GREEDY TEAM au Swimrun Côte Vermeille 2017

Eric Levasseur et Manon Lusa nous font partager leur course, un bel exemple de ténacité devant les difficultés.

Un an jour pour jour que nous découvrions le swimrun. C’est là que tout a basculé, et nous sommes tombés amoureux de cette nouvelle discipline. Elle nous permet d’évoluer dans des endroits et des sites qui sont des paradis pour les yeux, pour les amoureux du trail et la natation en eau libre comme nous.

En  2016 nous avons constitué cette GREEDY TEAM (les gourmands ! ) pour prendre le départ sur la longue, épreuve que nous avons remporté en mixte. 2017, c’est donc notre deuxième participation sur le Côte Vermeille, cette fois-ci sur l’Ultra… Pourquoi ? Tout simplement pour le plaisir !

L’Ultra, c’est 64 kms avec D+ 2500 m, 18 sections de swim pour un total de 8.7 km avec la section la plus longue de 1km, donc pas très long pour ce genre d’épreuve. LA course à pied se décompose en 19 sections pour couvrir au total 54.7km, mais avec 17km pour la section la plus longue. Le gros morceau de l’épreuve. Il y a aussi un petit défi sympa cette année au sein même de l’épreuve  le «Chrono de la Madeloc» dans la longue section de trail.

Le plus  de cette épreuve c’est l’Eco-responsabilité qui est son leitmotiv. Pour les amoureux de la nature, cette charte est un évidence que toute organisation devrait soutenir.

Un parcours somptueux

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Tracé entre sentiers littoraux, chemins de vignes et singles du massif des Albères, ce parcours sur mesure nous fait découvrir les trésors exceptionnels de la côte Vermeille. Le programme ressemble à une liste à la Prévert de trésors naturels : cinq magnifiques communes sont traversées (Cerbère, Banyuls-sur-Mer, Port-Vendres, Collioure, Argelès-sur-Mer), six sites NATURA 2000, une réserve naturelle Marine nationale (Cerbère-Banyuls), un parc naturel marin (golfe du Lion) et une aire marine éducative(Argelès-sur-Mer). De quoi se régaler.

Choisir la tenue adéquate aux conditions météo. Ce fut une question pour laquelle équipes ont eu du mal à trouver la bonne formule. Combinaison ou pas, courte ou version jammer / souris ? (merci Fix du prêt) ? Nous savons que la journée sera très chaude mais que nous pouvons également avoir un peu froid dans l’eau sur les dernières sections swim et qu’un peu comme l’ÔtillÖ il ne s’agit pas d’une course mais d’une « aventure contre les éléments« . Nous optons pour jammer et souris.

24/06/2017: jour J

Greedy Vermeille 1Levés à 4h du mat, nous prenons notre petit déjeuner à la lumière des frontales. Le rendez-vous pour les navettes est fixé à 5h10 pour un départ à 5h20. Comme c’était la nuit du Bac nous rencontrons bon nombre de jeunes allant se coucher et qui nous prodiguent des encouragements sympas.

Nous embarquons dans la navette, il fait déjà chaud, un calme olympien. Puis avec le levé du soleil, les échanges commencent, suivi d’un peu d’excitation. Arrivés sur le lieu du départ, surprise, un grand vent nous y attend… Pendant ce temps là, Akunamatata prends des clichés, filme à son habitude.

Le départ est donné à 6h30 exactement dans une ambiance calme et détendue ; nous savons que nous partons pour un long moment. C’est parti pour 7,8 km avec du dénivelé. Nous partons tranquille. À l’issue de la première natation nous nous retrouvons 1ère équipe mixte et nous y restons jusqu’à la 7ème section de natation où une équipe (qui remportera en mixte) nous rattrape et nous donne le ton sur la section de 1km.

La course se passe bien dans une succession de lieux formidables, de vues sublimes, d’encouragements du public, des randonneurs rencontrés par ci, par là, et des bénévoles qui ont remplis leur mission plus que parfaitement !

Jusqu’au pied de la Madeloc tout va pour le mieux.

Jusqu’au pied de la Madeloc tout va pour le mieux. Mais la combinaison du soleil et de la chaleur fait qu’Eric n’est plus capable de réguler sa température ; la peau devient chaude et sèche, suivie des nausées et étourdissements.  Manon qui est lucide propose de s’asseoir, une fois, deux fois, trois fois… Le bruit des ambulances nous effraie… Nous ne sommes plus en mGreedy Vermeille 2ode course mais en mode survie – finir.

Eric craint d’abandonner mais Manon prend soin de son co-équipier et, grâce à elle, nous arrivons au sommet en marchant, mais en ayant perdu énormément de temps. Nous qui étions à la onzième place, nous voyons les équipes passer… Nous nous remémorons les images de l’année 2016 où nous courrions à très bonne allure, mais rien n’y faisait, seule l’envie de terminer était présente, la victoire oubliée. Puis une équipe mixte nous passe, nous gérons cool derrière eux.

Heureusement les ravitaillements sont parfaitement installés, et d’excellente qualité. Parfois des gens sur le parcours nous proposent des douches pour nous rafraîchir, et nous en avons bien abusé !

Les 25 derniers kilomètres ont été un vrai calvaire, mais nous nous accrochons. Enfin la ligne d’arrivée tant attendue se profile. Quel plaisir de terminer cette sublime épreuve sous la hola des potes du Club d’Avignon le Pontet Triathlon et de notre supportrice du jour et reporter Corine !

Greedy Vermeille 3Nous finissons 3ème équipe mixte en 12h12mn,  à 4 mn des second mixte et à 15 mn des vainqueurs. Une belle performance au vu des difficultés que nous avons rencontré.

Merci aux organisateurs, Sylvain Rousselat et Olivier,  Merci à François-Xavier Li, alias Fix, notre coach, Merci à Jean-marie Gueye, alias Akuna, pour ses sublimes photos.

Photos Akunamatata

Plus de photos sur notre compte Flickr

De la Riviera à la Croatie

Kate Williams et Alex Bermond de l’équipe Swimrun The Riviera nous font partager leur course épique au résultat impressionnant. Merci !

Dès notre arrivée à Hvar, le ton était donné. Un vent à plus de 50km/h et une houle atteignant presque 1 mètre. On savait d’ores et déjà que la course allait se jouer en natation.

Le briefing du samedi allait nous faire découvrir un nouveau parcours avec des modifications surtout en natation mais bien au contraire, Michael Lemmel nous a mis tout de suite dans le bain : pas de grosses modifications juste un décalage de la grande traversée de 3km plus à l’intérieur de la baie pour éviter que «les binômes ne s’échouent à Venise».

Vu les conditions de course, nos sentiments étaient partagés entre excitation et angoisse.

Prêts pour l’aventure!

