Enchainement swimrun inédit dans les Calanques

Au milieu de l’été, un trio de swimrunners, Gilles, David et Akuna (alias Jean Marie), met à profit une connaissance du terrain optimale pour enchainer une combinaison originale: une apnée via siphon suivie d’une escalade (voie « prends moi sec au dessus du lagon bleu »). Gilles et David se livrent au jeu de l’interview (par Akunamatata de Swimrun France). Ils reviennent sur la genèse d’une branche, en devenir, cousine du swimrun: le swimrunclimb, l’alpi swimrun, le swimrungoat ?

Swimrun France: Bonjour Gilles, Denis, pouvez vous me résumer en quelques lignes votre histoire avec le Swimrun ?

David Denis: À L’été 2015, je faisais découvrir les secteurs de deep water (escalade au dessus de l’eau) sur la Ciotat à mon ami Vincent Delebarre dans une approche déjà inédite de course nage et grimpe.
Vincent m’apprenait que ce que nous faisions était en quelques sortes du swimrun et m’a conseillé de me rapprocher de Jean Marie Gueye alias Akuna.
À cette époque, je ne nageais pas vraiment et j’avais beaucoup de difficulté à tenir le crawl. J’étais surtout passionné de trail et d’escalade que je combinais dans une approche minimaliste (alpi-running). J’avais en tête un projet depuis des années, qui était de rallier la Ciotat à Cassis en longeant le bord de la côte. Le swimrun devenait le moyen évident pour réaliser cela.

Gilles Bernard: Je n’ai jamais fait de swimrun mais je pratique le triathlon depuis 10 ans, la seule expérience similaire que j’ai eue c’est lors de ma préparation pour l’embrunman en 2014. C’était à Sormiou en allant nager jusqu’à un lieu dit de « Rumpe cuou» il y a une falaise et un copain m’attendait dans le but de grimper une falaise de 100 mètres. Arrivé en haut, il m’a redescendu et je suis rentré à la nage, cela m’a fait 4000 m de nage et 100 mètres d’escalade. J’ai trouvé cela hyper ludique. Sinon à la base je suis grimpeur et j’ai pratiqué aussi la chasse sous marine. Plus tard je me suis mis au triathlon pour partager des moments avec mes enfants qui pratiquent cette discipline. J’adore l’endurance…

SRF: Quelle est votre relation avec les calanques ?

DD: En réalité, les Calanques ont été le « leitmotiv » de mon installation dans la région il y a une dizaine d’années. Je n’y étais jamais venu et pourtant, je m’y sentais déjà attiré comme par un aimant.
Depuis, je n’ai cessé de les découvrir et de les re-découvrir notamment grâce aux possibilités qu’offre le swimrun.

GB: je suis né aux portes des Calanques dans la calanque de Samena. A 11 ans mon frère André m’a fait découvrir la grimpe à la Candelle. Très rapidement, j’ai beaucoup ouvert d’itinéraire d’escalade et je me suis énormément investi dans ce milieu. En 1992 j’ai co-écrit le topo d’escalade des Calanques avec des amis et cette aventure continue encore maintenant avec la quatrième édition. Ces livres, édités par la fédération, ont permis d’entretenir et de sécuriser les voies d’escalade, ils ont aussi permis de sensibiliser les grimpeurs aux enjeux écologiques. Les Calanques c’est notre jardin on est né et on a grandi grâce à elles. Pour ma part, c’est une partie très importante de mon existence.

SRF: Le swimrun c’est d’aller d’un point A à un point B, en équipe à travers la nature, comment vous est venue l’idée de cette sortie originale ?

DD: Il y a pour moi un gros point commun entre le swimrun et l’escalade, c’est « l’esprit de cordée ». À partir de là, le champ des possibles s’ouvre et les idées ne manquent pas.
Il y a un an, nous nous sommes testés sur l’arête de l’extrême bec à Sormiou. Une approche dans le pure esprit swimrun et une ascension dans le pure esprit « montagne » en corde tendue.
À partir de là, j’ai compris qu’une nouvelle variante de l’escalade allait naître.
L’idée première partagée avec Jean-marie était de réunir les pratiquants de diverses disciplines afin de potentialiser la cordée (le groupe).. Le fameux 1 + 1 = 3 😉
Dans la pratique, cela reste compliqué mais nous nous en approchons..
J’ai découvert la porte de Rome et son passage « secret » sous marin il y a peu de temps et il m’est apparu comme évident qu’il fallait revenir pour gravir la voie de l’aven par cette approche !
Sans vraiment se concerter, Jean-marie commença à réfléchir à un parcours à la fois esthétique et logique et il m’en a fait part.
Pour réaliser ce défi, il nous manquait une troisième personne et j’ai spontanément pensé à Gilles (que nous n’avions jamais rencontré soit dit en passant). (rire)

GB: Avec mon approche des sports enchaînés et mes acquis en escalade, cela devenait depuis 2014 une évidence pour s’entraîner de façon ludique de varier la routine. Mais je raisonnais comme un grimpeur qui veut aller à sa falaise à pieds sauf que j’y allais à la nage. Mais pour enchaîner, il me manquait la manière d’être autonome et de transporter le minimum de matériel spécifique à l’escalade.. Quand j’ai vu cette bande de « fadas » swimrunner sur Facebook et que j’ai découvert leur matériel, l’idée d’enchaînements de swimclimb est devenu une évidence, j’ai de suite écrit sur des papiers mes idées d’enchaînement. L’idée de cette sortie vient d’Akunamatata, il m’a proposé cette sortie avec au milieu l’aven du Cancéou que je connais bien par la terre mais pas par la mer, j’ai été séduit…Merci à eux

SRF: Ça l’air facile de vous voir enchainer voies d’escalade, trail et nage en mer, il y a t-il des précautions à prendre pour vouloir vous suivre ?

DD: Au delà d’une certaine résistance physique exigée. La qualité première est d’être « adaptogène », c’est l’essence du swimrun et de l’alpinisme. C’est savoir gérer son effort, sa ressource physique, nerveuse et mentale car dans les éléments, tout peut basculer et il faut s’y préparer.
Néanmoins, ce qui est selon moi fondamental, c’est l’unité dans la cordée. Aussi, l’ego de chacun doit être mis au service du groupe. Je préfère largement mener un novice, à l’énergie positive, plutôt qu’un athlète qui ne prend pas en compte cette notion.

GB: J’avoue être débutant en swimrun et les compétences de mes compagnons ont été précieuses. En une sortie on bénéficie de la sécurité que leur expérience leur a donnée en plusieurs années. La partie escalade se greffe à cela, il y a juste cette transition qu’il faut appréhender, la partie vestimentaire est aussi à gérer. En escalade on est plus statique que dans les deux autres disciplines et un léger vent sur une combinaison mouillée peut être problématique. Au niveau respect de l’environnement ma pratique des accès en escalade et mon implication au niveau fédéral m’ont sensibilisé sur les problèmes d’accès et de piétinement. Il faudra si cette activité se développe privilégier les accès sans éboulis et sans trottoir à Lithophyllum afin de respecter la flore et il faudra aussi que les pratiquants de cette nouvelle disciplines respectent les contraintes d’usages des grimpeurs négociés avec le parc national.

SRF: En quoi l’addition de plusieurs sports mature donne une autre dimension à votre enchainement ?

DD: Déjà, il faut savoir évoluer dans chaque discipline dans son approche la plus minimaliste qui soit. Le maître mot c’est d’aller vite mais bien.
Et pour se faire, savoir choisir le matériel nécessaire sans se surcharger. Par exemple si vous savez qu’il y a un passage de siphon obligatoire en apnée il va falloir oublier le pull buoy ! (petit clin d’œil à Jean-marie qui est justement venu tester son monstrueux pull buoy sur cette sortie) et en même temps être capable de faire face à l’imprévu donc il faut un juste milieu.
En escalade, on privilégiera l’évolution en corde tendue dans les sections faciles. Tout dépend de l’homogénéité de la cordée, il faut sans cesse s’adapter.

GB: Cela ouvre des perspectives géniales pour les pratiquants de sports enchaînés et les passionnés d’escalade. La mer ne devient plus un obstacle mais un support de jeu pour la partie « swim ». Les distances d’accès horaires aux falaises sont complètement bouleversées. Ceci étant les prétendants à cette discipline ne sont pas encore nombreux. Il me semble que le potentiel de pratiquants se trouve plus dans les swimrunner qui devront se familiariser avec l’escalade que dans les grimpeurs qui en général n’apprécient guère l’endurance.

SRF: Quel a été le point le plus incroyable lors de cette sortie ?

DD: La traversée du Cap Morgiou en « swim-climb » déjà car ça faisait longtemps que j’avais envie d’y aller. C’était un bon repérage et j’y retournerai sûrement.
Et ensuite (et surtout !) l’approche de cette voie par la mer a été surexcitante ! 1000m de « nage d’approche » depuis la calanque de la Triperie. Le passage du siphon fut rocambolesque ! Pas si évident d’y passer 3 sacs étanches et un pull buoy ! J’ai cru judicieux d’accrocher les 3 sacs mais nous aurions dû les passer un à un.. On le saura pour la prochaine fois.
Mais quelle satisfaction d’arriver au pied de cette voie dans ces conditions là !

GB: Pour moi chasseur sous marin d’origine, je pensais vraiment être à l’aise dans toute les disciplines. Mais le siphon m’a effrayé, car avec la combi on est comme un bouchon qui ne veut pas quitter la surface et partir à l’inconnu vers le sombre n’est vraiment pas rassurant. Mais comme toute chose, on m’a guidé et quand on l’a fait une fois…

SRF: J’ai l’impression que vous êtes très complémentaires, et que l’équipe ensemble est plus que la somme des compétences ?

DD: C’était relativement osé d’avoir proposé ça à Gilles alors qu’il n’avait jamais fait de swimrun et que nous ne nous connaissions pas.
En fait, un jour je suis tombé par hasard sur son profil Facebook et j’ai compris qu’il faisait du triathlon. Sa réputation dans le milieu de l’escalade n’est plus à faire, et il m’est paru évident qu’il devait goûter aux joies du swimrun dans les calanques ! (rire).
Sans compter qu’il pouvait être un maillon essentiel pour concrétiser notre souhait avec Akuna.
Au final, tout s’est déroulé au delà de nos espérances.

GB: La complémentarité est une richesse dans le trio et j’ai pu vraiment profiter de l’expérience de mes camarades sur la spécificité du swimrun. Ma connaissance des falaises et des accès a certainement apporté une sérénité dans ce terrain.

SRF: Comment appelez vous cette « branche » du swimrun, alpi swimrun, swimrunclimb ? ou bien est ce encore trop tôt pour définir un nom ?

