Test Combinaisons Swimrun 2019

Pour cette troisième édition des tests internationaux menés avec nos partenaire World of Swimrun, Swimrun Germany, UK, Sweden, Poland et Croatia, 8 swimrunners hommes et femmes très expérimentés se sont retrouvés en avril 2019 au bord du lac d’Orta, en Italie. Parmi les produits testés, 16 nouvelles combinaisons spécialement conçues pour le swimrun, de 10 marques différentes. Seuls les nouveaux modèles 2019 ont été inclus, les modèles inchangés ou anciens ayant déjà été testés en 2018 et 2017. Certains modèles 2019 manquent à l’appel, essentiellement parce qu’ils n’étaient pas disponible à temps. Pendant 4 jours, l’équipe a nagé, couru et examiné tous les aspects des combinaisons. Nous avons établi un parcours varié avec de la natation en eau libre, des entrées et sorties d’eau plus ou moins techniques, de la course à pied en montée et en descente, sur route et en trail. L’équipe a évalué et longuement discuté chaque combinaison en termes de tenue, de fonctionnalité en nage et en course à pied, de poches de rangement, de flottaison et d’options spécifiques de swimrun telles que la présence d’un sifflet, des facilités pour les mettre et les enlever et enfin leur apparence. Afin de compléter ces évaluations nécessairement subjectives, nous avons objectivement mesuré le poids à sec et mouillé, la rapidité avec laquelle elles drainent l’eau et pour la première fois la flottabilité. Les résultats sont résumés dans deux tableaux synoptiques et les détails pour chaque combinaison plus bas dans l’article.

Principaux enseignements du test
Depuis le lancement de la première combinaison de swimrun par HEAD en 2015 beaucoup de progrès ont été faits.
La principale tendance est la généralisation des options de personnalisation – manches amovibles, flottaison interchangeable et sous-vêtements avec poches. Cela permet aux swimrunners d’adapter leur matériel aux conditions de course et d’entrainement. Les jambes courtes qui dominaient l’an passé sont maintenant systématiquement adoptées par toutes les marques. En plus des nombreuses caractéristiques communes telles que poches de rangement extérieures, il fut encourageant de constater que de nombreux modèles intègrent de nouvelles idées telles que des anneaux fixes pour la longe. L’emplacement et le nombre de fermetures à glissière fait encore l’objet d’un débat, beaucoup préférant une devant et une dans le dos, mais certaines n’en ont qu’une dans le dos ce qui pose un problème pour beaucoup de swimrunners, mais pas tous.
Les combinaisons testées en 2019 varient de 187 à 499 euros et pèsent de 270 à 990 g. On constate donc des prix variant du simple au double et des poids allant du simple au triple.

Caractéristiques les plus appréciées par les testeurs

  • Jambes courtes : 100% des combinaisons testées)
  • Fermeture à glissière à l’avant et à l’arrière pour faciliter le retrait lors des courses (50% des combinaisons)
  • Manches pouvant être retirées et utilisées en fonction des préférences et des conditions (1/3 des combinaisons)
  • Sifflet intégré à la combinaison (1/3 des combinaisons)
  • Poche extérieure (presque toutes les combinaisons) et intérieures (50% des combinaisons)
  • Flottabilité modulable (1/5 des combinaisons)
  • Taille qui correspond au standard du marché. ce n’est malheureusement pas toujours le cas.
  • Anneaux fixes pour l’attachement de la longe (1/4 des combinaisons)
  • Légèreté

Axe d’amélioration
En dépit de leur conception orientée spécifiquement swimrun, certains designs de combinaisons ont besoin d’un peu plus de réflexion dans leur conception. Par exemple, certaines poches de stockage étaient trop petites pour y glisser des gels ou pour permettre aux doigts / mains d’y accéder facilement. Certaines fermetures à glissière devant étaient un peu petites ou ne s’étendaient pas assez loin pour «baisser» la partie supérieure de la combinaison en position « hanches » lors d’une section course à pied. S’il est encourageant de voir davantage de vêtements de swimrun spécialement conçus pour les femmes, comme par exemple les hauts de soutien-gorge avec rangement pour les gels, etc., nous sommes impatients d’en voir encore plus à l’avenir. Un nouveau marché à considérer pourrait être la disponibilité de combinaisons de swimrun pour enfants.