OtilloLe lendemain, petit-déjeuner frugal et direction le port d’Hvar équipés et prêts pour l’aventure!
9.20 départ de la course comme pour un 400m. Tous les binômes sont à fond avec une première natation en paquet et, déjà, on se retrouve à la queue leu leu sur le chemin côtier. Jusqu’ici tout va bien. Petit aller-retour sur les pistes pour récupérer notre bouée de balisage obligatoire pour la grande traversée. Nous pointons à la 8ème place en binôme mixte.

ÖTILLÖ HVAR - 2017. Foto: JakobEdholm.comC’est parti pour 3km de nage dans une mer déchaînée avec un très fort courant latéral. Impossible de déterminer avec exactitude le point d’arrivée à cause d’un balisage presque inexistant. On voyait d’ailleurs les équipes dériver une par une. Notre seul véritable point de repère était derrière nous et, grâce à cela, nous avons pu trouver une trajectoire optimale pour éviter la distance en plus. Ayant choisi de ne pas s’encorder, nous tâchons également à rester à  moins de 10m l’un de l’autre – ce qui est loin d’être évident !

Enfin, nous visualisons la baie d’arrivée avec une bouée de balisage. Nous étions donc bien sur la bonne direction. Plus aucun binôme visible devant nous mais derrière, tous suivent notre trajectoire. Nous touchons terre, acclamés par un public chaleureux. Malheureusement, tout le monde n’a pas eu la même chance que nous. Un cut-off impitoyable a stoppé net un bon nombre d’équipes, plus celles récupérées par bateau avant même d’arriver sur la terre promise car elles dérivaient … vers Venise.

Un véritable plaisir pour les yeux

ÖTILLÖ HVAR - 2017. Foto: JakobEdholm.comS’enchaînent alors petites îles et traversées dans une eau bleutée, magnifique paysage alternant course trail en pleine garrigue et barres rocheuses très techniques. Un véritable plaisir pour les yeux. Sur cette portion-là, 3 binômes mixtes nous dépassent, plus expérimentés sur ce type de parcours. Pour regagner le port de Hvar, il nous reste une dernière traversée plus exposée au vent, où le race director Michael Lemmel en personne nous fait le briefing avant d’attaquer cette section de nage. Les consignes sont simples, tirer plus à droite face au vent pour éviter une dérive certaine. Nous misons quitte ou double sur une autre stratégie d’orientation en eau libre qui nous fait remonter 3 places en équipe mixte. Retour sur Hvar, à mi-parcours de la course, annoncé en 7ème position et annulation des 2 dernières natations. Une évidence vu que le vent ne faiblissait pas.

ÖTILLÖ HVAR - 2017. Foto: JakobEdholm.comNous attaquons une ascension dans la vieille ville par une série de marches, direction la Forteresse. De là, nous admirons la vue panoramique de la ville et des îles, mesurant enfin la beauté des paysages. Nous entamons une section de trail d’environ 5km à travers la garrigue, surplombant les corniches et les criques qui découpent la côte de cette magnifique île. Une grosse descente nous attend avant la dernière section de natation où nous pensons à bien nous alimenter. Et plouf dans une super eau bleue azur abritée du vent qui nous a bien rafraîchi. Comme nager dans un aquarium sans aucune contrainte. Un pur bonheur. Sur la fin de la natation nous doublons un binôme mixte qui avait l’air épuisé dans leur nage. Cela a nous a bien remotivé et c’est parti pour la dernière section de course à pied d’environ 15km.

Une montée raide nous attend sur au moins 2km avec marche forcée et, enfin, on se libère de notre couche de néoprène, une vraie bouffée d’air. Soudain, apparaît le binôme mixte que nous venons de doubler dans l’eau, nous laissant sur place. L’homme tractant son partenaire avec une force stupéfiante. Encore un viking ! On revient donc à la 7ème place. Maintenant les paysages et les surfaces s’enchaînent, routes bitumées, pistes, chemins de trail. Nous doublons un binôme mixte au ravitaillement du village de Brusje, un père et sa fille qui ont une belle complicité.

Les jambes sont fatiguées et les cuisses commencent à brûler

ÖTILLÖ HVAR - 2017. Foto: JakobEdholm.comOn est alors au point culminant du trail et on attaque la descente. Les jambes sont fatiguées et les cuisses commencent à brûler. On reste toujours lucides et à la recherche des rubans de balisage accrochés dans les arbustes. On aperçoit au loin des chasubles vertes (binôme mixte) qui semblent à notre portée. C’est parti pour la course poursuite en descente technique trail qui n’est pas trop notre fort. Le binôme résiste mas nous arrivons en même temps sur le dernier ravitaillement. On finit par les doubler dans les 3 derniers kilomètres de la course plutôt côtières et nous finissons 5ème binôme mixte en 7h26 avec un slot pour le  Ötillö Swimtun World Championship en septembre !!

Conclusion de cette course : de superbes paysages, une température d’eau idéale, des parties de parcours terrestres exigeantes et techniques. Et en ce qui concerne les portions aquatiques, c’est « mer nature » qui a le dernier mot. Un taux d’abandon de 50% pour cette édition !

A titre personnel, après cette première expérience World Series Ötillö, nous concluons qu’il faut essayer l’option de s’encorder au moins sur les sections aquatiques, et sur les parties terrestres, encore beaucoup de travail à faire surtout  sur les ascensions en marche rapide, les parties rocheuses côtières et les descentes techniques trail. Mais malgré tout, très contente de notre course et surtout de nos sections en eaux libres. Petits conseils aux swimmrunners : mettez des chaussettes montantes pour éviter des irritations au niveau de la puce et amenez de la crème anti-frottement pour vous badigeonner pendant la course !

Des Raiders à Hvar

Sabrina et Ludovic nous font partager leur expérience à Hvar, la première étape du circuit  Ötillö. Raideurs multisports ils ont l’expérience des épreuves longue distance et des courses en équipe. Ils ont décidé cette année de participer à des swimrun et tenter l’aventure Ötillö en équipe mixte … avec succès !

Samedi soir, le briefing de course a lieu dans le village avec vue sur les eaux bleu turquoise et les îles de la côte adriatique. Le ton est donné : la natation va être sportive avec le vent de Sud Sud-Est, les vagues et le courant. Le parcours en est même modifié afin de faire la longue section de natation, 2900m, moins exposée pour éviter d’aller chercher des  nageurs  à Venise !

Cette première et nouvelle manche de l’Ötillö World Series à Hvar a attiré du beau monde : beaucoup des actuels champions du monde sont annoncés sur la ligne de départ. Au final ce sont 110 équipes inscrites, dont 40 en mixte.

Après une bonne nuit de sommeil et plusieurs couches de vaseline pour se protéger des échauffements, on se présente sur la ligne de départ à 9h. Notre objectif pour la course est de nous tester physiquement sur l’enchaînement de ces deux disciplines, surtout la natation pour ma part. En revanche, nous avons l’habitude de courir ensemble et nous savons que nous sommes performants en équipe.