DD: Le swimrun étant déjà une combinaison de deux disciplines cela complique un peu les choses.. Personnellement, j’ai une petite préférence pour « Alpi-Swimrun ».
J’aime bien Swimclimb aussi… mais on « run » un peu quand même ! 😄 On devrait peut-être demander aux suédois ce qu’ils en pensent ? 😉

GB: Tout m’ira mais c’est vrai que je n’aime pas particulièrement l’anglais, il faut reconnaitre que « nagercourir » cela sonne quand même moins bien que « swimrun » alors autant rester avec la langue de Shakespeare … swimrunclimb c’est bien, swimrungoat c’est super aussi

SRF: Vous devez avoir des projets de parcours plein la tête ? Y voyez vous le départ d’un sport en devenir ?

DD: Cette approche m’inspire notamment pour aller chercher des voies d’escalade devenues isolées depuis la fermeture du parking de la Gardiole dans les calanques, au cirque du Devenson particulièrement.
Pourquoi pas partir de Cassis, descendre à l’Eissadon et nager jusqu’en bas des voies ? (si l’état de la mer le permet bien entendu) .
Disons qu’au delà de l’aspect « pratique » cela rajoute du cachet à cette escalade « calanquesque » déjà si particulière et si l’on combine avec du Deep Water (escalade solo au dessus de l’eau) c’est le pompon !
J’espère que nous allons ouvrir la voie mais cela restera très marginal avant longtemps selon moi. Premièrement, parce que le grimpeur n’aime pas courir. Deuxièmement, il n’aime pas nager non plus ! (rire).

GB: Oui des projets pleins la tête cela permet à 55 ans de rester jeune et du coup je vais intégrer une séance de grimpe par semaine, afin d’avoir le niveau de réaliser des projets dont le niveau peut aller jusqu’à 6c voire 7a en escalade. Vu que les trois prochaines années normalement je vais encore faire des Ironmans, ce sera un super moyen pour varier les entraînements en s’amusant, et d’intégrer l’escalade au menu…. Car évidement l’objectif est … de s’amuser.

SRF: Il y aurait il une question que vous auriez aimé que je vous pose ?

DD: Est-ce que le Swimrunner aimera grimper ? Blague à part, il serait judicieux que pour la prochaine édition du topo des Calanques Gilles fasse mention des accès maritimes éventuels ! (rire)

GB: Peut être une question sur le respect de l’environnement mais je l’ai un peu abordé dans la problématique des accès. C’est une dimension qui manque énormément aux pratiquants du « trail » mais que nous grimpeurs et randonneurs, avons traité depuis plus de 20 ans. Le parc national pour régler ces problèmes supprime les sentiers sur la carte et enlève les balises sur le terrain. L’émergence de ces nouvelles pratiques à coté d’une ville de 2 millions d’habitants et avec plus de 1 million de visiteurs par an doit être géré par l’information et l’éducation plus que par l’interdiction et la suppression d’itinéraires ancestraux. Actuellement sur le terrain cela donne une pagaille terrible et tout le monde va partout. Apparemment les usagers avertis n’ont pas la même vision que l’administration du PNC.

Epic Blue Finale Ligure en Italie, le 28 septembre 2019

La première édition de EPICBLUE SWIMRUN Finale Ligure en Italie, le 28 septembre
27-28 SEPTEMBRE 2019

Un nouveau concept en Ligurie, le swimrun, sport en plein essor, inspiré de la mythique course Ötillö en Suède, aura lieu lors du FLOW, le festival Outdoor de Finale Ligure, le samedi 28 septembre 2019. La principale compétition, appelé EPICBLUE LONG ENDURANCE, se déroule sur une distance de 23 km au total, avec un mélange de natation en eau libre et de partie trail spectaculaires sur une boucle entre Finale Ligure, Varigotti, et Noli. Ces villages incarnent à eux trois la superbe Riviera nord-ouest. Attendez-vous à un parcours magnifique. La compétition s’annonce rapide et difficile entre les meilleurs swimrunners mondiaux. Les équipes se disputeront également 6 places qualificatives pour l’événement EPICBLUE Turquie qui se tiendra en juillet 2020.
Un format SHORT EXPERIENCE sera également proposé avec une distance totale de 13 km dont 6 sections de natation, pour ceux qui souhaitent participer sur une distance moins longue que la Finale LONG ENDURANCE.

Pas moins de 300 athlètes, représentant près de 5 nations; participeront aux courses par binôme dans les trois catégories Hommes, Mixtes et Femmes, réparties entre les distances LONG ENDURANCE et SHORT EXPERIENCE. À noter que le format SHORT EXPERIENCE autorise la participation en SOLO.
Le taux de participation pour une première édition inaugurale, intégrée dans un festival outdoor déjà couronné de succès, est déjà très bon.

Au sein du FLOW Outdoor Festival, comprenant l’événement VTT / Nations du Enduro World Series, le parcours EPICBLUE SWIMRUN, partant de la marina de Finale Ligure, vous fera traverser le village pittoresque de Varigotti, la falaise rocheuse au-dessus de l’eau bleue de Baia dei Saraceni et Capo Noli, puis à travers le village médiéval de Noli. Le retour à Varigotti et le point de départ se fera par un sentier spectaculaire longeant «l’Altipiano de Manie» et côtoiera les célèbres pistes de VTT, avec une vue magnifique des paysages ligures.

Le temps prévu pour le premier vainqueur de la course LONG ENDURANCE est estimé à un peu plus de trois heures. Pour le cours SHORT EXPERIENCE, le temps prévu du vainqueur est d’environ 2 heures.

Le parcours fait environ 23.5 km avec 18 km de course sur trail / route et 5,5 km de natation pour 11 sections de courses à pied et 10 sections de natation, soit près de 20 transitions entre la course à pied et la nage. Il n’y a pas de temps à perdre pour les transitions – vous courez dans votre maillot de bain et nagez avec vos chaussures. Les athlètes se doivent de maîtriser les transitions course / natation pour garder le rythme. La température de l’eau sera d’environ 22 degrés et les combinaisons seront donc optionnelles pour les athlètes. Les concurrents doivent être capables de s’adapter à des températures en constante évolution!

• 23.5 km de swimrun entre Finale Ligure, Varigotti et Noli

• 18 km de course à pied

• 5,5 km de nage en eau libre

• 20 changements entre course et natation

• Les parties natation sont comprises entre 250 et 1500 mètres

• Les courses à pied mesurent entre 400 et 6000 mètres

• Nage la plus longue 1500 mètres

• Plus longue course à pied de 6 km

Inscription: https://www.activedrop.org/epicblue-finale-ligure/

 Swimrun reconnaissance Epic Blue Finale Ligure 2019

Interview du directeur de course Mattéo Testa

Swimrun France: Bonjour Matteo, en quelques mots peux tu te présenter aux swimrunners français ?
Mattéo Testa : Bonjour Jean-Marie. En bref (je pourrais en dire beaucoup plus) je suis un passionné de sport, de tous les sport Outdoor, d’endurance, et pratiquant actif de triathlon, natation, windsurf et plein d’autre. En compétition, je pense avoir eu des prestations assez modestes (10h20 sur IM France a Nice en 2016). Mais j’ai surtout acquis une forte expérience en tant que compétiteur combinée avec mon parcours d’organisateur (swimtheisland, swimsardinia et d’autres évènements du secteur ou non). Cela m’ enclin à exiger (et fournir) le meilleur service pour l’organisation d’un évènement sportif. Aujourd’hui c’est ça mon but : créer des évènements uniques et qualitatifs pour des vrais passionné qui partagent ma vision du sport.

SRF : L’Italie a déjà quelques épreuves de swimrun, d’après toi où en est le développement du swimrun transalpin ?
MT : Je suis conscient qu’en Italie il y a déjà un bon mouvement qui es en train de se créer pour le swimrun, grâce à la forte énergie de Diego Novella (swimrun cheers) et Matteo Debenedetti (aquaticrunner) et d’autres. Je crois fortement que, grâce à mon savoir-faire à l ’international en tant qu’organisateur, grâce au contexte dont j’ai pensé EPICBLUE SWIMRUN avec mon équipe, nous offrirons aux athlètes un swimrun Finale Ligure de grand standing.

SRF : Les valeurs du swimrun trouvent-elles un écho en Italie ?
MT : En tant que triathlète, j’ai mis du temps à me passionner au swimrun, en comprendre l’esprit, les aspects techniques et les valeurs de la discipline. J’ai maintenant acquis une maturation sportive qui me fait apprécier les particularités du swimrun, “le travail d’équipe”, le partage (de l ’effort ainsi que des émotions) et le voyage qu’à chaque fois on peut faire sur des terrain variés. Finale Ligure est le terrain idéal pour intégrer le concept du swimrun sur un territoire qui est réputé comme une des plus belles destinations Outdoor au monde. Les merveilleuses falaises inégalées pour l’escalade, les meilleures parcours de la scène mondiale du mountainbiking, des eaux parmi les plus belles en Italie pour nager …Quel meilleur contexte pour intégrer un mélange de trail running et de la nage en eau libre comme celui du FLOW – Finale Ligure Outdoor Week ?

SRF: Pourquoi avoir créé une épreuve de swimrun à Finale Ligure en ce mois de septembre ?
MT : Les explications viennent de la réponse à la question précédente. Septembre et Octobre représentent la meilleure période de l’année pour faire du sport outdoor et surtout en mer, dans la région de la Ligurie. Un tourisme complètement dédié au sport à une clientèle provenant du nord de l’Europe, une eau à 21-22 dégré, un ciel bleu et les commerçants plus détendus pour offrir une restauration et des services d’excellence.

SRF: Cette épreuve est-elle abordable pour les débutants ?
MT : Oui, sans doute. Nous avons voulu proposer la courte distance, SHORT EXPERIENCE, pour permettre aux personnes qui n’ont pas encore expérimentés la discipline, et veulent la découvrir. 2.5 km de natation au total et 10.5 km de course à pied, avec 388 m de dénivelé. Sur le même parcours de la longue distance, sur la première partie et sur le retour. Vue la faisabilité de chaque portion de course par des participants non expérimentés, nous offrons la possibilité de participer aussi en individuel (catégorie SOLO). Cette épreuve courte comprendra 2 des 3 villages somptueux du grand parcours, soit Finale Ligure et Varigotti.

SRF: Ton épreuve de Finale Ligure va faire partie d’un circuit de Swimrun internationaux, peux-tu nous en dire plus ?
MT : Oui, EPICBLUE est un concept que nous avons développé comme MERIDIAN ADVENTURES RACE, dont je fais partie comme Race Director, pour un concept d’évènement plus ample, qui s’étend à d’autres épreuves parmi EPICBLUE SWIMRUN Turquie prévu en Juillet 2020 et en Indonésie (Raja-Ampat), avec d’autre projets à venir en 2021 sur d’autre destinations spéciales…

SRF: merci Matteo
MT : Merci à toi Jean Marie et à vous tous du mouvement SWIMRUN France !

