2015, le début officiel du swimrun en France

Quel fut le premier swimrun en France? Cette question posée dans le forum mérite un petit rappel historique.
Depuis 2012 quelques personnes découvraient le swimrun en France, en particulier autour de Marseille. Mais ce n’est qu’en 2015 qu’une compétition « officielle » a été créée en France.
Le 26 Juin 2015 le club Pastel Triathlon Saint-Quentin a organisé un swimrun en binôme sur un circuit à faire une (8km) ou deux fois (16km). Basé autour du quai Gayant, le parcours passait par le parc d’Isle et l’étang d’Isle, rendant ainsi hommage aux origines du sport. 30 équipe réparties entre les deux distances ont couru ce premier swimrun.

L’été passe et le 10 septembre 2015  L’émeraude swimrun voit le jour. Premier swimrun en mer cette épreuve a permis d’ancrer la pratique dans une milieu marin, avec toutes les impondérables qui sont essentiels à ce sport

Le swimrun de Talloire O Féminin a eu lieu le 26 Septembre. Épreuve atypique réservée uniquement aux femmes, elle marque l’entrée du swimrun dans les Lacs Alpins.

Le 4 Octobre 2015 le Troll Enez Morbihan fut le quatrième et dernière épreuve du calendrier 2015 . La course était plus engagée, traversant un milieu sauvage dans le golf du Morbihan et son archipel. Avec un parcours en pleine nature avec des courants et des vagues, et une météo capricieuse, la course a constitué un vrai défi pour beaucoup de binômes.

Par coïncidence, 2015 a aussi marqué la création de Swimrun France. Depuis le sport s’est bien développé et est toujours en évolution; mais il faut remercier les pionniers qui ont contribué à son implantation sur l’hexagone.

Où sont les swimrunners Francais.es ?

Répartition des swimrunners en France

Il y a un an nous avons fait un sondage pour comprendre où se trouvent les swimrunners en France. Nous recommençons pour observer l’évolution de la démographie au début de l’année 2019. N’hésitez pas à partager et diffuser ce sondage qui n’en sera que plus représentatif. Les résultats seront publiés sur le site Swimrun France.

Répondre au sondage ici

Quelles sont les barrières à votre accès au swimrun?

Le swimrun est un sport jeune et beaucoup de choses sont à mettre en place, à créer, à inventer. Toutefois il reste de nombreux obstacles à surmonter pour pouvoir pratiquer. Identifier ces obstacles est une étape importante pour les faire disparaître autant que faire se peut. Et ainsi continuer à promouvoir le développement de notre sport. C’est pourquoi nous avons demandé aux membres du Forum Swimrun France quelles sont les barrières à leur accès au swimrun, les points qui freinait leur pratique. Des options étaient proposées mais chacun pouvait ajouter ses propres alternatives; enfin les choix multiples étaient autorisés.

Dix huit choix ont été listés révélant une grande diversité des obstacles perçus. Cependant deux composantes majeures émergent comme dominant le débat: les courses et le facteur humain.

Les courses

Le prix d’inscription est perçu comme étant de loin (36%) le principal obstacle à accès au swimrun. Si on ajoute la répartition géographique, les courses représentent plus de 50% des raisons invoquées. La répartition géographique est probablement liée aux terrains qui sont jugés plus ou moins propices au swimrun. On constate que les courses se multiplient et arrivent dans des territoires nouveaux, e.g. l’Auvergne. On peut espérer que cet obstacle diminue avec le temps même s’il est clair que certaines régions sont plus privilégiées à la pratique que d’autres.

Le prix des courses est un sujet fréquent de discussion sur le forum et ceci se reflète dans les résultats. Force est de constater que les prix varient énormément, et il est parfois difficile de voir comment ces variations sont justifiées. Certaines courses assez courtes dans des lieux à priori sans contraintes sécuritaires exceptionnelles coûtent plus cher que certaines courses plus longues dans des terrains souvent plus difficiles. La grande majorité des organisateurs défendent leurs prix en invoquant principalement la sécurité des sections aquatiques et du temps passé à mettre en place ces courses, en particulier la paperasserie administrative. Combiné aux déplacements pour se rendre sur les lieux de courses en raison de la faible densité des courses, cet obstacle financier est perçu comme un frein au développement du sport. Comment résoudre ce problème? Faut-il imaginer des courses plus simples à prix réduits ? Il y a-t-il des alternatives, comme par exemple quand une communauté de swimrunners invite une autre à les rejoindre dans leurs sorties (souvent connus comme des « off », mais cela doit déplaire à l’Académie Française 😉 )?

