Gravity à la bourre

Comment former un binôme ? Certains sont convaincus qu’ils doivent trouver le ou la partenaire parfaite pour pouvoir se lancer dans l’aventure. Mais ce n’est pas indispensable si on veut avant tout prendre du plaisir. Le binôme Philippe Chod et Franck Paleyron s’est formé à la suite d’un post de Philippe sur Swimrun France Forum :
« GRAVITY RACE: Cherche coéquipier ou coéquipière pour faire le LONG !
Suite au désistement d’une équipe, l’orga me propose de monter une nouvelle équipe, avis aux amateurs de longs SR dispo samedi matin à Annecy.
J’y vais pas pour la gagne, plutôt pour le plaisir. »


La veille de la course Franck a répondu présent et tout est parti de là: il suffisait s’oser ! Une belle leçon que nous raconte Philippe.

Départ de nuit ©Arthur-Bertrand Photography

Départ de nuit dans l’eau avec direct 2.4km de traversée, un peu flippant quand on se met à l’eau, mais l’eau est bonne et petit à petit le jour se lève et les montagnes s’illuminent. Vu du milieu du lac d’Annecy c’est juste MAGIQUE.

Franck Paleyron, mon sauveur de dernière minute (on s’est connu la veille par internet, inscription à l’arrache et on a même séché le briefing à cause de mon train en retard !) prend le lead en natation, super. 52mn pour la première traversée. Ensuite nous partons à pied droit dans le pentu côté Semnoz, ça glisse pas mal, et le palpitant grimpe aussi vite que la température dans la combi. retour sur les bords du lac et on enchaîne des petits Swim et des petits runs plutôt plats (on tient le 12km/h, bien) avant de retraverser le lac sur 800m.

Ça monte !  ©Arthur-Bertrand Photography

Et après 3h nous voilà partis pour le kilomètre vertical: +1000m pour atteindre les chalets de l’aulp à 1450m. Une p…. de montée en laçets qui n’en finit pas. Franck souffre car pas encore complètement remis de son marathon à Budapest il y a 15 jours). On se fait pas mal doubler dans la montée, mais après le ravito au sommet (avec une vue 5 étoiles sur le lac, la tournette et les sommets des environs), on repart à fond dans la descente et on rattrape toutes ces équipes.
Nous voilà à Talloires, un petit Swim pour se rafraîchir et un ravito au Reblochon (si, si!! du vrai du coin … et ça passe beaucoup mieux que les barres énergétiques ). arrivée en course devant les falaises de la réserve du Roc de Chère…et c’est parti pour la plus longue section de nat : 2.8km !! Je passe devant et je me surprends à glisser à un bon rythme dans une eau splendide, claire, en admirant les falaises au dessus… et en dessous de l’eau! c’est juste magnifique. Franck tient le coup alors que d’autres équipes craquent (hypothermie, l’eau est à 17°… Une heure ça va, mais 4h là dedans, c’est limite… heureusement que l’on se réchauffe à pieds).

Il suffisait d’oser ! ©Arthur-Bertrand Photography

Plus de 30 km au compteur puis 40 et nous enchaînons encore des sections natation devant les splendides demeures, et des sections à pieds plus urbaines sous les encouragements des touristes et des locaux qui prennent l’apéro ! cela nous fait rejoindre Veyrier du lac où nous attaquons la dernière grosse section à pied: une montée infernale de 300m de D+, puis un beau chemin en balcon. Deux dernières sections en natation et c’est fini, l’arche, la sono, la bière, les accolades… On l’a fait !! bravo Franck qui a tout donné et qui m’a bien conseillé grâce à son expérience en Swimrun longs. MERCI !

24ème sur 70 équipes au départ, pas mal pour une première sur un Swimrun de 48km, et j’en reviens pas d’avoir avalé plus de 10km en crawl en une journée !

Alors n’hésitez plus: foncer, venez rejoindre le plus grand forum au monde et trouvez un ou une partenaire : vous ne le regretterez pas !

Photos crédit Arthur-Bertrand Photography

Ötillö 2019: Les Frenchies

Les Français seront en force cette année à la finale de la série Ötillö, preuve de l’engagement des sportifs de l’hexagone dans le sport. Dans les trois catégories (Femmes, Hommes et Mixtes) on trouve des binômes qui visent une place sur le podium (voir la plus haute …), certains moins expérimentés qui veulent améliorer leur temps, mais aussi des novices. Les objectifs affichés sont variés, mais pour tous le premier but dans cette aventure est avant tout de finir. Voyons quelques-unes des équipes présentes.

Femmes

Avec seulement 25 équipes engagées, c’est la plus petite catégorie. Deux équipes Françaises seront présentes, avec des ambitions et objectifs variés.

