SwimRun 37 Community

Après une courte discussion sur le forum swimrun France un nouveau groupe SwimRun 37 Community voit le jour pour les personnes proches du département d’Indre-et-Loire. Son objectif est clair: « Bienvenue sur la toute nouvelle communauté SwimRun du 37. Ici on partage nos sorties, nos terrain de jeux, nos courses et entraînements, … On parle SWIMRUN ».  Si vous êtes dans la région n’hésitez pas à les rejoindre !

Peyrolles, un swimrun qui aurait mérité de continuer

Beaucoup d’épreuves voient le jour, et c’est un bonne chose. Malheureusement certaines disparaissent pour des raisons diverses. Le swimrun a Peyrolles en fait partie, dommage. Gilles et Céline Hermitant ont couru avec succès leur premier swimrun a Peyrolles en Juin 2016. Voici leurs impressions, en espérant redonner envie au groupe local de relancer cette épreuve sympatique. Photos ©Jean-Philippe Candel

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©Jean-Philippe Candel

Le lac de Peyrolles est situé à 20km d’Aix-en-Provence. C’est une base de loisirs aménagée sur une ancienne sablière. L’eau est plutôt claire et la température clémente aux alentours de 20-22°C. Ce lac est d’ailleurs le lieu pour la Natation du Half Ironman d’Aix-en-Provence qui a lieu en Mai. Le lac est équipé également d’un téléski nautique sur lequel on peut pratiquer le wake.

Le club Durance Triathlon organisait auparavant le triathlon Guy Drumez, mais en raison d’un parcours vélo un peu exiguë qui ne donnait pas pleine satisfaction, ils ont décidé de se lancer dans le swimrun. C’est un club très dynamique de la région avec notamment des triathlètes de très haut niveau et un très bon niveau général.

1ere édition en Juin 2016

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©Jean-Philippe Candel

L’organisation était impeccable et très bon enfant, avec une excellente ambiance générale. Le club n’en est pas à sa 1ere organisation et ça se voit, par exemple avec des ravitaillement de qualité et suffisant. Nous avons aussi été intéressé de voir les exposants de combi swimrun présent sur le site et apprécier les massages à l’arrivée.

La participation était plutôt limitée avec environ 30 équipes au départ et 30 individuels. Il est placé en pleine saison de triathlon et l’épreuve est une 1ère édition. Mais nul doute que la participation sera nettement plus importante l’an prochain.

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©Jean-Philippe Candel

Le parcours est composé de 12 km avec 2km de natation. Il s’agit donc d’une épreuve de découverte de cette discipline avec environ 5 sections différentes Course/Natation. Les sections sont relativement bien équilibrées. A noter une petite touche originale en fin de parcours avec un filet de type accrobranche et un saut à effectuer. En dehors de cela le parcours est sans difficulté et très bien balisé. La sécurité est très bien assurée par des bénévoles à chaque entrée/sortie des portions natation et des canoës sur l’eau. A signaler qu’il y avait aussi une épreuves ‘kids’ pour les plus petits. Une très bonne initiative pour former les jeunes et leur donner le gout de l’effort et du plaisir en pleine nature.

La remise des prix était très sympa avec récompense des individuels, des binômes mixtes, masculins et féminins. Et en plus distribution de cadeaux sur tirage au sort du dossard.

Mon ressenti

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©Jean-Philippe Candel

La quarantaine, nous pratiquons le triathlon depuis une quinzaine d’années au club de Salon de Provence. J’ai du faire une pause à cause de problèmes de santé, et je m’y remets depuis 1 an. Par le passé, j’ai été finisher l’embrunman et à Nice. Aujourd’hui, je ne fais que des courtes distances car la famille s’est agrandie et qu’il en faut pour tout le monde. Mais je n’exclus de refaire du half ironman. J’aime aussi beaucoup le trail et fais des courses à l’occasion et surtout du funboard que je pratique dès que les conditions s’y prêtent.

J’ai découvert par le reportage intérieur sport sur Ötillö et j’ai adoré. Donc, pourquoi pas nous lancer sur un swimrun , court pour commencer, et peut-être plus longs dans le futur?