C’est un sujet à creuser pour tenter de réduire cet obstacle financier. Les autres aspects invoqués au sujet des courses sont les distances trop longues, le dénivelé et la présence de solo dans les courses. Heureusement des courses de formats divers existent et toutes ne proposent pas des dénivelés importants.

Le facteur humain

Le swimrun est un sport avec de fortes interactions sociales et cette dimension représente le second obstacle majeur évoqué, le manque de partenaire (>20%) et le manque de groupe d’entrainement. Au vu du grand nombre de personnes évoquant le manque de binôme, un membre du forum a suggéré qu’il suffirait s’associer en binôme toutes les personnes qui cherchent un-e partenaire, problème résolu (modulo les chiffres impairs) ! Mais ce n’est pas si simple que cela.

Les critères de choix d’un binôme sont multiples et toutes les associations ne sont pas toujours possibles. Cependant dans un sport encore en développement, des compromis sont souvent nécessaires. Si le swimrun était un sport se jouant à 11 est-ce qu’on devrait toujours attendre de trouver 10 autres joueurs parfaits pour commencer à s’amuser? Les cas de binômes qui se rencontrent le matin d’une course sont multiples et pour quasiment tous les cas cela se passe bien du moment que les deux partenaires du jour acceptent que leur association ne soit pas parfaite. L’alternative aurait été que les deux mêmes personnes discutent ensemble à une terrasse en se disant que c’est vraiment dommage de regarder passer la course sans pouvoir la faire … faute de binôme ! Alors n’hésitez pas, trouvez un partenaire commence parfois par dire « oui » à une autre personne qui cherche un-e binôme.

Le manque de groupe d’entrainement est le quatrième obstacle le plus souvent mentionné. Il est clair que la grande répartition des swimrunners en France et la densité relativement faible des participants font que trouver des compagnons d’entrainement est parfois une gageure. Pourtant des communautés se développent grâce au dynamisme de gens motivé-es pour transformer cet obstacle en une opportunité de création et de rencontres. Si vous vous sentez seul-es, n’hésitez pas et créez un groupe (contactez-nous si vous voulez des conseils). Vous serez surpris de constater que d’autres personnes sont dans le même cas dans votre région. Il faut espérer que cet obstacle se réduise avec le temps et les efforts de chacun-e.

Niveau, expertise

La plupart des autres facteurs invoqués concernent le manque de niveau en natation, en course à pied, les croyances limitantes (du froid, de courir en combinaison etc). Cela relève de l’expérience, de l’entrainement mais aussi du partage pour démystifier certaines barrières qui disparaissent quand un ami-e vous montre les trucs et astuces.

Les swimrunners heureux

Heureusement un swimrunner heureux a ajouté la mention « Aucune barrière » car cela représente une part non négligeable des réponses. Espérons que cette option deviennent de plus en plus populaire avec le développement du sport qui dépend de toutes et tous, leaders de communautés, organisateurs de courses et bien sûr les actions de chacune et chacun des swimrunners.

Swimrunners de France regroupez-vous, discutez, auto organisez-vous pour que chacun-e puisse progresser et pratiquer. Ensemble œuvrons pour réduire les obstacles identifiés.Sondage barrière Février 2018

Données et graph protégés par ©copyright. Veuillez citer Swimrun France pour toute citation.

Répartition des swimrunners en France

Où trouver des swimrunners en France ? C’est la question que nous avons posé dans le forum Swimrun France afin de décrire pour la première fois  la distribution géographique des swimrunners dans l’hexagone.

La première constatation est la grande répartition des participants. En France métropolitaine 61 départements sur 96 sont représentés. Il faut y rajouter la Nouvelle Calédonie et la Réunion où des courses et des pratiquants font leur apparition. La seconde constatation est que la plus forte densité se trouve principalement sur le pourtour méditerranéen. Il est clair que la clémence du climat favorise la pratique, mais il ne faut pas oublier que le sport vient de la Suède, un pays peu renommé pour avoir des conditions tropicales. On constate enfin que si la proximité de la mer ou de l’océan semble faciliter la pratique du swimrun, pour autant les départements situés loin des côtes ne sont pas absents. Il y a donc bon espoir pour que le sport continue de se propager sur l’ensemble du pays en explorant des terrains de jeu variés. Nous continuerons à œuvrer pour faciliter cette expansion, en particulier par le biais du développement des communautés et clubs (liste ici). N’oublions pas de saluer nos amis francophones proches en Belgique et Suisse, et plus éloignés au Québec, qui ont participé à ce sondage.

