Le swimrun s’organise sur les réseaux sociaux

Marque de notre temps, le Swimrun n’échappe pas aux réseaux sociaux. La diffusion exponentielle de l’information a permis l’essor grandissant de ce sport venu de Suède. Si la FFTRI n’a pas laissé passer l’opportunité en prenant la délégation pour une durée de quatre années, pour l’instant les éléments moteurs sont présents surtout sur internet.

Il n’existe pas encore de club 100 % Swimrun, alors les swimrunners s’organisent autrement, à l’aide de Facebook, ils se créé des groupes locaux de swimrunners. A l’instar du tout nouveau Swimrun Toulouse community qui s’est créé, son initiateur Simon Marchal, nous explique sa démarche et ses motivations.

Swimrun France: Hello Simon, peux-tu te présenter brièvement ?

Simon Marchal: Issu du monde de la course à pied sur route, la monotonie de ce sport pour ma part m’a poussé à faire varier l’effort dans la même course je me suis donc tourné vers le duathlon et le triathlon. Ces enchaînements me correspondant bien je me suis alors orienté vers la nature avec le raid multisport que je pratique maintenant depuis quelques années. Le Swimrun est nouveau pour moi je n’en fait que depuis 1 an environ.

SRF : Comment as-tu connu le Swimrun ?

SM : J’ai connu le Swimrun grâce à la vidéo d’”intérieur sport” sur ötillö (NDLR, les exilés)

SRF : Quelles sont tes motivations pour créer une communauté SR sur FB ? Pourquoi passer par la case réseau sociaux au lieu d’un club ?

SM : mon principal objectif est de rassembler les gens autour d’une passion, mon second objectif est de faire découvrir ce sport à des personnes curieuses d’y gouter sans les contraintes d’une compétition leur paraissant inaccessible car trop difficile et inquiétante. Mon dernier désir est de transmettre mes connaissances au moins connaisseurs et de me nourrir de celles des plus expérimentés.

Les réseaux sociaux sont un moyen simple et rapide de créer un événement qui peut toucher monsieur et madame tout le monde; de la personne qui cherche à pratiquer ce sport à celle qui ne savait pas que ça existait.

SRF :Qu’aimes-tu dans ce sport ?

SM :Un coup de foudre !! J’aime que l’association de 2 éléments naturels opposés nous offre la possibilité de nous déplacer plus loin plus longtemps. De plus ce moyen de déplacement permet d’explorer des endroits inaccessibles autrement.

J’aime ce sport car il force le corps et l’esprit à s’adapter à une pratique nouvelle bardée “d’inconfort” quant au matériel à transporter ainsi qu’aux moyens de s’alimenter et se nourrir, c’est un vrai défi. J’aime le fait de s’adapter à son binôme et partager avec lui les émotions qu’une épreuve sauvage, nouvelle et parfois inquiétante peut procurer.

Le Swimrun est aussi un très bon complément du trail et du vélo dans la mesure où la natation est clairement conseillée pour l’organisme, mais compter les carreaux en piscine repousse beaucoup de monde.

SRF :Du coté de Toulouse, quels sont les principaux spots d’entrainements ?

SM :Sur Toulouse la base de loisir de LA RAMEE est un spot intéressant sans difficulté majeures en termes de distances (lac de 3,5km de circonférence) et de dénivelé. A 35 min de Toulouse il y a le lac de st féréole à Revel qui présentera plus de technicité sur les parties trail et le lac de la Thésauque vers Nailloux qui accueille le triathlon du Lauraguais tous les ans. Le top pour nous serait de pouvoir nager en mer, elle nous nargue à 1h30 de chez nous…

SRF :Au niveau des athlètes, le SR est-il un peu mieux connu qu’il y a 1 an, quel est le profil de sportif qui s’intéresse au SR dans ta région ?

SM :Les sportif traileurs, triathlètes et raideurs savent maintenant ce qu’est le Swimrun contrairement à il y a 1 an ou quand je disais ce que je faisais il fallait sortir le mode d’emploi

SRF :Que conseilles tu comme équipement de base à avoir pour les débutants qui veulent se lancer dans le Swimrun du coté de Toulouse ?

SM :j’ai commencé avec une combinaison shorty de kayak, un pull boy, mon bonnet et mes lunettes de piscine. Je pense que c’est la base au moins pour gouter aux eaux des lacs de la zone quand ils commencent à frôler les 18° 19°. Ah si… important… un binôme ou un groupe de passionnés…

SRF :Dans un ou deux ans comment vois-tu cette communauté ?

SM :La famille du Swimrun s’agrandit très très vite et beaucoup de membres de celle-ci deviennent immédiatement addict. Je pense donc que la France entière verra fleurir d’ici 1 an plein de communautés locales. De mon point de vue, les plus visionnaires développeront des séjours inédits Swimrun “all inclusive” dans très peu de temps et d’autres tenteront de constituer des clubs. Jean-Christophe BASTIANI s’est lancé dans la création d’un Swimrun camp, c’est un projet extra plein d’avenir qui va se développer d’ici la fin de l’année de façon considérable une fois que le Swimrun sera démystifié et un peu plus populaire. Et la concurrence  fera son apparition. 

Aussi la réactivité des marques de matériel à réviser leurs prix et leurs gammes de produits rendra d’ici 2 ans ce sport plus accessible financièrement.

SRF : Il y a une question que tu aurais voulu que je te pose ?

SM :Oui, « pense tu que le SR puisse être pratiqué seul ou à plus de 2 ? »  Ma réponse : Le SR ne doit absolument pas être pratiqué seul pour la simple et bonne raison que les sensations ressenties doivent être partagées outre le côté sécurité et entre aide. Il serait top un jour de pouvoir faire un SR en équipe de 4 et même d’intégrer cette épreuve sur les raids.

SRF : merci Simon

https://www.facebook.com/Swimrun-Toulouse-Community-429536014078331/

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