Le programme de Finale Ligure:

27 septembre 2019 – vendredi | Piazza Vittorio Emanuele II
• 14h00: ARRIVÉES ET ENREGISTREMENT DES ATHLÈTES
• 15h00 – 19h00: ENREGISTREMENT EPICBLUE RACE, RACE-PACK
• 17h30: Briefing pour tous les participants du EPICBLUE RACE

28 septembre 2019 – samedi
• 17h30 – 09h30: ENREGISTREMENT EPICBLUE RACE, RACE-PACK
• 10h45: BRIEFING DE COURSE
• 11h30: DÉPART DE LA COURSE EPICBLUE
• 13h30: Premières arrivées
• 17h00: CÉRÉMONIE DE REMISE DES PRIX
• 19h30: Parti EPICBLUEFINALE FINISHER

Test chaussures swimrun 2019

Il y a eu peu de modèles spécifiquement développées pour le swimrun, à l’exception de Salomon, Salming ou Vivobarefoot. En général, les swimrunners ont tendance à utiliser des chaussures de trail et parfois des chaussures de route. C’est pour cette raison qu’on trouve dans les courses la plupart des marques populaires en trail. Cependant nous voyons des marques commercialiser des modèles pour des sports tels que l’OCR, la course d’orientation ou le sky running avec des caractéristiques similaires à celles nécessaires pour le swimrun, telles que l’adhérence ou la faible absorption d’eau.
Compte tenu du nombre énorme des chaussures susceptibles d’être utilisées en swimrun, cette année le test était axé sur les nouveaux venus sur le marché et sur les modèles les plus populaires (s’ils avaient changé depuis l’an dernier, test 2018 ici et test 2017 ici).

Quelque soit la chaussure que vous choisissez, elle doit d’abord s’adapter à votre pied, vous devez vous sentir à l’aise, elle doit offrir un bon grip et correspondre à votre technique de course mais aussi au terrain sur lequel vous courrez. Il est également primordial que le matériau ne retienne pas trop d’eau et qu’il draine rapidement l’excès d’eau dès les premiers mètres de course à pied. En dehors de cela, il y a plusieurs autres caractéristiques importantes, mais dont la plupart sont liées à des préférences individuelles comme le poids de la chaussure, le drop, le soutien / amortissement, la largeur, la couleur et enfin le prix.

Dynafit Feline Up Pro

Cette chaussure est spécialement conçue pour le dénivelé. «Précise, légère et agressive» – c’est ainsi que Dynafit décrit cette chaussure de trail en montagne, comme la «Ferrari parmi les chaussures de course alpines». Faible poids, grip Vibram excellent et assez de flexibilité. La chaussure Feline Vertical Pro est destinée aux compétitions de course en montagne de courte à moyenne durée, avec des descendes en pente raide. La couche de carbone intégrée dans la semelle intercalaire doit garantir une protection contre les pierres pointues, ainsi que la stabilité et « l’assurance » du pied. L’équipe d’essai a constaté que cette chaussure offrait une excellente adhérence, les lacets sont bien rangés et hydrodynamiques, un bon drainage et une bonne stabilité de la cheville. Bien que certains aient eu du mal à s’y faire au début, ils l’ont en général au fils des jours. À la fois mouillées et sèches ce sont l’une des chaussures les plus légères du test et l’une des favoris de l’équipe de test. C’était aussi la chaussure la plus chère testée.

Dynafit Feline SL

Le Feline SL est comme sa sœur « ainée » destinée au trail, de préférence en sky racing. Conçue pour les terrains escarpés, rocheux, boueux et les pierriers elle s’adapte à tous les terrains. Elle est dotée de semelles Vibram et d’un système d’ajustement avec assise plantaire en mousse à mémoire de forme et système de laçage rapide. L’équipe de test a trouvé que cette chaussure était bien ajustée et était facile à lacer avec un bon rangement pour les lacets. Elle offrait une bonne stabilité à la cheville, mais certains la trouvaient difficile de le porter, la trouvait lourde et le drainage inadéquat.

Hoka One One Evo Jawz

La Evo Jawz attire vraiment l’oeil. Cette chaussure tout-terrain offre stabilité et protection sans impacter la flexibilité en course. Avec son système anti-déchirure tissé, elle est conçue pour les conditions difficiles, la durabilité et la sécurité. La semelle intercalaire est dotée de proflytm pour l’équilibre et la propulsion, tandis que la semelle Vibram est dotée de crampons multidirectionnels de 6 mm pour une adhérence sur tous les terrains. L’équipe chargée des essais a constaté que cette chaussure était très flexible, qu’elle offrait une excellente adhérence hors route et un bon drainage. C’était la chaussure la plus légère du test et un autre favorite de l’équipe. Des améliorations pourraient être apportées aux lacets pour s’assurer qu’ils ne se défassent pas en nageant mais aussi en course à pied. C’était aussi la chaussure la plus légère du test à sec, et égalité mouillée.

Inov8 Trail Roc 270

Entièrement repensée, la Trail Roc 270 est le modèle le plus léger de la série Trail Roc. Cette chaussure est destinée à la course rapide sur des sentiers durs et rocheux. Elle offre désormais plus de protection, de soutien et de confort par rapport aux modèles plus anciens. Son adhérence améliorée et sa semelle intermédiaire matelassée avec une maille supérieure légère devraient bien s’adapter aux sentiers difficiles, difficiles et rocailleux. L’équipe d’essai a constaté que cette chaussure offrait une excellente adhérence et un bon drainage de l’eau. Les points de vue étaient mitigés sur l’ajustement et la plupart ont estimé que les lacets auraient besoin d’être améliorés pour rester en place. C’est la chaussure qui ressort le plus du test compte tenu de sa couleur rouge vif qui la rend clairement visible dans l’eau lorsque vous nagez. Un plus pour ceux qui doivent suivre leur partenaire.

Inov-8 Mudclaw G260

Pendant des années, l’inov-8 Mudclaw a été une chaussure phare de la série X-talon, auparavant très appréciée des swimrunners. Les crampons larges et agressifs caractérisent la semelle avec une très forte adhérence, extrêmement robuste et durable, comme l’a prouvée son utilisation au cours des années. La robustesse supplémentaire provient du maillage supérieur renforcé avec du Kevlar: apportant force et respirabilité. Cette chaussure de course a un domaine d’application large – du terrain meuble, spongieux au sol accidenté. Les crampons de 8 mm s’enfoncent presque dans n’importe quelle surface, grâce au graphique flexible et pourtant résistant. La coupe mince de la chaussure assure un ajustement parfait sur le pied et est toujours étonnamment confortable. Le drop de 4 mm est faible et permet aux pieds de percevoir le sol. Attention, il faut être habitué à ce type de drop quasi-minimaliste. L’équipe d’essai a constaté que cette chaussure offrait une excellente adhérence pour les terrains hors route mouillés ou secs et que son ajustement était plus étroit que celui du Trail Roc 270. Les testeurs estimaient qu’il était possible d’améliorer le drainage et le stockage des lacets.

Inov-8 Mudclaw 275

C’est presque un classique: la Mudclaw 275 brille depuis longtemps dans les rangs de la marque britannique en tant que figure de proue de l’adhérence. Maintenant, elle a été retravaillée et le résultat est une chaussure plus agressive. La base des crampons sont larges et triangulaires. De nouvelles rainures devraient empêcher un effet d’aquaplanage, même sur des surfaces mouillées, avec une profondeur de 8 mm dans un sol plus tendre. La semelle est très flexible, permettant de courir sur des terrains difficiles. Le drop de 4 mm est assez faible et met le coureur bien en contact le sol. L’équipe de test a trouvé que cette chaussure avait une excellente adhérence et un bon drainage de l’eau. Bien que la Mudclaw G260 soit la chaussure la plus «sophistiquée», nous préférerions choisir cette variante plus simple de la Mudclaw pour swimrun, car elle est également moins chère et plus légère après avoir été immergée dans l’eau.

Oriocx Sparta

La Sparta est une nouvelle chaussure sur le marché visant une approche polyvalente, OCR, trail et course d’orientation. Elle est robuste mais légère et présente une semelle extérieure adhérente, adaptée aux terrains durs et mous. L’avant-pied est enveloppé pour améliorer la durabilité et la protection du pied. C’est une chaussure rembourrée et protégée avec une tige résistante à l’eau, une languette mince et perforée durable et un matériau intérieur non absorbant. La semelle intérieure peut être enlevée pour sécher, ce qui n’est pas le cas de toutes les chaussures. L’équipe de test a apprécié l’arrivée d’une nouvelle marque de chaussures. Pour certains membres de l’équipe qui n’étaient pas habitués à une coupe plus large, la chaussure était un peu inconfortable lorsqu’elle était mouillée et en cours de descente. L’ajustement plus large est toutefois préférable dans des conditions plus chaudes lorsque les pieds ont tendance à gonfler ou lorsque les distances sont longues. Le matériau de cheville haute était inconfortable et comparé à d’autres chaussures lors du test, elles n’ont pas aussi bien drainé. Une amélioration supplémentaire pourrait être un endroit pour stocker les lacets. C’était la chaussure la moins chère testée et une excellente option pour les gens qui apprécient les chaussures larges.

Saucony Switchback ISO

Saucony lance la Switchback ISO sur le marché – une chaussure de trail légère et flexible. Le système de laçage BOA associé au système éprouvé ISOFOIT permet un très bon ajustement. La semelle extérieure a un profil de bord plus dense et plus doux pour une traction optimale au centre. Le drop de 4 mm procure un contact direct avec le sol, mais attention à être habitué à ce genre de chaussure. Le système BOA fonctionne parfaitement même lorsqu’il est mouillé. La chaussure est nettement plus large et plus souple que les autres modèles testés ici, mais peut être ajustée rapidement et facilement à tout moment grâce au capuchon à vis. La Switchback a moins de grip sur pierres mouillé que les modèles de VJ, Dynafit ou Inov-8, mais sa semelle est parfaite pour les pistes de trail running moins techniques. Les propriétés de drainage sont très bonnes. L’équipe d’essai a constaté que la chaussure était plus large que la plupart des personnes testées, mais les adeptes des chaussures minimalistes (qui souvent ont les pieds plus larges) ont apprécié cet aspect. La tige souple était confortable et permettait un bon drainage. À notre grande surprise, le système de laçage était facile à utiliser et permettait aux testeurs d’obtenir un ajustement individuel et sécurisé à chaque fois. L’équipe a estimé que l’adhérence était plus adaptée aux terrains peu techniques.