Rendez-vous en 2019 pour suivre l’évolution du PSF (Paysage Swimrun Français 😉 ).

Répartition des swimrunners en France

Données et carte protégées par copyright. Veuillez citer Swimrun France pour toute citation.

Championnat de France: pour ou contre ?

Suite à une question d’un lecteur qui nous avait contacté en Octobre, nous avons organisé un sondage en posant la question suivante: « êtes-vous pour ou contre un Championnat de France de swimrun ? ». Hasard du calendrier une réunion organisé par la FFTri a évoqué ce sujet et conclu en « de probables championnats de France avant 2020 » (source FFTri). Il ne semble cependant pas qu’il y ait un engouement fort pour une telle compétition puisque le « pour » ne recueille que 37%, le « contre » recevant la moitié des voix. Certainement une affaire à suivre car si organisation il y a, de très nombreuses questions restent ouvertes, comme par exemple le format, les distances, la date et le mode de qualification etc..

Sondage: quelle distance ?

Nous avons demandé aux swimrunners quelle était leur distance de course préférée. Le résultat de ce sondage montre que les distances autour de 30 et surtout 40 km recueillent de très loin le plus de suffrages, raflant à eux deux plus de 70% du total des votes. Les deux distances immédiatement plus courtes (20km) et plus longues (50km) se partagent loin derrière les 3-4ème places du suffrage. À noter que les distances les plus extrêmes du type Ötillö (pour mémoire 75km au total), même si elles représentent un ultime défi, ne recueillent que peu de voix. Est-ce parce que, à l’instar de certains commentaires, si on a pas couru une distance particulière il est difficile d’avoir un avis ? Ou bien simplement que ce genre de très longue distance ne correspond pas aux attentes de la majorité des swimrunners hexagonaux ? Difficile à dire uniquement sur la base de ces données. En tous cas voici de quoi donner matière à réfléchir aux organisateurs sur les distances à proposer aux concurrent(e)s.

Fix

Photo © Swimrun France, non libre de droits

Le Swimrun dans Sportstratégies

Le décollage d’un sport en France est toujours un moment particulier, c’est à ce moment que se cimente les valeurs, les traditions d’un sport. Peggy Bergère (@pegbergere), journaliste et ancienne athlète de haut niveau s’intéresse de près à ce sport outdoor tendance puisqu’elle a même mouillé  le maillot sur le swimrun de la cote vermeille avec Stéphanie Cano (ancienne capitaine de l’équipe de France de Handball). Peggy est l’auteur déjà de plusieurs papiers dans l’équipe, et là elle décrypte pour nous le phénomène swimrun dans les pages de Sportstratégies.

Swimrun France : Bonjour Peggy, peux tu te présenter brièvement ?

Peggy Bergère : Je suis une ancienne sportive de haut niveau… de hockey sur gazon. Après une vingtaine d’années de carrière dont 10 en équipe nationale et un an en Hollande, LE pays du hockey,, j’ai stoppé net mon parcours sportif en 2006 pour me consacrer à ma carrière professionnelle de journaliste à L’Equipe.fr. Pendant une dizaine d’années, j’ai privilégié le travail au sport et quasiment stoppé toute activité sportive. Je ne m’y suis remise que très récemment en partant du niveau zéro. Pour moi, cela reste aujourd’hui très compliqué de me voir « ramer » en course à pied alors que j’avais un bon niveau étant plus jeune, mais le principal reste « de bouger et faire quelque chose ». Au niveau professionnel, je suis co fondatrice d’une agence de communication dédiée au sport qui s’appelle Plein Zoom (www.pleinzoom.com). Avec mon associé fondu de sport lui-aussi (Pascal Boutreau) et adepte des courses ultra (et ex Grand Reporter à L’Equipe), nous sommes spécialisés dans le sport et créons des contenus pour la presse, les événements, les fédérations… Nous intervenons notamment sur toute la partie stratégique et digitale avec des contenus allant de la rédaction aux supports vidéos. Tous les deux sommes amoureux du sport, de ses vertus, ses rencontres, ses émotions…

SRF: Tu as participé en tant que concurrente mais aussi en tant que journaliste au Swimrun de la Cote Vermeille 2017 (la moyenne distance). Comment cela s’est-il passé ? As-tu appris des choses que tu n’avais pas anticipées ?

