Swimrun de Crozon 2017

Un nouveau swimrun a été annoncé sur la presqu’île de Crozon. Nous n’avons pas encore toutes les informations, mais il devrait avoir lieu le Samedi 8 Juillet 2017, comporter 4 sections de nage pour 4km et couvrir 14km en 4 sections de course a pied. Donc une forte proportion de natation, une épreuve plutôt typée nageurs. Originalité: comme le Rockman, le départ se déroulera en natation. Dès que nous avons plus de détails nous les communiquerons, mais si vous voulez faire un swimrun en bretagne, il faut réserver cette date.

Aquaticrunner: un swimrun à la sauce italienne

François-Xavier Li nous fait partager sa course in Italie

Des eaux chaudes, du sable, du soleil, on en rêve quand on nage dans les eaux froides du nord de l’Europe. Alors quand l’opportunité de faire l’Aquaticrunner est apparue, j’ai sauté sur l’occasion, et je ne l’ai pas regretté.

aquatic-runner-map© AquaticrunnerL’Aquaticrunner est la finale du championnat Italien de swimrun. Le circuit est atypique car il se court en solo (un grand sujet de discussion en soi), et sans plaquettes, à la différence de la plupart des autres courses. Les pullbuoys sont autorisés ainsi que les combis, mais en fonction de la température ce n’est pas nécessairement une bonne option. Pour cette finale les étrangers peuvent s’inscrire sans avoir à se qualifier dans les courses du championnat mais ils sont classés séparément. Le parcours relie de façon extrêmement naturelle d’îles en îles les villes touristiques de Grado et Lignano au Nord de l’Italie, entre Trieste et Venise.

Bi-fonction pour cette course au chaud © Swimrun France
Bi-fonction pour cette course au chaud © Swimrun France

Nous arrivons l’avant-veille du départ à Lignano. Nous avons décidé de loger là car c’est plus prêt de l’aéroport de Venise où nous devons prendre l’avion le soir de la course. Le vendredi matin nous faisons un petit essai des jambes et d’équipement. Pour cette course au soleil on n’a pas besoin de combi néoprène et j’ai opté pour une tri-fonction Mako de triathlon qui permet de nager, pédaler et courir sans se changer. On devrait peut-être les rebaptiser « bi-fonction » pour le swimrun ! La combinaison est parfaite et je suis très confortable autant en courant qu’en nageant. Pour les chaussures je fais un essai des Salming Elements. Avec 4 mm de drop ces chaussures suédoises rentrent dans la catégorie des chaussures basses, ce que je préfère. Elles offrent beaucoup de grip, même si ce n’est pas indispensable ici, mais aussi avec une semelle suffisamment large pour éviter de s’enfoncer dans le sable, quelque chose d’important sur cette course. Premier galop d’essai sur la plage et je suis satisfait de mon choix (je vous rassure, j’ai couru avec ces chaussures avant la course, simplement pas sur du sable fin). Les plaquettes étant interdites dans cette course, on va voyager léger! Nous découvrons aussi que les plages dans cette partie nord de l’Adriatique descendent en pente très douce. Cela veut dire que nous aurons souvent l’occasion de marcher pour entrer et sortir de l’eau.

© Wikipedia
© Wikipedia

Le reste de la journée est consacré au tourisme : dégustation de produits locaux à Udine, visite de la ville fortifiée de Palmanova en forme d’étoile à 9 branches, ruines romaines de Aquileia, tout ça en route pour l’enregistrement et le briefing à Grado le soir. Nous ne restons pas longtemps car le bus qui va nous amener de Lignano à Grado demain part à 4:30 du matin…

Réveil au petit matin

L’heure du réveil arrive un peu trop vite, mais le bus est à l’heure et nous voyageons à moitié endormis mais sereins. Arrivés à Grado nos numéros sont marqués au feutre sur les bras et les jambes, à l’ancienne, et ça marche très bien. Pas de chasuble dans cette course (est-ce vraiment nécessaire ?), mais une puce électronique pour le timing. Les concurrents italiens qui entrent les premiers dans le sas de départ, un par un, sont présentés comme des stars de boxe par l’annonceur. C’est un spectacle à lui tout seul, et il va continuer comme cela non-stop jusqu’à l’arrivée le soir du dernier concurrent. Une performance ! Nous sommes situés en fin du sas, mais comme nous ne disputons pas le championnat italien, ce n‘est pas bien grave.

© Aquaticrunner
© Aquaticrunner

Le départ est donné à 7 heures précises. Nous courons le premier kilomètre dans les rues piétonnes de Grado, avant de tourner à gauche pour rejoindre la plage. Nous ne reverrons pas de bitume avant l’arrivée. Le rythme n’est pas rapide et en courant à 12km/h je remonte doucement le peloton pour me retrouver environ aux deux tiers. Il est temps de plonger pour la première natation. Ou plutôt, de ne pas plonger : la pente douce nous permet ou oblige à marcher pendant environ 100 mètres avant de pouvoir vraiment nager. Une grosse bouée orange à laisser à droite nous indique la direction, et ce sera le cas pour toute cette course où la navigation en natation comme à pied est facile. De toute façon sur terre c’est simple : garder la mer à gauche ;).

