Fiche technique: Engadin

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Date: 2ème week end de juillet.

Géographie : Vallée de l’Engadin, Saint Moritz en Suisse. Le départ se fait du village de Maloja et l’arrivée à Silvaplana. L’épreuve passe également à Saint Moritz.

Distances: Total 53km, 11% de natation.

Natation : 5,8km, 8 sections, la plus longue 1,45 km

Fiche technique Engadin ©Swimrunfrance

Course à pied : 47,5km, 10 sections, la plus longue 8,3 km, 1450 de D+. Point le plus bas : 1750 point le plus élevé : 2600m

Terrain : varié avec sentiers forestiers, routes goudronnées ou en gravier fort dénivelé surtout au démarrage. Natation en lacs, pas de courant ni vague.

Barrières horaires : au nombre de 3, elles sont strictement appliquées pour des raisons de sécurité. Ne pas partir trop lentement pour passer la première barrière à Silvaplana.

Température : L’eau peut varier de 12 à 14˚, l’air de 10 à 25˚.

Particularités : Epreuve qualificative pour Ötillö. Les 3 premières équipes masculines, mixtes et 2 premières équipes femmes gagnent leur ticket d’entrée pour Ötillö. Epreuve de montagne, attention à l’hypoxie et au dénivelé.

Catégories : par équipes de deux : Hommes, Femmes, Mixtes.

Enregistrement : ouvert en Novembre, 200 places.

Accès : Par train ou voiture

Tourisme : Saint-Moritz est une des plus anciennes stations de sports d’hiver du monde, réputée pour ses 322 jours de soleil par an. Elle a organisé à deux reprises les Jeux olympiques d’hiver, en 1928 et 1948. Grâce à ses nombreux palaces, ses cures thermales, son casino et son polo sur lac gelé, elle est connue pour attirer « la haute société ». L’offre sportive est très complète en été dans un cadre somptueux: VTT, randonnées : 400 km de pistes de VTT, des  chemins de randonnée sur à travers des forêts de mélèzes et le long des lacs qui jalonnent la vallée.
Voile & kitesurf : le vent de Maloja qui souffle avec constance de 3 à 6 Beaufort sur le lac de St. Moritz et offre de très bonnes conditions pour naviguer. Piscines et lacs de baignade… C’est également une destination familiale avec de nombreuses activités pour les enfants. http://www.engadin.stmoritz.ch/sommer/fr/

Site internet : http://engadinswimrun.ch/ (en Anglais)

© Swimrun France

Premier swimrun 2016

Parcours du Mission Bay swimrun a San Diego, Californie

Et oui, les Californiens auront la première course de l’année 2016. Elle se tiendra le dimanche 6 Mars dans la Mission Bay de San Diego. Le format sera similaire à celui de leur édition de Septembre (compte rendu de course ici) à savoir un sprint de 12 km divisé en 8 course à pied et 7 natations. Apparemment, les organisateurs garantissent le soleil!

http://www.californiaswimrun.com/

Mission Bay SwimRun 2015

Dans le ferry qui nous mène au départ de l’Ötillö, nous sommes attablés face à deux solides gaillards souriants et bronzés. La conversation s’engage, et nous découvrons qu’Andy Hewitt et Sean Durkin sont de San Diego, Californie, et se sont entraînés comme des fous depuis 9 mois. Ils ont aussi organisé le premier swimrun made in USA.

Mission Bay 12k Challenge –Sept. 2015 – PHOTOS Jennifer AllynLe 20 septembre 2015 tout était prêt pour le ‘California 12k Swim Run Challenge’ avec un parcours de 12 km, 7 courses à pied pour un total de 10,5 km, et de 6 natations couvrant 1,5 km. Un format sprint sur un parcours pratiquement plat et profitant de l’eau chaude du Pacifique et des plages de San Diego. La course se déroule dans la magnifique ‘Mission Bay’, lieu mythique où les premiers triathlons ont été organisés dans les années 70’. Quelques personnes se sont inscrites à la dernière minute, attitude cool californienne facilitée par la taille réduite de l’épreuve, et c’est donc six équipes qui ont pris part en catégories hommes, femmes et mixtes.

California SwimRun- Mission Bay 12k Challenge –Sept. 2015 – PHOTOS Jennifer AllynComme il se doit en Californie du Sud le temps était parfait le jour de la course. La plupart des concurrents s’étaient entraînés avec le groupe California Swim Run et connaissaient bien le terrain. Le résultat importe peu car tout le monde s’est bien amusé. Mais il ne faut pas s’y tromper, malgré un profile plat et la température clémente qui permettait de se passer de combinaison, tous les concurrents ont reconnus que la course était plus difficile qu’ils ne le pensaient. Comme quoi les enchaînements successifs natation – course à pied sont usant.