J’ai fait cette course avec ma femme. C’était notre premier swimrun et nous étions équipés avec des shorties de planche à voile. Nous avons vraiment adoré les enchaînements sans changement de tenue, qui donne une touche un peu baroudeur, d’autant plus que le parcours nous emmenait sur des parties du lac très sauvage. Enfin, nous avons apprécié de partager un effort en binôme, nous qui sommes habitués à courir en individuel en triathlon. Bref, de très bons souvenirs d’autant plus que nous avons gagné en binôme mixte et que nous nous sommes classés 5eme au scratch Equipe.

Retrouvez toutes les photos de l’épreuve ici.

Répartition des swimrunners en France

Où trouver des swimrunners en France ? C’est la question que nous avons posé dans le forum Swimrun France afin de décrire pour la première fois  la distribution géographique des swimrunners dans l’hexagone.

La première constatation est la grande répartition des participants. En France métropolitaine 61 départements sur 96 sont représentés. Il faut y rajouter la Nouvelle Calédonie et la Réunion où des courses et des pratiquants font leur apparition. La seconde constatation est que la plus forte densité se trouve principalement sur le pourtour méditerranéen. Il est clair que la clémence du climat favorise la pratique, mais il ne faut pas oublier que le sport vient de la Suède, un pays peu renommé pour avoir des conditions tropicales. On constate enfin que si la proximité de la mer ou de l’océan semble faciliter la pratique du swimrun, pour autant les départements situés loin des côtes ne sont pas absents. Il y a donc bon espoir pour que le sport continue de se propager sur l’ensemble du pays en explorant des terrains de jeu variés. Nous continuerons à œuvrer pour faciliter cette expansion, en particulier par le biais du développement des communautés et clubs (liste ici). N’oublions pas de saluer nos amis francophones proches en Belgique et Suisse, et plus éloignés au Québec, qui ont participé à ce sondage.

Rendez-vous en 2019 pour suivre l’évolution du PSF (Paysage Swimrun Français 😉 ).

Répartition des swimrunners en France

Données et carte protégées par copyright. Veuillez citer Swimrun France pour toute citation.

Choisir une montre

Quelle montre dois-je choisir pour le swimrun ? Cette question revient souvent et le marché des montres de sport est large, donc le choix difficile. La question peut se résumer à deux facteurs: quel budget et qu’est-ce qu’on recherche. Il y a en fait quatre options qui sont quasiment liées au prix des montres.

– A minima, sans montre on s’en sort très bien, simplement en se basant sur les perceptions de l’effort. Comme pour tout sport d’endurance, la gestion de l’effort est essentielle et la perception de l’effort et la communication au sein du binôme doivent dicter l’allure de course. Donc le prix le plus raisonnable c’est d’être à l’écoute de soi … ou de trouver un binôme avec une montre 😉 .

– Les montres sans GPS sont suffisantes si on veut juste connaitre le temps total mais aussi pour chaque section. Il suffit de faire des intervals. Si on connait ses allures de course et on gère bien son effort, c’est suffisant, et cela permet de se situer par rapport aux barrières horaires.

– il y a de nombreuses montres avec GPS sans fonction natation sur le marché. Il n’y a forcément pas de mode swimrun, mais il suffit de faire des intervals en mode course à pied pour avoir les données sur chaque section et la trace finale. Les distances natation sont souvent peu fiables dans ce cas (distances sur-évaluées), mais de toute façon en nageant on n’a pas le temps de les regarder. Par contre connaitre les distances en course-à-pied permet d’anticiper les transitions et gérer la tactique de course. Le GPS est donc pour cela un avantage indéniable.

– Montre GPS avec option natation eau libre (Garmin,  Suunto, Polar etc). Mieux que les modèles précédents pour le tracé marin qui est souvent plus précis, mais les transitions sont un peu lentes avec généralement 2 boutons à actionner.

– Montre swimrun, Garmin Fenix 3 ou 5, les seules à proposer pour l’instant une app spécifique swimrun. Un bouton à appuyer à chaque transition, c’est l’offre la plus complète sur le marché. La trace est plus lissée, et vous aurez une quantité impressionnante de données à analyser si vous le désirez.

Il ne reste plus qu’à decider quels sont vos besoins réels ou perçus, et votre budget.

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Championnat de France: pour ou contre ?

Suite à une question d’un lecteur qui nous avait contacté en Octobre, nous avons organisé un sondage en posant la question suivante: « êtes-vous pour ou contre un Championnat de France de swimrun ? ». Hasard du calendrier une réunion organisé par la FFTri a évoqué ce sujet et conclu en « de probables championnats de France avant 2020 » (source FFTri). Il ne semble cependant pas qu’il y ait un engouement fort pour une telle compétition puisque le « pour » ne recueille que 37%, le « contre » recevant la moitié des voix. Certainement une affaire à suivre car si organisation il y a, de très nombreuses questions restent ouvertes, comme par exemple le format, les distances, la date et le mode de qualification etc..