VJ Irock3

Cette nouvelle version de l’Irock3 est dotée d’une protection accrue des orteils, d’un laçage plus mince pour un ajustement serré et de lacets antidérapants. La chaussure est rembourrée à la fois au talon et à l’avant et le matériau Schoeller Keprotec épouse le pied même lorsqu’il est mouillé et maintient la légèreté de cette chaussure. Ce modèle qui vise la course d’orientation, la course à pied et l’OCR connaît déjà un grand succès. L’équipe de test a estimé que cette chaussure avait une excellente adhérence, en particulier sur les surfaces techniques. Elle est légère mais pourrait bénéficier d’un meilleur drainage. Le modèle de cette année laisse un peu plus de place en termes d’ajustement et la protection améliorée autour de la pointe est un ajout bienvenu. Dans l’ensemble c’est une autre chaussure favorite, en particulier pour ceux qui recherchent une adhérence supérieure et dans des conditions techniques difficiles, mais d’un prix un peu élevé.

En guise de conclusion

Il n’y a pas de chaussure parfaite. Mais certaines chaussures peuvent vous convenir plus ou moins, alors que pour une autre personne cela sera exactement l’inverse. Il faut donc bien garder ça en tête et ne pas suivre une mode, quelle qu’elle soit, aveuglément. Nous n’avons bien sûr pas testé toutes les chaussures du marché, mais n’oubliez pas de regarder les résultats des tests de l’année dernière, car bon nombre de ces chaussures sont encore disponibles sur le marché et n’ont pas fondamentalement changé. Vous pouvez trouver le test 2018 ici et le test 2017 ici, et notre guide sur le choix d’une chaussure de swimrun ici.
Nous voulons adresser un grand merci à tous les fabricants qui nous ont aidés en fournissant du matériel pour ce test sans jamais intervenir dans nos discussions et résultats.

/World of Swimrun, Swimrun France, Swimrun Germany, Swimrun UK, Swimrun Sweden, GoSwimrunPoland, Swimrun Croatia

Test Combinaisons Swimrun 2019

Pour cette troisième édition des tests internationaux menés avec nos partenaire World of Swimrun, Swimrun Germany, UK, Sweden, Poland et Croatia, 8 swimrunners hommes et femmes très expérimentés se sont retrouvés en avril 2019 au bord du lac d’Orta, en Italie. Parmi les produits testés, 16 nouvelles combinaisons spécialement conçues pour le swimrun, de 10 marques différentes. Seuls les nouveaux modèles 2019 ont été inclus, les modèles inchangés ou anciens ayant déjà été testés en 2018 et 2017. Certains modèles 2019 manquent à l’appel, essentiellement parce qu’ils n’étaient pas disponible à temps. Pendant 4 jours, l’équipe a nagé, couru et examiné tous les aspects des combinaisons. Nous avons établi un parcours varié avec de la natation en eau libre, des entrées et sorties d’eau plus ou moins techniques, de la course à pied en montée et en descente, sur route et en trail. L’équipe a évalué et longuement discuté chaque combinaison en termes de tenue, de fonctionnalité en nage et en course à pied, de poches de rangement, de flottaison et d’options spécifiques de swimrun telles que la présence d’un sifflet, des facilités pour les mettre et les enlever et enfin leur apparence. Afin de compléter ces évaluations nécessairement subjectives, nous avons objectivement mesuré le poids à sec et mouillé, la rapidité avec laquelle elles drainent l’eau et pour la première fois la flottabilité. Les résultats sont résumés dans deux tableaux synoptiques et les détails pour chaque combinaison plus bas dans l’article.

Principaux enseignements du test
Depuis le lancement de la première combinaison de swimrun par HEAD en 2015 beaucoup de progrès ont été faits.
La principale tendance est la généralisation des options de personnalisation – manches amovibles, flottaison interchangeable et sous-vêtements avec poches. Cela permet aux swimrunners d’adapter leur matériel aux conditions de course et d’entrainement. Les jambes courtes qui dominaient l’an passé sont maintenant systématiquement adoptées par toutes les marques. En plus des nombreuses caractéristiques communes telles que poches de rangement extérieures, il fut encourageant de constater que de nombreux modèles intègrent de nouvelles idées telles que des anneaux fixes pour la longe. L’emplacement et le nombre de fermetures à glissière fait encore l’objet d’un débat, beaucoup préférant une devant et une dans le dos, mais certaines n’en ont qu’une dans le dos ce qui pose un problème pour beaucoup de swimrunners, mais pas tous.
Les combinaisons testées en 2019 varient de 187 à 499 euros et pèsent de 270 à 990 g. On constate donc des prix variant du simple au double et des poids allant du simple au triple.

Caractéristiques les plus appréciées par les testeurs

  • Jambes courtes : 100% des combinaisons testées)
  • Fermeture à glissière à l’avant et à l’arrière pour faciliter le retrait lors des courses (50% des combinaisons)
  • Manches pouvant être retirées et utilisées en fonction des préférences et des conditions (1/3 des combinaisons)
  • Sifflet intégré à la combinaison (1/3 des combinaisons)
  • Poche extérieure (presque toutes les combinaisons) et intérieures (50% des combinaisons)
  • Flottabilité modulable (1/5 des combinaisons)
  • Taille qui correspond au standard du marché. ce n’est malheureusement pas toujours le cas.
  • Anneaux fixes pour l’attachement de la longe (1/4 des combinaisons)
  • Légèreté

Axe d’amélioration
En dépit de leur conception orientée spécifiquement swimrun, certains designs de combinaisons ont besoin d’un peu plus de réflexion dans leur conception. Par exemple, certaines poches de stockage étaient trop petites pour y glisser des gels ou pour permettre aux doigts / mains d’y accéder facilement. Certaines fermetures à glissière devant étaient un peu petites ou ne s’étendaient pas assez loin pour «baisser» la partie supérieure de la combinaison en position « hanches » lors d’une section course à pied. S’il est encourageant de voir davantage de vêtements de swimrun spécialement conçus pour les femmes, comme par exemple les hauts de soutien-gorge avec rangement pour les gels, etc., nous sommes impatients d’en voir encore plus à l’avenir. Un nouveau marché à considérer pourrait être la disponibilité de combinaisons de swimrun pour enfants.

Remarques générales pour tous les types de combinaisons swimrun

Même si le marché des combinaisons de swimrun se développe rapidement, avec un choix croissant d’année en année, certaines caractéristiques de base sont à garder à l’esprit quand vous choisissez une combinaison:
• Plus votre combinaison est sombre, moins vous serez visible dans l’eau. Si vous voulez être visible, optez pour une marque qui présente des parties colorées et ayez bien sûr un bonnet et une bouée de couleur vive.
• Plus la combinaison en néoprène est noire, plus elle absorbe la chaleur. Pensez aux conditions dans lesquelles vous allez nager et préparez-vous à vous en couvrir plus ou moins.
• Toutes les combinaisons en néoprène (plus que celles en textile/Jersey) sont plus difficiles à remettre quand elles sont mouillées après l’avoir baissée au niveau des hanches. Lorsque vous essayez une combinaison, entraînez-vous à la retirer et à la remettre. Plus elle sera près du corps, plus elle sera difficile à remettre.
• Le Jersey est généralement moins cher et plus résistant aux abrasions, mais tient moins chaud et absorbe beaucoup plus d’eau que le néoprène.
• Les combinaisons à 2 fermetures à glissière sont toujours plus faciles à baisser sur les hanches que les combinaisons à 1 fermeture à glissière.
• La plupart des épreuves requièrent un équipement obligatoire tel qu’un sifflet ou une carte. Pensez aux poches et leur accessibilité.
• Un matériau souple autour des épaules et des hanches/cuisses facilite la natation et la course à pied.
• Chaque marque de combinaison a une forme et une taille différentes. Trouvez celle qui convient à la forme de votre corps.

Tableaux récapitulatifs

Résultats individuels

(par ordre alphabétique)

Aquasphere Limitless

Fabriqué à partir de néoprène super extensible, L‘Aquasphère présente des panneaux de 5 mm sur les cuisses pour une flottabilité accrue et un néoprène extensible, de 1,5 mm sur les épaules et les aisselles pour faciliter la nage. Deux fermetures à glissière situées à l’avant et à l’arrière sont conçues pour faciliter le déshabillage, toutefois certains des testeurs ont trouvé la fermeture à glissière à l’arrière difficile à défaire en raison de la lanière un peu courte. Les manches amovibles permettent au swimrunner d’adapter la combinaison aux conditions de température, mais l’équipe ont trouvé que les manches fournies pour le test étaient trop larges et se desserraient lors de la nage. Les poches intérieures ventrales offrent un bon rangement pour les barres énergétiques et le matériel. L’équipe a estimé que la combinaison protégeait bien du froid, mais certains ont trouvé qu’elle aurait pu être plus souple autour des épaules, tandis que d’autres ont trouvé que la combinaison ne leur convenait pas aussi bien au niveau de la poitrine et était un peu courte au niveau du corps. La Limitless offre une bonne combinaison pour le swimrun à un bon rapport qualité / prix, mais elle aurait besoin de quelques améliorations dans le futur.

Arena

La marque Arena, créée au début de 1970 par le fils du fondateur d’Adidas, est aujourd’hui bien connue dans le milieu de la natation. Cette combinaison est la toute première combinaison swimrun de la marque. Elle est livrée avec de nombreuses fonctionnalités autorisant la pratique du swimrun de manière facile et confortable à la fois sur terre et dans l’eau. Elle est dotée de fermetures à glissière à l’avant et à l’arrière pour favoriser le déshabillage du haut du corps et le refroidissement. Elle est dotée d’un néoprène glideskin pour une bonne performance dans l’eau, de panneaux vert clair très extensibles sur les épaules donnant une bonne flexibilité et visibilité dans l’eau, ainsi qu’une liberté de mouvement en course. Du tissu néoprène renforcé a été ajouté sur les fesses pour une meilleure durabilité sur terrain accidenté. La poche située sur le côté de la cuisse se vide aisément. C’était confortable à la fois de nager, courir et bien gérer les transitions. La poche extérieure présente sur la cuisse facile d’accès pour un rangement facile, comme du gel ou un sifflet. Mais attention à ne pas trop la remplir car cela risque de compresser la cuisse. La vive couleur verte a ajouté un sentiment de sécurité lors de la natation à proximité de bateaux. Le matériau est durable et nous pensons que beaucoup peuvent prendre cette combinaison comme « deuxième option » dans la penderie. C’est une excellente option pour le nageur débutant qui ne souhaite pas dépenser trop d’argent mais qui veut tout de même une bonne combinaison de swimrun performante.