Mako Sport – Dirty Harriets (Jess Harrison et Emma Davis (IRL))
Les deux anciennes triathlètes pro et olympiennes (Pékin et Londres) se sont qualifiées à Engadine. Jess est plutôt nageuse et Emma plutôt coureuse ce qui les rend complémentaires, mais elles n’ont en fait pas de vrai point faible, si ce n’est peut-être un manque d’expérience en swimrun relatif par rapport aux meilleures équipes femmes. Elles devraient néanmoins très bien figurer dans cette catégorie. Équipement : Jess étant la conceptrice des combi Mako, c’est sans surprise qu’elles ont opté pour des combis et manchettes Mako, chaussures Inov-8 210 et pull buoy swimrunners.

Good old French frogs (Sylvie Ferriol & Sophie Pejean)
Nageuses d’origine, elles n’avaient jamais couru jusqu’à l’âge de 40 ans … Avec 100 ans à elles deux et 3 3 enfants chacune, l’entraînement pour ce genre de course n’est pas tous les jours facile… Elles espèrent que cette course puisse rester accessible à des sportives « classiques » comme elles, car elles ont l’impression que le niveau s’élève inexorablement … Gageons que de grands sourires seront présents à Utö sur leurs visages. Équipement : combi Utter, chaussures salomon et inov8, pull classique.

Hommes

90 équipes dans cette catégorie, la plus fournie du plateau. Les Français sont nombreux, certains avec de bonnes chances de jouer les premières places, d’autres espérant surtout prendre du plaisir.

Team Envol (Nicolas Remires & Julian Dent (AUS))
Nicolas est bien connu sur le circuit avec de très belles places sur l’Ötillö au cours de ses 5 participations. Vivant en Suède il connait parfaitement le parcours et ses secrets. Toujours dans le coup, est-ce que 2019 sera son année ? Associé avec l’Australien Julian Dent ils forment une équipe solide, plutôt coureurs mais confiant en général sur les natations. Une équipe à suivre. Équipement : Chaussures: vivobarefoot Tempest, Combinaison: Head myBoost SL, Pullbuoy: Double Piraya de Swimrunners, Plaquettes Strokemaker size 2, palmes Olander Swimrun et lunettes Head Diamond, nutrition Precision Hydration.

Head Gravelines Triathlon (Franck Martin & Guillaume Heneman)
L’équipe de Graveline est issue du triathlon mais leur force réside dans la natation. Avec une troisième participation pour Guillaume et une seconde pour Franck, ils commencent à avoir une bonne expérience qui devrait les server tout au long de la course. Équipement: Combi HEAD, chaussures Salomon Amphibian et pullbuoy Swimrunners.

Team Gravity Race Talon d’Achille (Benjamin Colchen & François Lervant)
Nageurs à la base mais avec de jolies références en trail (TDS, Pierra Menta), l’équipe a été prévenue à la dernière minute de leur qualif, et arrive donc avec une preparation limitée. Objectif découvrir, pour mieux revenir en 2020 ! Équipement: Colting et Inov 8 trail talon 235.

SENE 56860 (Le Padellec Renan & Texier Jocelyn)
Avec beaucoup d’expérience en natation et un joli palmarès en swimrun (Engadin x2, Hvar, Utö, Costa Brava, Cannes, Troll Enez), l’équipe va découvrir l’archipel pour la première fois et vise logiquement d’abord de rejoinder Utö et vivre pleinement cette aventure. Équipement: Ark, Inov 8 et La sportive Hellios, Sous-couche Orca.

Les Vieux Neptuniens #1 (Mehr Jean-Nicolas & Brochen Yann)
Qualifiés au Ranking, on croise souvent sur les courses les Neptuniens et leur supporters animés 😉 . Nageurs à la base, ils visent pour leur première participation Ötillö de « finir mort ou vif mais tout en prenant un maximum de Plaisir”. Équipement: pull boy decathlon premier prix, plaquettes Malmsten Handpaddles size 3 red, chaussettes Gococo, lunettes suédoises Decathlon premier prix.

Swimrun Côte d’Azur Head (Christophe Charpentier & Olivier Fernandez Semeria)
Qualifiés au Ranking les organisateurs du Swimrun Côte d’azur sont aussi des bizuts à l’Ötillö. Avec un bon background en endurance, ils finiront avec le sourire à n’en pas douter. Équipement Head Swimming, Myboost pro, pull buoy suédois “double suppo”.

No Limit (Stéphane Herniou & Cyril Marchant)
Anciens nageurs de haut niveau, Stéphane et Cyril se sont qualifiés au ranking avec Hvar 2018 et Cannes 2018. Pour une première participation à ÖtillÖ leur objectif sera de prendre du plaisir et d’aller au bout. On peut quand même s’attendre à les trouver à leur avantage dès la première natation. Équipement : Combi Head my boost SL (sans manche), chaussures profile route/chemin, pull, plaquettes et longe.

Pop’s team (Thomas Guerry & Pierre Auger)
Encore une équipe issue de la natation et water-polo ! Équipiers depuis 2 ans et demi, c’est leur seconde participation à la finale. Pour cette édition 2019, leur objectif sera de boucler une seconde fois cette magnifique journée de course tout en essayant d’ameliorer notre temps de l’an passé! Équipement: combi manches courtes shorty, plaquettes, pull buoy et longe, plus manchons pour Pierre. A noter qu’ils partent en semi autonomie eau/gel car ils estiment que les ravitos peuvent être assez espacés.