Sondage: quelle distance ?

Nous avons demandé aux swimrunners quelle était leur distance de course préférée. Le résultat de ce sondage montre que les distances autour de 30 et surtout 40 km recueillent de très loin le plus de suffrages, raflant à eux deux plus de 70% du total des votes. Les deux distances immédiatement plus courtes (20km) et plus longues (50km) se partagent loin derrière les 3-4ème places du suffrage. À noter que les distances les plus extrêmes du type Ötillö (pour mémoire 75km au total), même si elles représentent un ultime défi, ne recueillent que peu de voix. Est-ce parce que, à l’instar de certains commentaires, si on a pas couru une distance particulière il est difficile d’avoir un avis ? Ou bien simplement que ce genre de très longue distance ne correspond pas aux attentes de la majorité des swimrunners hexagonaux ? Difficile à dire uniquement sur la base de ces données. En tous cas voici de quoi donner matière à réfléchir aux organisateurs sur les distances à proposer aux concurrent(e)s.

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Photo © Swimrun France, non libre de droits

Pourquoi faut-il une bouée en entraînement ?

La mer est calme et chaude. Pas de méduses à l’horizon, le binôme de swimrunners est aguerri et confiant, le parcours longe la côte, pas de traversée au large, pas de fort courant, les deux complices se jettent à l’eau sereinement. Et pourtant, ils/elles n’ont pas mis tous les atouts de leur côté pour faire une sortie en toute sécurité. En effet ils n’emportent pas de bouée. Mais pourquoi donc devraient-ils ajouter cet équipement supplémentaire ?

Vu et être vu

On n’est pas seul sur les plans d’eau, et malheureusement il est souvent difficile de distinguer un nageur évoluant au raz de l’eau. Et c’est sans parler des plaisanciers ou autre amateurs de jet ski qui ne font pas attention aux autres usagers de la mer. Une bouée tractée attire le regard, elle signale la présence d’un obstacle dans l’eau. Pour les nageurs compétents, le principal danger de nager en eau libre c’est d’être percuté par une embarcation. Un choc à la tête peut facilement entraîner une perte de conscience, et une noyade potentielle. Les coupures engendrées par les hélices et les coques peuvent être fatales ou au moins très graves. Le danger est bien réel, il faut donc essayer de le minimiser. Il faut bien sûr que le nageur choisisse soigneusement son parcours. Il faut connaître les chenaux de navigation, en particulier auprès des ports mais aussi aux abords des plages. Il faut aussi régulièrement regarder autour de soi pour faire une veille visuelle des dangers potentiels et des trajectoires et distances des embarcations autour de nous. Mais avant tout il faut se rendre visible, et une bouée est de loin la meilleure manière de se faire remarquer. Un bonnet de couleur claire et vive, rouge, vert fluo ou orange de préférence, apporte un élément supplémentaire. A noter que dans certaines courses les binômes doivent emporter une bouée lors des sections de natation les plus longues, preuve supplémentaire que même avec un dispositif de sécurité il est difficile de localiser les nageurs dans l’eau.

Flotter pour mieux récupérer

Quand un petit problème arrive dans l’eau, une balade sûre peut rapidement dégénérer en situation d’urgence. Une crampe, un souci avec l’équipement, une vague qui nous fait boire la tasse, et on se retrouve avec un alerte à gérer. Il est clair qu’avec une combinaison, souvent un pull buoy ou des jambières et des chaussures qui flottent, on ne risque pas de couler. Cependant la tête n’est pas maintenue hors de l‘eau et les risques d’inhalation d’eau existent. Une bouée permet de s’accrocher et de gérer le petit souci avec plus de confort et de sécurité. Paradoxalement, une eau chaude a tendance à augmenter les risques encourus car une température clémente autorise la nage sans combinaison néoprène et engendre une flottabilité du swimrunner amoindrie. Donc même, et surtout, quand il fait beau, une bouée est utile.

Bouée à tout faire

Selon la distance et durée d’un swimrun en entraînement il est nécessaire d’emporter un équipement de sécurité et / ou de l’alimentation. On emporte souvent aussi nos clés de voiture, téléphones, etc. Certaines bouées disposent d’un compartiment « étanche » qui est bien pratique pour transporter et garder au sec nos chers gadgets électroniques.