© Aquaticrunner
© Aquaticrunner

Sitôt la digue passée, nous sentons le courant qui nous pousse vers le large et nous freine aussi. Les bras de mers qui séparent les îles constituent souvent les estuaires de petites rivières. Il faudra compter avec cela. Je ne suis pas habitué à nager en swimrun sans plaquettes et je dois un peu m’adapter pour trouver mon rythme. Après 900m nous sortons pour commencer la seconde section de course à pied, et découvrir un île déserte comme toutes celles que nous allons traverser jusqu’à Lignano. Il faut courir au bord de l’eau pour trouver un sable pas trop mou. Nous écrasons d’innombrables coquilles qui jonchent le sol, et ce bruit bien particulier va nous accompagner toute la journée. On sait toujours si quelqu’un se rapproche derrière ou nous suit de près ! L’eau n’était pas froide mais il fait bon en courant. Un léger voile de nuages nous protège du soleil et nous évite d’avoir trop chaud. Tout va bien. La seconde section de natation arrive et nous voilà repartis. L’eau est un peu trouble à cause du limon typique de beaucoup d’estuaires. Quelque chose frôle mon visage, et en plongeant ma main droite j’attrape quelque chose. Pas le temps de trop réfléchir, je tire l’eau ce quelque chose et le pousse bien le long du corps jusqu’à la cuisse comme on me l’a appris. Soudain je sens une brûlure sur le visage et sur toute la cuisse et la jambe. Et oui, ce devait être une méduse, et je l’ai consciencieusement frottée sur tout mon côté droit. Dans l’eau ça brûle, mais que faire à part continuer ? En sortant de l’eau je regarde mais je ne vois rien de particulier, alors on court et on se tait ! Plus tard je vais sentir que mon quadriceps est contracté et douloureux mais sans vraiment m’empêcher de courir. C’est ça aussi les courses en pleine nature.

Les plages de sable fin se succèdent, serpentant au gré des courants.

© Aquaticrunner
© Aquaticrunner

Les plages de sable fin se succèdent, serpentant au gré des courants. On voit de très loin les concurrents, et lorsqu’il y a une courbe à droite, il est très tentant de couper à travers la plage, mais là on rencontre du sable fin et sec, dans lequel on s’enfonce à souhait. C’est un compromis, et la plupart du temps il vaut mieux longer la mer quitte à allonger un peu le trajet. On court beaucoup dans cette course. Dans certains bras de mer on a pied d’une rive à l’autre. Il faut alors faire des choix : nager, marcher ou courir ? Si l’eau est à mi-mollets, on peut courir en levant bien les jambes comme un sauteur de haies. Si l’eau est au niveau du genou, il vaut mieux marcher en essayant de laisser la jambe au raz de l’eau. Mais attention aux fléchisseurs des hanches qui travaillent beaucoup ! Finalement, si l’eau est entre le genou et la taille, on peut marcher ou nager. Cela dépend un peu de ses forces et faiblesses. Une nageuse va s’économiser en nageant par rapport à une coureuse qui peut préférer marcher. On peut aussi essayer de planter les doigts dans le sable en nageant pour avoir plus de traction, mais là ce sont les épaules qui peuvent se plaindre. Alors on voit de tout, côte à côte, des grandes jambes qui font les échassiers, des nageurs qui vont aussi vite mais en adoptant un mode de locomotion complètement différent. Des amphibiens somme toute !

Nous arrivons enfin au bout de la dernière île ; le bras de mer qui sépare Marinetta de Lignano est utilisé par beaucoup de plaisanciers. Lorsque j’arrive un petit groupe de 10 coureurs attend. Pas de panique, les organisateurs opèrent une sorte de passage à niveau. Ils laissent passer les bateaux pendant en moment. Les coureurs qui arrivent passent sur un tapis et leur puce électronique enregistre leur arrivée, et ils patientent. Quand la barrière est levée, ils repassent sur le tapis et le temps qu’ils ont attendu est décompté à l’arrivée. Ce système permet à la course de passer en sécurité tout en gardant les plaisanciers heureux. Sans cela, la course devrait simplement s’arrêter avant, ce qui serait dommage. Le désavantage c’est que quand on repart on ne sait plus si la personne physiquement devant est effectivement plus rapide ou simplement a attendu moins longtemps. J’attend environ une minute avant de repartir pour la dernière ligne droite.

© Aquaticrunner
© Aquaticrunner

La très longue plage de Lignano est coupée par deux dernières portions de natation. Avec 1km et 1,4km, elles redonnent au nageurs l’occasion de faire parler la poudre, s’ils en ont gardé au sec. La plage est noire de monde et c’est un dépaysement quand on vient de passer des heures sur des plages désertes. Mais cela apporte aussi des encouragements. Il commence à faire chaud et les jambes sont un peu fatiguées. Les épaules aussi, d’autant plus qu’il y a encore un peu de courant, et comme le vent en vélo, il semble être toujours contre nous !