Une autre course est prévue en Février quand le reste de l’hémisphère nord est plongé dans les frimas hivernaux. Le climat de San Diego est propice à l’entraînement toute l’année, ce dont les triathlètes profitent depuis des décennies. Alors, partant pour un petit swimrun dans le Pacifique ?

Une petite vidéo pour vous allécher

Toutes les infos sur cette course et leurs entraînements ici: www.californiaswimrun.com.

#swimrun #USA #California

Inscriptions Costa Brava swimrun

© Costa Brava SwimrunLes inscriptions pour le nouveau 2016 Costa Brava swimrun sont ouvertes. De type parcours côtiers multi-distances, ce premier swimrun Espagnol se déroulera la 17 Avril 2016 et propose 4 distances le long de la côte Catalane: Ultra 76 km, Marathon 42 km, Sprint 21 km et Short 12 km. Le pourcentage de natation varie entre 15 % pour les deux courses les plus courtes et 16 et 18% pour les deux plus longues. Seule l’ultra a une natation longue (1,7 km) alors que pour les autres parcours la plus longue natation est de 500 m. Par contre préparez-vous à de nombreuses transitions avec 33 natations pour l’ultra, 23 pour le Marathon et 12 et 7 pour le Sprint et le Short. La plus longue distance de course à pied est de 8,6 km, relativement court, mais le terrain est accidenté, donc ne prévoyez pas des temps hyper rapides.

Costa brave map 1Toutes les courses finissent sur la plage de D’aro située à 100 km au Nord-Est de Barcelone, mais le départ de chaque course est différent, le plus éloigné étant la Platja de Riells à l’Escala pour l’Ultra. L’organisation est liée à une agence de voyage, et donc on peut espérer un transport par bus le matin de la course. Platjad’Aro est le point d’arrivée mais aussi le PC course. L’aéroport de Girone est le plus près. En avril la Méditerranée est d’environ 13 à 16 °C, mais la température de l’air varie encore beaucoup à cette saison proche de l’équinoxe de printemps. Le tarif est de 550€ pour l’Ultra, 375€ Marathon, 150€ sprint et 85€ Short.

Site de la course: http://www.swimruncostabrava.cat/

1000 lakes swimrun

Le swimrun des 1000 lacs est la nouvelle course qualificative pour l’ÖtillÖ. Le terrain de jeu se trouve dans la région du Mecklenburger Seenplatteen au Nord-Est de l’Allemagne, entre Berlin et Rostock. Avec 10 km de natation dans 14 lacs, et 38 km de course à pied pour la plupart sur terrains plats en forêts, le parcours promet une course rapide, avec une seule barrière horaire et des temps estimés de 5 à 9 heures pour couvrir les 48 km. Les inscriptions sont ouvertes, 350€ par équipe de deux. http://www.1000lakesswimrun.com/mecklenburgische-seenplatte-50128_640

Hokey Cokey (Octobre 2015)

La Cornouaille est l’extrémité sud-ouest de l’Angleterre. Région isolée, sa côte est accidentée et sauvage. C’est  là que s’est déroulé en Octobre 2015 la première édition du « Hokey Cokey », un swimrun court de 12 km au total. La proportion de natation (4km) est importante, favorisant un peu les nageurs, mais malgré sa brièveté la course à pied ne doit pas être sous-estimée. Empruntant le fameux sentier côtier qui serpente de plages en falaises, ce ne sera pas une partie facile. Une autre caractéristique de cette course est d’être individuelle : pas d’équipe, c’est une première pour moi.

« les premiers 100 mètres sont avalés au sprint »

Hokey Cokey, départ dans la campagne
Départ au sprint dans la campagne Anglaise

Le départ est donné  dans un grand champ, et les premiers 100 mètres sont avalés au sprint pour passer une première barrière et rejoindre rapidement le sentier mono trace. Le premier peloton est trop rapide pour moi, et je me retrouve avec une poignée d’athlètes. La première section est la plus longue, 4km, et nous amène à l’extrémité Ouest de la course. Nous montons et descendons, zigzaguant en longeant la falaise, pour descendre vers le charmant petit port de Charlestown qui est en fait un musée maritime à ciel ouvert. Nous remontons à nouveau au sommet d’une falaise. Le rythme est élevé, personne ne veut lâcher un pouce. Pour un départ de swimrun, c’est plus intense que ce à quoi je suis habitué ! Nous plongeons enfin vers la plage de Porthpean et la première section de natation. Ma transition est lente ; absorbé  comme je l’étais dans la course je ne suis pas prêt et je perds quelques secondes si chèrement gagnées sur le sentier.