Ark Korp 01

La combinaisons ARK Korp est commercialisée comme un modèle polyvalent, durable et résistant aux griffures, et qui convient à tous les types de courses de swimrun.  Elle possède une «ceinture principale» de panneaux Yamamoto de 3 mm sur la poitrine offrant une protection thermique avec une résistance au frottement réduite, une poche arrière à fermeture à glissière montée au centre et des coutures étanchéifiées.  Les jambes et les bras (amovibles) sont fabriqués en jersey néoprène épaisseur de 1 mm, ce qui le rend doux à la fois pour courir et nager. L’ARK Korp est destiné à ceux qui débutent dans le swimrun. Elle est moins souple que le modèle Ornö, mais procure quand même de très bonnes sensations en swimrun. Prenez le temps de d’enfiler la combinaison avant l’achat, car elle est conçue pour être bien ajustée au corps. Combinaison la plus légère du test, elle offre moins de flottabilité que les autres, ce qui est acceptable pour les swimrunners expérimentés ou bien les habitués du pull buoy. Elle possède une longue fermeture à glissière à l’avant, ce qui permet de baisser le haut relativement aisément, bien que certains testeurs aient constaté qu’ils avaient besoin d’aide. La poche arrière bidirectionnelle offre un bon volume et permet de piocher à l’intérieur sans peine avec les deux mains grâce à sa position centrale. Cette combinaison est excellente pour la course à pied car elle offre une très faible résistance aux jambes et au torse. Les bandes en caoutchouc aux extrémités des membres maintiennent la combinaison en position et empêchent la pénétration d’eau. Si vous êtes frileux par nature, une couche thermique supplémentaire sous la combinaison est indispensable si vous évoluez dans des conditions plus froides ou pour des courses plus longues. Comme avec toutes les combinaisons noires, elles offrent moins de visibilité dans l’eau.

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Ark Vigg

La combinaison ultra-légère Ark Vigg a été affublée du surnom  affectueux «pyjama confortable» par les testeurs l’équipe, car elle était un changement bienvenu par rapport aux combinaisons traditionnelles plus épaisses. C’est une combinaison qui convient surtout aux bons nageurs. Elle est composée d’un néoprène ultra-fin et d’un textile tissé à très élastique et d’un long zip frontal. La Ark Vigg est respirante, ce qui convient pour la course à pied. Elle est également livrée avec un «Masterbelt», une ceinture en néoprène plus épaisse de 1 mm et une conception anti-fuite au niveau du col. Elle possède une poche arrière double (fente) recouverte d’un rabat chevauchant. L’Ark Vigg est probablement la combinaison la plus légère au monde et une excellente option pour les courses de sprint courtes ou les courses de swimrun dans des climats plus chauds. Il s’agit d’une combinaison suffisamment mince pour ne pas avoir à enlever le haut durant les courses à pied courtes, toutefois certains testeurs avaient eu besoin d’aide pour le déshabillage de la partie haute. Avec son matériaux ultra fin on peut se poser des questions sur sa durabilité pour les swirunners les moins souples. Bien que tout le monde ait trouvé la Vigg excellente pour la course à pied, elle présente très peu de flottabilité dans l’eau et la poche arrière se révélait parfois difficile d’accès en fonction de ce qui y était stocké pendant le test. On sentait les objets plus grands à travers le matériau, mais des petits objets étaient difficiles à identifier et à extraire de la poche. Ceux qui sont habitués aux trifonctions ou de swimrunner avec jammer et top seront familiers avec l’ajustement serré de la Vigg.

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Ark Ornö 02

ARK Ornö 02 (version 2) est la combinaison ARK couronnée avec succès lors des championnats du monde ÖTILLÖ 2018. Elle présente un design minimaliste avec un faible poids utilisant un néoprène Yamamoto à base de calcaire et d’une doublure UltraFlex. La combinaison est flexible et dispose d’une conception anti-fuites autour du cou et au niveau des manches afin d’empêcher les entrée d’eau. Les manches amovibles sont en néoprène de 1 mm d’épaisseur. Ce modèle est composé du «Masterbelt» le plus épais d’ARK avec des panneaux de 4 mm et sa longueur de fermeture à glissière a été augmentée de 2,5 cm par rapport à la version 1. Cette combinaison est très flexible autour des épaules avec un ajustement serré. Comme pour les autres modèles ARK, il est important d’avoir un bon ajustement. Elle offre un peu plus de résistance au froid par rapport à la Korp, mais reste une combinaison pour nageurs ne craignant pas le froid. La différence de prix entre les 2 modèles se fait sentir à la fois en terme de confort et de vitesse. C’est la combinaison à choisir si vous courez des courses courtes et des conditions de froid pas trop dures. Étonnamment, il n’était pas si difficile de baisser la combinaison sur les hanches grâce à la fermeture à glissière avant rallongée. Mais notez que si vous n’êtes pas très souple des épaules, vous aurez probablement besoin d’aide pour mettre la combinaison sur les hanches. Elle est rapide dans l’eau, très facile à nager grâce à la flexibilité des matériaux. les nageurs moins forts devront probablement y ajouter de la flottabilité. Elel est très confortable en course à pied grâce à son faible poids et au peu de résistance qu’offre le néoprène fin. La Ornö 02 est livrée sans poches, ce qui est idéal pour les courses courtes. Toutefois, en entrainement ou si vous faites une longue course, vous devrez trouver des moyens alternatifs de stocker l’équipement obligatoire, l’alimentation solide ou liquide. Elle représente un excellent choix pour le sportif de haut niveau pour des distances courtes.

Colting Go

La Colting Go, avec un matériau sur les fesses en Jersey résistant à la déchirure est faite pour des conditions difficiles. Il intègre le néoprène Yamamoto flexible pour une meilleure mobilité et une réduction de la fatigue des épaules, un panneau offrant une flottabilité accrue au niveau du ventre pour une meilleure position dans l’eau et un matériau plus fin aux jambes pour une liberté de mouvement optimale durant la course. On trouve d’autres caractéristiques comme un sifflet en cas d’urgence et des bandes d’étanchéité aux bras et aux jambes pour empêcher l’eau d’entrer. Elle a été conçu avec une fermeture à glissière très longue à l’avant facilitant le déshabillage du haut du corps et dotée de 2 poches à l’arrière. L’équipe a rapidement apprécié la Colting Go. Elle taille très bien, offre une grande flexibilité pour la natation et la course à pied et dispose d’un matériau pour les bras et les jambes plus agréable que pour la version de l’année dernière. Elle protège également très bien du froid des lacs de montagne italien, et est rapide en natation. La très longue fermeture à glissière sur le devant autorise un déshabillage seul assez facile même en l’absence de fermeture à l’arrière, et les poches à l’arrière sont assez grandes pour y glisser toute votre main. Le sifflet attaché par une lanière au zip sur le devant peut être un agaçant lors de la course à pied, mais c’est un problème commun à la plupart des combinaisons. Par rapport à l’année dernière, l’équipe a constaté des améliorations, mais les couleurs vives des épaules de l’ancien modèle, qui donnaient une meilleure visibilité dans l’eau, ont manqué. Cette combinaison est la deuxième moins chère du test et la meilleure combinaison qualité-prix pour les nageurs débutants et avancés

Colting SR03

La Colting SR 03 (version 3) présente des panneaux de combinaison de 1,5 mm d’épaisseur, à l’exception des côtés qui font 0,8 mm pour offrir une élasticité accrue, ce qui en fait l’une des plus minces du marché. Le néoprène Yamamoto (39 et 40) est utilisé pour une flexibilité, une durabilité et une rétention maximales de la chaleur. Les panneaux latéraux extérieurs extra fins des jambes augmentent la mobilité en courant et lors des sorties d’eau. Des textiles différents à l’avant, à l’arrière et entre les jambes visent à la rendre plus durable. La nouveauté du modèle de cette année est la «cuisse Power» ajustable, qui est une poche en filet à l’intérieur, dans laquelle vous pouvez insérer des panneaux de mousse de tailles différentes (versions petite, moyenne et grande) en fonction de vos besoins. La SR 03 est équipée d’une grande poche dans le bas du dos avec des entrées des deux côtés et de deux poches à l’avant pour les plus petits appareils. La combinaison comporte 2 fermetures éclair; une longue fermeture à glissière à l’avant et une fermeture à glissière au dos plus courte facilitant l’aération et la ventilation, et «All Seal» pour un ajustement plus serré autour des jambes et des bras afin d’empêcher la pénétration de l’eau. L’équipe d’essais a bien aimé cette combinaison, en particulier dans les eaux froides du nord de l’Italie. La SR 03, comme les versions précédentes, est une combinaison très rapide dans l’eau et souple, en particulier au niveau des épaules. La possibilité d’ajouter des panneaux de flottabilité supplémentaires est une fonctionnalité intéressante, ce qui signifie qu’un bon nageur peut choisir de ne pas utiliser de pull buoy. Les nombreuses poches permettent un excellent stockage. Il était étonnamment facile de porter la combinaison même avec l’ajout d’épais panneaux de flottabilité supplémentaires sur les cuisses. Comparé à d’autres combinaisons, elle est livré avec de longs bras fixes, ce qui est idéal pour les conditions les plus froides, alors que si vous pratiquez le swimrun dans des conditions chaudes, vous voudrez peut-être les couper. Comme pour toutes les combinaisons, il est important de trouver une bonne taille car certains membres de l’équipe, plus petits, ont trouvé le cou un peu serré. Au total, la troisième évolution de l’excellente SR01 est une excellente option polyvalente pour les entraînements et les courses de natation de courte ou longue durée, pour les nageurs de natation débutants et expérimentés ou de haut niveau, et en particulier pour ceux qui souhaitent limiter l’utilisation d’équipements supplémentaires.

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HEAD My Boost Pro

Venant de la marque qui a inventé les combinaisons de swimrun, on attend toujours des innovations dans les combinaisons HEAD, et la MyBoost Pro ne déçoit pas, entre autre en gagnant les championnats du monde ÖTILLÖ 2019. Elle est composé de néoprène à cellules d’air de 4 mm, avec une surface «peau de glisse» sur la poitrine et des poches ajustables sur les cuisses et la poitrine pour ajuster la flottabilité et la position dans l’eau. Le néoprène en peau de glisse de 1,5 mm sur les bras et les épaules offre une flexibilité maximale. Les manches amovibles sont fabriquées en néoprène extra-élastique de 1,5 mm avec une manchette de 2,5 mm. Les bras et les jambes ont le même type de manchon en néoprène qui se ferme étroitement pour créer un effet anti-fuite, minimisant ainsi la résistance à l’eau. Le néoprène flex double face de 2 mm au niveau des hanches et des cuisses offre une grande flexibilité pour la course  à pied. Un système de poche multifonctionnel peut être utilisé pour personnaliser votre combinaison, pour ajuster la flottabilité sur la poitrine et aux cuisses ou pour transporter un équipement supplémentaire. Ce concept de customisation est excellent et bien conçu. Cette combinaison comporte de nombreuses poches pour le rangement, notamment une poche arrière avec fermeture à glissière et des boucles de remorquage en nylon à l’avant et à l’arrière pour la longe. Cette combinaison est bien ajustée mais taille légèrement petit. Une fermeture à glissière à l’avant et à l’arrière facilite la descente, mais les testeurs ont estimé que la glissière à l’avant pouvait être améliorée en la rendant plus longue pour laisser plus de place aux plus grandes plaquettes pour ceux qui rangent leurs plaquettes sur le ventre. La performance en natation était très bonne, offrant une bonne mobilité des épaules et une bonne flottabilité pour l’équipe de test, avec ou sans les coussins de flottaison supplémentaires. Le tissu rouge à l’arrière de la cuisse procure une souplesse supplémentaire appréciable en course à pied. La protection contre le froid était l’une des meilleures du test. L’équipe a beaucoup aimé cette combinaison et ses multiples options de customisation.