Finalement on finit la dernière natation et les applaudissements nous portent. On aurait pu finir là, mais non, les cruels organisateurs nous font monter la plage de sable fin, pour faire le tour du club nautique et finir sur une ligne droite. J’ai envie de marcher, mais je me force à courir. Je m’enfonce à chaque pas, mais pas plus que ceux autour de moi. Alors je pousse en peu et rattrape deux concurrents.

Sprint finish avec Bernhard Fink © Aquaticrunner
Sprint finish avec Bernhard Fink © Aquaticrunner

Le troisième est juste devant et j’arrive presque à son épaule. Il se retourne, et se met à sprinter dans les derniers 30 mètres. Il va plus vite que moi, tant pis. Je le laisse un peu partir pour la photo. Gilberto Zorat est là, accueillant chaque concurrent comme une star. 3h48 à ma montre, je ne regarde pas le timing officiel car je n’accorde pas trop d’importance en général au temps dans les swimruns car, comme en trail ou en raids, la météo, le terrain et les aléas d’une course en équipe jouent en grand rôle. Celui qui m’a battu au sprint m’accueille avec un grand sourire et nous discutons. Bernhard est Autrichien, et quand je le félicite pour son sprint, il m’explique que c’était parce qu’il pense être sur le podium des étrangers. J’avais complètement oublié ce classement. Et puis je lui parle du passage à niveau où je me suis arrêté, et nous réalisons que je suis probablement devant lui ! Effectivement, je finis second étranger derrière l’Autrichien Ronald Hotter et Bernhard est troisième à 3 secondes. Comme quoi, les secondes comptent en swimrun et la puce électronique a son importance ! Au final il me propose de former un binôme pour une prochaine course (1000 lakes en octobre). Au moins nous savons que nous sommes proches en performance ;). C’est un des avantages des courses solos : on découvre de nouveaux concurrents et amis. La course est remportée par Francesco Cauz en 3h04 et Silvia Colussi en 3h32.

Au final l’Aquaticrunner est une belle course sur un tracé sauvage. L’interdiction des plaquettes associée avec l’absence de combinaison redonne un avantage aux nageurs. Courir en solo avec un équipement minimum et dans des eaux chaudes apporte une perspective différente à l’activité. Certes il manque le partage et l’entraide avec un binôme, mais l’effort solitaire a aussi ses avantages. Au total, une course à refaire.

#aquaticrunner #lignano #grado #italie #swimrun

Breca Jersey Swimrun

Parcours eu Breca Jersey
Parcours du Breca Jersey

Kciremya Samud nous fait partager sa course avec Guillaume Maleyran au Breca Jersey

Les jambes sont lourdes, les hanches rouillées, les épaules douloureuses donc reste les doigts pour pianoter son téléphone et faire un CR de la course…

Breca Jersey la promesse c’était une course difficile avec du dénivelé, un 3/4 de tour de l’île dans ses parties les plus belles et un vrai challenge quant à la gestion des ravitaillements…. Pour relever ce challenge il fallait quand même débourser 150€ par coureur et se rendre à Jersey 😋

© Breca
© Breca

Les Gibules (Guillaume et moi même) , sportifs très moyens mais toujours à la recherche des limites (on a essayé le tri, la on fait plutôt de l’ultra) avions décidé l’an dernier de faire cette course suite à notre première expérience de swimrun au Troll Enez en 2015 … souvenir incroyable !

Nous voilà donc sur la ligne de départ, au château Mont Orgueil avec seulement 35 équipes au départ dont seulement 2 équipes Françaises. Les deux autres Français présent viennent de Deauville et ont juste le palmarès d’avoir fini 7ème au Troll et 2 victoires au swimrun de St Lunaire !!… On sait déjà qu’on ne courra pas ensemble c’est certain.

© Breca
© Breca

Départ tranquille pour les 2 premières heure de course avec beaucoup de transitions et de courtes distances. On court vite, on nage vite et on enchaîne beaucoup. L’eau est bonne mais le vent et la houle rendent les entrées et sorties de l’eau très « funky »!

Après 1h30 de course on arrive au premier ravito, avec grand soif et avant d’attaquer une course à pied très technique de 9km environ. Il commence déjà à faire chaud et je pressent que l’hydratation va être un vrai challenge sur cette course avec un ravito tous les 10km seulement …. Mon partenaire s’en rend compte car ça me met de mauvaise humeur…. j’aime pas quand la difficulté vient d’un problème d’eau. C’est pas très raisonnable et limite dangereux; mais bon, c’est comme ça… On attaque 2 longues parties en natation avec 1500+ 1000 espacées de juste 2,6kms de course.