PB : Pour commencer, cela a été une nouvelle expérience… géniale ! Je connaissais le Swimrun pour être allée accompagner des amis à Cadaquès l’an passé, mais sans plus… J’ai découvert un site, une discipline qui m’a donné envie, sans en connaître réellement les codes. Je m’y suis intéressée de plus près en rencontrant Jean Marie Gueye au Marathon des Sables en avril dernier, où je travaillais comme journaliste pour L’Equipe Ilosport, Sports Stratégies et le magazine les Sportives. Nous avons échangé, et voyant la discipline émerger de plus en plus en France, je me suis dit qu’il y avait des histoires à raconter, ne serait-ce que celle de l’arriver du Swimrun en France… Par rapport au Swimrun de la Côte Vermeille, j’ai été contactée par Hélène Tzara via Sylvain (Rousselat, un des co-organisateurs) pour rédiger des papiers. L’attrait croissant pour l’activité en France m’a offert la possibilité de rédiger des articles pour Ilosport… à condition d’y participer. J’ai eu la chance de pouvoir m’aligner en binôme avec une ex championne du monde de handball (en 2003, Stéphanie Cano), toujours en possession de réelles capacités physiques, aussi bien sur terre qu’en mer… Et heureusement ! Community Manager pendant le tournoi de tennis de Roland Garros, je n’ai pu m’entrainer pendant 3 semaines, et suis arrivée sur la Côte Vermeille avec pas grand chose dans les bras ni dans les jambes. La longe m’a sauvé la vie (et je n’exagère presque pas !). Elle a clairement permis de nous niveler : particulièrement adepte de l’effort physique, elle a pu « s’arracher » et se dépenser comme elle a voulu, là où moi j’ai misé sur mes « restes », bien insuffisants pour clore la distance imposée (24 km). Ce « détail » m’a particulièrement marquée. Avancer en binôme est un énorme plus, pendant et après la course… Ca a été génial de partager les galères et les bons moments ensemble, de franchir la ligne d’arrivée ensemble et encore aujourd’hui de reparler de cette aventure, car il s’agit d’une réelle aventure…

SRF: Quel potentiel vois tu dans ce sport très jeune encore ? En quoi se diffère t-il d’autres sports d’endurance outdoor ?

PB : Il y a tout un coté sport nature dans des endroits privilégiés qui est top ! Se retrouver à nager au dessus des poissons, dans de l’eau cristalline avec des fonds marins à couper le souffle relève du bonheur. Courir en milieu naturel avec des vues de malades est tout aussi prestigieux. La difficulté physique est remplacée par ce partage, cette beauté… La compétition existe, mais à son niveau. Je veux dire par là que vous pouvez autant vous aligner pour gagner, que juste pour les yeux. Que vous pouvez être amenés autant à côtoyer des athlètes olympiques (Carole Peon et Jessica Harrison sur la Côte Vermeille, victorieuse de la Moyenne), que des personnes lambda… Tout le monde se mélange et partage un truc dans un lieu unique. C’est une autre façon de découvrir des territoires, de profiter des lieux… Et avec une petite bière en passant la ligne d’arrivée, c’est encore meilleur. Pour tout cela, merci !

http://www.sportstrategies.com/

2017 Swimrun Equipment Test – les chaussures

Outre les combinaisons, les chaussures constituent l’élément le plus important dans l’équipement de swimrun. Premièrement, les chaussures doivent bien s’adapter aux pieds et être confortables. De plus, le comportement de la chaussure dans diverses configurations : forêt, rochers, singles à la fois sur terrain sec ou mouillé doit être pris en compte. Puisque vous allez devoir nager avec (du moins la plupart d’entre nous) il y a aussi l’aspect de l’évacuation de l’eau, et la performance dans l’eau. Néanmoins, il y a des points cruciaux à vérifier lorsque l’on envisage d’acheter une paire de running pour le swimrun : le poids et l’évacuation d’eau. Peut-être que vous regretterez la chaussure de running classique avec beaucoup de drop et de stabilité, mais la plupart des running de swimrun sont plutôt neutre et avec peu de drop. Dans le swimrun, c’est beaucoup une question de poids et de drainage mais aussi de la trainée hydrodynamique dans l’eau. Donc, le « plus » est le « moins » lorsque vous avez à nager avec vos running. Amorti ou stabilité ne sont pas les plus importants car les plus grosses sections de course à pied en swimrun font rarement plus de 8 ou 10 km.

