Le swimrun et le plogging

Le « plogging » possède en commun avec le swimrun d’avoir été inventé en Suède. Pratique née très récemment en 2016 à Stockholm, grâce à l’idée géniale de Erik Ahlström, le plogging 👉 combinaison du verbe « plocka upp » (ramasser) et « jogging » (course à pied), s’est répandu comme une trainée de poudre à travers médias mainstream et réseaux sociaux.

Au départ Erik ramasse mégots et autres papiers dans les rue de Stockholm au gré de ses séances de course à pied, sans se douter du potentiel viral de cette bonne action. Il crée son site Plogga afin de cristalliser et d’organiser sa pratique. C’est encore une fois les médias et plus particulièrement la télévision allemande qui va donner un coup de pouce phénoménal en l’incluant dans un reportage sur la Suède.
L’idée séduit très vite les autres nations anglo saxonnes: Royaume Uni, USA, Allemagne. Des initiatives fleurissent aussi partout autour du globe.

Le plogging s’il a bénéficié d’une chambre d’écho médiatique exceptionnelle, la France n’est pas en reste avec dès 2016 👉 la Team Run Eco Trail fondée en 2016 (et auteure d’une application dès 2017) qui fut pionnière dans ce domaine. Encore plus précurseur, l’association des Trail Runner Foundation (basée sur le modèle de la surfrider foundation) dès 2013 ont commencé une pratique mêlant course à pied et ramassage de déchets.

Nous le constatons, le plogging s’il est relativement nouveau, tire ses racines de pratiques anciennes dans le monde du trail. D’autres disciplines, encore plus exposées (Surf, plongeurs, randonneurs, VTT, natation etc..) à la pollution ont sans doute mélangé sport et ramassage de déchets. Le swimrun, sport outdoor par excellence, n’échappe pas à cette règle. C’est même une partie de son ADN, protéger la nature est une composante régulièrement mis en avant par le circuit ÖtillÖ avec un ramassage de déchets programmé systématiquement la veille des weekends de coupe du monde.

Nous à Swimrun France, pratiquons notre sport dans des spots incroyable de beauté, parfois très éloignés de la moindre poubelle. Nous avons toujours une petite place dans notre sac pour y accueillir des déchets plastiques, verre ou autre. Et puis c’est notre nature de penser collectif, en l’occurrence à notre autre précieux partenaire de sport : la nature.

Leave a Reply