© Breca
© Breca

On est bien dans l’eau… on est une équipe pas très homogène normalement mais la veille au soir on a bricolé un élastique pour s’attacher et c’est une vrai découverte. Ce point d’attache permet à celui de devant de ne pas s’occuper de savoir où est son partenaire et donc de nager. Et celui de derrière peut aussi se concentrer sur sa nage et donc perdre moins de temps!

Au Troll nous étions largués en natation, ici nous doublons donc sommes ravis 😁

On attaque la partie de course avec beaucoup d’escaliers, de chemins côtiers en trail donc très sympa, technique. Vu le peu d’équipes engagées sur la distance longue, on ne voit pas grand monde à part 2 binômes qu’on double en natation et qu’on revoit en course.

Ravito 2 après 4h de course. Je suis assoiffé, de mauvaise humeur car je sens déjà les crampes arriver. 2eme ravito seulement… ça pique! Je pense que c’est la première fois que je pense à m’arrêter sur une course. Je suis desséché. Mais le binôme est la pour m’encourager… un vrai chameau celui-là!

© Breca
© Breca

On finit ensuite cette longue course qui est suivi de 500m de natation qui font du bien; au moins ça rafraîchi.

On sort de l’eau puis on attaque la loooooongue course de 21km…. 7,5kms techniques puis 9kms le long d’une plage.

Obligé de demander de l’eau aux promeneurs, je suis assoiffé ! et après 7,5km de course/marche on arrive au ravito 3! On remplit nos bouteilles qu’on a quémandé à des passants, on mange (très bons ravitos) et on attaque la longue traversée du désert 😋 avec 8,5km le long d’une plage ventée!

Là c’est dur pour moi, ça doit faire 5h30 de course environ et je suis obligé de freiner mon binôme pour marcher… de plus en plus souvent! On remonte vers ravito 4. On sait qu’on a fait le plus dur; reste 2 nat et 2 Cap….

Natation de 1200m, courant de face et eau qui a dû perdre 10c (sans exagérer!), la fatigue est bien là ! Le 1200m est long, je fatigue et navigue moins bien car relève moins souvent la tête… on fait donc quelques zigzag!

© Breca
© Breca

À la sortie de l’eau je peux plus bouger…complètement crampé! l’ensemble des muscles de mes jambes sont contractés! Le partenaire est là pour me lever, m’encourager, me tirer avec l’élastique! C’est bien à 2 quand même 😂. On est seul au monde pour la fin. On fait les derniers 600m de nat, j’arrive plus à lever les bras. Ils sont long ces 600m….

Quelques dernières marches d’escaliers à monter et on est la…. 48kms de course avec 1000m de d+ 6kms de nat en mer avec pas mal de houle 9h d’efforts. Alors que les premiers, nos champions Français 👌👌👌👍 sont là depuis 2h! 🙄

Ils ont eux fait une course d’anthologie avec un binôme Anglais (dont un nageur de 17 ans qui finit 5eme UK en eaux vives….). Ils ont réussi à passer devant sur le semi…. et se sont fait remonter sur les dernières nat….pour arriver en sprint 15 secondes devant!! Bravo à eux on est ravi de gagner en terre Anglaise !

Voilà, bien rincé! va en falloir des jours pour récupérer ! C’est franchement un vrai défi ces courses ! Bien plus dur je trouve que les triathlons ou même l’ultra…

Au final on a aimé :

– l’esprit roots, organisation sans prise de tête
– le terrain, très trail et fun avec des transitions dans les rochers bien sympas
– notre nouvel élastique qui nous a bien aidé en natation et en course! Vraiment pas un luxe si les deux co-equipiers ne sont pas homogènes sur les deux sports!
-les photos d’après courses! Top

J’ai moins aimé le manque d’eau. À mon avis à creuser pour les prochains Breca car c’est limite raisonnable sur ce type de course. On verra pour la prochaine à bricoler une gourde à l’arrière de la combi.

Prochain swimrun pour nous à confirmer… Costa Brava ou Troll si ils refont…

 

Merci pour ce CR qui donne envie. A noter que si cette année cette épreuve s’est déroulée en Septembre, en 2017 elle aura lieu en Juin. Plus d’infos sur http://www.brecaswimrun.com/breca-jersey

Swimrun France intègre le groupe de réflexion de la FFTri

Nous voulons vous faire partager les échanges que nous avons eus pour faire progresser la pratique du Swimrun en France. Swimrun France a eu l’opportunité d’intégrer un groupe de réflexion initié par la FFtri (Fédération Française de Triathlon) sur la pratique du Swimrun.

Plusieurs questions quant à cette démarche méritent d’être posées.

Premièrement, pourquoi une Fédération ? Il faut savoir que d’un point de vue administratif, être rattaché à une Fédération apporte de nombreux avantages et quelques inconvénients.