Team HEAD – Sud Running (Nicolas et Hugo Tormento)
Les deux frères sont d’anciens nageurs de haut niveau. Mathieu Poullain, le partenaire de Hugo étant blessé, ce dernier s’est tourné vers son frère. Première participation à la finale pour Nicolas, seconde pour Hugo, Avec un chrono de moins de 9h pour ce dernier, on peut s’attendre à les voir à leur avantage, en particulier lors des premières natations. Équipement : version short sleeve de la SwimRun HEAD MyBoost, chaussures fournies par le magasin marseillais Sud running. Ils emmènent avec eux un pull buoy et une longe pour garder le contact durant les parties natation.

Black & Yellow (Audoin Louis & Palous Philippe).
Philippe a gros passé de traileur (6 UTMB etc), alors que Louis est plutôt triathlète. Philippe a envoyé un dossier de qualification sans en parler à Louis … de quoi discuter pendant 65km de course à pied ! Les froid et un souci à la cheville sont leurs principales préoccupation, ce qui explique que malgré leur niveau ils visent avant tout de finir cette pour cette première participation. Équipement : Combi Aquaman, chaussures Scott kinabalu RC 2.0, et pull buoy.

Silver Jackals (Xavier Le Meut & Marc Fortier-Beaulieu)
Qualifiés par le programme 7/24 (sept courses dont cinq labels Ötillö et deux « merit races », en moins de deux ans) ils ont une bonne expérience de leur binôme et du swimrun. Xavier est plutôt nageur, Marc plutôt coureur, ils sont complémentaires. Préparation séparée (Majorque et Cantal pour Xavier, et Montagne ardéchoise et son sublime lac d’Issarlès pour Marc), ce qui ne doit jamais arrêter un binôme. Équipement : Marc a opté pour Combis Mako et Chaussures Inov8 X-Talon 210, Xavier pour combi Head et chaussures La Sportiva.

Mixtes

Courir en équipe mixte est l’une des magnifiques particularités de swimrun. Mais ne vous trompez pas, le maillon le plus faible n’est pas toujours celui que vous croyez ! La complémentarité est essentielle, et on trouve souvent une alternance des rôles de leader entre la natation et la course à pied. On trouve aussi plusieurs couples qui partagent dans la vie et dans le sport leurs passions, de quoi alimenter les discussions lors des longues soirée d’hiver … Avec 46 équipes engagées, c’est une catégorie au niveau très relevé.

Swimrun the Riviera (Alexandre & Kate Bermond)
Le couple Niçois bien connu dans le milieu swimrun et organisateurs du superbe Swimrun The Riviera n’en est pas à sa première participation. Plutôt nageurs mais avec un background aussi en triathlon, ils ont pour objectif de batter leur meilleur chrono de 10h56. Équipement: Ark, Pegasus trail, pull buoy suédois.

Ul’Team (Camille Marchand & Julien Antoine)
Camille et Julien forment un binôme unique, pur fruit du virus 666 swimrun et de la magie de ce sport. Leur rencontre date de 2016 à l’arrivée de l’ÖtillÖ, sur Utö, « The Island of Love ». Ils avaient couru chacun dans des équipes différentes … et depuis ils ne se sont plus quittés ! Plutôt nageurs, le parcours ne les avantage pas forcément, mais l’objectif sera, comme tous les ans, de terminer la course, et si possible en améliorant leur temps de l’an passé. L’important sera de profiter à fond de l’ambiance, des paysages et de la magie du site. Équipement : Combi Utter Gear, chaussures de trail Saucony Peregrine, plaquettes et pull buoys.

Les Z’écureuils (Celine & Christophe Schneider)
Seconde participation a Ötillö. Qualification au ranking. Ils sont plutôt coureurs et leur objectif est le même que l’année dernière : aller au bout en prenant un max de Plaisir, avec peut-être un peu plus de vagues. Équipement : Orca et inov8. Pull-buoy pour les 2. Chaussettes Ötillö. Cagoules et/ou bandeau Néoprène. Dessous Néoprène ou merinos selon la température. Et ceinture type flipbelt pour emporter du ravito.

Team Head Crownhealth Challenge (Marx Laurence & Valette Laurent)
Une nageuse et un traileur pour un beau partage des disciplines, chacun apportant son point fort et une belle complémentarité. Leur point fort, leur régularité ! Laurent participe à sa 3ème finale alors que pour Laurence c’est une première participation. Qualifié grâce à leurs partenaires HEAD et Crownhealth au travers d’un défi de la saison qui était d’être présent dans tous les sprint et les longs de l’année. Équipement : Combinaison Head myboost et pull buoy suédois pour tous les deux.

NadZa Head (Nadja Van Camp (BEL) & François Dubuc)
La sympathique équipe franco belge mixte s’est qualifiée au ranking. Pour leur seconde participation après l’édition mémorable de 2017, leur objectif est de finir en en profitant le plus longtemps possible. Slow start et finish slower est généralement leur tactique… Verrons-nous les larmes quasi traditionnelles de François à l’arrivée ? … 😉 . Équipement : Combi head my boost, chaussures salomon. Amateur de gros pull !!