Fin mars World of Swimrun (WoS), Swimrun France (SRF) et Swimrun Germany (SRG) se sont réunis à Marseille, France pour réaliser le 1er test d’équipement à l’échelle internationale. Pendant 4 jours, l’équipe a testé et discuté de produits issus de près de 40 marques d’équipement sportif, parmi elles, 10 modèles de chaussures de running. À l’inverse des conditions habituellement calmes de la Calanque de Sormiou, Marseille, le test s’est déroulé sous des conditions climatiques extrêmes, pluie, vents tempétueux, vagues importantes, fort courants puis enfin du soleil.

Chaque paire a été testée par l’équipe et notée de 1 (mauvais) à 5 (excellent), et s’il y avait une caractéristique notable, un commentaire a été écrit lors du test.

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Glossaire

Weight : poids

Overall comfort : confort global

Grip dry : accroche sur sec

Grip wet : accroche sur mouillé

Fit dry : tenue du pied dans la chaussure à sec

Fit wet : tenue du pied mouillé dans la chaussure

Inner slide : glissement du pied dans la chaussure

Comfort  on trail : Confort sur route typé trail

Comfort on tarmac : Confort sur bitume 

Brooks Pure Grit 4

Une paire légère de trail running avec un amorti souple. Le mesh supérieur est confortable quand il est au sec. Nous avons manqué de grip sur rochers mouillés. Quand les runnings sont mouillés, la chaussure s’alourdit et la tenue au pied diminue.

 

Icebug Acceleritas 5 RB9X

La paire gagnante du test avec l’inov-8 X-talon 200. L’Acceleritas est hyper flexible, dynamique avec une très bonne performance sur rocher mouillé grâce à sa semelle fait en matériau RB9X. Développée pour le swimrun, elle combine accroche, légèreté et drainage. Vous ne ressentirez pas son manque d’amorti tant que vous n’abordez pas des longues portions en run sur bitume (rare en swimrun). L’Acceleritas est l’une des rares paires testée qui peut se replier et se mettre sous la combinaison.

 

Icebug Zeal 3 RB9X

La Zeal a été conçue pour les courses à obstacles. Son accroche, comme l’Acceleritas 5 est excellente sur terrain sec ou mouillé. La protection latérale du pied dans la chaussure est un peu dure et raide, donc on l’a trouvé un peu rigide, mais elle reste bonne dans des conditions techniques. Le drainage est un peu moins efficace que la version 5

Inov-8 Roclite 290

La Roclite est une chaussure de trail très confortable avec l’accroche typique d’Inov-8. On apprécie sa performance sur les trails. Mais ce n’est pas une chaussure faite pour le swimrun. Dans l’eau la chaussure s’alourdit et la tenue du pied n’est plus assurée. Il y a d’autres chaussures d’Inov-8 qui sont bien plus adaptées pour le swimrun.

 

Inov-8 X-Talon 200

Voici notre seconde paire gagnante ! La X-Talon 200 allie la fameuse accroche de la marque Inov-8 et une bonne évacuation d’eau. Comme les Acceleritas, elles sont moins confortables sur le bitume. L’amorti n’est pas aussi dur que l’Icebug, elle est donc plus adaptée pour les longues parties en course à pied que l’Icebug. Son appellation « standard fit » autorise tenue et confort pour les pieds larges.

 

LaSportiva Bushido

Une autre célèbre paire de trail running. Son terrain de jeu est plus sur les trails techniques des Alpes. La semelle extérieure est assez dure et raide, elle procure un bon grip sur rochers, mais du coup elle manque de souplesse. Une bonne chaussure de trail mais seulement pas faite pour le swimrun.

LaSportiva Helios SR

Légère, bonne accroche sur la plupart des terrains et très confortable grâce à son épaisse semelle extérieure. Elle prend la seconde place à égalité avec la Salomon Amphib. Peut-être plus difficile à porter pour les pieds larges avec sa « coupe de pied italienne » relativement étroite.

Merrell Avalaunch Tough Mudder

Une autre paire de chaussure développée pour les courses à obstacles. L’Avalaunch est plus flexible et légère que l’Icebug Zeal. C’est la chaussure « surprise » du test. La petite guêtre en néoprène protège effectivement les lacets mais sur les longues portions de run elle a tendance à chauffer le pied.