Je me concentre sur ma nage et je suis l’élastique

Croatia. April 2017. Hvar. Otillo Swim Run.

Le départ est donné à 9h20 avec pour débuter 300m de course sur le port et 300m de nage pour le traverser, ça met dans le bain ! S’ensuit une course dans les quartiers de Hvar sur un peu moins de 2km, nous voici dans le vif du sujet pour une natation de 1700m le long de la côte avec vent de dos. La mer bouge un peu mais tout va bien ! Sabrina a l’expérience de la nage en eau libre et mène l’allure. Moi je me concentre sur ma nage et je suis l’élastique. Je vois beaucoup d’équipes nous doubler mais je fais du mieux que je peux. J’ai fait le choix de partir sans plaquettes pour protéger mon épaule un peu sensible et je ne le regrette pas avec cette mer.

On sort de l’eau les jambes un peu engourdies et on attaque un aller-retour de 6km avec deux petites bosses. A mon tour de faire l’effort, je prends le lead pour nous ramener sur plusieurs équipes quelques centaines de mètres devant. En voyant les premières équipes revenir je constate à ma surprise que nous sommes 6ème mixte !

Je commence à avoir l’estomac en vrac

ÖTILLÖ HVAR – 2017. Foto: JakobEdholm.com

Ravitaillement rapide et nous sommes de retour au bord de l’eau pour le gros morceau de l’épreuve : 2900m de natation pour atteindre les petites îles d’en face. La clé sera d’arriver à suivre le bon cap sans dériver afin de trouver l’entrée de l’anse mais je fais confiance à ma coéquipière pour nous amener à bon port ! La mer bouge beaucoup et il n’est pas facile de nager correctement, les rares fois où je lève le nez la côte semble très loin… Après quelques tasses et plusieurs gorgées d’eau salée, je commence à avoir l’estomac en vrac. Je continue à m’appliquer, hors de question de s’arrêter. Je sais que ça ne durera qu’un peu plus d’une heure au maximum. À l’arrivée dans l’anse la mer se calme. Par contre l’eau me semble plus froide sur les derniers 500m, les bras se font lourds et je me refroidis.

ÖTILLÖ HVAR – 2017. Foto: JakobEdholm.com

A la sortie de l’eau les encouragements des locaux font chaud au cœur. Le premier ravitaillement solide fait du bien. Un peu d’eau, une banane dans chaque main et l’élastique se tend de nouveau. On est reparti mais cette fois ce n’est pas moi aux manettes ! La natation et le froid m’ont mis l’estomac en vrac et ont aussi attaqué ma lucidité. Sab gère et me fait courir sur les rochers à travers le chemin tracé à travers la forêt pour la course. Les transitions s’enchaînent et je ne suis bien que dans l’eau en position allongée ! Un comble pour un traileur ! Par contre, on avance en faisant des transitions rapides et on remonte plusieurs équipes en difficultés dans les cailloux. Avant de replonger dans l’eau pour retourner sur Hvar, Michael, le directeur de course, nous arrête afin de nous expliquer les consignes de sécurité pour cette section de natation de 560m un peu exposée.

Les deux dernières natations sont annulées

ÖTILLÖ HVAR – 2017. Foto: JakobEdholm.com

Au ravitaillement à Hvar, on nous annonce que les deux dernières natations sont annulées, bonne nouvelle pour nous ! Il nous reste donc 6km de course, 1700m de natation et 16km de course pour rentrer. Mes couleurs et mes jambes reviennent et je prends mon tour en tête dans les escaliers qui nous mènent au fort de Hvar. La vue est superbe à travers les collines ! On continue de remonter les équipes et on arrive rapidement à la dernière natation de la journée.

A la mise à l’eau les bras sont lourds mais l’eau est calme. On force sur les derniers 500m avec le vent de face pour rejoindre la dernière plage. Une longue montée nous attend. On enlève le haut de la combi et on se ravitaille dans la montée avant de relancer l’allure. Un peu avant le sommet un membre de l’organisation nous annonce que nous sommes 3ème mixte à notre grande surprise ! Nous ne sommes pas les seuls à avoir laissé des plumes sur cette grosse section de natation.

Instantanément je relance et force le rythme, il nous reste 15km pour aller chercher les deuxièmes. Nous enchaînons un peu moins d’1h30 de course sur les chemins rocailleux et exigeants de Croatie à relancer à chaque occasion pour grappiller du temps. Je sais que Sab souffre derrière et on se parle beaucoup pour éviter la chute ou la blessure. En arrivant sur Hvar, je sens mes forces qui diminuent à grande vitesse et le dernier kilomètre avant de couper la ligne d’arrivée me paraît interminable. Une bonne dose de sucre sera nécessaire pour retrouver mes esprits. Nous n’avons jamais vu les seconds, ils se savaient sûrement chassés et l’écart s’est maintenu. Au final 7h00 de course, 3ème mixte, 11ème scratch et 1ère équipe française.

ÖTILLÖ HVAR – 2017. Foto: JakobEdholm.com

La course fut dure mais très belle, un terrain exigeant à notre avantage et une natation qui a fait la sélection : seulement 51 équipes finissent la course sur 110 au départ !

Le travail d’équipe a été fructueux et nous avons pu tirer le meilleur parti de nos forces et nos faiblesses. Notre choix de matériel fut aussi le bon et les combinaisons Colting wetsuits sont de supers produits qui offrent un très bon confort et une bonne glisse en natation. Un peu d’eau et de nourriture pour les longues sections de course sont important pour palier au coup de fatigue.

Maintenant les esprits sont tournés vers L’Ötillö en septembre où il faudra être bien meilleur !

Le circuit SwimRunMan créé par 3 amis de longue date

affiche circuit

Alexandre s’est prêté au jeu de l’interview, il revient pour nous sur les motivations qui l’ont amené, lui et ses amis Florent et Bertrand à se lancer dans le bain du SwimRun, non pas avec une épreuve mais avec un circuit. Le SwimRunMan est né, et il entend marquer sa différence en France et à l’étranger.