  • Faciliter les démarches administratives. Les préfectures et autorités locales, devant le dépôt d’un dossier d’organisation de Swimrun dans le cadre de la FFtri, se sentiront beaucoup plus à l’aise sachant qu’elles auront un interlocuteur fédéral pour répondre à leurs interrogations. Au vu des récents refus essuyés par certains organisateurs malheureux, c’est un point essentiel pour le développement du sport.
  • Options pour assurer une épreuve (agrément dépendant de la taille de l’épreuve) et les compétiteurs.
  • La création de clubs, de sections de swimrun dans les clubs existant de triathlon, l’encadrement des entraînements et, dans le futur, la formation des cadres, sont facilités. Il faut réaliser qu’actuellement quasiment tous les entraînements de swimrun se font dans un vide juridique complet. Jusqu’à présent heureusement tout s’est bien passé, mais il ne faudrait pas que notre discipline soit labellisée pratique dangereuse suite à un accident. Mieux vaut prévenir que guérir.
  • Formalisation et unification des règles. Cela apporte une cohérence à la discipline, mais il ne faut pas que des règles trop strictes limitent la liberté des organisateurs pour proposer des épreuves intéressantes qui mettent en valeur les territoires traversés, et les règles doivent préserver l’ethos de la discipline.

Deuxièmement, pourquoi ne pas créer une Fédération de swimrun ? Il faut savoir que la stratégie du Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports est de limiter le nombre de Fédérations et encourager les regroupements. Bien que notre sport soit une pratique en très forte augmentation, nous n’avons pas la masse critique de participants pour espérer créer une Fédération autonome.

Troisièmement, pourquoi la FFtri et pas une autre fédération ? Eh bien d’une part la FFtri encadre d’autres sport enchaînés que le triathlon comme l’aquathlon, le bike and run ; de plus la FRMN (Fédération des Raids Multisports de Nature), qui semblait bien placée pour aussi avoir son mot à dire dans le Swimrun tant les valeurs du raid semblent cousines à ce dernier, est en phase de rapprochement avec la FFtri depuis de nombreux mois.

le-ministere-des-sports-a-paris-le-30-mars-2010_5024354èC’est donc dans cette logique qu’une première réunion présidée par Jean-Michel Buniet vice-président en charge du développement à la FFTri, s’est tenue lieu au Ministère de la ville, de la Jeunesse et des Sports à Paris Lundi 19 Septembre 2016. Pour être francs, nous ne savions pas trop à quoi nous attendre. Nous étions un peu nerveux, et réduits à faire des hypothèses sur les objectifs de la FFTri. Allaient-ils nous sortir un business plan à 5 ans avec un championnat de France par catégorie et un cahier des charges restrictif et long comme un jour sans pain ? Allaient-ils aborder le Swimrun comme un ersatz de bike and run ou d’aquathlon ?

En fait, nos craintes se sont vites évaporées, tant l’introduction de Jean-Michel laissait transparaître un mélange rafraîchissant d’esprit d’ouverture et de pragmatisme. D’emblée pour donner le ton à la réunion Jean-Michel a tenu à dire qu’il lui fallait un minimum de règles pour entrer dans les cases du processus d’obtention de la délégation, et il suggérait que les règles internes des épreuves restent de la responsabilité des organisateurs. Le groupe de réflexion est bien plus concentré sur l’obtention d’une délégation pour le swimrun qu’une volonté de régenter le monde du swimrun. Cette démarche bénéficie d’expériences précédentes telles que le rapprochement actuel entre la FFtri et FRMN et du travail qu’ils ont effectué pour intégrer les Raids dans la FFTri.

Il faut noter que les organisateurs ne sont pas obligés de passer par la FFTri ; il y a la FRMN, la FSGT, l’UFOLEP, mais il faut pouvoir convaincre et montrer patte blanche pour passer toutes les étapes administratives (c’est le cas actuellement) et ils se priveraient des avantages évoqués en préambule. Au moment où l’on écrit ces lignes, si un organisateur veut se rapprocher de la FFtri c’est au bon vouloir de la ligue régionale d’appuyer ou non la demande. Et toutes les ligues n’ont pas forcément envie de s’embêter avec un sport qui ne rentre pas dans leurs « cases ». Or tout cela est en train de changer, si le groupe de réflexion arrive à obtenir la délégation.

Nous nous étions préparés à pas mal de scénarios, mais une des premières questions nous a laissé sans voix : « à partir de quelle distance les minimes ou benjamins peuvent ils s’engager dans un swimrun ? »

Nous voilà déjà au cœur de problématiques qui nous semblent, à nous swimrun France, à des lieux de notre expérience qui est quasiment limitée aux adultes. Mais c’est au final très logique, le développement du sport passe aussi par les jeunes et on doit garantir leur sécurité. Nous abordons la forme des swimrunners actuels issus souvent d’autre sports d’endurance, et le fait qu’avec l’explosion annoncée d’épreuves, certains futurs pratiquants ne seront pas forcément aussi aguerris.