Remarques générales pour tous les types de combinaisons swimrun

Même si le marché des combinaisons de swimrun se développe rapidement, avec un choix croissant d’année en année, certaines caractéristiques de base sont à garder à l’esprit quand vous choisissez une combinaison:
• Plus votre combinaison est sombre, moins vous serez visible dans l’eau. Si vous voulez être visible, optez pour une marque qui présente des parties colorées et ayez bien sûr un bonnet et une bouée de couleur vive.
• Plus la combinaison en néoprène est noire, plus elle absorbe la chaleur. Pensez aux conditions dans lesquelles vous allez nager et préparez-vous à vous en couvrir plus ou moins.
• Toutes les combinaisons en néoprène (plus que celles en textile/Jersey) sont plus difficiles à remettre quand elles sont mouillées après l’avoir baissée au niveau des hanches. Lorsque vous essayez une combinaison, entraînez-vous à la retirer et à la remettre. Plus elle sera près du corps, plus elle sera difficile à remettre.
• Le Jersey est généralement moins cher et plus résistant aux abrasions, mais tient moins chaud et absorbe beaucoup plus d’eau que le néoprène.
• Les combinaisons à 2 fermetures à glissière sont toujours plus faciles à baisser sur les hanches que les combinaisons à 1 fermeture à glissière.
• La plupart des épreuves requièrent un équipement obligatoire tel qu’un sifflet ou une carte. Pensez aux poches et leur accessibilité.
• Un matériau souple autour des épaules et des hanches/cuisses facilite la natation et la course à pied.
• Chaque marque de combinaison a une forme et une taille différentes. Trouvez celle qui convient à la forme de votre corps.

Tableaux récapitulatifs

Résultats individuels

(par ordre alphabétique)

Aquasphere Limitless

Fabriqué à partir de néoprène super extensible, L‘Aquasphère présente des panneaux de 5 mm sur les cuisses pour une flottabilité accrue et un néoprène extensible, de 1,5 mm sur les épaules et les aisselles pour faciliter la nage. Deux fermetures à glissière situées à l’avant et à l’arrière sont conçues pour faciliter le déshabillage, toutefois certains des testeurs ont trouvé la fermeture à glissière à l’arrière difficile à défaire en raison de la lanière un peu courte. Les manches amovibles permettent au swimrunner d’adapter la combinaison aux conditions de température, mais l’équipe ont trouvé que les manches fournies pour le test étaient trop larges et se desserraient lors de la nage. Les poches intérieures ventrales offrent un bon rangement pour les barres énergétiques et le matériel. L’équipe a estimé que la combinaison protégeait bien du froid, mais certains ont trouvé qu’elle aurait pu être plus souple autour des épaules, tandis que d’autres ont trouvé que la combinaison ne leur convenait pas aussi bien au niveau de la poitrine et était un peu courte au niveau du corps. La Limitless offre une bonne combinaison pour le swimrun à un bon rapport qualité / prix, mais elle aurait besoin de quelques améliorations dans le futur.

