toujours pas d’avoir damé le pion aux spécialistes de la discipline.

L’ÖTILLÖ Swimrun 1000 Lakes World Series course (Allemagne) est longue de 40km dont 8km de natation. La course est intense, rapide. Chaque portion de course à pied est sans relief à travers sentiers forestier sablonneux et sous les arbres majestueux de la région de Rheinsberg. Les 10 natations se font dans une eau limpide de lacs magnifiques à peine troublés par vents ou vagues. C’est la recette pour une course nerveuse, rapide où il faut toujours pousser la machine. La course est en ligne, elle part du comté de Wesenberg jusqu’au comté de Rheinsberg situé plus au sud.
Les températures de l’eau, clémentes, oscillent entre 16 et 17°C avec des conditions ensoleillées idéales dans l’air. Plusieurs équipes n’ont malheureusement pu passer les deux portes horaires, quelques unes ont dû abandonner. À l’avant les meilleurs se sont livrés une bataille acharnée, et l’issue de la course s’est décidée sur le tard, démontrant que le niveau a explosé cette année !

Series 1000 Lakes 2019

Le circuit ÖTILLÖ swimrun World Series promeut des courses en binôme. Chaque équipier s’appuie sur les forces de son partenaire pour repousser ses limites. L’expérience à deux est incomparable, ce qui explique l’engouement hyper rapide de ce sport actuellement. Près de 114 équipes représentant 21 nations sont venues se défier sur L’ÖTILLÖ Swimrun 1000 Lakes, 1ère manche qualificative pour les championnats du monde de 2020 en Suède. Un format sprint et expérience ont lieu la veille le samedi afin d’offrir une course plus accessible tout en conservant les mêmes ingrédients qui font le succès de la grande course.

Matthieu et Hugo ont remporté plus qu’une manche de coupe du monde à L’ÖTILLÖ 1000 Lakes le week dernier: première équipe 100% française à s’imposer sur le prestigieux circuit, nouveau record de l’épreuve et bien sûr une qualification pour les prochains championnats du monde. Peu après la remise des prix, ils se sont prêtés au jeu des photos et de l’interview, médailles au cou, en toute décontraction.

Swimrun France: Bonjour Hugo & Matthieu avant de parler de votre course, pouvez vous nous en dire un peu plus sur vous ?

Bonjour Jean Marie. Merci de nous accorder cette interview.

Matthieu Poulain : J’ai 27 ans et je suis kiné sur Montpellier. Je fais du triathlon depuis mes 8 ans. J’ai commencé le swimrun il y a tout juste un an avec celui de la Grande Motte en mixte avec ma compagne Eugénie Plane. Hvar 2019 a été ma première expérience sur le circuit Otillo avec Hugo, puis Eugénie et moi avons fini 1ère équipe mixte sur l’Otillo Scilly 2019. Cette course à 1000 Lakes était le deuxième swimrun que je réalisais avec Hugo mais nous nous partageons régulièrement des entrainements sur Montpellier.

Hugo Tormento : Je suis ancien nageur, j’ai quelques sélections en équipe de France jeune et sénior. J’ai 26 ans et je suis commercial pour Le Coq Sportif sur la région Occitanie (ce qui nous a entre autre permis de réaliser les pulls de la délégation France pour ÖtillÖ 2019). J’ai commencé le Swimrun avec mon frère Nicolas Tormento à Hvar en en 2018, l’année où j’ai également découvert la course à pied/le trail. J’ai rencontré Matthieu en tant que kiné suite à ma blessure au genou sur ÖtillÖ 2018 puis nous avons rapidement sympathisé. Matthieu est aujourd’hui non seulement mon partenaire sur certaines courses mais également mon kiné et mon coach pour la partie course à pied/vélo.

SRF: comment s’est passée votre course des 1000 Lakes ?

Series 1000 Lakes 2019

MP/HT : Cette journée fut parfaite en termes de conditions météo : l’eau était juste « fraîche » ce qui nous a permis de récupérer un peu en nageant et l’air à bonne température pour éviter l’hyperthermie.

D’un point de vue tactique, nous avions envisagé différentes options. Suite à nos diverses participations nous avions constaté que les équipes de têtes restent en retrait avant d’attaquer et que les « attaques » sont généralement sur terre plutôt que dans l’eau.

Après avoir longuement hésité, nous avons fini par prendre la décision le matin même de la course, dans le bus, d’attaquer sur la plus longue section natation et d’enchaîner sur une course à pied appuyée. Nos adversaires étant, sur le papier moins performants que nous dans l’eau et meilleurs à pied, nous souhaitions initialement créer un écart dans l’eau puis les contenir le plus longtemps possible à pied sans y laisser trop d’énergie.

Finalement, nous ne sommes pas parvenus à les lâcher dans l’eau mais le rythme soutenu que nous leur avons imposé les a fatigué pour le début de la course à pied. Nous avons alors profité de leur moment de faiblesse pour maintenir un tempo rapide et raccourcir nos arrêts aux ravitos afin d’augmenter progressivement l’écart.

À ce moment-là, on s’est regardé et on s’est dit : « c’est tôt pour se livrer autant mais tant pis, ça passe ou ça casse, aucun regret ». On voulait vraiment avoir le sentiment d’avoir jouer le coup à fond ! La suite nous a donné raison pour notre plus grand plaisir.