Swimrun France : Bonjour Alexandre, tu es un des (ou le ? ) créateur du circuit SwimrunMan qui comporte pour l’instant trois épreuves au calendrier 2017 (Gorges du Verdon le 30 avril / Lac de Serre-Ponçon le 2 juillet / Grands Lacs de Laffrey le 27 aout). Comment es tu venu au Swimrun ?
Alexandre Bonacorsi : Nous sommes 3 amis de longue date à l’origine du circuit SwimRunMan (Bertrand et Florent complétant le trio). Trois passionnés de sport en général (sport-co, athlétisme, triathlon, APPN) et l’idée de venir au SwimRun nous trottait dans la tête depuis quelque temps.
Quand un projet nous plait, on se donne les moyens pour le mettre sur pied !
Alexandre
Alexandre

Nos différentes expériences personnelles en tant que participants et/ou organisateurs notamment sur des Raids Multisports, qui à nos yeux partagent beaucoup de valeurs avec le SwimRun, nous ont poussé à franchir le pas. Lors de notre cursus universitaire (UFR STAPS), nous sommes également intervenus sur différents événements sportifs qui nous ont transmis la « fibre » de l’organisation, désormais quand un projet nous plait, on se donne les moyens pour le mettre sur pied !
Ces dernières années nous avons suivi l’évolution du Swimrun. On a toujours été captivé par le degré d’engagement des participants – les premiers comme les derniers. Ils se lançaient dans une aventure unique, parfois dangereuse, mais terriblement excitante dans des décors de carte postale. On s’est dit que ce serait génial d’en organiser par chez nous… la machine était lancée.
On a donc franchi le cap étape par étape, en s’inspirant de ce qui se faisait en Suède, avec nos propres codes, nos propres valeurs et notre propre marque. Cela nous a pris près de deux ans – tout en menant d’autres projets de front – avant d’aboutir sur le concept SwimRunMan mais, aujourd’hui, nous sommes fiers de le présenter et de proposer trois belles courses au calendrier Swimrun français.

SRF : Quelles sont les principales valeurs du sport mises en avant par le circuit SwimrunMan ?
Un vecteur de liberté, de partage et de dépassement de soi
AB : Le circuit SwimRunMan se rattache aux valeurs fondamentales des sports de pleine nature. Il est vecteur de liberté, de partage et de dépassement de soi. Sa pratique en binôme permet de vivre une aventure humaine exceptionnelle durant laquelle on repousse ses limites ensemble. C’est un effort extrême qui prend souvent la forme d’un défi, d’un accomplissement personnel, tout en évoluant dans des sites privilégiés tels que des Parcs Naturels ou autres.
SRF : Pourquoi démarrer un circuit directement et non pas une épreuve d’abord ?

AB: Comme nous le disons souvent, qui peut le plus, peut le moins ! Ce n’est pas parce que l’on souffre que l’on a pas le droit d’en prendre

Bertrand
Bertrand

plein les yeux. Nous avons donc démarché plusieurs lieux « mythiques » et paradisiaques du paysage français pour y proposer notre concept dans l’espoir d’obtenir au moins une validation. Nous avons été très bien reçu de partout, les acteurs locaux ont directement suscité un réel intérêt pour notre événement et nous avons donc la chance de pouvoir proposer plusieurs dates à notre calendrier.

SRF : La communication du circuit est très bien faite avec un site vraiment professionnel, on retrouve des distances standardisées (Half SwimRunMan: 34.5 en 2017 et SwimRunMan 69.0 dans le futur) à travers les trois courses. C’est un peu un clin d’oeil au triathlon on dirait ?
AB: Forcément, il y a certaines similitudes dans la pratique du Swimrun et du Triathlon et nous avons donc opté pour une communication orientée triathlon pour que tout le monde parle le même langage.
SRF : Le profil des trois courses est il sensiblement le même (alpin, plat ou trail) ou bien chaque lieu a sa spécificité ?
En prendre plein les yeux et plein les pattes !

AB : Les 3 étapes (Half SwimRunMan 34.5) de 2017 auront un format technique similaire (30km de course à pied et 4.5km de natation). La

Florent
Florent

différence principale se trouvera au niveau du dénivelé (entre 1000 et 1500m de D+). Les parties course à pied seront majoritairement orientées trail avec quelques portions alpines à plus de 1600m d’altitude !
Autre différence notable, le milieu dans lequel les participants évolueront pourra changer du tout au tout entre deux étapes (forêts, montagnes, plateaux,…). Bref, tout pour en prendre plein les yeux et plein les pattes !

SRF : Le prix d’inscription est assez maîtrisé de notre point de vue par rapport à d’autres épreuves plus dispendieuses, que dirais tu à des nouveaux venus qui seraient un peu étonnés du ticket d’entrée dans le swimrun ?
AB : Qu’on fait notre maximum pour proposer à nos participants le meilleur rapport qualité/prix! Effectivement, le tarif (NB : 90€/personne) peut paraître plus élevé que ce qu’on a l’habitude de voir en tri ou en trail par exemple (je pense qu’on souffre un peu de cette comparaison aux yeux de la « pensée commune »), mais les parties de natation représentent un coût très important au niveau du dispositif de secours – rien n’est laissé au hasard de ce côté-là – et, derrière, il faut tout de même gérer un circuit à pied de 30km de qualité, et le sécuriser, sur des sentiers parfois durs d’accès et « rugueux ». Tout se mérite!
En résumé, une organisation de qualité engendre un coût fixe que l’on ne peut réduire pour quelque raison que ce soit. Le nombre de participants est volontairement limité à 150 binômes ; soit 300 chanceux qui auront le privilège d’évoluer dans des tracés soigneusement sélectionnés dus à une réflexion organisationnelle de longue date.
SRF : Si on parle de développement du circuit, il y a t-il un système de ranking qui est mis en place avec une course aux points à la fin de la saison ? Il y aura t-il plusieurs 69.0 en 2018 ? En France ou à l’étranger ?
reperages-verdon-2Les SwimRunMan n’ont pas de frontières !
AB : Pour cette première année, il n’y a pas de système de ranking, c’est une piste que nous étudions pour les années à venir pour donner le droit de participation aux SwimRunMan 69.0.
Le calendrier 2018 n’est pas encore définitivement arrêté à l’heure actuelle, la seule chose que je peux vous dire c’est qu’il y aura au moins un format 69.0 en 2018 et que, pour nous, les SwimRunMan n’ont pas de frontières !
SRF : Pour toi la délégation du Swimrun à la FFTri est elle une bonne chose ?
Trouver le meilleur compromis possible
AB: De part son évolution fulgurante ces deux dernières années et l’augmentation impressionnante de son nombre de pratiquants, il fallait s’attendre à ce que la pratique du Swimrun soit réglementée en France. Alors oui, je pense que la FFTri va apporter son expérience, sa rigueur dans l’organisation des événements et permettre de structurer la pratique du Swimrun, notamment en termes de sécurité. Toutefois, je pense qu’il faut veiller à ce que l’on puisse garder l’essence du Swimrun, son authenticité afin de ne pas aseptiser sa pratique. Ce sera tout l’enjeu entre les organisateurs et les dirigeants de la FFTri de trouver le meilleur compromis possible afin de satisfaire les pratiquants.
SRF : On te (vous) verra sur quelques courses en tant que swimrunner ?swimrunman
AB: De nous 3, celui que vous avez le plus de chance de croiser sur un Swimrun, c’est Bertrand, le triathlète de la bande, il en a loupé deux l’an dernier à cause d’une vilaine blessure mais cette année, il compte bien prendre un départ… et autant te dire qu’il aura plutôt intérêt de revenir en tant que Finisher, sinon il nous devra une tournée!
SRF : il y a t-il une question que tu aurais voulu que je te pose ?
AB : C’était très complet, je te remercie.
SRF : Merci de ton temps 🙂
AB : Merci à toi!