Arena

La marque Arena, créée au début de 1970 par le fils du fondateur d’Adidas, est aujourd’hui bien connue dans le milieu de la natation. Cette combinaison est la toute première combinaison swimrun de la marque. Elle est livrée avec de nombreuses fonctionnalités autorisant la pratique du swimrun de manière facile et confortable à la fois sur terre et dans l’eau. Elle est dotée de fermetures à glissière à l’avant et à l’arrière pour favoriser le déshabillage du haut du corps et le refroidissement. Elle est dotée d’un néoprène glideskin pour une bonne performance dans l’eau, de panneaux vert clair très extensibles sur les épaules donnant une bonne flexibilité et visibilité dans l’eau, ainsi qu’une liberté de mouvement en course. Du tissu néoprène renforcé a été ajouté sur les fesses pour une meilleure durabilité sur terrain accidenté. La poche située sur le côté de la cuisse se vide aisément. C’était confortable à la fois de nager, courir et bien gérer les transitions. La poche extérieure présente sur la cuisse facile d’accès pour un rangement facile, comme du gel ou un sifflet. Mais attention à ne pas trop la remplir car cela risque de compresser la cuisse. La vive couleur verte a ajouté un sentiment de sécurité lors de la natation à proximité de bateaux. Le matériau est durable et nous pensons que beaucoup peuvent prendre cette combinaison comme « deuxième option » dans la penderie. C’est une excellente option pour le nageur débutant qui ne souhaite pas dépenser trop d’argent mais qui veut tout de même une bonne combinaison de swimrun performante.

Ark Korp 01

La combinaisons ARK Korp est commercialisée comme un modèle polyvalent, durable et résistant aux griffures, et qui convient à tous les types de courses de swimrun.  Elle possède une «ceinture principale» de panneaux Yamamoto de 3 mm sur la poitrine offrant une protection thermique avec une résistance au frottement réduite, une poche arrière à fermeture à glissière montée au centre et des coutures étanchéifiées.  Les jambes et les bras (amovibles) sont fabriqués en jersey néoprène épaisseur de 1 mm, ce qui le rend doux à la fois pour courir et nager. L’ARK Korp est destiné à ceux qui débutent dans le swimrun. Elle est moins souple que le modèle Ornö, mais procure quand même de très bonnes sensations en swimrun. Prenez le temps de d’enfiler la combinaison avant l’achat, car elle est conçue pour être bien ajustée au corps. Combinaison la plus légère du test, elle offre moins de flottabilité que les autres, ce qui est acceptable pour les swimrunners expérimentés ou bien les habitués du pull buoy. Elle possède une longue fermeture à glissière à l’avant, ce qui permet de baisser le haut relativement aisément, bien que certains testeurs aient constaté qu’ils avaient besoin d’aide. La poche arrière bidirectionnelle offre un bon volume et permet de piocher à l’intérieur sans peine avec les deux mains grâce à sa position centrale. Cette combinaison est excellente pour la course à pied car elle offre une très faible résistance aux jambes et au torse. Les bandes en caoutchouc aux extrémités des membres maintiennent la combinaison en position et empêchent la pénétration d’eau. Si vous êtes frileux par nature, une couche thermique supplémentaire sous la combinaison est indispensable si vous évoluez dans des conditions plus froides ou pour des courses plus longues. Comme avec toutes les combinaisons noires, elles offrent moins de visibilité dans l’eau.

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Ark Vigg

La combinaison ultra-légère Ark Vigg a été affublée du surnom  affectueux «pyjama confortable» par les testeurs l’équipe, car elle était un changement bienvenu par rapport aux combinaisons traditionnelles plus épaisses. C’est une combinaison qui convient surtout aux bons nageurs. Elle est composée d’un néoprène ultra-fin et d’un textile tissé à très élastique et d’un long zip frontal. La Ark Vigg est respirante, ce qui convient pour la course à pied. Elle est également livrée avec un «Masterbelt», une ceinture en néoprène plus épaisse de 1 mm et une conception anti-fuite au niveau du col. Elle possède une poche arrière double (fente) recouverte d’un rabat chevauchant. L’Ark Vigg est probablement la combinaison la plus légère au monde et une excellente option pour les courses de sprint courtes ou les courses de swimrun dans des climats plus chauds. Il s’agit d’une combinaison suffisamment mince pour ne pas avoir à enlever le haut durant les courses à pied courtes, toutefois certains testeurs avaient eu besoin d’aide pour le déshabillage de la partie haute. Avec son matériaux ultra fin on peut se poser des questions sur sa durabilité pour les swirunners les moins souples. Bien que tout le monde ait trouvé la Vigg excellente pour la course à pied, elle présente très peu de flottabilité dans l’eau et la poche arrière se révélait parfois difficile d’accès en fonction de ce qui y était stocké pendant le test. On sentait les objets plus grands à travers le matériau, mais des petits objets étaient difficiles à identifier et à extraire de la poche. Ceux qui sont habitués aux trifonctions ou de swimrunner avec jammer et top seront familiers avec l’ajustement serré de la Vigg.