Salming Elements

Bonne  accroche, bonne évacuation d’eau. En 2016, elle fut une des premières chaussures dédiées au swimrun. Il n’y a pas eu de modifications depuis sur ce modèle. Dans notre test elle a été notée dans la moyenne sur la plupart des critères.

 

Salomon S-Lab XA Amphib

La plus onéreuse des chaussures de notre test comparatif. Bonne accroche comme attendue pour une chaussure Salomon. Elle a été notée comme la meilleure en évacuation d’eau et son comportement dans l’eau. C’est aussi une des paires que l’on peut replier et ranger dans sa combinaison.

Vivobarefoot Primus Trail Soft Ground

Vivobarefoot est devenu un partenaire technique du circuit ÖtillÖ, ils développent leur propre modèle de swimrun. Dans notre test nous avons eu seulement accès à leur modèle de trail running qui n’est pas très équilibré d’après nous. Une chaussure légère minimaliste avec une semelle épaisse et lourde. Parfaite pour se plier grâce à une grande flexibilité. Mais nous ne la recommandons pas pour les longs runs. Vous devrez être aguerris en termes de zéro drop si vous partez avec cette paire de chaussure.

Pourquoi se soucier d’un critère de « pliabilité » pour une chaussure ?

La grande majorité des swimrunners n’enlèveront jamais leurs chaussures avant une partie de nage, bien qu’il a été prouvé par des nageurs performants que l’on peut nager plus vite sans. Mais alors où les ranger ? Les mettre dans un sac bouée derrière vous est envisageable à l’entrainement, mais certainement pas en compétition. Alors l’unique possibilité est de les ranger à l’intérieur de la combinaison. La plupart des exemples montrent un rangement au creux des reins sous la combinaison. Et même plus rarement sous la combinaison au niveau des cuisses. Ce positionnement dans la combinaison nécessite une flexibilité du matériau afin de plaquer et faire épouser la chaussure au corps.

C’est à vous d’essayer ce qui marche pour vous – perdre du temps à nager avec des chaussures ou bien perdre du temps à les sortir et les remettre.  Et penser à débarquer hors de l’eau pieds nus – ce n’est pas toujours une bonne option.

Est-ce que ma paire de trail running bien aimée est faite pour le swimrun ?

Pourquoi pas – Notre test n’est pas une étude exhaustive. Tout d’abord, sortez et testez vos chaussures en conditions mouillées pour se rendre compte si elles sont ok. Vous n’avez pas à aller directement nager avec, simplement faites quelques pas dans une rivière ou cours d’eau pour les immerger. Puis allez courir : sont-elles toujours ajustées à vos pieds ? Se sont-elles gorgées d’eau ? Si tout est ok, alors la prochaine étape est d’essayer de nager avec.

Ne soyez pas trop soucieux des ampoules potentielles. Ce n’est pas vraiment un problème lorsque tout est ajusté : vous, l’eau, les chaussures et les chaussettes ( !). Les chaussettes feront office de protection contre les gravillons ou grain de sable que l’on trouve sur les plages ou aux abords de lacs. Pour les chaussettes nous recommandons d’avoir une légère compression pour un bon ajustement même lorsqu’elles sont mouillées. Taille basse ou haute, cela dépend de vos goûts.

Faites-vous plaisir ! Sortez et venez essayer ce sport sensationnel.

Cordialement – Les équipes de WoS, SwimRun France & SwimRun Germany

Merci !

Nous tenons à remercier tous les fabricants qui nous ont aidés en nous fournissant l’équipement pour nos tests :

AquaShpere Bagheera * Barracuda * BrooksCamaro Colting Decathlon Garmin Glorify Gococo Head Huub Icebreaker Icebug

Inov-8

La Sportiva Malmsten Merell Mobi * Mugiro Nabaji New Wave Nike Nu Orca Pan Utter Racepaddle

Rando Running Marseille

Restube

Salomon Sony Speedo Strokemakers Suuntoo TYR Vivobarefoot Zoggs Zone3 www.swimrunshop.eu www.wiggle.co.uk

Nous voulons aussi remercier tout particulièrement www.randorunning.com Marseille (Alexandre Terral) de nous avoir aidé pour la logistique, les parents de Fix de nous avoir hébergé et finalement à vous tous swimrunners pour vos échanges et vos nombreuses intéressantes questions.

N’oubliez pas de lire aussi :

  • le test comparatif des combinaisons : ici
  • le test comparatif des lunettes : ici