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Huub Auron 3:5

La combinaison Huub Swimrun Auron est composée de nylon double-face flexible avec un panneau arrière résistant à l’abrasion pour une durabilité accrue et des poches de rangement à l’avant et à l’arrière. Avec un accès uniquement par zip frontal elle est difficile à enlever pour ceux qui ont des épaules peu souples. La flexibilité des épaules est vraiment bonne mais le reste de la combinaison est plutôt raide. En nageant, les bras et les jambes s’ouvraient et laissaient de l’eau entrer et pendant la course à pied les jambes n’étaient pas aussi flexible qu’on l’espérait. La poche arrière est facile à atteindre mais difficile à utiliser pour ceux qui ont de grandes mains. Le matériau rouge offrait une assez très bonne visibilité dans l’eau, un bon point pour la sécurité. L’équipe de test a trouvé que la taille était déroutante et en particulier les versions pour femmes étaient d’une taille très différente de celles qu’on pourrait espérer. La Huub Auron est une combinaison dans le segment de prix inférieur et l’équipe a estimé que cette combinaison serait adaptée à un entraînement léger ou à une combinaison de course pour des températures moyennes.

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Orca Perform

L’Orca Perform est une combinaison de haute qualité Yamamoto qui offre une flottabilité ajustable grâce à des inserts de flottaison supplémentaires. Elle comporte des zips devant et derrière et de multiples poches internes et externes. Avec des manchons amovibles, cette combinaison permet à l’utilisateur de s’adapter aux conditions et aux préférences changeantes. L’équipe de test a trouvé que cette combinaison était très confortable et flexible à la fois pour la natation et pour la course à pied, bien que certains aient commenté son ajustement serré. La deuxième fermeture à glissière à l’arrière permet de l’enlever facilement. La possibilité de combiner les inserts sur les jambes pour augmenter la flottaison ou de les retirer pour bénéficier d’une plus grande liberté de mouvement pourrait être particulièrement utile pour les personnes souhaitant personnaliser leur flottabilité. La poche arrière est dotée d’une bonne longueur de fermeture à glissière, mais elle s’ouvre vers le haut, contrairement à la plupart des marques et peut donc dérouter certains utilisateurs. Différentes poches à l’avant et à l’arrière offrent suffisamment de rangement et sont facile d’accès. La petite poche avant supérieure peut être difficile à trouver au début. L’équipe a été particulièrement impressionnée par le sifflet de cette combinaison. La flexibilité procure une bonne performance de nage avec un excellent mouvement des épaules, tandis que le tissu dans les jambes est suffisamment élastique pour une bonne course à pied. Compte tenu de son matériau fin la combinaison pourrait être un peu froide pour certains. Ceci est une excellente combinaison avec beaucoup d’options pour l’adapter à vos préférences.

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Orca RS1

La troisième génération de la combinaison Orca RS1 est dotée de manches amovibles et d’une construction légère (Yamamoto 44) visant à offrir une flexibilité maximale aux nageurs les plus rapides. Le long zip d’ouvrir complètement le devant, comme une veste, pour vous permettre de refroidir sans avoir à le retirer complètement pendant les courses. Certains membres de l’équipe d’essais ont apprécié cette nouvelle approche, tandis que d’autres ont trouvé qu’elle était difficile à remettre, en particulier sur des terrains techniques ou avec les plaquettes. Cela signifie que le la thermorégulation est plus facile par températures modérées, mais par temps chaud, vous avez encore du néoprène sur le dos et risquez de surchauffer. L’Orca RS1 comporte une maille élastique dans la partie inférieure, ce qui signifie une plus grande souplesse autour des jambes en course, mais une partie de l’équipe a trouvé les jambes et surtout la taille un peu trop larges. Les poches intérieures en maille élastique vous permettent d’associer cette combinaison avec l’Orca Swimrun Pad afin de renforcer votre flottabilité en fonction de vos besoins. Mais l’équipe a constaté que si vous ajoutiez trop de rembourrage à la flottabilité sur les cuisses, il y aurait une perte de flexibilité pendant la course, en particulier si vous avez des muscles de cuisse bien développés. En général, cette combinaison vaut vraiment la peine d’être essayée.

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NU Triton 2.0

Triton 2.0 (version 2) de NU Complements est fabriqué en néoprène Yamamoto (38 et 39). Des panneaux de 1,5 mm sous les bras et les jambes offre une grande flexibilité, 2 mm sur les manches empêchent l’eau de pénétrer sous la combinaison et des panneaux jusqu’à 8 mm d’épaisseur sur les jambes et le ventre facilitent la flottaison. Les panneaux jaunes procurent une excellente visibilité dans l’eau. La combinaison est agréable en natation et en course à pied. Peu d’eau rentre en nageant, mais attention comme pour toutes les combinaisons avec points de compressions aux poignets si l’eau rentre par le cou, elle ne peut pas ressortir. Le matériau offrait une bonne protection thermique, mais comme pour toutes les combinaisons à 1 zip, elle est difficile à mettre sans l’aide d’un.e partenaire. Cette combinaison a des manches supplémentaires que les testeurs, surtout les plus musclés, ont trouvé difficile à remettre mouillé. Comparé à la version précédente (1.0), ce modèle a une poche arrière plus grande, ce qui signifie qu’il va stocker la plupart des choses que les gens veulent, mais l’accès est trop étroit pour les mains les plus grandes. Globalement, c’est une très bonne combinaison.

Speedo FastSkin

La Fastskin a été spécialement conçue pour les courses mais partage certaines caractéristiques de la Speedo Light (Yamamoto, SCS). Elle possède des panneaux plus flexibles sur les épaules et les jambes pour faciliter les mouvements lors de la nage et de la course. Avec une fermeture à glissière à l’avant et à l’arrière elle devrait être facile à enlever. Cependant certains membres de l’équipe ont trouvé qu’il était difficile de la mettre en raison de la coupe serrée des jambes par rapport au tronc et bras. Des panneaux de 4,5 mm augmentent la flottabilité et améliorent la position du corps lors de la nage. Les avant-bras sont dotés d’un «Vortex Stroke System» conçu pour s’ouvrir au cours d’une nage afin de «capter» plus d’eau. Des passants de ceinture renforcés à l’avant et à l’arrière permettent de connecter une longe directement à la combinaison. Un panneau anti-abrasion sur les fesses augmentent sa résistance. La poche extérieure comporte des trous de drainage, ce qui semble être une bonne idée. Les poignets et cuisses comportent un scellé qui empêchent l’eau d’entrer dans la combinaison en nageant. Les testeurs ont apprécié la souplesse du matériau qui procure une bonne rotation des épaules en nageant et une position agréable dans l’eau étant donné ses panneaux plus épais. Il était difficile d’évaluer l’assistance fournie par le système Vortex, en particulier dans les eaux agitées, mais la logique est là: avec une bonne technique et une force adaptée, si vous attrapez d’eau plus vite vous devriez pouvoir aller. Il était facile de baisser le haut en courant, mais difficile à remonter compte tenu de l’ajustement serré autour des avant-bras. Assurez-vous de l’essayer avant d’acheter. La matière autour du cou a provoqué des brûlures chez certains membres de l’équipe. Comme pour le modèle léger, les panneaux jaunes FastSkins facilitent la détection des eaux, un bon point pour la sécurité.

Speedo Light

La Speedo Light est conçue comme un produit d’entrée de gamme destiné à attirer de nouveaux clients dans la gamme d’entraînement et de course. Elle comporte des panneaux épais en néoprène Yamamoto (39) de 3 mm d’épaisseur à l’avant des cuisses pour favoriser la flottabilité, des panneaux de 2 mm d’épaule pour plus de légèreté et de souplesse, un panneau anti-abrasion sur les fesses, une poche extérieure avec trous de drainage et des manches jaune vif. La combinaison est assez ajustée, légère et est très flexible, en particulier autour des épaules. Elle est aussi agréable pour courir. Par contre le tissu du jersey n’est très chaud et la combinaison n’est pas aussi hydrodynamique que les modèles utilisant plus de néoprène, Les nageurs les moins fort auront avantage à ajouter le plus de flottaison (pull buoy) possible. La petite poche sur la cuisse est facilement accessible, mais si elle est pleine elle ne semble pas très hydrodynamique. Peut-être un bon endroit pour stoker le bonnet et les lunettes. Compte tenu de son ajustement serré, il est difficile de l’enlever, mais dans l’ensemble, c’est une combinaison décente d’entrée de gamme et les courses plus courtes par temps chaud. Nous avons aimé la couleur jaune vif qui est facile à repérer dans l’eau, un gage de sécurité.

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Utter Starter

La marque française Utter a produit une nouvelle combinaison colorée comprenant des fermetures à glissière à l’avant et au dos pour permettre une réduction ou une ventilation aisée. Le matériau extensible signifie qu’il est confortable mais aussi résistant à l’usure. Pour augmenter la flottabilité, il est livré avec un large panneau de néoprène de 5 mm sur le torse et le ventre et des panneaux de 8 mm sur les cuisses, placés pour une bonne flottabilité et une bonne position dans l’eau. Il y a 3 poches, 2 à l’intérieur à l’avant et une grande poche extérieure à l’arrière. Cette combinaison est également dotée du système «Ti & Seal» pour sceller les bras et jambes. Comme pour toutes les combinaisons, veillez à ce que votre taille soit bien ajustée afin d’éviter toute infiltration d’eau autour des bras ou des cuisses. En effet si l’eau rentre par le cou, le «Ti & Seal» l’empêche de s’évacuer… Nous avons trouvé que la Utter était une bonne combinaison pour nager avec un bonne souplesse au niveau des épaules. Les panneaux rouge / bleu offraient également une bonne visibilité dans l’eau. C’est une combinaison facile à mettre et enlever. C’est une bonne option pour un prix raisonnable.