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Ark Ornö 02

ARK Ornö 02 (version 2) est la combinaison ARK couronnée avec succès lors des championnats du monde ÖTILLÖ 2018. Elle présente un design minimaliste avec un faible poids utilisant un néoprène Yamamoto à base de calcaire et d’une doublure UltraFlex. La combinaison est flexible et dispose d’une conception anti-fuites autour du cou et au niveau des manches afin d’empêcher les entrée d’eau. Les manches amovibles sont en néoprène de 1 mm d’épaisseur. Ce modèle est composé du «Masterbelt» le plus épais d’ARK avec des panneaux de 4 mm et sa longueur de fermeture à glissière a été augmentée de 2,5 cm par rapport à la version 1. Cette combinaison est très flexible autour des épaules avec un ajustement serré. Comme pour les autres modèles ARK, il est important d’avoir un bon ajustement. Elle offre un peu plus de résistance au froid par rapport à la Korp, mais reste une combinaison pour nageurs ne craignant pas le froid. La différence de prix entre les 2 modèles se fait sentir à la fois en terme de confort et de vitesse. C’est la combinaison à choisir si vous courez des courses courtes et des conditions de froid pas trop dures. Étonnamment, il n’était pas si difficile de baisser la combinaison sur les hanches grâce à la fermeture à glissière avant rallongée. Mais notez que si vous n’êtes pas très souple des épaules, vous aurez probablement besoin d’aide pour mettre la combinaison sur les hanches. Elle est rapide dans l’eau, très facile à nager grâce à la flexibilité des matériaux. les nageurs moins forts devront probablement y ajouter de la flottabilité. Elel est très confortable en course à pied grâce à son faible poids et au peu de résistance qu’offre le néoprène fin. La Ornö 02 est livrée sans poches, ce qui est idéal pour les courses courtes. Toutefois, en entrainement ou si vous faites une longue course, vous devrez trouver des moyens alternatifs de stocker l’équipement obligatoire, l’alimentation solide ou liquide. Elle représente un excellent choix pour le sportif de haut niveau pour des distances courtes.

Colting Go

La Colting Go, avec un matériau sur les fesses en Jersey résistant à la déchirure est faite pour des conditions difficiles. Il intègre le néoprène Yamamoto flexible pour une meilleure mobilité et une réduction de la fatigue des épaules, un panneau offrant une flottabilité accrue au niveau du ventre pour une meilleure position dans l’eau et un matériau plus fin aux jambes pour une liberté de mouvement optimale durant la course. On trouve d’autres caractéristiques comme un sifflet en cas d’urgence et des bandes d’étanchéité aux bras et aux jambes pour empêcher l’eau d’entrer. Elle a été conçu avec une fermeture à glissière très longue à l’avant facilitant le déshabillage du haut du corps et dotée de 2 poches à l’arrière. L’équipe a rapidement apprécié la Colting Go. Elle taille très bien, offre une grande flexibilité pour la natation et la course à pied et dispose d’un matériau pour les bras et les jambes plus agréable que pour la version de l’année dernière. Elle protège également très bien du froid des lacs de montagne italien, et est rapide en natation. La très longue fermeture à glissière sur le devant autorise un déshabillage seul assez facile même en l’absence de fermeture à l’arrière, et les poches à l’arrière sont assez grandes pour y glisser toute votre main. Le sifflet attaché par une lanière au zip sur le devant peut être un agaçant lors de la course à pied, mais c’est un problème commun à la plupart des combinaisons. Par rapport à l’année dernière, l’équipe a constaté des améliorations, mais les couleurs vives des épaules de l’ancien modèle, qui donnaient une meilleure visibilité dans l’eau, ont manqué. Cette combinaison est la deuxième moins chère du test et la meilleure combinaison qualité-prix pour les nageurs débutants et avancés