A quelle longueur tracter sa bouée ?

Toutes les bouées fournissent une ceinture et une longe relativement courte. Généralement on peut les régler pour qu’elles se situent en nageant entre les fesses et les genoux. On ne les sent pas à cet endroit, et le signal visuel est idéalement placé. Autre solution, avoir la longe un peu plus longue pour qu’elle soit derrière les pieds, mais celle-ci peut venir toucher les pieds à cause des vagues. On peut alors décider de tracter la bouée plus loin, par exemple à un mètre, mais attention à qu’elle ne soit pas trop loin: un plaisancier peut essayer de raser la bouée et vous percuter. Cela peut aussi devenir problématique lors des sorties d’eau. Autre décision à prendre, en cas de tractage qui prend la bouée ? J’aurai tendance à conseiller que chacun transporte une bouée. Mais si une seule est utilisée, visuellement il vaut mieux qu’elle soit au milieu, plutôt tirée par le nageur devant, dans ce cas avec une longe courte en situant la bouée fesse-genoux pour ne pas gêner le binôme tracté. Si le nageur devant préfère une longe longue, alors la seule solution est que le nageur derrière tracte la bouée, mais la visibilité du premier nageur est alors diminuée. A noter que si vous n’utilisez pas de longe, la bouée peut empêcher le premier nageur de voir son binôme derrière lui/elle. C’est vraiment le seul vrai inconvénient des bouées.

Transporter sa bouée en courant

Si la nécessité d’avoir une bouée en natation s’impose, comment la transporter en courant ? Plusieurs options sont possibles. Certaines bouées ont des bretelles pour les porter comme des sacs à dos. Toutes ont des sangles pour les tracter, et on peut les porter en bandoulière ou dans le dos au niveau des reins. Pour les distances courtes le plus simple est de les porter à la main. Enfin une dernière solution consiste à dégonfler la bouée et la caler dans la ceinture ou dans le pull buoy. Pour les longues distances sans ravitaillement une autre solution est d’avoir un sac de trail dans lequel on met la bouée en course à pied, et vice versa en eau libre. C’est plus lent pour les transitions mais on gagne en confort en courant. Bien sûr on va perdre quelques secondes lors des transitions, mais le gain de sécurité est tellement important que le choix est clair.

 

En conclusion, on peut vraiment comparer la bouée au casque en vélo : on perd une tout petit peu de temps, mais la sécurité est à ce prix pour, au final, un très faible coût. Dans un prochain article nous passerons en revue une gamme de bouées disponibles sur le marché pour vous aider dans vos choix.

Korrigeri, le swimrun surf à Biarritz

KorrigeriBiarritz dans le pays Basque Français et bien connu comme spot de surf, accueillait grâce au Biarritz Olympique Triathlon son premier swimrun le 3 septembreAlban Chouquet nous fait partager sa course et ses impressions pour une épreuve qui devrait devenir un classique du calendrier.

Après avoir goûté à mon premier swimrun à Cadaques en 2016, j’ai enchaîné avec plusieurs formats en changeant régulièrement de binôme : la courte de la Costa Brava en Avril, le Swimrun de l’archipel à Agde en Mai, la longue de la côte Vermeille en Juin, le Swimrun du lac Chambon en Juillet… Je cherchais une course pour « occuper » mon mois de septembre quand je suis tombé sur la page FB du Korrigeri. J’ai proposé à Olivier Hansen de m’accompagner et nous nous sommes inscrits sous le nom « les Bitterois ».

Je suis arrivé à Biarritz le vendredi soir avec ma petite famille. Le samedi matin, les conditions de houle étant sympas, je me suis mis à l’eau à la plage centrale pour faire un petit peu de bodysurf et prendre ainsi la température pour le dimanche matin.

Samedi 19h
Je retrouve Olivier pour le retrait des dossards au niveau du phare de Biarritz. Excellent accueil des organisateurs avec qui nous discutons un peu de la course. Le sac qui nous est remis comprend entre autres une paire de lunettes du partenaire de la course, du pâté basque et 2 tickets pour un Talo (sandwich basque) à l’arrivée, de quoi nous régaler. A 30€ l’inscription par personne, c’est le top.