L’épreuve ULTRA SWIMRUN CÔTE VERMEILLE, sélectionnée pour les « ÖTILLÖ Merit Races »

Le circuit ÖTILLÖ continue à s’étendre, à la fois en terme d’épreuves développées telles les « Qualifyer » qui offrent des places directes pour la finale des championnats du monde à Stockholm (Suède), mais aussi en terme d’épreuves avec un Label « Merit Race » qui elles ouvrent la porte à un classement aux points (ranking). A la fin de la saison le 31 décembre, des places pour la finale sont réparties aux meilleurs classés. Le moindre point marqué constitue un critère obligatoire à obtenir afin de participer à la traditionnelle loterie fin janvier pour l’attribution des derniers slots des championnats du monde.

SwimRun France : Bonjour Sylvain, Olivier, pouvez vous nous expliquer en quoi consiste cette labellisation « mérite » du circuit ÖTILLÖ ?

Olivier & Sylvain : Cette labellisation inscrit l’épreuve ULTRA SWIMRUN CÔTE VERMEILLE,  la première et la seule épreuve française, parmi les « ÖTILLÖ Merit Races », une sélection de 12 courses qualificatives à travers le monde. Elle est désormais une occasion pour les swimrunners qui oseront relever le défi de collecter des points pour le classement « ÖTILLÖ Swimrun Ranking System », et d’être sélectionné pour la finale mondiale.

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Selon Michael Lemmel (directeur de course de l’ÖtillÖ), « Les évènements Ötillö Merit sont les évènements que nous considérons les meilleurs quand il s’agit de la sécurité, l’expérience des coureurs, la qualité de la course et de sa gestion. Ces événements sont généralement les premiers d’un territoire et nous les voyons tels des phares pour guider le SwimRun »

SRF : D’un côté pratique, avez-vous soumis un dossier à l’organisation ?

O&S : Oui , tout à fait, accompagné par des ami(e)s de grande qualité, nous avons monté un dossier de présentation de l’évènement d’une trentaine de page, où nous avons présenté les spécificités de notre évènement : éthique, parcours, sécurité, organisation, rayonnement … 3 mois auront été nécessaires pour finaliser ce dossier.

SRF :  Faut-il du temps pour décrocher cette labellisation ?

O&S : Le dossier envoyé, Michael Lemmel (Race director, ÖTILLÖ Swimrun World Championship) a été très réactif. Il s’est passé une semaine avant que nous recevions un contrat d’engagement. Olivier et moi-même étions ravis. Pour bien comprendre notre joie, il nous faut vous présenter l’origine de cette épreuve, elle est très spéciale à nos yeux. Nous avons réalisé les parcours, et chacune des portions a été réfléchie, validée pour espérer un jour briguer le label « ÖTILLO Merit Race ». Cette course regroupe toutes les valeurs de la Swimrun qu’Olivier et moi souhaitons transmettre : la solidarité au sein du binôme, la beauté et l’authenticité des sites traversés, la valorisation du patrimoine culturel et historique de la Côte Vermeille avec ces châteaux et ses tours, le respect et le soutien de tous les acteurs présents, ainsi que l’interaction des organismes privés ou d’états, née autour de cet événement.

SRF : Qu’en est il de la barrière de la langue (suédois obligatoire) ?

O&S : La barrière de la langue n’a pas été un problème. Le dossier a été proposé en anglais. Par la suite, l’ensemble des formalités et des échanges se sont réalisés dans la langue de Shakespeare.

SRF :  D’un point de vue qualitatif, quels sont les points forts du Swimrun de la côte vermeille qui ont plu dans le dossier ?

O&S : Entre les Pyrénées et la Méditerranée, l’ULTRA traverse 5 communes (du sud au nord, Cerbère, Banyuls sur mer, Port-Vendres, Collioure et Argelès sur mer), chacune riche d’un fort patrimoine culturel et historique. Située au cœur d’un des plus beaux écrins naturels de France. La Côte Vermeille est la pépite des Pyrénées-Orientales.

Les concurrents ont l’opportunité de traverser un territoire exceptionnel composé de: – 6 sites natura 2000, – 1 réserve marine nationale (Cerbère-Banyuls sur mer) – 1 parc marin (Golfe du Lion) – 1 zone marine éducative (Enfants de la mer) Nous avons dû convaincre de nombreux gestionnaires, comme le Parc marin du golfe du lion, le Conservatoire du Littoral, la Direction départementale des Territoires et de la Mer, la Réserve marine nationale, les municipalités traversées, le conseil départemental, la région, les zones portuaires, les gestionnaires privés … et beaucoup d’autres. Nous avons véritablement rêvé ce parcours. Notre but ultime était de faire découvrir les plus beaux atouts de la Côte Vermeille, de la manière la plus simple et la plus pure. Les portions terrestres et aquatiques sont des moments privilégiés pour les compétiteurs, de découvrir ou de redécouvrir notre côte. L’Ultra a une réelle valeur affective pour nous, elle symbolise la quintessence de notre évènement.

Cette épreuve exigeante, met l’organisme des concurrents à rude épreuve, c’est une certitude. Cependant, la hardiesse de cette course est un excellent support pour parfaire le soutien et l’entraide au sein du binôme.

Avec ses 60km de distance et ses 2.5km de dénivelé positif, joindre la ligne d’arrivée est un véritable défi. Et à ce titre,  nous la voulions à l’image de la Côte Vermeille, magnifique… mais exigeante. Elle se mérite !

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SRF :  Le fait d’être déjà dans un circuit (Swimrun National Tour) qui promeut des valeurs proches de l’ÖTILLÖ a aidé ?

O&S : Assurément, cela a appuyé notre demande. Nous partageons les valeurs que prône le SwimRun National Tour.

Les évènements labélisées Swimrun National Tour vont au-delà des préoccupations sportives et s’inscrivent dans une démarche plus large de développement durable. Ces évènements tels des ambassadeurs, véhiculent au niveau national, les valeurs intrinsèques de cette belle discipline. Nous nous réjouissons d’avance de pouvoir évoluer au côté d’autres organisateurs (NDLR : Swimrun de Vassivière, The Riviera Nice-Monaco et d’autres en cours d’intégration) partageant cette vision. Et ainsi, faire progresser le Swimrun français ensemble !

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SRF :   Vous avez lancé votre épreuve suite au reportage d’intérieur sport sur l’ÖtillÖ,  vous êtes le 1er français à avoir obtenu ce label, avez-vous l’impression d’avoir bouclé la boucle ?

O&S : Absolument pas, cette étape était une des étapes, présentée dans le tout premier dossier, que nous avions présenté en mairie.