Colting SR03

La Colting SR 03 (version 3) présente des panneaux de combinaison de 1,5 mm d’épaisseur, à l’exception des côtés qui font 0,8 mm pour offrir une élasticité accrue, ce qui en fait l’une des plus minces du marché. Le néoprène Yamamoto (39 et 40) est utilisé pour une flexibilité, une durabilité et une rétention maximales de la chaleur. Les panneaux latéraux extérieurs extra fins des jambes augmentent la mobilité en courant et lors des sorties d’eau. Des textiles différents à l’avant, à l’arrière et entre les jambes visent à la rendre plus durable. La nouveauté du modèle de cette année est la «cuisse Power» ajustable, qui est une poche en filet à l’intérieur, dans laquelle vous pouvez insérer des panneaux de mousse de tailles différentes (versions petite, moyenne et grande) en fonction de vos besoins. La SR 03 est équipée d’une grande poche dans le bas du dos avec des entrées des deux côtés et de deux poches à l’avant pour les plus petits appareils. La combinaison comporte 2 fermetures éclair; une longue fermeture à glissière à l’avant et une fermeture à glissière au dos plus courte facilitant l’aération et la ventilation, et «All Seal» pour un ajustement plus serré autour des jambes et des bras afin d’empêcher la pénétration de l’eau. L’équipe d’essais a bien aimé cette combinaison, en particulier dans les eaux froides du nord de l’Italie. La SR 03, comme les versions précédentes, est une combinaison très rapide dans l’eau et souple, en particulier au niveau des épaules. La possibilité d’ajouter des panneaux de flottabilité supplémentaires est une fonctionnalité intéressante, ce qui signifie qu’un bon nageur peut choisir de ne pas utiliser de pull buoy. Les nombreuses poches permettent un excellent stockage. Il était étonnamment facile de porter la combinaison même avec l’ajout d’épais panneaux de flottabilité supplémentaires sur les cuisses. Comparé à d’autres combinaisons, elle est livré avec de longs bras fixes, ce qui est idéal pour les conditions les plus froides, alors que si vous pratiquez le swimrun dans des conditions chaudes, vous voudrez peut-être les couper. Comme pour toutes les combinaisons, il est important de trouver une bonne taille car certains membres de l’équipe, plus petits, ont trouvé le cou un peu serré. Au total, la troisième évolution de l’excellente SR01 est une excellente option polyvalente pour les entraînements et les courses de natation de courte ou longue durée, pour les nageurs de natation débutants et expérimentés ou de haut niveau, et en particulier pour ceux qui souhaitent limiter l’utilisation d’équipements supplémentaires.