Team Envol HEAD Occitanie (Eric Mackowiak & Valerie Bourgis)
Anciens triathlètes Eric est plutôt nageur et Valérie plutôt traileuse. Second au ranking leur objectif est de terminer cette première finale et surtout prendre beaucoup de plaisir pendant la course et également avec tous les athlètes et organisateurs de cette grande famille du swimrun. Équipement : Valérie: combi HEAD Myboost avec manches, lunettes Head, pull suedois rigide, plaquettes Tyr catalist stroke XS, chaussures VJ sport I rock 2, Eric: combi HEAD myboost sans manches, big pull buoy swimrunner noir, plaquettes Tyr catalist stroke XL, chaussures brooks caldera 2.

Chrisclaire BSC (Claire Thibult & Christophe Leray)
Équipe mixte Bordelaise issue du triathlon (BSC coaching). Ils se sont qualifiés aux 1000 Lakes en finissant 2eme mixte. Claire est plutôt coureuse, Christophe est un athlète polyvalent (coureur et triathlète). Pour leur première participation ils s’attendent à des difficultés, l’inconnu, le cadre magique, la gestion des limites et l’ambition de partager cela ensemble. Équipement varié. Claire : combi Orca, chaussures de trail salomon, jambières z3rod, bonnet en néoprène, lunettes speedo, pull buoy décathlon et plaquettes. Christophe : combi HEAD (merci « runstore Bordeaux), chaussures de trail Scott, jambières Utter, lunettes aréna, pull buoy Tyr, et plaquettes.

Team Barbinator (Thierry Pelet & Emilie Comyn)
C’est une équipe un peu atypique, Émily venant du ski et du triathlon alors que Thierry a un passé au haut niveau dans plusieurs domaines liés (course pied, triathlon, cross country). Dans cette équipe au profil plutôt coureur, il aura à cœur de donner le tempo tout en préservant les forces du binome dans cette course d’endurance. Équipement : Combinaisons Colting SR02 + calf guard, Pull-buoy suedois, Chaussures Salomon S-Lab XA Amphib pour Émily et Salming OT Comp pour Thierry, ceinture de running Sammie pour flasque 500 ml, gels, barres, longe si inutilisée, bonnet.

Team Envol Ticino (Alexis Charrier / Sabina Rapelli (SUI))
Binôme complémentaire, Alexis est nageur de base mais aime le trail et Sabina est plutôt coureuse à pied. Ce sera la première participation pour Alexis, seconde pour Sabina. Ils visent avant tout à s’amuser et profiter des plaisirs en trail et en eau libre! Objectifs: Donner le meilleur d’eux même et profiter! Qualification directe aux Isles of Scilly. Équipement : HEAD Aero, Vivobarefoot, Pull buoy Piraya.



Crédit photos multiples, Otillo pour beaucoup, toutes les photos étant fournies par les binômes

Quelles sont les barrières à votre accès au swimrun?

Le swimrun est un sport jeune et beaucoup de choses sont à mettre en place, à créer, à inventer. Toutefois il reste de nombreux obstacles à surmonter pour pouvoir pratiquer. Identifier ces obstacles est une étape importante pour les faire disparaître autant que faire se peut. Et ainsi continuer à promouvoir le développement de notre sport. C’est pourquoi nous avons demandé aux membres du Forum Swimrun France quelles sont les barrières à leur accès au swimrun, les points qui freinait leur pratique. Des options étaient proposées mais chacun pouvait ajouter ses propres alternatives; enfin les choix multiples étaient autorisés.

Dix huit choix ont été listés révélant une grande diversité des obstacles perçus. Cependant deux composantes majeures émergent comme dominant le débat: les courses et le facteur humain.

Les courses

Le prix d’inscription est perçu comme étant de loin (36%) le principal obstacle à accès au swimrun. Si on ajoute la répartition géographique, les courses représentent plus de 50% des raisons invoquées. La répartition géographique est probablement liée aux terrains qui sont jugés plus ou moins propices au swimrun. On constate que les courses se multiplient et arrivent dans des territoires nouveaux, e.g. l’Auvergne. On peut espérer que cet obstacle diminue avec le temps même s’il est clair que certaines régions sont plus privilégiées à la pratique que d’autres.

Le prix des courses est un sujet fréquent de discussion sur le forum et ceci se reflète dans les résultats. Force est de constater que les prix varient énormément, et il est parfois difficile de voir comment ces variations sont justifiées. Certaines courses assez courtes dans des lieux à priori sans contraintes sécuritaires exceptionnelles coûtent plus cher que certaines courses plus longues dans des terrains souvent plus difficiles. La grande majorité des organisateurs défendent leurs prix en invoquant principalement la sécurité des sections aquatiques et du temps passé à mettre en place ces courses, en particulier la paperasserie administrative. Combiné aux déplacements pour se rendre sur les lieux de courses en raison de la faible densité des courses, cet obstacle financier est perçu comme un frein au développement du sport. Comment résoudre ce problème? Faut-il imaginer des courses plus simples à prix réduits ? Il y a-t-il des alternatives, comme par exemple quand une communauté de swimrunners invite une autre à les rejoindre dans leurs sorties (souvent connus comme des « off », mais cela doit déplaire à l’Académie Française 😉 )?