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Utter Vassiviere Sleeveless

La combinaison Utter Vassiviere est basée sur le néoprène Yamamoto de 4 mm d’épaisseur (SCS, Super Composite Skin). Sans manches, elle est destinée aux entraînements et aux courses par temps chaud. Pour compenser l’absence de manches, un grand panneau en néoprène Aerodome à l’avant vise à améliorer la flottabilité, alors qu’un tissu plus léger à l’arrière facilite l’évacuation de la chaleur. Les jambes ont une doublure en jersey pour plus de flexibilité et de durabilité et des panneaux Aerodome de 7,5 mm sur les cuisses. Le système «Ti & Seal» scelle les bras et les jambes à ne pas absorber d’eau, tout en conservant la possibilité de raccourcir un peu les jambes. Les panneaux ont ajouté une bonne flottabilité et une bonne position dans l’eau. Cette combinaison était relativement facile sauf si vous avez les épaules peu souples en raison d’un seul zip avant. Les poches étaient facilement accessibles, mais l’entrée de la poche arrière est étroite et donc difficile à utiliser si vous aviez de grandes mains. Il a été noté que sans matériau couvrant les aisselles ou autour des épaules des frottements peuvent apparaître lors de longues courses ou lors de la nage dans de l’eau plus salée. Nous vous recommandons d’essayer ce type de combinaison de natation avant de l’acheter. L’équipe d’essais a estimé que cette combinaison serait bien adaptée aux conditions les plus chaudes, notamment en raison de la liberté de mouvement qu’elle procure en nageant.

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ÖTILLÖ 2019: la course à pied a fait la décision

C’est sous la pluie que les 320 athlètes ont pris le départ de la 14ème édition de l’ÖtillÖ. Le départ a lieu à 6h du matin, et la première natation est un réveil un peu brutal pour certains. De nombreux Français et Françaises avaient fait le déplacement pour affronter les 65km de course à pied et 10km de natation démontrant une nouvelle fois l’engouement de ce sport en France (tous leurs résultats en fin d’article).

Ne rien lâcher !
Crédit World of Swimrun

Chez les hommes quatre équipes se sont rapidement détachées et ont couru plus de la moitié de la course en peloton, blaguant et essayant diverses tactiques pour faire travailler les autres équipes. C’est sur l’île d’Ornö que Pontus Lindberg et George Bjälkemo (Team ATG Sport) ont porté l’estocade lors du semi marathon. Inexorablement ils se sont détachés de Fredrik Axegård et Alex Flores dans un premier temps, puis de Lars Ekman et Jonas Ekman Fischer. Ils ne seront plus rejoints au cours des 15km restant et se permettent de finir au petit trot en moins de huit heures. La paire Franco – Australienne Nicolas Remires et Julian Dent (AUS) a lutté mais n’ont pas pu accrocher le bon wagon et finissent à une très belle cinquième place. On peut aussi noter la performance de la Pop’s Team (Pierre Auger et Thomas Guerry) qui décrochent la 12ème place.

Fanny Danckwardt et Desirée Andersson en route pour la victoire
Crédit Jakob Edholm / ÖTILLÖ

Les places se sont décidées beaucoup plus tot dans la catégorie Femmes. En effet après moins de deux heures de courses le podium était en place et ne devait plus changer. Cela ne veut pas dire que les choses ont été faciles pur autant ! Fanny Danckwardt et Désirée Andersson ont fini en 09:05:29, un temps proche du record de la course de l’an dernier en dépit de conditions plus difficiles cette année, preuve qu’elles sont allé vite. Les temps de Susie Moonan et Anna Hellström (9:27:31) et Isabella Hedberg et Helen Wikmar (9:32:37) sont aussi remarquables. Chez les Françaises la paire Franco-Irlandaise Jessica Harrison et Emma Davis (Mako Sport – Dirty Harriets) prennent une très belle 6ème place, et la sympathique équipe Good Old French Frogs (Sylvie Ferriol et Sophie Pejean) a relié bravement l’arrivée, preuve qu’être maman de trois enfants chacune n’empêche pas de faire du swimrun ! Un exemple à suivre.

Charlotte Eriksson et Simon Börjeson
Crédit Simon Börjeson

En mixte on a assisté à une bataille à distance, mais très tendue. Dès le départ la paire Diane Sadik et Knut Baadshaug a pris la tête, suivis comme leur ombre par la Team Garmin Charlotte Eriksson et Simon Börjeson qui restait en embuscade. Pendant 6 heures l’écart a oscillé entre deux et trois minutes sans jamais qu’une équipe ou une autre parvienne à changer le status quo. C’est encore sur Ornö que la décision s’est faite avec un gros coup de fatigue de Diane et Knut, qui voyaient filer la première, puis la seconde place au profit de Jasmina Glad-Schreven et Thomas Schreven. Charlotte Eriksson et Simon Börjeson mettent leur victoire au compte de la pression qu’ils ont maintenu toute la journée. A noter la magnifique place de la paire Française Alexis Charrier & Sabina Rapelli (Team Envol / Ticino) qui finissent au bord du podium à la 4ème place, et du couple Camille Marchand & Julien Antoinre (Ulteam) qui terminent dans les 10 premiers.

Hommes

1. Pontus Lindberg et George Bjälkemo (SUE) 7:47:48
2. Fredrik Axegård et Alex Flores ( SUE ) 7:50:14
3. Lars Ekman et Jonas Ekman Fischer ( SUE ) 7:55:10

Femmes

1. Fanny Danckwardt et Desirée Andersson ( SUE ) 9:05:29
2. Susie Moonan et Anna Hellström ( SUE ) 9:27:31
3. Isabella Hedberg et Helen Wikmar ( SUE ) 9:32:37

Mixte

1. Charlotte Eriksson et Simon Börjeson ( SUE ) 8:38:10
2. Jasmina Glad-Schreven et Thomas Schreven ( SUE ) 8:47:31
3. Diane Sadik (SUI) et Knut Baadshaug (NOR) 9:01:28

Crédit photos World of Swimrun, Simon Börjeson & Jakob Edholm/ÖTILLÖ

Ötillö 2019: Les Frenchies

Les Français seront en force cette année à la finale de la série Ötillö, preuve de l’engagement des sportifs de l’hexagone dans le sport. Dans les trois catégories (Femmes, Hommes et Mixtes) on trouve des binômes qui visent une place sur le podium (voir la plus haute …), certains moins expérimentés qui veulent améliorer leur temps, mais aussi des novices. Les objectifs affichés sont variés, mais pour tous le premier but dans cette aventure est avant tout de finir. Voyons quelques-unes des équipes présentes.

Femmes

Avec seulement 25 équipes engagées, c’est la plus petite catégorie. Deux équipes Françaises seront présentes, avec des ambitions et objectifs variés.

Mako Sport – Dirty Harriets (Jess Harrison et Emma Davis (IRL))
Les deux anciennes triathlètes pro et olympiennes (Pékin et Londres) se sont qualifiées à Engadine. Jess est plutôt nageuse et Emma plutôt coureuse ce qui les rend complémentaires, mais elles n’ont en fait pas de vrai point faible, si ce n’est peut-être un manque d’expérience en swimrun relatif par rapport aux meilleures équipes femmes. Elles devraient néanmoins très bien figurer dans cette catégorie. Équipement : Jess étant la conceptrice des combi Mako, c’est sans surprise qu’elles ont opté pour des combis et manchettes Mako, chaussures Inov-8 210 et pull buoy swimrunners.

Good old French frogs (Sylvie Ferriol & Sophie Pejean)
Nageuses d’origine, elles n’avaient jamais couru jusqu’à l’âge de 40 ans … Avec 100 ans à elles deux et 3 3 enfants chacune, l’entraînement pour ce genre de course n’est pas tous les jours facile… Elles espèrent que cette course puisse rester accessible à des sportives « classiques » comme elles, car elles ont l’impression que le niveau s’élève inexorablement … Gageons que de grands sourires seront présents à Utö sur leurs visages. Équipement : combi Utter, chaussures salomon et inov8, pull classique.

Hommes

90 équipes dans cette catégorie, la plus fournie du plateau. Les Français sont nombreux, certains avec de bonnes chances de jouer les premières places, d’autres espérant surtout prendre du plaisir.

Team Envol (Nicolas Remires & Julian Dent (AUS))
Nicolas est bien connu sur le circuit avec de très belles places sur l’Ötillö au cours de ses 5 participations. Vivant en Suède il connait parfaitement le parcours et ses secrets. Toujours dans le coup, est-ce que 2019 sera son année ? Associé avec l’Australien Julian Dent ils forment une équipe solide, plutôt coureurs mais confiant en général sur les natations. Une équipe à suivre. Équipement : Chaussures: vivobarefoot Tempest, Combinaison: Head myBoost SL, Pullbuoy: Double Piraya de Swimrunners, Plaquettes Strokemaker size 2, palmes Olander Swimrun et lunettes Head Diamond, nutrition Precision Hydration.

Head Gravelines Triathlon (Franck Martin & Guillaume Heneman)
L’équipe de Graveline est issue du triathlon mais leur force réside dans la natation. Avec une troisième participation pour Guillaume et une seconde pour Franck, ils commencent à avoir une bonne expérience qui devrait les server tout au long de la course. Équipement: Combi HEAD, chaussures Salomon Amphibian et pullbuoy Swimrunners.

Team Gravity Race Talon d’Achille (Benjamin Colchen & François Lervant)
Nageurs à la base mais avec de jolies références en trail (TDS, Pierra Menta), l’équipe a été prévenue à la dernière minute de leur qualif, et arrive donc avec une preparation limitée. Objectif découvrir, pour mieux revenir en 2020 ! Équipement: Colting et Inov 8 trail talon 235.

SENE 56860 (Le Padellec Renan & Texier Jocelyn)
Avec beaucoup d’expérience en natation et un joli palmarès en swimrun (Engadin x2, Hvar, Utö, Costa Brava, Cannes, Troll Enez), l’équipe va découvrir l’archipel pour la première fois et vise logiquement d’abord de rejoinder Utö et vivre pleinement cette aventure. Équipement: Ark, Inov 8 et La sportive Hellios, Sous-couche Orca.

Les Vieux Neptuniens #1 (Mehr Jean-Nicolas & Brochen Yann)
Qualifiés au Ranking, on croise souvent sur les courses les Neptuniens et leur supporters animés 😉 . Nageurs à la base, ils visent pour leur première participation Ötillö de « finir mort ou vif mais tout en prenant un maximum de Plaisir”. Équipement: pull boy decathlon premier prix, plaquettes Malmsten Handpaddles size 3 red, chaussettes Gococo, lunettes suédoises Decathlon premier prix.

Swimrun Côte d’Azur Head (Christophe Charpentier & Olivier Fernandez Semeria)
Qualifiés au Ranking les organisateurs du Swimrun Côte d’azur sont aussi des bizuts à l’Ötillö. Avec un bon background en endurance, ils finiront avec le sourire à n’en pas douter. Équipement Head Swimming, Myboost pro, pull buoy suédois “double suppo”.