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HEAD My Boost Pro

Venant de la marque qui a inventé les combinaisons de swimrun, on attend toujours des innovations dans les combinaisons HEAD, et la MyBoost Pro ne déçoit pas, entre autre en gagnant les championnats du monde ÖTILLÖ 2019. Elle est composé de néoprène à cellules d’air de 4 mm, avec une surface «peau de glisse» sur la poitrine et des poches ajustables sur les cuisses et la poitrine pour ajuster la flottabilité et la position dans l’eau. Le néoprène en peau de glisse de 1,5 mm sur les bras et les épaules offre une flexibilité maximale. Les manches amovibles sont fabriquées en néoprène extra-élastique de 1,5 mm avec une manchette de 2,5 mm. Les bras et les jambes ont le même type de manchon en néoprène qui se ferme étroitement pour créer un effet anti-fuite, minimisant ainsi la résistance à l’eau. Le néoprène flex double face de 2 mm au niveau des hanches et des cuisses offre une grande flexibilité pour la course  à pied. Un système de poche multifonctionnel peut être utilisé pour personnaliser votre combinaison, pour ajuster la flottabilité sur la poitrine et aux cuisses ou pour transporter un équipement supplémentaire. Ce concept de customisation est excellent et bien conçu. Cette combinaison comporte de nombreuses poches pour le rangement, notamment une poche arrière avec fermeture à glissière et des boucles de remorquage en nylon à l’avant et à l’arrière pour la longe. Cette combinaison est bien ajustée mais taille légèrement petit. Une fermeture à glissière à l’avant et à l’arrière facilite la descente, mais les testeurs ont estimé que la glissière à l’avant pouvait être améliorée en la rendant plus longue pour laisser plus de place aux plus grandes plaquettes pour ceux qui rangent leurs plaquettes sur le ventre. La performance en natation était très bonne, offrant une bonne mobilité des épaules et une bonne flottabilité pour l’équipe de test, avec ou sans les coussins de flottaison supplémentaires. Le tissu rouge à l’arrière de la cuisse procure une souplesse supplémentaire appréciable en course à pied. La protection contre le froid était l’une des meilleures du test. L’équipe a beaucoup aimé cette combinaison et ses multiples options de customisation.

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Huub Auron 3:5

La combinaison Huub Swimrun Auron est composée de nylon double-face flexible avec un panneau arrière résistant à l’abrasion pour une durabilité accrue et des poches de rangement à l’avant et à l’arrière. Avec un accès uniquement par zip frontal elle est difficile à enlever pour ceux qui ont des épaules peu souples. La flexibilité des épaules est vraiment bonne mais le reste de la combinaison est plutôt raide. En nageant, les bras et les jambes s’ouvraient et laissaient de l’eau entrer et pendant la course à pied les jambes n’étaient pas aussi flexible qu’on l’espérait. La poche arrière est facile à atteindre mais difficile à utiliser pour ceux qui ont de grandes mains. Le matériau rouge offrait une assez très bonne visibilité dans l’eau, un bon point pour la sécurité. L’équipe de test a trouvé que la taille était déroutante et en particulier les versions pour femmes étaient d’une taille très différente de celles qu’on pourrait espérer. La Huub Auron est une combinaison dans le segment de prix inférieur et l’équipe a estimé que cette combinaison serait adaptée à un entraînement léger ou à une combinaison de course pour des températures moyennes.

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Orca Perform

L’Orca Perform est une combinaison de haute qualité Yamamoto qui offre une flottabilité ajustable grâce à des inserts de flottaison supplémentaires. Elle comporte des zips devant et derrière et de multiples poches internes et externes. Avec des manchons amovibles, cette combinaison permet à l’utilisateur de s’adapter aux conditions et aux préférences changeantes. L’équipe de test a trouvé que cette combinaison était très confortable et flexible à la fois pour la natation et pour la course à pied, bien que certains aient commenté son ajustement serré. La deuxième fermeture à glissière à l’arrière permet de l’enlever facilement. La possibilité de combiner les inserts sur les jambes pour augmenter la flottaison ou de les retirer pour bénéficier d’une plus grande liberté de mouvement pourrait être particulièrement utile pour les personnes souhaitant personnaliser leur flottabilité. La poche arrière est dotée d’une bonne longueur de fermeture à glissière, mais elle s’ouvre vers le haut, contrairement à la plupart des marques et peut donc dérouter certains utilisateurs. Différentes poches à l’avant et à l’arrière offrent suffisamment de rangement et sont facile d’accès. La petite poche avant supérieure peut être difficile à trouver au début. L’équipe a été particulièrement impressionnée par le sifflet de cette combinaison. La flexibilité procure une bonne performance de nage avec un excellent mouvement des épaules, tandis que le tissu dans les jambes est suffisamment élastique pour une bonne course à pied. Compte tenu de son matériau fin la combinaison pourrait être un peu froide pour certains. Ceci est une excellente combinaison avec beaucoup d’options pour l’adapter à vos préférences.