Donc si vous avez bien suivi, qui dit sécurité dit distances de référence pour orienter les pratiquants sur le niveau de difficulté, alors oui ça on ne peut pas y couper, il va falloir faire des catégories (les dénominations et les distance exactes importent peu, elles pourront être changées plus tard). Heureusement que François-Xavier Li tient à jour sa base de données de toutes les épreuves mondiales et est à même d’apporter un éclairage précieux sur la réalité des lieux, basé sur des statistiques précises et une expérience personnelle de la diversité des épreuves au niveau mondial. La proposition n’est pas de contraindre les organisateurs à des distances strictes du type x km de natation, y de course à pied etc, mais de définir un cadre minimum souple dans lequel toutes les épreuves et formats peuvent exister.

Ce n’est pas le seul effet induit des catégories ; en fonction de la distance, pour les organisateurs le prix de l’agrément comprenant l’assurance de l’épreuve et des concurrents évolue de concert (eh oui … plus c’est long plus c’est cher), mais à des tarifs qui semblent raisonnables (via une licence journée, … environ 2 ou 3 €).

Nous vous avons vraiment bassiné avec cette délégation, et nous Swimrun France étions aussi étonnés par tant d’empressement à ce sujet. Une information cruciale à garder en mémoire, c’est que la demande de délégation d’un sport se fait tous les … 4 ans à date précise. Et c’est quasiment maintenant qu’il faut déposer un dossier, ou alors attendre 4 ans et voir à ce moment-là un paysage du swimrun occupé par d’autres acteurs, pour un bien ou pour un mal, nul ne le sait.

Voilà la situation actuelle au moment où nous écrivons. Les choses évoluent très vite, mais il nous semble dans le bon sens. Nous vous tiendrons bien évidemment au courant de tout développement. Nous vous invitons à nous faire partager vos remarques, commentaires et suggestions sur notre page de discussion https://www.facebook.com/groups/swimrunFrance/.

 

Talloires Ô Féminin 2016

Podium d’une course unique en France, un swimrun réservé aux dames et demoiselles. Bravo à Laetitia Michel et Laure Bovet qui remporte cette épreuve qui s’est déroulée dans la bonne humeur en dépit des conditions humides. A noter qu’on retrouve sur le podium des noms connus du triathlon avec le soeurs Mouton.

1 – GIRLSCROCROPOWER – Laetitia Michel – Laure Bovet
2 – LES TWINS – Béatrice Mouton – Isabelle Mouthon – Michellys
3 – LES PIPLETTES – Maureen Demaret – Aurore Juillettalloires-2016talloires-2016-2

Borås Swimrun 2017

Boras 2017Annonce du Borås Swimrun 2017. En Suède, pays de naissance du swimrun, deux courses auront lieu le 11 Juin 2017. La course moyenne distance offre 29 km de course à pied et 5 km de natation avec un dénivelé de 1000m. Une nouvelle course distance sprint est proposée avec 12 km de cap et 1150m de natation. Inscriptions à prix réduits avant le 13 Octobre.

www.borasswimrun.se
#borasswimrun

xterra nordic Danemark swimrun

Christophe Charpentier et Olivier Fernandez Semeria nous font partager son expérience du xterra nordic Danemark swimrun qui a lieu ce samedi 10 septembre à Randers. Avec 32km course à pied en 10 sections et aussi 10 sections de natation pour un total de 5.5 km, ce swimrun est de taille ‘medium’

Il faut bien l’avouer avec Olivier mon binôme c’est le magnifique teaser sur facebook qui nous avait fait nous inscrire 8 mois plus tôt avec l’envie de vivre des aventures swimrun dans un pays étranger.

Nous n’avons pas été déçu du voyage !

Samedi matin retrait des dossards de 7h à 8h sur le site de Naturcenter à Randers (petite ville dans le nord) il s’agit d’un écoparc avec de nombreuses activités de sensibilisation pour enfants et adultes. Le lieu est idéal pour une course de ce type. 8h15 transport en bus sur la ligne de départ dans le château de Fussigo un petit village à une vingtaine de km. 9h15 briefing en danois, 9h30 briefing en anglais où nous apprenons que nous sommes la seule équipe étrangère cocorico !!! Pendant que nous nous équipons nous faisons la connaissance d’un couple danois fondateur du site swimrunshop, il nous remettent en main propre un colis que nous avions commandé sur leur site une semaine plus tôt, une ceinture avec pull et élastique de traction… on leur avait précisé que nous venions à cette course. Bonne surprise et nous décidons sur leur conseil de tester cet équipement immédiatement (ils viennent tous deux de faire Ötillö…)

10h le start est donné dans le parc du château pour 50 binômes. Après un run de 1,5 km sur sentiers nous entamons notre 1ere Nat de 700m dans un lac, la température de l’eau est à 16 degrés ce qui nous change de notre eau méditerranéenne à 25 degrés… la 2eme et la 3eme nat seront au même endroit ponctuées de runs bosselés dans la forêt avoisinante.