A l’époque, de nombreuses personnes, nous ont déconseillé de lancer 4 épreuves et de se cantonner à La Courte et La Moyenne pour l’édition 2016. C’était sans compter sur une conviction profonde que cet évènement était amené à devenir une course maîtresse dans le monde du SwimRun.  Aujourd’hui, nous pouvons nous valoir d’avoir la Moyenne et La Longue qui sont labellisées épreuves nationales sur le SWIMRUN NATIONAL TOUR. Et l’Ultra qui est labellisé mondiale sur « l’ÖTILLO Merit Race ».

Nous sommes fiers de cette reconnaissance nationale et internationale. Elle concrétise des centaines d’heures de travail et prédit de nombreuses heures à venir ;). Nous ne comptons pas nous arrêter là, nous avons encore beaucoup de projets en tête…

Nous profitons, de cette mise en avant, pour remercier nos ami€s, familles, nos compagnes, qui nous accompagnent et nous supportent au quotidien, sans jamais faillir, depuis le début de cette aventure. Merci, on vous aime.

Sylvain et Olivier.

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Lancement du SwimRun National Tour : un beau cadeau de Noël

Sylvain Rousselat, Julien Valette et Loic Branda, tous trois organisateurs d’épreuves de SwimRun en 2016 (SwimRun de la Cote Vermeille, SwimRun de Vassivière, et SwimRun The Riviera) se sont rapprochés pour lancer un véritable circuit de SwimRun pour l’année 2017 :

Le SwimRun National Tour (SNT). Sous l’impulsion première de Sylvain, ce circuit, comprenant cinq épreuves (réparties dans les trois organisations), espère convaincre rapidement d’autres organisateurs à se joindre à celui-ci. D’ailleurs bien avant le lancement officiel du SNT, certains organisateurs ont fait part de leur intêret d’une participation à un circuit national.

Le SNT, c’est une certaine conception du SwimRun avec non seulement une mise en avant des valeurs Sportives, mais aussi : Cohésives, Environnementales et Solidaires. Pour promouvoir ces valeurs, le circuit SNT offre ainsi un système de labélisation original aux organisateurs.

 

Swimrun France : Bonjour Julien, peux-tu te présenter en quelques lignes et ton rapport avec le tout nouveau SwimRun National Tour (SNT) ?

Julien Valette : Je suis actuellement étudiant au sein d’un double cursus pharmacien-ingénieur sur Lyon, passionné de sport depuis toujours (mes 2 parents sont professeur d’EPS) j’ai rejoint l’association Sang Pour Sang Sport (SPSS) en 2015. Suite à une discussion avec Mickaël Bosc le président de l’association SPSS en janvier 2016 nous avons décidé de monter un SwimRun dont l’ensemble des bénéfices vont au profit des jeunes patients hospitalisés car atteint d’un lymphome au centre Léon Bérard à Lyon.

La première édition du SwimRun Vassivière (SRV) a été une réussite, je suis donc reparti pour une deuxième édition le 17 et 18 juin prochain ! Par ailleurs je propose régulièrement des sorties initiations ou un peu plus engagées, sur le groupe Facebook SwimRun Lyon.

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SRF : L’idée d’un circuit national est-elle issue d’une longue réflexion, ou est-elle plus le fruit d’une opportunité ?

« l’idée d’un circuit de SwimRun est, je pense, présente dans la tête de chaque organisateur »

JV : L’idée originale du SNT revient à Sylvain organisateur du SwimRun de la Côte Vermeille, j’essaye de lui apporter un maximum de soutien dans la réalisation de ce beau projet, j’officierai surement en tant que membre du comité technique du SNT par la suite.

Mais l’idée d’un circuit de SwimRun est je pense présente dans la tête de chaque organisateur depuis le lancement de nos épreuves respectives. De là à parler de réflexion je pense qu’il y a une marche. Il fallait un leader, un initiateur du projet qui puisse énormément s’investir pour proposer une première base solide sur laquelle travailler !

Lors du SRCA (NDLR SwimRun Cote d’Azur) nous avions pu partager nos visions de l’avenir du SwimRun en France avec Sylvain (SwimRun Côte Vermeille),  Loïc (SwimRun The Riviera), Ophélie (SwimRun Vassivière) et un petit peu avec toi aussi Akuna (Swimrun France).Par la suite Sylvain a travaillé pour établir toute la base du SNT et nous a invité à le rejoindre début novembre !

Pour répondre à la question je dirai donc : opportunité ET réflexion 🙂

SRF : Après 3 épreuves en France en 2015, 15 en 2016, Est-ce le bon moment en 2017 pour lancer un circuit national ?

JV : Il me semble que les estimations de SRF portent pour le moment à 45 le nombre d’épreuves potentiellement présentes sur le territoire en 2017. Donc oui, le circuit national est un excellent moyen pour les organisateurs partageant une même vison du SwimRun de se regrouper et de proposer un format de compétition qui existe déjà dans un très grand nombre de sport !

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Les épreuves de SR se multiplient et plus elles seront nombreuses moins elles auront de portée nationale. Un organisateur peut choisir de créer un évènement local ou régional mais le but du SNT est de faire voyager les athlètes à travers la France, leur faire découvrir de nouveaux paysages et de nouvelles façons de pratiquer le SwimRun. Les épreuves constituant le SNT auront donc immédiatement une dimension nationale.

Swimrun France : Bonjour Sylvain, peux-tu te présenter en quelques lignes

Sylvain Rousselat : 32 ans, ancien sous-officier dans la Marine Nationale en qualité de Marin pompier de Marseille, je suis, depuis 10 ans, éducateur sportif en natation – triathlon, et préparateur physique.  Passionné de sport nature. Je m’épanouis plus particulièrement dans les disciplines dites d’ultra endurance : triathlon XXL, ultra rail,… J’organise avec mon collègue Olivier la SwimRun Côte Vermeille, dont la première édition s’est déroulée en juin dernier. Nous nous efforçons de façonner notre évènement à l’image de nos valeurs environnementales et solidaires.

« Julien, Loïc et moi-même avons à cœur de proposer un circuit national au plus près des valeurs intrinsèques du SwimRun : Sportive, Cohésive, Environnementale et Solidaire »

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SRF : Le SNT n’est pas un circuit fermé, d’autres organisations de SwimRun sont appelées à en faire partie, comment cela marche-t-il ?

SR : Oui tout à fait, c’est d’ailleurs l’objectif premier d’offrir aux swimrunners, un circuit national composé de nombreuses épreuves de qualité. Il n’y a pas de nombre limite d’épreuves fixées. Chaque organisateur est libre de proposer sa candidature.

Nous (Julien, Loïc et moi-même) avons à cœur de proposer un circuit national au plus près des valeurs intrinsèques du SwimRun : Sportive, Cohésive, Environnementale et Solidaire. Les organisateurs souhaitant intégrer le SwimRun National Tour devront s’inscrire dans cette démarche.