C’est un sujet à creuser pour tenter de réduire cet obstacle financier. Les autres aspects invoqués au sujet des courses sont les distances trop longues, le dénivelé et la présence de solo dans les courses. Heureusement des courses de formats divers existent et toutes ne proposent pas des dénivelés importants.

Le facteur humain

Le swimrun est un sport avec de fortes interactions sociales et cette dimension représente le second obstacle majeur évoqué, le manque de partenaire (>20%) et le manque de groupe d’entrainement. Au vu du grand nombre de personnes évoquant le manque de binôme, un membre du forum a suggéré qu’il suffirait s’associer en binôme toutes les personnes qui cherchent un-e partenaire, problème résolu (modulo les chiffres impairs) ! Mais ce n’est pas si simple que cela.

Les critères de choix d’un binôme sont multiples et toutes les associations ne sont pas toujours possibles. Cependant dans un sport encore en développement, des compromis sont souvent nécessaires. Si le swimrun était un sport se jouant à 11 est-ce qu’on devrait toujours attendre de trouver 10 autres joueurs parfaits pour commencer à s’amuser? Les cas de binômes qui se rencontrent le matin d’une course sont multiples et pour quasiment tous les cas cela se passe bien du moment que les deux partenaires du jour acceptent que leur association ne soit pas parfaite. L’alternative aurait été que les deux mêmes personnes discutent ensemble à une terrasse en se disant que c’est vraiment dommage de regarder passer la course sans pouvoir la faire … faute de binôme ! Alors n’hésitez pas, trouvez un partenaire commence parfois par dire « oui » à une autre personne qui cherche un-e binôme.

Le manque de groupe d’entrainement est le quatrième obstacle le plus souvent mentionné. Il est clair que la grande répartition des swimrunners en France et la densité relativement faible des participants font que trouver des compagnons d’entrainement est parfois une gageure. Pourtant des communautés se développent grâce au dynamisme de gens motivé-es pour transformer cet obstacle en une opportunité de création et de rencontres. Si vous vous sentez seul-es, n’hésitez pas et créez un groupe (contactez-nous si vous voulez des conseils). Vous serez surpris de constater que d’autres personnes sont dans le même cas dans votre région. Il faut espérer que cet obstacle se réduise avec le temps et les efforts de chacun-e.

Niveau, expertise

La plupart des autres facteurs invoqués concernent le manque de niveau en natation, en course à pied, les croyances limitantes (du froid, de courir en combinaison etc). Cela relève de l’expérience, de l’entrainement mais aussi du partage pour démystifier certaines barrières qui disparaissent quand un ami-e vous montre les trucs et astuces.

Les swimrunners heureux

Heureusement un swimrunner heureux a ajouté la mention « Aucune barrière » car cela représente une part non négligeable des réponses. Espérons que cette option deviennent de plus en plus populaire avec le développement du sport qui dépend de toutes et tous, leaders de communautés, organisateurs de courses et bien sûr les actions de chacune et chacun des swimrunners.

Swimrunners de France regroupez-vous, discutez, auto organisez-vous pour que chacun-e puisse progresser et pratiquer. Ensemble œuvrons pour réduire les obstacles identifiés.Sondage barrière Février 2018

Données et graph protégés par ©copyright. Veuillez citer Swimrun France pour toute citation.

Analyse des règlements du Swimrun 2016

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Michael Lemmel et Mats Skotts, fondateurs de l’ÖtillÖ

Bien que le swimrun prône la liberté et le passage le plus naturellement possible dans la nature, tout sport doit avoir des règles pour encadrer l’activité, la rendre sure et responsable, et aussi garantir une compétition équitable et juste. Le swimrun n’échappe donc pas à cela. Historiquement Michael Lemmel et Mats Skott ont écrit la première version de ces règles pour la course ÖtillÖ en 2006. Ils ont légèrement modifié ces règles au cours des années et la dernière version 2016 apporte quelques modifications qui méritent d’être signalées. Comme tous pionniers, Michael et Mats ont été imités et copiés, ce qui peut être considéré comme un hommage à leur travail. Leurs règles ont été la plupart du temps simplement directement copiées et collées, le plus souvent sans même que l’origine du document soit cité, ce qui est dommage. Il découle de ces imitations une sorte d’homogénéité des règles dans la majorité des épreuves. Cependant, il existe des différences parfois subtiles, parfois fondamentales, entre les règlements des courses internationales. Dans le contexte Français, la récente implication de la Fédération Française de Triathlon qui a demandé la délégation du swimrun, rend une discussion sur les règles actuelles encore plus d’actualité. En effet des Règles Techniques de Sécurité (RTS) pour le swimrun sont en élaboration, mais à ce jour il ne semble pas que des acteurs du swimrun soient impliqués dans ce processus. C’est dans ce contexte national et international que nous allons analyser les règlements du swimrun tels qu’ils sont à ce jour.