SRF: Quel a été votre « moment » lors de cette épreuve ?

Series 1000 Lakes 2019

MP : Pour ma part c’est la sortie d’eau du 1100 au ¾ de la course. Les crampes ont commencé à arriver peu avant la mi-course, pendant la longue natation de 1300m. Mon pull buoy glissait entre mes jambes, ce qui m’obligeait à le serrer et qui m’a tétanisé les adducteurs ainsi que les ischios jambiers.
À la sortie de cette natation de 1100m, les crampes étaient telles que je me suis réellement posé la question de savoir si j’allais pouvoir finir. Les 500 premiers mètres après la sortie d’eau ont été un calvaire, nous étions à la limite de l’arrêt. Heureusement, Hugo était là pour me relancer. Non seulement la corde a permis de me soulager mais dans ces moments-là, le fait de courir pour deux et pas seulement pour soi permet de dépasser ses limites.
Sinon j’ai vraiment apprécié le moment où nous avons relancé l’allure sur le début de la longue course à pied avec Hugo calé dans la foulée et l’écart qui commençait à se faire, c’était inattendu ! Le passage de la ligne fut également un soulagement car la fin de course a vraiment été un combat.

HT : Pour cette course je n’aurai pas un moment mais 3:
Le premier est celui où nous nous échappons à pied : alors qu’on jouait notre carte « ça passe ou ça casse » j’ai progressivement retrouvé ma foulée et j’ai commencé à croire en notre chance.
Le second est la natation après la portion à pied de 3,3km au 2/3 du parcours : Matthieu commence à souffrir et il crampe en sortant de l’eau. A ce moment-là, sans même se parler on s’est compris : j’ai sorti la corde, je l’ai attaché à pied et il m’a dit « maintenant, ramènes moi à l’arrivée ». Il restait 14km à parcourir ensemble et ne sachant pas où étaient nos poursuivants, le doute a commencé à s’installer.
Le dernier moment est la sortie d’eau de la dernière natation : je me retourne et je vois que les seconds n’ont toujours pas plongé, on était enfin sûr qu’on allait gagner !

MP/HT : Coté ambiance c’était vraiment super, il y avait du monde au niveau des sorties d’eau, des ravitaillements, à l’arrivée. Nous avons reçu beaucoup d’encouragements, cela nous a vraiment poussé ! A contrario sur certaines parties nous étions perdus dans ces immenses forêts, on retrouve vraiment l’esprit du swimrun sur cette course où on est alors livré à nous même au milieu de nulle part !
Pour conclure on peut dire que c’est vraiment une très belle course avec de super paysage et une organisation au top !

SRF : Quelle a été la réaction des suédois après votre victoire ?

MP/HT : Les Suédois ont été très fairplay, ils nous ont grandement félicité ainsi que Nicolas et Francesc du Team Envol. Ils nous ont confirmé que l’accélération en natation les avait mis dans le rouge pour la longue course à pied qui a suivi. Ils nous savaient bons nageurs mais ont été surpris par notre niveau à pied.

SRF : La domination des suédois est elle en péril face aux autre nations ?

MP/HT : La Suède reste la nation forte du swimrun mais avec le développement actuel de la pratique à travers l’Europe et notamment la France, de nouvelles têtes vont continuer à arriver et à contribuer à l’augmentation de la densité sur le circuit.
Néanmoins, les suédois ont encore une longueur d’avance sur certaines courses notamment sur ÖtillÖ WC ou ils connaissent parfaitement le terrain, ce qui est un facteur prépondérant à la performance sur cette course hors catégorie.
Mais plus les années passent et plus l’écart se réduit, ce qui rend les courses d’autant plus intéressantes !

SRF : Beaucoup de Swimrunners désirent se qualifier pour les championnats du monde l’an prochain, d’après votre expérience ici, quelles sont les qualités qu’il faut pour réussir ?

MP/HT : Le plus important reste la gestion de l’effort, il faut avoir une bonne connaissance de soi, de ses qualités mais aussi de ses faiblesses.
Selon nous, la natation a un impact important sur la performance en swimrun car on peut y laisser énormément d’énergie. Plus on passe de temps dans l’eau, plus on perd d’énergie, et cela a d’autant plus d’impact en cas de conditions froides.

SRF : Niveau équipement, voyez vous une différence entre pays ?

MP/HT : Difficile à dire, il n’y a pas vraiment de pays qui se démarque. En ce moment ce sont plutôt les marques qui essayent de se différencier en apportant chacune à leur tour des améliorations ou des variantes sur leur combinaison/matériel. De plus, chacun aura un feeling différent avec tel ou tel équipement en fonction de ses qualités. Par exemple certains auront besoin de plus de flottabilité alors que d’autres chercheront plus de légèreté et de souplesse pour courir.
On remarque néanmoins que Ark et Head sont les marques de combinaison que l’on retrouve le plus souvent sur le circuit.


SRF : Il y a d’autres épreuves du circuit OtillO que vous allez faire

MP/HT : Nous allons laisser retomber tranquillement l’euphorie de la course puis nous discuterons de la suite dans quelques jours.
Pour l’instant, nos prochaines échéances sont Cannes pour Matthieu et Eugénie et le Swimrun de Nouméa (Nouvelle Calédonie) pour Hugo.

SRF : Quels sont vos sponsors ?