La 4e nat de 850m à été annulée pour cause de « crops making » « pollution de culture » si on a bien compris… cela a pour effet de joindre le run 5 et 6 pour un total de 14km… il fait un soleil de plomb 24 degrés ce qui est exceptionnel pour la région, nous choisissons d’enlever le haut de nos combis pour ne pas prendre un coup de chaud. Après un run difficile où nous remontons 2 équipes sur une grande traversée sur asphalte nous avons hâte de retourner à l’eau et nous ne sommes pas déçus la mise à l’eau de la nat 5 se fait dans un petit cours d’eau au milieu de vase et de roseaux où nous nous enfonçons jusqu’aux cuisses, l’eau est aussi nettement plus froide 14 degré mais on avait été prévenus…

Au bout de quelques minutes avec Olivier nous paniquons car sans indication nous avions choisi de partir dans le sens du courant mais aucune indication de sortie de l’eau… heureusement un kayak nous indique de continuer, sortie d’eau difficile, nous sommes tous deux transit de froid, run 7 à travers un marais, à partir de ce moment le plus dur est fait et il reste des sauts de puces dans des cours d’eau jusqu’à la finish line. Nous terminons en 4h50, 7e équipe puis finalement 10e à cause de problème de chronométrage GPS…, on était là surtout pour s’amuser et c’est plutôt pas mal face aux vikings sur leur terrain !

L’aire d’arrivée est champêtre avec pelouse, tables de bois, nous engloutissons une soupe traditionnelle danoise ainsi que des saucisses et des crêpes, tout est fait sur place sur des barbecues géants, boissons chaudes à volonté, l’ambiance est particulièrement détendue et la remise des prix à lieu dans la foulée.

Les + : dépaysement assuré, la bonne humeur des danois, le site, les sous-bois, la natation en lac et en rivière, le fléchage, les indications de distance et de difficultés à chaque section, l’organisation en général, ravitaillement en nombre suffisant avec boissons énergétiques et gels à chaque fois, LES SUPERBES PHOTOS GRATUITES de nombreux organisateurs devraient s’en inspirer !

Les – : les trackers GPS qui ont mal fonctionnés, le long run sur la route dommage pour une course de ce type, les trois premières nat sur le même parcours, pas de tee-shirt finisher…

Voilà, une course swimrun que nous conseillons, dépaysement assuré, d’autant plus que nous passons 2 jours à Copenhague pour la récup.

Ps : j’en profite pour faire un retour sur la ceinture de traction swimrunshop : excellent ! Nous avons une petite différence de niveau avec Olivier et celui-ci a pu nager dans mes jambes sans que cela me gêne. Nous conseillons vivement !

Sportivement.

Christophe et Olivier
Swimrun Côte d’Azur

Swim Run « Emeraud Events »

David Le Mercier et Emma Bousquet nous livrent leurs impressions. Une belle aventure et de belles leçons à tirer de ce récit.

Bilan du Swim Run lors de la seconde édition de l’Emeraud Events qui se déroulait à Saint Lunaire en région Bretonne ce week end du 10-11 Septembre 2016. Notre belle région,  terre aussi de Swimrun avec sa côte et son Gr34 époustouflant.

Emma et David
Emma et David

Emma Bousquet et moi-même David Le Mercier, tout jeune dans la discipline, venant du triathlon pour Emma  et du Trail pour ma part. Respectivement Professeur des Ecoles et Éducateur Sportif Spécialisé et conseiller vendeur à Endurance Shop Saint-Brieuc nous nous sommes lancés dans l’aventure suite au documentaire d’Intérieur sport sur l’Ōtillö en voulant mixer un peu nos prépa trail et triathlon pour alterner les phases terrestres et portées. Amis depuis quelques années, nous travaillons en binôme sur les triathlons depuis peu car Emma est atteinte d’un Handicap Sensoriel (voir fin d’article) touchant l’audition donc des pertes d’équilibre, des crises vertigineuses, des acouphènes et des phases de nausées importantes donc en tant qu’entraîneur je me suis lié à elle afin de l’accompagner dans ces défis sportifs, lui faire ces préparations physiques et montrer que malgré un handicap acquis ou inné, le dépassement est ultra important et prouver que le corps humain est capable de nombreuses et belles choses en mode no limit !!