Binôme vs solo

aku_5689-largeRègles fondamentale s’il en est, la grande majorité des courses se déroule exclusivement en binômes, deux hommes, deux femmes ou un homme et une femme. C’est le format originel et pour beaucoup c’est la pierre de voûte du sport. Courir en équipe confronte chacun et chacune non seulement avec ses propres limites, mais aussi celles du partenaire. Dans une course d’endurance en binôme les niveaux en natation et en course à pied ne sont jamais identiques, et tout le monde a des hauts et des bas. Il faut donc s’accommoder des différences de technique, condition physique et de moral. La notion d’entraide devient alors essentielle. Cet aspect est perdu dans les courses solo qui se multiplient dans le monde. Les courses solo sont souvent réservées aux distances les plus courtes et rarement offertes comme format unique, en dehors de l’Italie qui a un circuit des courses exclusivement solo. Le débat binôme – solo mérite d’être posé mais dépasse le cadre de cet article. Il faut aussi souligner qu’être en binôme augmente théoriquement la sécurité. C’est un argument pour certaines épreuves, moins pour d’autres. Signalons enfin qu’une seule course (Talloires ô Féminin) est exclusivement réservée aux femmes, une ségrégation qui est rarissime dans le monde du swimrun où l’égalité des sexes a toujours été promues depuis l’origine, par exemple au niveau des prix accordés aux vainqueurs. On peut donc se demander si ce format va être répété ailleurs.

Âge

Bien que la grande majorité des courses s’adresse aux adultes de plus de 18ans, il est logique et souhaitable que les plus jeunes puissent découvrir le sport. Quelques courses, en particulier en Suède, visent les plus jeunes, voire le format ‘famille’ où les membres d’une même famille courent ensemble. La FFTri propose un cadre de distances maximales pour les enfants. Si le principe est bon, nous n’avons pas assez de recul pour juger si les valeurs proposées sont adéquates ou si elles doivent être ajustées. Débat à suivre quand plus d’expérience sera accumulée. A noter aussi qu’il n’y jamais eu de classe d’âge en swimrun. l’esprit est d’abord centrée sur l’expérience et le partage, pas la place dans un groupe d’âge particulier. Certains venant d’autres sports où un saucissonnage est de norme commencent à s’en plaindre, mais jusqu’à présent on ne voit pas de changement sur ce point.

Distance entre partenaires

On trouve généralement une distance maximum imposée entre partenaires, souvent 10m en natation et 50m en course à pied. C’est la notion de sécurité qui guide cette règle car en effet si on se trouve à 50m de son binôme en natation on a peu de chance de pouvoir l’aider en cas d’urgence. On est aussi moins visible si on est séparés. Dans sa dernière version 2016 l’Ötillö a renforcé sa règle qui est maintenant de 10m entre partenaires quelle que soit la discipline. En lisant les comptes rendus et de nos observations en course, cette règle est parfois allégrement enfreinte. Attendez-vous donc à voir cette règle plus appliquée et peut-être à des disqualifications.

Combinaison

Comment bien choisir sa combi? Photo © Akunamatata / Swimrun France

Le port d’une combinaison de néoprène est obligatoire dans beaucoup d’épreuves, mais pas sur toutes. Cela dépend évidemment de la température de l’eau, et personne ne conteste la nécessité d’une protection thermique dans les eaux froides. En fait, les risques d’hypothermie sont beaucoup plus grands que ceux d’hyperthermie car si on a chaud, on peut ouvrir sa combi et ralentir ou même s’arrêter. Si on a froid, surtout dans l’eau et en cas de fatigue, il y a peu de choses à faire. Grâce à la faible densité du néoprène les combinaisons apportent aussi un élément de sécurité en cas de problème (crampe, malaise, etc) dans l’eau. En général le port ou l’interdiction des combinaisons n’est pas imposé en fonction d’un saucissonnage des températures de l’eau au degré près, comme on le voit en triathlon. Pourtant certaines épreuves ont commencé à imposer ce genre de règlement avec des limites  très précises, avec des interdictions par exemple quand la température de l’eau est au-dessus de à 24°. Pourtant en swimrun on passe par de multiples sections de natation avec des températures forcément variables en fonction des courants, du vent, de l’exposition au soleil et de l’heure de passage. Ceci rend ce niveau de précision complètement illusoire. Il faut espérer que le swimrun évite ce genre de sur-législation.

Jusqu’à présent personne n’a limité la taille des combinaisons ou l’épaisseur des panneaux. Les règles strictes comme en natation ou triathlon n’ont pas encore envahi le sport, et il faut souhaiter que cela reste le cas.