SRF : Il y a un système assez novateur, à base de labélisation, qui permet aux organisateurs d’accorder des « points bonus » à son épreuve dans l’optique d’un classement coureur à la fin de l’année, peux-tu nous éclairer à ce sujet ?

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SR : Effectivement, nous constatons que le SwimRun est en pleine essor sur le territoire.  C’est vraiment  bien ! Toutefois, cette multiplication des courses ne doit pas se faire, au détriment des fondements de l’activité.

Fort de ce constat et sur la base d’une réflexion commune, nous avons établi des critères objectifs, afin d’attribuer un label aux organisations soucieuses d’affirmer notre vision de l’avenir du SwimRun en France. Sur ce principe, des points bonus plus ou moins significatifs seront attribués selon le niveau de labellisation acquis par les organisations.

SRF : Comment se passe ce système de labélisation (évaluation, vote etc..)?

SR : Sans les détailler pleinement, le niveau de labellisation de chaque organisation sera définit selon les critères d’évaluations suivants :

  • LA FEMINISATION DE LA PRATIQUE
  • L’ACCESSIBILITE A LA PRATIQUE HANDISPORT
  • L’ACCESSIBILITE AUX PERSONNES EN SITUATION DE DIFFICULTE ECONOMIQUE
  • LA DEMOCRATISATION DE LA PRATIQUE JEUNE
  • LE DEVELOPPEMENT DURABLE A TRAVERS DES ACTIONS ENVIRONNEMENTALES ET SOLIDAIRES FORTES
  • LA STRUCTURATION DE REGLES TECHNIQUES ET DE SECURITE CONCISES
  • LA VALORISATION ET LA PROMOTION DU PATRIMOINE ET DES ACTEURS LOCAUX

L’attribution du niveau de labellisation d’une organisation, sera étudiée par le comité technique du SwimRun National Tour, sur les données réalisées l’année passée, (avec une dérogation pour les nouvelles organisations).

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SRF : Derrière ce système singulier, il y a une donc volonté de promouvoir certaines valeurs ?

SR : Assurément, jamais auparavant l’éthique d’une discipline et les actions menées pour l’affirmer, n’ont été récompensées par un système de valorisation de points sur un classement général national ! Le SwimRun National Tour à ce titre est unique.

SRF : Pour les swimrunners, comment se passe les classements, il y a-t-il un titre, des récompenses à la fin ?

SR : Au sein du SwimRun National Tour, deux circuits vous seront proposés : « Sprint – 15 à 30km » et « Endurance – 31 à 50km ». Toutes les équipes ayant participées au moins à une épreuve seront classées. Chaque épreuve attribuera des points en fonction du classement à l’arrivée.

Circuit SwimRun SPRINT

Le classement final par équipe du circuit SPRINT, ainsi que l’attribution des titres se feront par addition des meilleurs scores obtenus sur quatre (4) épreuves au maximum, soit 3 épreuves aux choix + la finale. La finale est obligatoire pour être récompensé et se fera sur le support de la SwimRun Vassivière pour la saison 2018.

Circuit SwimRun ENDURANCE

Le classement final par équipe du circuit ENDURANCE, ainsi que l’attribution des titres se feront par addition des meilleurs scores obtenus sur trois (3) épreuves au maximum, soit 2 épreuves aux choix + la finale. La finale est obligatoire pour être récompensée et se fera sur le support de la SwimRun Côte Vermeille pour la saison 2018.

Pour briguer le titre de Vainqueur du SwimRun National Tour, les athlètes devront respectés les conditions du règlement. Les titres suivants seront décernés à l’issue du SwimRun National Tour :

CIRCUIT SCRATCH EQUIPES TOUTES CATEGORIES CONFONDUES
SPRINT 1er Hommes Femmes Mixtes
2ème Hommes Femmes Mixtes
3ème Hommes Femmes Mixtes
ENDURANCE 1er Hommes Femmes Mixtes
2ème Hommes Femmes Mixtes
3ème Hommes Femmes Mixtes

 

Les Equipes vainqueurs recevront une dotation numéraire et/ou non numéraire, lors de la cérémonie officielle de remise des titres qui aura lieu lors de la finale du circuit concerné.

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Le classement étant évolutif tout au long de la saison, une diffusion du classement provisoire sera assurée via les supports officiels du SwimRun National Tour : site internet, Réseaux sociaux, après chaque étape, également relayé par les supports officiels des épreuves et des influenceurs membres du circuit.

 

Swimrun France : Bonjour Loïc, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Loïc Branda : J’ai 33 ans, je suis ingénieur en traitement des eaux, et titulaire d’un Brevet d’Etat en natation. Je m’occupe aujourd’hui d’une structure qui organise des stages de natation, et des événements sportifs. J’ai un passé environ 25 ans dans la natation, dont 10 en tant qu’athlète de haut niveau en eau libre. Depuis ma retraite sportive je publie des DVD, organise des stages de natation et des courses en eau libre comme le PromSwim à Nice et le SwimRun The Riviera entre Nice et Monaco.

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SRF : Le circuit SNT présente pour l’instant des profils d’épreuve assez différents, peux-tu nous dire en dire plus ?

« tout le monde est concurrent pendant les courses mais en convivialité permanente en dehors. »

LB : Le circuit a l‘avantage de proposer deux types de classement un classement « Sprint – 15 à 30km » et un classement « Endurance 31 à 50km», ce qui permet aux organisateurs d’épreuves longues ou courtes d’intégrer facilement le circuit. Cela permet aussi aux équipes de se positionner sur une distance en fonction de leurs aptitudes et du calendrier des épreuves. Les profils d’épreuves varient également selon la région avec des parties mers et côtières mais aussi lac et forêt, dans un environnement alpin, ou bien encore dans un habitat plus urbain . L’objectif est de rassembler les épreuves de SwimRun pour permettre à toutes les équipes de trouver leur bonheur et de participer au classement final.

SRF : Le SNT va commencer en mode « Test » par ton épreuve qui aura lieu le 30 avril 2017, qu’espères-tu de l’intégration de ta course dans un circuit national ?

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LB : C’est une fierté de faire partie du circuit et de commencer par le SRTR le 30 Avril sous format « Test », nous espérons enclencher une dynamique nationale sur le SwimRun. Le fait de démarrer le circuit national va permettre d’établir un premier classement sur le circuit « sprint » puisque nous proposons une épreuve de 26 km, je trouve ça formidable l’idée d’un « Tour National » cela permet aux équipes de se retrouver à chaque épreuves à des moments différents, sur des parcours différents mais toujours avec la même convivialité qui est l’essence du SwimRun. Cela me rappelle les circuits « Natation en eau libre » nationaux et internationaux où tout le monde est concurrent pendant les courses mais en convivialité permanente en dehors. J’espère même que nous pourrons créer des liens d’amitiés entre les équipes !