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Orca RS1

La troisième génération de la combinaison Orca RS1 est dotée de manches amovibles et d’une construction légère (Yamamoto 44) visant à offrir une flexibilité maximale aux nageurs les plus rapides. Le long zip d’ouvrir complètement le devant, comme une veste, pour vous permettre de refroidir sans avoir à le retirer complètement pendant les courses. Certains membres de l’équipe d’essais ont apprécié cette nouvelle approche, tandis que d’autres ont trouvé qu’elle était difficile à remettre, en particulier sur des terrains techniques ou avec les plaquettes. Cela signifie que le la thermorégulation est plus facile par températures modérées, mais par temps chaud, vous avez encore du néoprène sur le dos et risquez de surchauffer. L’Orca RS1 comporte une maille élastique dans la partie inférieure, ce qui signifie une plus grande souplesse autour des jambes en course, mais une partie de l’équipe a trouvé les jambes et surtout la taille un peu trop larges. Les poches intérieures en maille élastique vous permettent d’associer cette combinaison avec l’Orca Swimrun Pad afin de renforcer votre flottabilité en fonction de vos besoins. Mais l’équipe a constaté que si vous ajoutiez trop de rembourrage à la flottabilité sur les cuisses, il y aurait une perte de flexibilité pendant la course, en particulier si vous avez des muscles de cuisse bien développés. En général, cette combinaison vaut vraiment la peine d’être essayée.

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NU Triton 2.0

Triton 2.0 (version 2) de NU Complements est fabriqué en néoprène Yamamoto (38 et 39). Des panneaux de 1,5 mm sous les bras et les jambes offre une grande flexibilité, 2 mm sur les manches empêchent l’eau de pénétrer sous la combinaison et des panneaux jusqu’à 8 mm d’épaisseur sur les jambes et le ventre facilitent la flottaison. Les panneaux jaunes procurent une excellente visibilité dans l’eau. La combinaison est agréable en natation et en course à pied. Peu d’eau rentre en nageant, mais attention comme pour toutes les combinaisons avec points de compressions aux poignets si l’eau rentre par le cou, elle ne peut pas ressortir. Le matériau offrait une bonne protection thermique, mais comme pour toutes les combinaisons à 1 zip, elle est difficile à mettre sans l’aide d’un.e partenaire. Cette combinaison a des manches supplémentaires que les testeurs, surtout les plus musclés, ont trouvé difficile à remettre mouillé. Comparé à la version précédente (1.0), ce modèle a une poche arrière plus grande, ce qui signifie qu’il va stocker la plupart des choses que les gens veulent, mais l’accès est trop étroit pour les mains les plus grandes. Globalement, c’est une très bonne combinaison.