Premier secours

gravity-scan-30Beaucoup de courses imposent aux équipes de transporter un bandage. C’est un minimum, mais on voit cependant des équipes réduire ce bandage à quelques centimètres. Le gain en poids est minime, mais les conséquences peuvent être graves. La notion d’autonomie est importante en swimrun et par conséquent on doit être capable de porter un premier secours en urgence. On est parfois un peu isolé et les organisateurs ne peuvent pas avoir un poste de secours tous les 100m. Il faut choisir : courir en ville au milieu des pots d’échappement mais avoir un poste de secours tous les 100 mètres ou courir en pleine nature mais sans ambulance derrière chaque arbre. Donc ne lésinez pas sur le bandage dont la longueur minimale pourrait être prescrite. De même, les équipes sont obligées de porter secours à une autre équipe en réelle difficulté (pas juste une petite fringale). La notion de solidarité dépasse la petite notion d’équipe et transcende la notion de course. Il faut noter que la réglementation Française est extrêmement contraignante par rapport aux règles étrangères, et ceci est probablement un frein au développement du swimrun en France, ou tout au moins un élément qui risque de façonner le format des courses dans l’hexagone.

Détritus

Dans la plupart des règlements il est stipulé qu’il est interdit de jeter des détritus dans la nature sous peine de disqualification. Est-il besoin de discuter cette règle évidente ? Si oui, alors il faut peut-être faire un autre sport.

Chaussures

© OtillO
© OtillO

Les chaussures sont souvent absentes des règlements. Il semble évident que quasiment tout le monde va porter des chaussures, mais ce n’est pas aussi simple que cela. En effet, pour nager, certains préfèrent les enlever afin de pouvoir battre des pieds et avoir une traînée plus hydrodynamique. Cependant cela comporte des risques surtout lors des sorties d’eau où on ne maîtrise pas toujours la force avec laquelle on va atterrir sur un rocher qui peut être couvert de coquillages coupants. Certains ont fait l’expérience de ce genre de mésaventure, et on peut se demander si  un jour un organisateur ou une assurance ne va pas interdire cette pratique. C’est déjà le cas en Italie. Plus surprenant le poids maximum des chaussures y est aussi indiqué. Cela semble vraiment surprenant, mais en discutant avec les organisateurs on découvre que c’est leur assurance qui a imposé cette règle. Ils pensaient peut-être que les concurrents allaient arriver avec des chaussures de ski …

Boussoles / montre, carte

Dans l’esprit du raid d’aventure savoir lire une carte est un savoir-faire de base. Bien que certaines épreuves continuent à fournir une carte et demandent aux concurrents de porter un compas ou une montre avec compas électronique intégré, le niveau de navigation requis en swimrun est généralement minimal. Beaucoup d’épreuves se dispensent déjà de cette capacité à lire une carte et le terrain. Peut-être une opportunité pour une épreuve originale.

Sifflet

Un sifflet est généralement obligatoire pour pouvoir prévenir en cas de problème. C’est élémentaire et plusieurs marques de combinaison incluent maintenant cet accessoire dans leurs combinaisons. On voit pourtant encore des sifflets qui sont inutilisables une fois pleins d’eau, ou stockés dans des parties inaccessibles de la combinaison comme par exemple une poche intérieure. Bonne chance n cas d’urgence !

Bonnet,  chasuble

Les bonnets sont systématiquement fournis par les organisateurs, un bon moyen de reconnaître les compétiteurs et de faire un peu de marketing. Les chasubles sont présentes sur la majorité des courses et doivent être toujours portées par-dessus la combinaison. Une autre source de revenus pour placer les logos des sponsors.

Marquage

Le sport devenant de plus en plus compétitif, les concurrents sont tentés de customiser leur équipement en indiquant le nom de leurs sponsors. Dans la dernière version de leur règlement les organisateurs de l’ÖtillÖ ont inclus une clause interdisant le marquage des vêtements ou équipements avec des peintures susceptibles de se dissoudre dans l’eau. C’est logique et bienvenu pour la protection de l’environnement, et on peut parier que cette règle va apparaître dans de nombres courses.

Distances

Johanna et Anders Wallesnten, heureux de finir Photo © Loch gu loch
Rester ensemble, Johanna et Anders Wallesnten
Photo © Loch gu loch

Quelle doit être la longueur d’un swimrun ? Quelle doit être la proportion de natation ? Pour le moment, aucune règle ne spécifie cela. La nature, la logique et les contraintes de sécurité, d’écologie et de l’administration influencent les choix des organisateurs. Des tendances se dessinent quant au pourcentage de natation, aux distances les plus populaires, mais cette évolution n’est pas dictée par un règlement. Espérons que cela reste ainsi.

 

Plus loin …

Les points de règlement ci-dessus sont logiques et pour la plupart ne sont pas l’objet de grands débats (à part binôme – solo). En revanche tous les points ci-dessous ont directement trait à l’équipement. Certains suggèrent que si on veut traverser la nature de la manière la plus minimaliste possible, alors aucun des équipements suivants n’est  vraiment nécessaire. D’autres au contraire suggèrent que toute restriction du règlement va à l’encontre de l’esprit de liberté et d’invention qui est sous-jacent au swimrun. Débat intéressant qui va au-delà de cet article. Voyons quels sont les équipements ‘accessoires’.