MP : Pour ma part il y a mon club du Montpellier Triathlon avec qui je bénéficie d’excellentes conditions d’entrainement, et la marque Ark qui m’a équipé pour la 1ère fois sur cette course.

HT : De mon coté, le magasin Sud Running (Marseille) en partenariat avec Adidas Terrex m’accompagne pour la partie course à pied tandis que Head Swimming me supporte pour la partie natation et les compétitions de swimrun. Le Pôle France de Sauvetage de Montpellier de Raphaël Raymond me permet de bénéficier de sa structure et d’entraînements adaptés à ma discipline pour m’entrainer dans l’eau. Enfin, le cabinet de kinésithérapie Balkios de Montpellier (avec Matthieu et ses associés) m’accompagne pour les soins et la récupération.

Résultats Top 3 ÖTILLÖ Swimrun 1000 Lakes, 22 Septembre, 2019 (les deux premiers binômes de leur catégorie sont qualifiés pour les prochains championnats du monde qui auront lieu le 31 aout 2020 dans l’archipel de Stockholm)

Hommes

  1. Matthieu Poullain & Hugo Tormento Team Head – Mat/Sudrunning(FRA)
  2. Nicolas Remires (FRA) & Francesc De Lazuna Gimeno (ESP) Team Envol
  3. Fredrik Axegård & Alex Flores (SWE) Team ARK Swimrun Mixed

Mixtes

  1. Martin Flinta & Jonna Hedbys (SWE), Team Thule Crew / Head SR team
  2. Sofia Axelsson & Tony Svensson (SWE) Team Wonder woman & Aquaman
  3. Per Ahlin & Lisa Ring (SWE) – Team Rå/IK NocOut.se

Femmes

1.Fanny Kuhn & Desirée Andersson (SWE) Team Envol 


2.Anna Hellström & Jenny Ramstedt (SWE) Team Head Swimming

3. Linnéa Olausson & Cassandra Eliasson (SWE) Primalcoaching HEAD

Résultats complet : https://otilloswimrun.com/races/1000-lakes/results-2019/
Site: https://otilloswimrun.com/races/1000-lakes
Photos: https://www.flickr.com/photos/otillorace/albums/72157710896344431

Epic Blue Finale Ligure en Italie, le 28 septembre 2019

La première édition de EPICBLUE SWIMRUN Finale Ligure en Italie, le 28 septembre
27-28 SEPTEMBRE 2019

Un nouveau concept en Ligurie, le swimrun, sport en plein essor, inspiré de la mythique course Ötillö en Suède, aura lieu lors du FLOW, le festival Outdoor de Finale Ligure, le samedi 28 septembre 2019. La principale compétition, appelé EPICBLUE LONG ENDURANCE, se déroule sur une distance de 23 km au total, avec un mélange de natation en eau libre et de partie trail spectaculaires sur une boucle entre Finale Ligure, Varigotti, et Noli. Ces villages incarnent à eux trois la superbe Riviera nord-ouest. Attendez-vous à un parcours magnifique. La compétition s’annonce rapide et difficile entre les meilleurs swimrunners mondiaux. Les équipes se disputeront également 6 places qualificatives pour l’événement EPICBLUE Turquie qui se tiendra en juillet 2020.
Un format SHORT EXPERIENCE sera également proposé avec une distance totale de 13 km dont 6 sections de natation, pour ceux qui souhaitent participer sur une distance moins longue que la Finale LONG ENDURANCE.

Pas moins de 300 athlètes, représentant près de 5 nations; participeront aux courses par binôme dans les trois catégories Hommes, Mixtes et Femmes, réparties entre les distances LONG ENDURANCE et SHORT EXPERIENCE. À noter que le format SHORT EXPERIENCE autorise la participation en SOLO.
Le taux de participation pour une première édition inaugurale, intégrée dans un festival outdoor déjà couronné de succès, est déjà très bon.

Au sein du FLOW Outdoor Festival, comprenant l’événement VTT / Nations du Enduro World Series, le parcours EPICBLUE SWIMRUN, partant de la marina de Finale Ligure, vous fera traverser le village pittoresque de Varigotti, la falaise rocheuse au-dessus de l’eau bleue de Baia dei Saraceni et Capo Noli, puis à travers le village médiéval de Noli. Le retour à Varigotti et le point de départ se fera par un sentier spectaculaire longeant «l’Altipiano de Manie» et côtoiera les célèbres pistes de VTT, avec une vue magnifique des paysages ligures.

Le temps prévu pour le premier vainqueur de la course LONG ENDURANCE est estimé à un peu plus de trois heures. Pour le cours SHORT EXPERIENCE, le temps prévu du vainqueur est d’environ 2 heures.

Le parcours fait environ 23.5 km avec 18 km de course sur trail / route et 5,5 km de natation pour 11 sections de courses à pied et 10 sections de natation, soit près de 20 transitions entre la course à pied et la nage. Il n’y a pas de temps à perdre pour les transitions – vous courez dans votre maillot de bain et nagez avec vos chaussures. Les athlètes se doivent de maîtriser les transitions course / natation pour garder le rythme. La température de l’eau sera d’environ 22 degrés et les combinaisons seront donc optionnelles pour les athlètes. Les concurrents doivent être capables de s’adapter à des températures en constante évolution!