No Limit (Stéphane Herniou & Cyril Marchant)
Anciens nageurs de haut niveau, Stéphane et Cyril se sont qualifiés au ranking avec Hvar 2018 et Cannes 2018. Pour une première participation à ÖtillÖ leur objectif sera de prendre du plaisir et d’aller au bout. On peut quand même s’attendre à les trouver à leur avantage dès la première natation. Équipement : Combi Head my boost SL (sans manche), chaussures profile route/chemin, pull, plaquettes et longe.

Pop’s team (Thomas Guerry & Pierre Auger)
Encore une équipe issue de la natation et water-polo ! Équipiers depuis 2 ans et demi, c’est leur seconde participation à la finale. Pour cette édition 2019, leur objectif sera de boucler une seconde fois cette magnifique journée de course tout en essayant d’ameliorer notre temps de l’an passé! Équipement: combi manches courtes shorty, plaquettes, pull buoy et longe, plus manchons pour Pierre. A noter qu’ils partent en semi autonomie eau/gel car ils estiment que les ravitos peuvent être assez espacés.

Team HEAD – Sud Running (Nicolas et Hugo Tormento)
Les deux frères sont d’anciens nageurs de haut niveau. Mathieu Poullain, le partenaire de Hugo étant blessé, ce dernier s’est tourné vers son frère. Première participation à la finale pour Nicolas, seconde pour Hugo, Avec un chrono de moins de 9h pour ce dernier, on peut s’attendre à les voir à leur avantage, en particulier lors des premières natations. Équipement : version short sleeve de la SwimRun HEAD MyBoost, chaussures fournies par le magasin marseillais Sud running. Ils emmènent avec eux un pull buoy et une longe pour garder le contact durant les parties natation.

Black & Yellow (Audoin Louis & Palous Philippe).
Philippe a gros passé de traileur (6 UTMB etc), alors que Louis est plutôt triathlète. Philippe a envoyé un dossier de qualification sans en parler à Louis … de quoi discuter pendant 65km de course à pied ! Les froid et un souci à la cheville sont leurs principales préoccupation, ce qui explique que malgré leur niveau ils visent avant tout de finir cette pour cette première participation. Équipement : Combi Aquaman, chaussures Scott kinabalu RC 2.0, et pull buoy.

Silver Jackals (Xavier Le Meut & Marc Fortier-Beaulieu)
Qualifiés par le programme 7/24 (sept courses dont cinq labels Ötillö et deux « merit races », en moins de deux ans) ils ont une bonne expérience de leur binôme et du swimrun. Xavier est plutôt nageur, Marc plutôt coureur, ils sont complémentaires. Préparation séparée (Majorque et Cantal pour Xavier, et Montagne ardéchoise et son sublime lac d’Issarlès pour Marc), ce qui ne doit jamais arrêter un binôme. Équipement : Marc a opté pour Combis Mako et Chaussures Inov8 X-Talon 210, Xavier pour combi Head et chaussures La Sportiva.

Mixtes

Courir en équipe mixte est l’une des magnifiques particularités de swimrun. Mais ne vous trompez pas, le maillon le plus faible n’est pas toujours celui que vous croyez ! La complémentarité est essentielle, et on trouve souvent une alternance des rôles de leader entre la natation et la course à pied. On trouve aussi plusieurs couples qui partagent dans la vie et dans le sport leurs passions, de quoi alimenter les discussions lors des longues soirée d’hiver … Avec 46 équipes engagées, c’est une catégorie au niveau très relevé.

Swimrun the Riviera (Alexandre & Kate Bermond)
Le couple Niçois bien connu dans le milieu swimrun et organisateurs du superbe Swimrun The Riviera n’en est pas à sa première participation. Plutôt nageurs mais avec un background aussi en triathlon, ils ont pour objectif de batter leur meilleur chrono de 10h56. Équipement: Ark, Pegasus trail, pull buoy suédois.

Ul’Team (Camille Marchand & Julien Antoine)
Camille et Julien forment un binôme unique, pur fruit du virus 666 swimrun et de la magie de ce sport. Leur rencontre date de 2016 à l’arrivée de l’ÖtillÖ, sur Utö, « The Island of Love ». Ils avaient couru chacun dans des équipes différentes … et depuis ils ne se sont plus quittés ! Plutôt nageurs, le parcours ne les avantage pas forcément, mais l’objectif sera, comme tous les ans, de terminer la course, et si possible en améliorant leur temps de l’an passé. L’important sera de profiter à fond de l’ambiance, des paysages et de la magie du site. Équipement : Combi Utter Gear, chaussures de trail Saucony Peregrine, plaquettes et pull buoys.

Les Z’écureuils (Celine & Christophe Schneider)
Seconde participation a Ötillö. Qualification au ranking. Ils sont plutôt coureurs et leur objectif est le même que l’année dernière : aller au bout en prenant un max de Plaisir, avec peut-être un peu plus de vagues. Équipement : Orca et inov8. Pull-buoy pour les 2. Chaussettes Ötillö. Cagoules et/ou bandeau Néoprène. Dessous Néoprène ou merinos selon la température. Et ceinture type flipbelt pour emporter du ravito.

Team Head Crownhealth Challenge (Marx Laurence & Valette Laurent)
Une nageuse et un traileur pour un beau partage des disciplines, chacun apportant son point fort et une belle complémentarité. Leur point fort, leur régularité ! Laurent participe à sa 3ème finale alors que pour Laurence c’est une première participation. Qualifié grâce à leurs partenaires HEAD et Crownhealth au travers d’un défi de la saison qui était d’être présent dans tous les sprint et les longs de l’année. Équipement : Combinaison Head myboost et pull buoy suédois pour tous les deux.

NadZa Head (Nadja Van Camp (BEL) & François Dubuc)
La sympathique équipe franco belge mixte s’est qualifiée au ranking. Pour leur seconde participation après l’édition mémorable de 2017, leur objectif est de finir en en profitant le plus longtemps possible. Slow start et finish slower est généralement leur tactique… Verrons-nous les larmes quasi traditionnelles de François à l’arrivée ? … 😉 . Équipement : Combi head my boost, chaussures salomon. Amateur de gros pull !!

Team Envol HEAD Occitanie (Eric Mackowiak & Valerie Bourgis)
Anciens triathlètes Eric est plutôt nageur et Valérie plutôt traileuse. Second au ranking leur objectif est de terminer cette première finale et surtout prendre beaucoup de plaisir pendant la course et également avec tous les athlètes et organisateurs de cette grande famille du swimrun. Équipement : Valérie: combi HEAD Myboost avec manches, lunettes Head, pull suedois rigide, plaquettes Tyr catalist stroke XS, chaussures VJ sport I rock 2, Eric: combi HEAD myboost sans manches, big pull buoy swimrunner noir, plaquettes Tyr catalist stroke XL, chaussures brooks caldera 2.

Chrisclaire BSC (Claire Thibult & Christophe Leray)
Équipe mixte Bordelaise issue du triathlon (BSC coaching). Ils se sont qualifiés aux 1000 Lakes en finissant 2eme mixte. Claire est plutôt coureuse, Christophe est un athlète polyvalent (coureur et triathlète). Pour leur première participation ils s’attendent à des difficultés, l’inconnu, le cadre magique, la gestion des limites et l’ambition de partager cela ensemble. Équipement varié. Claire : combi Orca, chaussures de trail salomon, jambières z3rod, bonnet en néoprène, lunettes speedo, pull buoy décathlon et plaquettes. Christophe : combi HEAD (merci « runstore Bordeaux), chaussures de trail Scott, jambières Utter, lunettes aréna, pull buoy Tyr, et plaquettes.

Team Barbinator (Thierry Pelet & Emilie Comyn)
C’est une équipe un peu atypique, Émily venant du ski et du triathlon alors que Thierry a un passé au haut niveau dans plusieurs domaines liés (course pied, triathlon, cross country). Dans cette équipe au profil plutôt coureur, il aura à cœur de donner le tempo tout en préservant les forces du binome dans cette course d’endurance. Équipement : Combinaisons Colting SR02 + calf guard, Pull-buoy suedois, Chaussures Salomon S-Lab XA Amphib pour Émily et Salming OT Comp pour Thierry, ceinture de running Sammie pour flasque 500 ml, gels, barres, longe si inutilisée, bonnet.

Team Envol Ticino (Alexis Charrier / Sabina Rapelli (SUI))
Binôme complémentaire, Alexis est nageur de base mais aime le trail et Sabina est plutôt coureuse à pied. Ce sera la première participation pour Alexis, seconde pour Sabina. Ils visent avant tout à s’amuser et profiter des plaisirs en trail et en eau libre! Objectifs: Donner le meilleur d’eux même et profiter! Qualification directe aux Isles of Scilly. Équipement : HEAD Aero, Vivobarefoot, Pull buoy Piraya.



Crédit photos multiples, Otillo pour beaucoup, toutes les photos étant fournies par les binômes

2015, le début officiel du swimrun en France

Quel fut le premier swimrun en France? Cette question posée dans le forum mérite un petit rappel historique.
Depuis 2012 quelques personnes découvraient le swimrun en France, en particulier autour de Marseille. Mais ce n’est qu’en 2015 qu’une compétition « officielle » a été créée en France.
Le 26 Juin 2015 le club Pastel Triathlon Saint-Quentin a organisé un swimrun en binôme sur un circuit à faire une (8km) ou deux fois (16km). Basé autour du quai Gayant, le parcours passait par le parc d’Isle et l’étang d’Isle, rendant ainsi hommage aux origines du sport. 30 équipe réparties entre les deux distances ont couru ce premier swimrun.

L’été passe et le 10 septembre 2015  L’émeraude swimrun voit le jour. Premier swimrun en mer cette épreuve a permis d’ancrer la pratique dans une milieu marin, avec toutes les impondérables qui sont essentiels à ce sport

Le swimrun de Talloire O Féminin a eu lieu le 26 Septembre. Épreuve atypique réservée uniquement aux femmes, elle marque l’entrée du swimrun dans les Lacs Alpins.

Le 4 Octobre 2015 le Troll Enez Morbihan fut le quatrième et dernière épreuve du calendrier 2015 . La course était plus engagée, traversant un milieu sauvage dans le golf du Morbihan et son archipel. Avec un parcours en pleine nature avec des courants et des vagues, et une météo capricieuse, la course a constitué un vrai défi pour beaucoup de binômes.

Par coïncidence, 2015 a aussi marqué la création de Swimrun France. Depuis le sport s’est bien développé et est toujours en évolution; mais il faut remercier les pionniers qui ont contribué à son implantation sur l’hexagone.

Journée internationale des droits des Femmes

Parce que les droits des Femmes doivent toujours être défendus,
Parce que nous sommes toutes et tous égaux,
Parce que le swimrun a toujours depuis sont origine, grâce à ses premiers organisateurs Michael Lemmel et Mats Skott, mis les hommes et les femmes à égalité,
Parce que le swimrun est un sport d’équipe et les équipes femmes, mixtes et hommes sont traitées de manière égale