SRF : Que conseillerais tu à un organisateur qui voudrait intégrer le SNT du point de vue du tracé ?

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LB : Faire preuve d’originalité et d’audace tout en respectant les éléments et la nature. Notre sport est un sport outdoor que l’on aime pratiquer en équipe, et en nature ! Attention tout de même à la sécurité qui reste un enjeu majeur de nos épreuves.

SRF : merci à tous trois et longue vie au SwimRun National Tour !

SR – JV – LB : Nous te remercions également pour tes précieux conseils.

http://www.swimrunnationaltour.com/

 

 

 

Hellas Frostbite: un swimrun venu du froid

15267562_1201787573248420_120553912786912224_nLe Hellas Frostbite est une course unique. Elle a lieu le premier Samedi de Décembre dans le parc hellasgården au cœur de Stockholm, c’est probablement la course la plus froide du calendrier, d’où son nom « gelures de Hellas ». Organisée par trois amis qui redonnent tous les bénéfices à l’œuvre caritative « Barncancerfonden » contre le cancer chez les enfants. Le prix d’inscription est minimum de 300krona, environ 30€, mais les participants sont encouragés à donner plus. Cette année la course a collecté environ 1800€ avec 49 compétiteurs courageux. Une très bonne initiative pour une œuvre caritative. Et il faut être courageux car si c’est un sprint, il ne faut pas avoir froid aux yeux pour se jeter à l’eau. Jean-christophe Bastiani a relevé le défi et nous fait partager son aventure.
Crédit photos Delphine Simon et Hellas Frostbite.

Journée classique de décembre en Suède -5°C dehors

8h00
Le réveil sonne… petit regard par la fenêtre. Ouille aie et re-ouille. Les organisateurs ont bien choisi. C’est prévu pour être la journée la plus froide et la moins ensoleillée de la semaine. Chouette !
« journée classique de décembre en Suède -5°C dehors avec bise du Nord -9 ressenti »
Un bon petit déjeuner avalé, sucré-salé et hop direction Slussen en Métro pour trouver le bus qui nous mènera à Hellasgården.

8h47 Slussen
Le timing est assez court donc il ne faut pas se tromper ….. Un grand bordel et après quelques aller-retours dans les halls, nous attrapons le bus. Petit moment d’hésitation mais ça y est l’aventure approche.

9h17 arrêt Hellasgården
L’air est sec et piquant mais pas de vent dans cette belle forêt parsemée de « mille »lacs. Et tout d’un coup fou rire en voyant un patineur tester la glace pour aller randonner…. OUI de la glace, bien épaisse et bien brillante avec le soleil qui perce et nous réchauffe. On avance vers Notre lac, Notre terrain de jeu et dans les sous-bois, il fait bon à marcher et tout d’un coup nous y voilà…

9h30 Hellasgården
15283929_1210061952420982_6179232871535818131_nJ’arrive et accueil de Philip très heureux de me voir. Ce sera le début de belles rencontres tout au long de la journée. Ça y est, je suis en Suède (pays que je connais depuis longtemps) mais pour faire un swimrun. Il me fait un briefing en anglais pour me donner les consignes et surtout que nous aurons uniquement 30-40m à nager vu l’épaisseur de glace et la température de l’eau proche de 0°C. Vestiaire dans les toilettes immenses et chauffées, j’adore ce pays, et direction la première boucle pour s’échauffer.

Jag talar svenska !!

10h38
Tout le monde écoute le briefing en suédois, j’applaudie comme tout le monde, je tourne la tête comme tout le monde et sourit au bon moment….. Jag talar svenska !!
Cette fois, décompte et ça sera le départ… moment d’excitation et j’ai bien envie de m’amuser.

10h48
15280989_10211294648752686_1346626738_nDépart au milieu des braseros, qui me rappelle samedi dernier au refuge de Combe Madame en Belledonne.
Deux groupes se forment au bout de 200m… et je prends le wagon du premier, je me sens bien, je suis heureux. Il y a quelques furieux devant mais à 900m, il n y a que 60s d’avance alors je reste tranquillement à ma vitesse avec le petit groupe. Le parcours va être exigeant, une succession de montées et descentes sur 5 km très cassant dans la forêt et de la glace par endroit. Premier tour à 15km/h, je suis bien, je pense à ma pose de pied, me relâcher. J’ouvre l’avant de ma combi pour réguler ma température. Je porte mes tenues NaturalPeak (t-shirt et legging) sous la combi en prévisions du swim. Excellente qualité de ventilation avec le tissu en Modal WoodWear.
frostbite-2016-2Le moment tant attendu arrive, la mise à l’eau sur le ponton glacé, 10s à palabrer et go, de la vélocité et 2 respirations après j’attrape l’échelle pour remonter. Le cardio est à 180 depuis le départ et il faut enchaîner. Une course folle et j’adooooooore.

Mes genoux commencent à subir le froid dans la dernière partie

15350580_1210061629087681_3647837357913630140_n.jpgTout trempé, je repars pour mon 2ème et 3ème tour qui seront un peu plus lent que le 1er.
La seule différence sera la mise à l’eau directe… pas de transition !! On n’est pas là pour acheter du Glogg et des pepparkakor

Mes genoux commencent à subir le froid dans la dernière partie, la plus vallonnée. Ma vitesse me permet de doubler 2 ou 3 swimrunners mais je suis obligé de marcher quelques secondes et perd au moins 60-90s. Peu importe, je suis dans le plaisir, il fait froid mais je me suis entrainé à pire en montagne.
15319225_1208902399203604_1237652382146106046_n.jpgEt voilà je finis cette belle course d’Hellas Frostbite Swimrun après 15km dont 100-120m de natation avec pleins d’encouragement en Français !! Un vrai gamin et un énorme sourire à l’arrivée malgré le froid qui commence à tomber en parallèle de la disparition du soleil mais la chaleur humaine de tous mes amis suédois était bien plus forte.
15320341_10211281310459237_1125237243_nTout heureux de ma 11eme place, je ferai beaucoup mieux l’an prochain, je découvre enfin toute l’équipe Swimrun World of Swimrun maintenant dans la vraie vie. Niklas, Philip, Daniel…. et tous les autres avec qui j’espère m’associer pour une ou plusieurs courses…. Michelle Nyström, j’attends ta réponse! lol

Multiples accolades et félicitations… Voilà ce que je retiendrais de cette « course ». Du bonheur partagé entre personnes simples qui aiment la nature et le dépassement de soi.

Fiche Technique: The Riviera

Nouvelle fiche technique, le swimrun The Riviera. Nous publions régulièrement ces notes pour vous aider à préparer vos courses. Si vous avez des demandes particulières ou des commentaires / suggestions, n’hésitez pas à nous contacter.

Fiche technique du swimrun The Riviera
Fiche technique du swimrun The Riviera