• 23.5 km de swimrun entre Finale Ligure, Varigotti et Noli

• 18 km de course à pied

• 5,5 km de nage en eau libre

• 20 changements entre course et natation

• Les parties natation sont comprises entre 250 et 1500 mètres

• Les courses à pied mesurent entre 400 et 6000 mètres

• Nage la plus longue 1500 mètres

• Plus longue course à pied de 6 km

Inscription: https://www.activedrop.org/epicblue-finale-ligure/

 Swimrun reconnaissance Epic Blue Finale Ligure 2019

Interview du directeur de course Mattéo Testa

Swimrun France: Bonjour Matteo, en quelques mots peux tu te présenter aux swimrunners français ?
Mattéo Testa : Bonjour Jean-Marie. En bref (je pourrais en dire beaucoup plus) je suis un passionné de sport, de tous les sport Outdoor, d’endurance, et pratiquant actif de triathlon, natation, windsurf et plein d’autre. En compétition, je pense avoir eu des prestations assez modestes (10h20 sur IM France a Nice en 2016). Mais j’ai surtout acquis une forte expérience en tant que compétiteur combinée avec mon parcours d’organisateur (swimtheisland, swimsardinia et d’autres évènements du secteur ou non). Cela m’ enclin à exiger (et fournir) le meilleur service pour l’organisation d’un évènement sportif. Aujourd’hui c’est ça mon but : créer des évènements uniques et qualitatifs pour des vrais passionné qui partagent ma vision du sport.

SRF : L’Italie a déjà quelques épreuves de swimrun, d’après toi où en est le développement du swimrun transalpin ?
MT : Je suis conscient qu’en Italie il y a déjà un bon mouvement qui es en train de se créer pour le swimrun, grâce à la forte énergie de Diego Novella (swimrun cheers) et Matteo Debenedetti (aquaticrunner) et d’autres. Je crois fortement que, grâce à mon savoir-faire à l ’international en tant qu’organisateur, grâce au contexte dont j’ai pensé EPICBLUE SWIMRUN avec mon équipe, nous offrirons aux athlètes un swimrun Finale Ligure de grand standing.

SRF : Les valeurs du swimrun trouvent-elles un écho en Italie ?
MT : En tant que triathlète, j’ai mis du temps à me passionner au swimrun, en comprendre l’esprit, les aspects techniques et les valeurs de la discipline. J’ai maintenant acquis une maturation sportive qui me fait apprécier les particularités du swimrun, “le travail d’équipe”, le partage (de l ’effort ainsi que des émotions) et le voyage qu’à chaque fois on peut faire sur des terrain variés. Finale Ligure est le terrain idéal pour intégrer le concept du swimrun sur un territoire qui est réputé comme une des plus belles destinations Outdoor au monde. Les merveilleuses falaises inégalées pour l’escalade, les meilleures parcours de la scène mondiale du mountainbiking, des eaux parmi les plus belles en Italie pour nager …Quel meilleur contexte pour intégrer un mélange de trail running et de la nage en eau libre comme celui du FLOW – Finale Ligure Outdoor Week ?

SRF: Pourquoi avoir créé une épreuve de swimrun à Finale Ligure en ce mois de septembre ?
MT : Les explications viennent de la réponse à la question précédente. Septembre et Octobre représentent la meilleure période de l’année pour faire du sport outdoor et surtout en mer, dans la région de la Ligurie. Un tourisme complètement dédié au sport à une clientèle provenant du nord de l’Europe, une eau à 21-22 degré, un ciel bleu et les commerçants plus détendus pour offrir une restauration et des services d’excellence.

SRF: Cette épreuve est-elle abordable pour les débutants ?
MT : Oui, sans doute. Nous avons voulu proposer la courte distance, SHORT EXPERIENCE, pour permettre aux personnes qui n’ont pas encore expérimentés la discipline, et veulent la découvrir. 2.5 km de natation au total et 10.5 km de course à pied, avec 388 m de dénivelé. Sur le même parcours de la longue distance, sur la première partie et sur le retour. Vue la faisabilité de chaque portion de course par des participants non expérimentés, nous offrons la possibilité de participer aussi en individuel (catégorie SOLO). Cette épreuve courte comprendra 2 des 3 villages somptueux du grand parcours, soit Finale Ligure et Varigotti.

SRF: Ton épreuve de Finale Ligure va faire partie d’un circuit de Swimrun internationaux, peux-tu nous en dire plus ?
MT : Oui, EPICBLUE est un concept que nous avons développé comme MERIDIAN ADVENTURES RACE, dont je fais partie comme Race Director, pour un concept d’évènement plus ample, qui s’étend à d’autres épreuves parmi EPICBLUE SWIMRUN Turquie prévu en Juillet 2020 et en Indonésie (Raja-Ampat), avec d’autre projets à venir en 2021 sur d’autre destinations spéciales…

SRF: merci Matteo
MT : Merci à toi Jean Marie et à vous tous du mouvement SWIMRUN France !