150 équipes partantes, la température de l’eau  à 20-21°C

21231893_1964117033874340_3434872637895022728_n bDimanche 7h
Il fait encore sombre quand nous arrivons sur la plage de départ (Miramar) avec 2 binômes d’amis mais nous pouvons apercevoir une petite houle (0,90m) propre et espacée. Le temps de discuter et de s’équiper tranquillement, les autres binômes arrivent au fur et à mesure et nous déposons nos affaires sèches à la consigne.

7h45
Petit briefing d’avant course. Nous serons près de 150 équipes partantes, la température de l’eau est annoncée à 20-21°C et les conditions météo plus clémentes prévues.  Nous commencerons par une section de natation de 740m de natation, la longe est autorisée dès le départ (en tout cas pas interdite). Nous enchaînerons 4 sections de natation et 4 sections de course à pied avec la troisième de 10.4Km. A chaque section de natation, il faudra contourner une première bouée de couleur rouge puis une de couleur noire et blanche. Il y aura une barrière horaire sur le parcours qui a été fixé à 10h15 à la fin de la 6ème section. Les binômes qui passeront après 10h15, seront invités à rejoindre la ligne d’arrivée pour des questions de sécurité et de marée. Le mot d’ordre reste de se faire plaisir avant tout et l’ambiance est plutôt conviviale.

swimrun 87h55
Malgré le portique installé, la tension monte et tous les concurrents s’étalent de part et d’autres de la ligne de départ afin de rester en première ligne. Avec Olivier nous faisons le choix d’abandonner au dernier moment la longe que nous avions prévue, de crainte d’être gênés lors du franchissement des vagues et des sorties d’eau.

8h Départ / Section Natation n°1 (740m)
Le départ est donné, c’est parti pour 740m de natation. Après une vingtaine de mètres de sprint sur le sable, arrive la mise à l’eau. Je jette un coup d’œil à Olivier, qui m’avait confié ne pas être très à l’aise dans les vagues, mais il s’en sort très bien. Après quelques dolphins pour passer le shorebreak et les premières vagues nous voici partis. Très vite le peloton s’étire et 3-4 binômes font l’écart en tête, nous restons derrière avec une dizaine d’autres binômes. Le repérage n’est pas toujours facile à cause de la houle mais nous finissons par trouver les 2 bouées. Le retour sur la plage est sympa, je prends deux petites vagues en surf pour m’aider un peu, je peux bientôt poser les pieds au sol. Il reste alors une dizaine de mètres à faire dans le shore break. J’arrive sur la plage, Olivier est derrière moi. Nous attaquons alors la première section de course à pieds.

swimrun 1Section CAP n°1 (1,9km)
La section commence par une partie dans le sable de 200m pour rejoindre la digue de la grande plage puis nous montons par la route jusqu’à Bellevue (qui porte magnifiquement bien son nom) où on nous annonce à la 10ème place, puis nous longeons le port des pêcheurs, passons à côté du musée de la mer avant de redescendre vers la plage de port Vieux. Là, nous descendons quelques escaliers avant d’attaquer quelques dizaines de mètres sur du sable sec. Puis nous nous mettons à l’eau.

Section Natation n°2 (900m)
La mise à l’eau est beaucoup plus calme car la plage est enclavée. Nous gardons le contact avec les 3-4 équipes qui sont devant nous. Nous passons la bouée rouge sans encombre, je jette un coup d’œil derrière et je vois que quelques binômes reviennent sur nous. La deuxième bouée (blanche/noire) est encore un peu dure à trouver. Un petit coup d’œil sur la plage pour prendre le cap vers les flammes matérialisant la sortie d’eau et c’est reparti. Le retour vers la plage est plus animé avec le retour de la houle et des vagues, plusieurs binômes nous reprennent… quelques surfs et nous retrouvons le sol ferm.

Section CAP n°2 (1,7km)
Nous passons entre les flammes, un petit coucou au fiston et à ma femme venus nous encourager et nous abordons la deuxième course à pied qui se fait sur la plage de la Côte des Basques. La majeure partie se fait sur le sable mais heureusement celui-ci est bien tassé. Nous reprenons quelques équipes, passons à côté de la zone d’arrivée avant de nous remettre à l’eau sur la plage de la Milady.