Engins de flottaison et  Pull-buoy

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Au temps des pionniers © ÖtillÖ

Historiquement les engins de flottaison tels que les planches et pull-buoy ont été utilisés en natation. L’Ötillö limite la taille à 100 cm x 60 cm, et on retrouve cette règle à peu près partout. Si on ne rencontre plus de planches de natation ou bouées gonflables comme on a pu le voir lors des premières années du sport, les pull-buoy sont par contre quasiment omniprésents. Le pull-buoy, ce morceau de mousse flottant qu’on insère entre les jambes, est devenu un des symboles du swimrun. Le pull-buoy avantage les non-nageurs en maintenant une position plus horizontale, préserve les jambes pour la course à pied et apporte un élément de sécurité de par sa flottabilité. La plupart des courses laissent les concurrents libres de les utiliser. Mais il y a des exceptions. En effet la taille des pull-buoy a tendance à grandir au fil des années et certains accolent deux pull-buoy ou un et demi pour augmenter la flottabilité tout en restant dans la limite de taille. Les doubles pull-buoy sont déjà parfois interdits (Italie) et on peut se demander si une taille ou volume maximum ne va pas être imposé sous peu. De plus, la règle stipule une taille en deux dimensions, ce qui est facile à mesurer, mais les volumes et la densité sont des notions certes plus difficiles à contrôler, mais plus judicieuses pour la flottabilité. Allons-nous voir des gabarits style compagnies low-cost apparaître au départ des courses pour contrôler le volume des flotteurs ?

Les bouées sont un autre élément de sécurité parfois imposées ou tolérées par les organisations. Gonflables à la bouche ou automatiquement par une cartouche de CO2 en cas d’urgence, elles n’augmentent pas la performance des nageurs mais permettent de mieux les voir et peuvent fournir un support précieux lors d’un accident.  A signaler qu’en entrainement c’est un équipement potentiellement très important.

Longe

La longe est un filin souple liant les deux compétiteurs. Cela permet au plus fort  d’aider le plus faible en le tirant. Ça facilite la navigation car on ne peut pas vraiment se séparer. Toutes les courses autorisent les longes sans spécifier leur longueur maximale. Par contre, quand beaucoup de gens se trouvent dans l’eau en même temps les longes peuvent s’emmêler et créer des situations déplaisantes voire dangereuses. Le règlement de l’ÖtillÖ stipule maintenant que les longes ne sont plus autorisées pendant la première section de natation. Cela désavantagera un peu les binômes avec des différences notables de vitesse en natation, mais éliminera quelques problèmes au départ. Est-ce que cette nouvelle règle va se généraliser ?

Plaquettes

whatsapp-image-2016-12-15-at-6-54-36-amLes plaquettes qui sont depuis longtemps un outil d’entraînement en natation sont aussi devenues un accessoire indispensable du swimrunner. Elles sont cependant critiquées par certains qui trouvent qu’elles dénaturent la natation ‘libre’ et certaines courses les interdisent, comme en Italie. En effet, à l’instar du pull-buoy, elles aident les nageurs les plus faibles à compenser certaines fautes techniques. Mais attention, elles peuvent aussi favoriser l’apparition de blessures aux épaules. Pour le moment aucune limite sur leur taille n’existe, probablement parce que peu de personnes peuvent tirer avantages de plaquettes démesurées.

Tuba

Aide à la respiration, le tuba n’est pas très commun en swimrun. Il est généralement toléré, sauf sur quelques courses (e.g. Côte Vermeille).

Palmes

Autre outil qui peut vraiment augmenter la vitesse en natation, les palmes sont le plus souvent tolérées sans limite de taille. Leurs désavantages sont de ralentir les transitions et de solliciter les jambes qui risquent d’être fatiguées pour la course à pied. Pour augmenter la vitesse en transition des palmes spécifiques swimrun sont apparues qui permettent de les enfiler par-dessus les chaussures. Attention, le nouveau règlement de l’Ötillö 2016 spécifie que désormais la taille maximale est de 15cm. De quoi limiter leur efficacité et rendre obsolètes certaines palmes. Est-ce que cette limitation de taille va être suivie par d’autres organisateurs ? Verdict en 2017 !

 

Sean Durkin & Andy HewittEn résumé, les règles sont amenées à évoluer, surtout dans un sport jeune. L’influence de l’Ötillö est évidente et reconnue. On trouve pourtant des variantes dans les règles, ce qui  dénote une recherche de compromis optimaux et de choix des organisateurs. Si une certaine variété entre les courses est une étape saine d’un sport en développement, une homogénéité peut aussi simplifier la compréhension du sport pour les novices et favoriser son expansion. Mais il faut que ces règles restent fidèles à l’esprit du swimrun qui est de se déplacer de la manière la plus simple et autonome possible dans un environnement naturel, tout en le respectant. Il faut espérer que les règles restent aussi simples et minimales et ne deviennent pas aussi gros qu’un dictionnaire. En fait, les règlements doivent rester suffisamment simples pour que tout swimrunner puisse les transporter en permanence sur soi ! Affaire à suivre !