Le programme de Finale Ligure:

27 septembre 2019 – vendredi | Piazza Vittorio Emanuele II
• 14h00: ARRIVÉES ET ENREGISTREMENT DES ATHLÈTES
• 15h00 – 19h00: ENREGISTREMENT EPICBLUE RACE, RACE-PACK
• 17h30: Briefing pour tous les participants du EPICBLUE RACE

28 septembre 2019 – samedi
• 7h30 – 09h30: ENREGISTREMENT EPICBLUE RACE, RACE-PACK
• 10h45: BRIEFING DE COURSE
• 11h30: DÉPART DE LA COURSE EPICBLUE
• 13h30: Premières arrivées
• 17h00: CÉRÉMONIE DE REMISE DES PRIX
• 19h30: Parti EPICBLUEFINALE FINISHER

ÖTILLÖ 2019: la course à pied a fait la décision

C’est sous la pluie que les 320 athlètes ont pris le départ de la 14ème édition de l’ÖtillÖ. Le départ a lieu à 6h du matin, et la première natation est un réveil un peu brutal pour certains. De nombreux Français et Françaises avaient fait le déplacement pour affronter les 65km de course à pied et 10km de natation démontrant une nouvelle fois l’engouement de ce sport en France (tous leurs résultats en fin d’article).

Ne rien lâcher !
Crédit World of Swimrun

Chez les hommes quatre équipes se sont rapidement détachées et ont couru plus de la moitié de la course en peloton, blaguant et essayant diverses tactiques pour faire travailler les autres équipes. C’est sur l’île d’Ornö que Pontus Lindberg et George Bjälkemo (Team ATG Sport) ont porté l’estocade lors du semi marathon. Inexorablement ils se sont détachés de Fredrik Axegård et Alex Flores dans un premier temps, puis de Lars Ekman et Jonas Ekman Fischer. Ils ne seront plus rejoints au cours des 15km restant et se permettent de finir au petit trot en moins de huit heures. La paire Franco – Australienne Nicolas Remires et Julian Dent (AUS) a lutté mais n’ont pas pu accrocher le bon wagon et finissent à une très belle cinquième place. On peut aussi noter la performance de la Pop’s Team (Pierre Auger et Thomas Guerry) qui décrochent la 12ème place.

Fanny Danckwardt et Desirée Andersson en route pour la victoire
Crédit Jakob Edholm / ÖTILLÖ

Les places se sont décidées beaucoup plus tot dans la catégorie Femmes. En effet après moins de deux heures de courses le podium était en place et ne devait plus changer. Cela ne veut pas dire que les choses ont été faciles pur autant ! Fanny Danckwardt et Désirée Andersson ont fini en 09:05:29, un temps proche du record de la course de l’an dernier en dépit de conditions plus difficiles cette année, preuve qu’elles sont allé vite. Les temps de Susie Moonan et Anna Hellström (9:27:31) et Isabella Hedberg et Helen Wikmar (9:32:37) sont aussi remarquables. Chez les Françaises la paire Franco-Irlandaise Jessica Harrison et Emma Davis (Mako Sport – Dirty Harriets) prennent une très belle 6ème place, et la sympathique équipe Good Old French Frogs (Sylvie Ferriol et Sophie Pejean) a relié bravement l’arrivée, preuve qu’être maman de trois enfants chacune n’empêche pas de faire du swimrun ! Un exemple à suivre.

Charlotte Eriksson et Simon Börjeson
Crédit Simon Börjeson

En mixte on a assisté à une bataille à distance, mais très tendue. Dès le départ la paire Diane Sadik et Knut Baadshaug a pris la tête, suivis comme leur ombre par la Team Garmin Charlotte Eriksson et Simon Börjeson qui restait en embuscade. Pendant 6 heures l’écart a oscillé entre deux et trois minutes sans jamais qu’une équipe ou une autre parvienne à changer le status quo. C’est encore sur Ornö que la décision s’est faite avec un gros coup de fatigue de Diane et Knut, qui voyaient filer la première, puis la seconde place au profit de Jasmina Glad-Schreven et Thomas Schreven. Charlotte Eriksson et Simon Börjeson mettent leur victoire au compte de la pression qu’ils ont maintenu toute la journée. A noter la magnifique place de la paire Française Alexis Charrier & Sabina Rapelli (Team Envol / Ticino) qui finissent au bord du podium à la 4ème place, et du couple Camille Marchand & Julien Antoinre (Ulteam) qui terminent dans les 10 premiers.

Hommes

1. Pontus Lindberg et George Bjälkemo (SUE) 7:47:48
2. Fredrik Axegård et Alex Flores ( SUE ) 7:50:14
3. Lars Ekman et Jonas Ekman Fischer ( SUE ) 7:55:10

Femmes

1. Fanny Danckwardt et Desirée Andersson ( SUE ) 9:05:29
2. Susie Moonan et Anna Hellström ( SUE ) 9:27:31
3. Isabella Hedberg et Helen Wikmar ( SUE ) 9:32:37

Mixte

1. Charlotte Eriksson et Simon Börjeson ( SUE ) 8:38:10
2. Jasmina Glad-Schreven et Thomas Schreven ( SUE ) 8:47:31
3. Diane Sadik (SUI) et Knut Baadshaug (NOR) 9:01:28

Crédit photos World of Swimrun, Simon Börjeson & Jakob Edholm/ÖTILLÖ

Ötillö 2019: Les Frenchies

Les Français seront en force cette année à la finale de la série Ötillö, preuve de l’engagement des sportifs de l’hexagone dans le sport. Dans les trois catégories (Femmes, Hommes et Mixtes) on trouve des binômes qui visent une place sur le podium (voir la plus haute …), certains moins expérimentés qui veulent améliorer leur temps, mais aussi des novices. Les objectifs affichés sont variés, mais pour tous le premier but dans cette aventure est avant tout de finir. Voyons quelques-unes des équipes présentes.