swimrun 7Section Natation n°3 (500m)
Comme à la première mise à l’eau, il faut passer quelques vagues avant de pouvoir commencer à nager. Quelques regards de temps en temps devant pour trouver les bouées et c’est le retour vers la plage. Les vagues sont de mieux en mieux formées, je jette un coup d’œil derrière personne … mais dans la vague suivante 6 swimrunners arrivent en même temps dont Oliver. Nous posons les pieds au sol, fin prêts à attaquer la 3ème section de course à pieds.

swimrun 4Section CAP n°3 (10,4Km)
Nous passons entre les flammes sur la plage puis montons une série d’escaliers pour rejoindre la route puis un petit chemin pavé vers le musée de l’Océan. Le premier ravitaillement est quelques centaines de mètres après le musée. Nous nous arrêtons quelques secondes, 2 verres d’eau – un abricot et nous revoilà partis. La route descend en longeant le centre équestre vers le lac Mouriscot. Nous avons quelques binômes en ligne de mire, le parcours commence avec une montée bitumée puis une descente sèche qui part sur la gauche et qui nous permets de rejoindre le bord du lac. Nous enchaînons ensuite avec une succession de montées et descentes en sous bois, 1 ou 2 petits « coups de cul » mais rien de très technique. Olivier est en forme, je sens qu’il en a sous le pied mais malheureusement pour ma part je ressens le manque d’entraînement de ces deux dernières semaines. Nous restons malgré tout au contact. La boucle autour du lac et du centre équestre est terminée, elle nous a paru plus courte que ce qu’on pensait, on réattaque la montée avant le deuxième ravitaillement. Nous croisons quelques équipes en route, quelques messages d’encouragement de part et d’autres… puis nous attaquons une partie sur route. Nous remontons vers le centre ville par la rue de Madrid, ça grimpe, les jambes commencent à tirer un peu mais Olivier ne lâche rien et me lance quelques pensées positives. Nous bifurquons sur la gauche pour rattraper l’avenue Beau Rivage où je croise à nouveau ma femme et mon fils qui nous annoncent 11èmes. Quelques centaines de mètres après nous attaquons une descente en lacets bitumées vers la plage de la côte des Basques, lieu de notre dernière mise à l’eau. En bas du sentier, nous passons à côté de la zone d’arrivée, pas mal d’encouragements de la part des promeneurs et des organisateurs. Nous descendons sur la plage, effectuons une cinquantaine de mètres sur le sable avant de nous remettre à l’eau.

swimrun 12Section Natation n°4 (900m)
Cette section est la même que la deuxième mais en sens inverse. La bouée rouge est en ligne de mire, nous effectuons quelques dolphins pour nous lancer. Les bras commencent à être un peu raides, certainement à cause de la course à pieds où j’ai manqué un peu de relâchement. J’ai l’impression de faire du sur-place pendant les 200 premiers mètres de cette section mais je vois que l’on rattrape les équipes devant nous. Olivier est au contact, on ne lâche rien jusqu’à la sortie de l’eau.

Section CAP n°4 (2,1km)
Malheureusement le sable de la plage de port vieux puis la succession d’escaliers pour remonter aura permis aux équipes devant de refaire l’écart. Cette section, nous fait monter autour de l’aquarium de Biarritz à travers un petit parc avant de nous faire redescendre vers le port des pêcheurs pour nous faire remonter enfin vers l’esplanade du port vieux, le moins qu’on puisse dire c’est que c’est bien casse pattes. On nous remets un collier qui justifie que nous sommes passées avant la barrière horaire.
Nous avons en ligne de mire un binôme sur les 400 derniers mètres que nous ne rattraperons pas avant l’arrivée.

swimrun 2Nous terminons ce swimrun à la 11ème place en 2h09, le sourire aux lèvres d’avoir fait notre premier swimrun ensemble et d’avoir participé à cette magnifique première édition.

 

Bilan, pour une première édition, je trouve que la course était superbes. Nous nous sommes régalés, le cadre était magnifique (la vue sur les Pyrénées en sortant de l’eau, c’est le top). La petite houle est venue pimentée les entrées et sorties d’eau. Le parcours était plutôt roulant, on pourrait juste regretter de ne pas avoir eu un peu plus de parties typées trail (je ne sais pas si c’est envisageable). Le balisage et la sécurité était au top avec des jets-ski et/ou des Kayaks à quasiment chaque section de natation.

S’il y avait des choses à améliorer, je dirais :

  • Des bouées plus grosses, style bouées gonflables et facilement identifiables.
  • Un ravitaillement après la deuxième sortie d’eau
  • Un peu plus de course type trail autour du lac