« pas le temps d’admirer les vieux gréements »

L’eau n’est pas trop froide (tout est relatif !), mais par contre il y a des vagues qui sont un peu désordonnées. Pas facile de trouver un bon tempo en longeant la côte sauvage. Cette natation de 1.2km me paraît longue, peut-être la conséquence du départ de course rapide. Un kayak nous indique de tourner à gauche et nous sommes de retour au port de Charlestown pour un petit ravito. Je n’ai pas le temps d’admirer les vieux gréements qui pourtant valent le détour (la visite touristique, c’est pour l’après-course !). Petite course sur une plage de sable ferme et quelques rochers, et nous retrouvons l’eau pour faire 1.7 km en mer qui doit nous amener à la ‘Carlyon beach’.

Hokey Cokey, fin de la première natation
Fin de la première natation

Je me mets à l’eau avec deux autres concurrents qui partent légèrement plus au large, alors que je reste très près du bord. Les vagues et le courant sont contre nous, et la progression est lente, mais je crois que c’est plus calme près des rochers, même si c’est plus impressionnant. Je nage en puissance dans les vagues et j’ai fini par trouver mon rythme. Je ne vois plus mes deux compagnons, donc mon choix de navigation a dû être le bon. Je commence à apprécier la course en longeant cette côte sauvage aux criques dentelées, et ces vagues fortes qui viennent se briser sur les rochers. Un dernier éperon rocheux cache la prochaine plage et il est donc difficile d’apprécier la distance qui reste à parcourir. Enfin je vois la plage au détour d’un rocher et je me retrouve rapidement sur la terre ferme.

« Le sable est fuyant, ne fournissant aucun appui stable ou solide »

hokey cokey
Une plage de 1km de long

Dans un swimrun, on a souvent envie de courir à la fin d’une longue natation, et vice versa. J’étais donc prêt à courir sur cette plage de ‘Carlyon beach’, longue d’un kilomètre. Après 100 mètres, j’avais déjà envie de retourner dans l’eau ! Le sable est fuyant, ne fournissant aucun appui stable ou solide. A chaque pas je m’enfonce et j’ai l’impression d’être à l’arrêt. Je me rapproche de la mer en espérant trouver du sable plus ferme. Peine perdue. Je remonte, c’est pareil. Rien à faire, je ne trouve aucun endroit propice à la course à pied. Je me retourne en pensant voir mes poursuivants sur mes talons, mais je ne vois personne. Je continue donc, le souffle court et à faible vitesse. Enfin le bout de la plage approche. Un petit raidillon  très raide m’amène au  sommet de la falaise pour tourner à droite vers l’extrémité Est du parcours. Les poumons et les cuisses brûlent, mais la vue au sommet récompense des efforts, et l’ensemble de la côte sauvage se révèle dans toute sa splendeur. Le sentier du littoral plonge de manière abrupte sur la toute petite plage ‘Spit beach’, pour la dernière section de natation.

Enfin des vagues et du courant porteur ! Un vrai plaisir. Les vagues sont toujours là, mais on peut surfer pour arriver à nouveaux sur l’extrémité Est de ‘Carlyon beach’ et son petit raidillon. Au sommet je tourne cette fois-ci à gauche et suit le chemin qui traverse un joli golf. Le mélange entre golfeurs en polos et le swimrunner en combi néoprène est ‘intéressant’ 😉 ! Enfin, je sors du golf et replonge vers l’arrivée pour une dixième place dans un temps de 2h13.David Bartlett chez les hommes et Verna Lee chez les femmes ont gagné en 1h41 et 2h20 respectivement.

« Formule solo pour ce swimrun »

La formule solo de ce swimrun a des avantages et des inconvénients. L’organisation est plus facile puisqu’il n’y a pas besoin de trouver un partenaire avec ce que cela implique pour les entrainements ; la course est vraiment centrée sur soi-même. Par contre on perd le côté chaleureux des courses en équipes. La distance courte est un peu trompeuse en raison de la difficulté en natation et en course à pied. Par contre c’est accessible pour un plus large publique, peut-être avant de se lancer dans des courses de plus longue distance. L’organisation fournie par les ‘Mad Hatters‘ est simple mais efficace et tout est fait dans la bonne humeur. Un succès pour cette première édition qui devrait être reconduite l’année prochaine.

La course est basée autour de St Austell, la plus grande ville des Cornouailles. Assez isolée, il faut une voiture pour vraiment visiter cette jolie région. Elle vaut le détour si vous aimez la nature sauvage, les plages tranquilles, et pourquoi pas le surf qui est très pratiqué. Les vagues ne manquent pas !

Au fait, « Hockey Cockey » est une chanson folk Anglaise du 17ème siècle, maintenant adaptée et connue par tous les enfants Anglo-Saxons. Il y est question de plonger son bras ou son pied , le sortir, le remettre, faire un tour sur soi-même, recommencer, etc. Bonne devise pour un swimrun.

François-Xavier Li
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