Femmes

Avec seulement 25 équipes engagées, c’est la plus petite catégorie. Deux équipes Françaises seront présentes, avec des ambitions et objectifs variés.

Mako Sport – Dirty Harriets (Jess Harrison et Emma Davis (IRL))
Les deux anciennes triathlètes pro et olympiennes (Pékin et Londres) se sont qualifiées à Engadine. Jess est plutôt nageuse et Emma plutôt coureuse ce qui les rend complémentaires, mais elles n’ont en fait pas de vrai point faible, si ce n’est peut-être un manque d’expérience en swimrun relatif par rapport aux meilleures équipes femmes. Elles devraient néanmoins très bien figurer dans cette catégorie. Équipement : Jess étant la conceptrice des combi Mako, c’est sans surprise qu’elles ont opté pour des combis et manchettes Mako, chaussures Inov-8 210 et pull buoy swimrunners.

Good old French frogs (Sylvie Ferriol & Sophie Pejean)
Nageuses d’origine, elles n’avaient jamais couru jusqu’à l’âge de 40 ans … Avec 100 ans à elles deux et 3 3 enfants chacune, l’entraînement pour ce genre de course n’est pas tous les jours facile… Elles espèrent que cette course puisse rester accessible à des sportives « classiques » comme elles, car elles ont l’impression que le niveau s’élève inexorablement … Gageons que de grands sourires seront présents à Utö sur leurs visages. Équipement : combi Utter, chaussures salomon et inov8, pull classique.

Hommes

90 équipes dans cette catégorie, la plus fournie du plateau. Les Français sont nombreux, certains avec de bonnes chances de jouer les premières places, d’autres espérant surtout prendre du plaisir.

Team Envol (Nicolas Remires & Julian Dent (AUS))
Nicolas est bien connu sur le circuit avec de très belles places sur l’Ötillö au cours de ses 5 participations. Vivant en Suède il connait parfaitement le parcours et ses secrets. Toujours dans le coup, est-ce que 2019 sera son année ? Associé avec l’Australien Julian Dent ils forment une équipe solide, plutôt coureurs mais confiant en général sur les natations. Une équipe à suivre. Équipement : Chaussures: vivobarefoot Tempest, Combinaison: Head myBoost SL, Pullbuoy: Double Piraya de Swimrunners, Plaquettes Strokemaker size 2, palmes Olander Swimrun et lunettes Head Diamond, nutrition Precision Hydration.

Head Gravelines Triathlon (Franck Martin & Guillaume Heneman)
L’équipe de Graveline est issue du triathlon mais leur force réside dans la natation. Avec une troisième participation pour Guillaume et une seconde pour Franck, ils commencent à avoir une bonne expérience qui devrait les server tout au long de la course. Équipement: Combi HEAD, chaussures Salomon Amphibian et pullbuoy Swimrunners.

Team Gravity Race Talon d’Achille (Benjamin Colchen & François Lervant)
Nageurs à la base mais avec de jolies références en trail (TDS, Pierra Menta), l’équipe a été prévenue à la dernière minute de leur qualif, et arrive donc avec une preparation limitée. Objectif découvrir, pour mieux revenir en 2020 ! Équipement: Colting et Inov 8 trail talon 235.

SENE 56860 (Le Padellec Renan & Texier Jocelyn)
Avec beaucoup d’expérience en natation et un joli palmarès en swimrun (Engadin x2, Hvar, Utö, Costa Brava, Cannes, Troll Enez), l’équipe va découvrir l’archipel pour la première fois et vise logiquement d’abord de rejoinder Utö et vivre pleinement cette aventure. Équipement: Ark, Inov 8 et La sportive Hellios, Sous-couche Orca.

Les Vieux Neptuniens #1 (Mehr Jean-Nicolas & Brochen Yann)
Qualifiés au Ranking, on croise souvent sur les courses les Neptuniens et leur supporters animés 😉 . Nageurs à la base, ils visent pour leur première participation Ötillö de « finir mort ou vif mais tout en prenant un maximum de Plaisir”. Équipement: pull boy decathlon premier prix, plaquettes Malmsten Handpaddles size 3 red, chaussettes Gococo, lunettes suédoises Decathlon premier prix.

Swimrun Côte d’Azur Head (Christophe Charpentier & Olivier Fernandez Semeria)
Qualifiés au Ranking les organisateurs du Swimrun Côte d’azur sont aussi des bizuts à l’Ötillö. Avec un bon background en endurance, ils finiront avec le sourire à n’en pas douter. Équipement Head Swimming, Myboost pro, pull buoy suédois “double suppo”.

No Limit (Stéphane Herniou & Cyril Marchant)
Anciens nageurs de haut niveau, Stéphane et Cyril se sont qualifiés au ranking avec Hvar 2018 et Cannes 2018. Pour une première participation à ÖtillÖ leur objectif sera de prendre du plaisir et d’aller au bout. On peut quand même s’attendre à les trouver à leur avantage dès la première natation. Équipement : Combi Head my boost SL (sans manche), chaussures profile route/chemin, pull, plaquettes et longe.