Vérification traditionnelle du matos
Vérification traditionnelle du matos

Pourquoi le SWIM and RUN, et bien pourquoi pas !! La nage, pas notre spécialité et très difficile côté oreille interne et nausée pour Emma mais FAN des sports outdoor donc on s’est dit, et bien pourquoi pas, feu patate comme on dit !! Premier entraînement sans trop d’équipement, juste chaussure pull boy et nos combis de Triathlon, une petit boucle de 600m de nage enchaîné à 1.5km de trail sur notre GR34 adoré et magnifique (pas chauvin le gars ;)). Bon les nausées sont bien présentes, et oui une mer clapoteuse donc on s’est dit, on n’est pas arrivé à enchaîner de grandes distances mais comme toujours, le travail progressif paye et au final au fil des entraînements tout va de mieux en mieux côté transitions et sensations. Nous contactons un homme extra et son équipe alias Joël Caer qui proposait une course OFF dans la région des Aber (Bretagne Finistère nord) pour 7km de nage et 35km de trail et ce fût une réussite à tous niveaux, merci encore Joel !! Nous avons fait la moitié soit 5km de nage et 20km de trail mais le froid était présent donc nous l’avons joué humble sans trop forcer pour se préserver et progresser doucement. Inscris sur l’Emeraude Events, nous avons joué la carte Nage  en alternant les filières Force-Vitesse et Endurance pour arriver au mieux le jour J et tout s’est bien passée. Notre Objectif sera forcément des courses à l’étranger en visant l’Ötillö sous les conseils de la Team BELOVE avec qui nous avons sympathisé et surtout prendre un max de plaisir, échanger et partager avec comme leitmotiv, « surpasser le HANDICAP et prouver et se prouver à soit même que l’on est capable de déplacer des montagnes quand l’esprit veut, no pain no gain »

Emma et David durant leur et après la course
Emma et David durant leur et après la course

Heureux de faire partie de la Famille des Swim Runners !!

Dans un premier temps, nous tenons à féliciter l’organisation qui en un mot était plus qu’au « TOP », rien à redire et à tous niveaux (Consignes, Réglementation, Sécurité, Parcours, Bénévoles…), énorme BRAVO au nom de tous les Swim Runners.
256 équipes au départ, une ambiance décontractée mêlant impatience et plaisir d’être là pour suer et se dépasser tout en gardant l’esprit plaisir et de partage. Un Swim Run annoncé pour 4km de nage et 16 km de trail en 15 tronçons variant de 1.2km à 3.6km de trail et 300m à 900m de nage, donc un parcours alléchant et aussi technique car une mer à vague avec quelques courants annoncés et un Gr34 comme on les aime avec un peu de dénivelé. Départ donné, tout le monde s’élance à son rythme pour minimum 3h de course… Le parcours est magnifique avec de nombreuses transitions dans une mer capricieuse par ces courants et ces vagues mais une eau à 32 degrés… heu non je plaisante, on est en Bretagne quand même mais je dirais « pas froide ». Du public tout au long du parcours, des encouragements et un temps extra sans trop de vent ni de pluie qui était annoncée. Sans trop de repères sur un rythme plus soutenu, nous partons avec une réserve côté vitesse tant sur la nage que sur le trail donc nous terminons la course en 4h pour au final 5km de nage et 17.5km de trail avec une arrivée en forme avec encore quelque chose sous le pied, prêt à repartir donc pour une première, vraiment satisfait et de bon augure pour les prochains swimrun ….

Pathologie d’Emma

'No limit', même avec handicap
‘No limit’, même avec handicap

Depuis presque 10 ans j’ai développé une maladie de Ménière sur l’oreille droite. Cette maladie, suite à des surpressions dans l’oreille interne, cause des pertes d’audition (momentanées et définitives) , des crises vertigineuses et des acouphènes. Désormais «  stabilisée », je la gère de mieux en mieux. Mais l’année passée, suite à une forte otite sur ma « bonne » oreille, j’ai déclaré une mastoïdite à l’oreille gauche, infectant l’ensemble de l’oreille interne et le nerf auditif gauche.

Je suis donc désormais sourde et « sans » oreille interne à gauche et malentendante à droite avec une oreille interne dysfonctionnant suite à la maladie de Ménière. Malgré des soucis d’équilibre importants, le sport est pour moi plus qu’une rééducation, mais un véritable défi, à la fois physique et mental… paradoxalement source d’équilibre dans ma vie quotidienne. Ces sollicitations (nage, vélo, course…) forcent le cerveau et le corps à l’adaptation ; et à me prouver que je suis encore capable de mille choses. L’accompagnement de mes proches et d’un coach dans ces activités physiques m’ont permis de pratiquer en toute sécurité et surtout de prendre confiance en mes capacités physiques, malgré des sensations d’équilibre « étranges » notamment en mer (essayer de nager, courir, ou faire du vélo après quelques verres!).

Ce swimrun, en équipe avec mon ami et coach David, n’a certes pas été facile, les vagues et le courant m’ont causés quelques peurs ; mais ce fut un véritable défi et plaisir. C’est non sans émotions que la ligne d’arrivée a été franchie ! On continue l’entraînement swimrun et triathlon pour d’autres défis pour l’année à venir !

Nous sommes Bretons et habitons à Saint-Brieuc. Si vous voulez nous contacter pour venir à nos sessions d’entraînements, vous pouvez laisser un message sur le groupe de discussion Facebook Swimrun France ou venir me
voir au Endurance Shop Saint-Brieuc pour du matos spécifique et/ou échanger sur la pratique :).
Bravo pour votre parcours qui force l’admiration et nous l’espérons encourager d’autres handicapé(e)s à vous rejoindre dans ce sport qui par essence encourage l’entraide et le dépassement de soi.