Pop’s team (Thomas Guerry & Pierre Auger)
Encore une équipe issue de la natation et water-polo ! Équipiers depuis 2 ans et demi, c’est leur seconde participation à la finale. Pour cette édition 2019, leur objectif sera de boucler une seconde fois cette magnifique journée de course tout en essayant d’ameliorer notre temps de l’an passé! Équipement: combi manches courtes shorty, plaquettes, pull buoy et longe, plus manchons pour Pierre. A noter qu’ils partent en semi autonomie eau/gel car ils estiment que les ravitos peuvent être assez espacés.

Team HEAD – Sud Running (Nicolas et Hugo Tormento)
Les deux frères sont d’anciens nageurs de haut niveau. Mathieu Poullain, le partenaire de Hugo étant blessé, ce dernier s’est tourné vers son frère. Première participation à la finale pour Nicolas, seconde pour Hugo, Avec un chrono de moins de 9h pour ce dernier, on peut s’attendre à les voir à leur avantage, en particulier lors des premières natations. Équipement : version short sleeve de la SwimRun HEAD MyBoost, chaussures fournies par le magasin marseillais Sud running. Ils emmènent avec eux un pull buoy et une longe pour garder le contact durant les parties natation.

Black & Yellow (Audoin Louis & Palous Philippe).
Philippe a gros passé de traileur (6 UTMB etc), alors que Louis est plutôt triathlète. Philippe a envoyé un dossier de qualification sans en parler à Louis … de quoi discuter pendant 65km de course à pied ! Les froid et un souci à la cheville sont leurs principales préoccupation, ce qui explique que malgré leur niveau ils visent avant tout de finir cette pour cette première participation. Équipement : Combi Aquaman, chaussures Scott kinabalu RC 2.0, et pull buoy.

Silver Jackals (Xavier Le Meut & Marc Fortier-Beaulieu)
Qualifiés par le programme 7/24 (sept courses dont cinq labels Ötillö et deux « merit races », en moins de deux ans) ils ont une bonne expérience de leur binôme et du swimrun. Xavier est plutôt nageur, Marc plutôt coureur, ils sont complémentaires. Préparation séparée (Majorque et Cantal pour Xavier, et Montagne ardéchoise et son sublime lac d’Issarlès pour Marc), ce qui ne doit jamais arrêter un binôme. Équipement : Marc a opté pour Combis Mako et Chaussures Inov8 X-Talon 210, Xavier pour combi Head et chaussures La Sportiva.

Mixtes

Courir en équipe mixte est l’une des magnifiques particularités de swimrun. Mais ne vous trompez pas, le maillon le plus faible n’est pas toujours celui que vous croyez ! La complémentarité est essentielle, et on trouve souvent une alternance des rôles de leader entre la natation et la course à pied. On trouve aussi plusieurs couples qui partagent dans la vie et dans le sport leurs passions, de quoi alimenter les discussions lors des longues soirée d’hiver … Avec 46 équipes engagées, c’est une catégorie au niveau très relevé.

Swimrun the Riviera (Alexandre & Kate Bermond)
Le couple Niçois bien connu dans le milieu swimrun et organisateurs du superbe Swimrun The Riviera n’en est pas à sa première participation. Plutôt nageurs mais avec un background aussi en triathlon, ils ont pour objectif de batter leur meilleur chrono de 10h56. Équipement: Ark, Pegasus trail, pull buoy suédois.

Ul’Team (Camille Marchand & Julien Antoine)
Camille et Julien forment un binôme unique, pur fruit du virus 666 swimrun et de la magie de ce sport. Leur rencontre date de 2016 à l’arrivée de l’ÖtillÖ, sur Utö, « The Island of Love ». Ils avaient couru chacun dans des équipes différentes … et depuis ils ne se sont plus quittés ! Plutôt nageurs, le parcours ne les avantage pas forcément, mais l’objectif sera, comme tous les ans, de terminer la course, et si possible en améliorant leur temps de l’an passé. L’important sera de profiter à fond de l’ambiance, des paysages et de la magie du site. Équipement : Combi Utter Gear, chaussures de trail Saucony Peregrine, plaquettes et pull buoys.

Les Z’écureuils (Celine & Christophe Schneider)
Seconde participation a Ötillö. Qualification au ranking. Ils sont plutôt coureurs et leur objectif est le même que l’année dernière : aller au bout en prenant un max de Plaisir, avec peut-être un peu plus de vagues. Équipement : Orca et inov8. Pull-buoy pour les 2. Chaussettes Ötillö. Cagoules et/ou bandeau Néoprène. Dessous Néoprène ou merinos selon la température. Et ceinture type flipbelt pour emporter du ravito.

Team Head Crownhealth Challenge (Marx Laurence & Valette Laurent)
Une nageuse et un traileur pour un beau partage des disciplines, chacun apportant son point fort et une belle complémentarité. Leur point fort, leur régularité ! Laurent participe à sa 3ème finale alors que pour Laurence c’est une première participation. Qualifié grâce à leurs partenaires HEAD et Crownhealth au travers d’un défi de la saison qui était d’être présent dans tous les sprint et les longs de l’année. Équipement : Combinaison Head myboost et pull buoy suédois pour tous les deux.

NadZa Head (Nadja Van Camp (BEL) & François Dubuc)
La sympathique équipe franco belge mixte s’est qualifiée au ranking. Pour leur seconde participation après l’édition mémorable de 2017, leur objectif est de finir en en profitant le plus longtemps possible. Slow start et finish slower est généralement leur tactique… Verrons-nous les larmes quasi traditionnelles de François à l’arrivée ? … 😉 . Équipement : Combi head my boost, chaussures salomon. Amateur de gros pull !!

Team Envol HEAD Occitanie (Eric Mackowiak & Valerie Bourgis)
Anciens triathlètes Eric est plutôt nageur et Valérie plutôt traileuse. Second au ranking leur objectif est de terminer cette première finale et surtout prendre beaucoup de plaisir pendant la course et également avec tous les athlètes et organisateurs de cette grande famille du swimrun. Équipement : Valérie: combi HEAD Myboost avec manches, lunettes Head, pull suedois rigide, plaquettes Tyr catalist stroke XS, chaussures VJ sport I rock 2, Eric: combi HEAD myboost sans manches, big pull buoy swimrunner noir, plaquettes Tyr catalist stroke XL, chaussures brooks caldera 2.

Chrisclaire BSC (Claire Thibult & Christophe Leray)
Équipe mixte Bordelaise issue du triathlon (BSC coaching). Ils se sont qualifiés aux 1000 Lakes en finissant 2eme mixte. Claire est plutôt coureuse, Christophe est un athlète polyvalent (coureur et triathlète). Pour leur première participation ils s’attendent à des difficultés, l’inconnu, le cadre magique, la gestion des limites et l’ambition de partager cela ensemble. Équipement varié. Claire : combi Orca, chaussures de trail salomon, jambières z3rod, bonnet en néoprène, lunettes speedo, pull buoy décathlon et plaquettes. Christophe : combi HEAD (merci « runstore Bordeaux), chaussures de trail Scott, jambières Utter, lunettes aréna, pull buoy Tyr, et plaquettes.

Team Barbinator (Thierry Pelet & Emilie Comyn)
C’est une équipe un peu atypique, Émily venant du ski et du triathlon alors que Thierry a un passé au haut niveau dans plusieurs domaines liés (course pied, triathlon, cross country). Dans cette équipe au profil plutôt coureur, il aura à cœur de donner le tempo tout en préservant les forces du binome dans cette course d’endurance. Équipement : Combinaisons Colting SR02 + calf guard, Pull-buoy suedois, Chaussures Salomon S-Lab XA Amphib pour Émily et Salming OT Comp pour Thierry, ceinture de running Sammie pour flasque 500 ml, gels, barres, longe si inutilisée, bonnet.

Team Envol Ticino (Alexis Charrier / Sabina Rapelli (SUI))
Binôme complémentaire, Alexis est nageur de base mais aime le trail et Sabina est plutôt coureuse à pied. Ce sera la première participation pour Alexis, seconde pour Sabina. Ils visent avant tout à s’amuser et profiter des plaisirs en trail et en eau libre! Objectifs: Donner le meilleur d’eux même et profiter! Qualification directe aux Isles of Scilly. Équipement : HEAD Aero, Vivobarefoot, Pull buoy Piraya.



Crédit photos multiples, Otillo pour beaucoup, toutes les photos étant fournies par les binômes

2015, le début officiel du swimrun en France

Quel fut le premier swimrun en France? Cette question posée dans le forum mérite un petit rappel historique.
Depuis 2012 quelques personnes découvraient le swimrun en France, en particulier autour de Marseille. Mais ce n’est qu’en 2015 qu’une compétition « officielle » a été créée en France.
Le 26 Juin 2015 le club Pastel Triathlon Saint-Quentin a organisé un swimrun en binôme sur un circuit à faire une (8km) ou deux fois (16km). Basé autour du quai Gayant, le parcours passait par le parc d’Isle et l’étang d’Isle, rendant ainsi hommage aux origines du sport. 30 équipe réparties entre les deux distances ont couru ce premier swimrun.

L’été passe et le 10 septembre 2015  L’émeraude swimrun voit le jour. Premier swimrun en mer cette épreuve a permis d’ancrer la pratique dans une milieu marin, avec toutes les impondérables qui sont essentiels à ce sport

Le swimrun de Talloire O Féminin a eu lieu le 26 Septembre. Épreuve atypique réservée uniquement aux femmes, elle marque l’entrée du swimrun dans les Lacs Alpins.

Le 4 Octobre 2015 le Troll Enez Morbihan fut le quatrième et dernière épreuve du calendrier 2015 . La course était plus engagée, traversant un milieu sauvage dans le golf du Morbihan et son archipel. Avec un parcours en pleine nature avec des courants et des vagues, et une météo capricieuse, la course a constitué un vrai défi pour beaucoup de binômes.

Par coïncidence, 2015 a aussi marqué la création de Swimrun France. Depuis le sport s’est bien développé et est toujours en évolution; mais il faut remercier les pionniers qui ont contribué à son implantation sur l’hexagone.

SAUC 2018, la vidéo

Nous vous avions parlé du Stockholm Archipelago Ultraswimrun Challenge (SAUC), cette aventure qui traverse tout l’archipel via 90 îles en 265km. La vidéo de l’édition 2018 qui s’est déroulée avec une météo extrêmement calme et chaud est sortie. 10 minutes de swimrun aventure