Speedo FastSkin

La Fastskin a été spécialement conçue pour les courses mais partage certaines caractéristiques de la Speedo Light (Yamamoto, SCS). Elle possède des panneaux plus flexibles sur les épaules et les jambes pour faciliter les mouvements lors de la nage et de la course. Avec une fermeture à glissière à l’avant et à l’arrière elle devrait être facile à enlever. Cependant certains membres de l’équipe ont trouvé qu’il était difficile de la mettre en raison de la coupe serrée des jambes par rapport au tronc et bras. Des panneaux de 4,5 mm augmentent la flottabilité et améliorent la position du corps lors de la nage. Les avant-bras sont dotés d’un «Vortex Stroke System» conçu pour s’ouvrir au cours d’une nage afin de «capter» plus d’eau. Des passants de ceinture renforcés à l’avant et à l’arrière permettent de connecter une longe directement à la combinaison. Un panneau anti-abrasion sur les fesses augmentent sa résistance. La poche extérieure comporte des trous de drainage, ce qui semble être une bonne idée. Les poignets et cuisses comportent un scellé qui empêchent l’eau d’entrer dans la combinaison en nageant. Les testeurs ont apprécié la souplesse du matériau qui procure une bonne rotation des épaules en nageant et une position agréable dans l’eau étant donné ses panneaux plus épais. Il était difficile d’évaluer l’assistance fournie par le système Vortex, en particulier dans les eaux agitées, mais la logique est là: avec une bonne technique et une force adaptée, si vous attrapez d’eau plus vite vous devriez pouvoir aller. Il était facile de baisser le haut en courant, mais difficile à remonter compte tenu de l’ajustement serré autour des avant-bras. Assurez-vous de l’essayer avant d’acheter. La matière autour du cou a provoqué des brûlures chez certains membres de l’équipe. Comme pour le modèle léger, les panneaux jaunes FastSkins facilitent la détection des eaux, un bon point pour la sécurité.

Speedo Light

La Speedo Light est conçue comme un produit d’entrée de gamme destiné à attirer de nouveaux clients dans la gamme d’entraînement et de course. Elle comporte des panneaux épais en néoprène Yamamoto (39) de 3 mm d’épaisseur à l’avant des cuisses pour favoriser la flottabilité, des panneaux de 2 mm d’épaule pour plus de légèreté et de souplesse, un panneau anti-abrasion sur les fesses, une poche extérieure avec trous de drainage et des manches jaune vif. La combinaison est assez ajustée, légère et est très flexible, en particulier autour des épaules. Elle est aussi agréable pour courir. Par contre le tissu du jersey n’est très chaud et la combinaison n’est pas aussi hydrodynamique que les modèles utilisant plus de néoprène, Les nageurs les moins fort auront avantage à ajouter le plus de flottaison (pull buoy) possible. La petite poche sur la cuisse est facilement accessible, mais si elle est pleine elle ne semble pas très hydrodynamique. Peut-être un bon endroit pour stoker le bonnet et les lunettes. Compte tenu de son ajustement serré, il est difficile de l’enlever, mais dans l’ensemble, c’est une combinaison décente d’entrée de gamme et les courses plus courtes par temps chaud. Nous avons aimé la couleur jaune vif qui est facile à repérer dans l’eau, un gage de sécurité.

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Utter Starter

La marque française Utter a produit une nouvelle combinaison colorée comprenant des fermetures à glissière à l’avant et au dos pour permettre une réduction ou une ventilation aisée. Le matériau extensible signifie qu’il est confortable mais aussi résistant à l’usure. Pour augmenter la flottabilité, il est livré avec un large panneau de néoprène de 5 mm sur le torse et le ventre et des panneaux de 8 mm sur les cuisses, placés pour une bonne flottabilité et une bonne position dans l’eau. Il y a 3 poches, 2 à l’intérieur à l’avant et une grande poche extérieure à l’arrière. Cette combinaison est également dotée du système «Ti & Seal» pour sceller les bras et jambes. Comme pour toutes les combinaisons, veillez à ce que votre taille soit bien ajustée afin d’éviter toute infiltration d’eau autour des bras ou des cuisses. En effet si l’eau rentre par le cou, le «Ti & Seal» l’empêche de s’évacuer… Nous avons trouvé que la Utter était une bonne combinaison pour nager avec un bonne souplesse au niveau des épaules. Les panneaux rouge / bleu offraient également une bonne visibilité dans l’eau. C’est une combinaison facile à mettre et enlever. C’est une bonne option pour un prix raisonnable.

https://lh5.googleusercontent.com/jF857gLHlC2tkhOHxlp7nJWuQFhRm2UDAA4q5SLSHCx-skR_6prH03nkbyy-PAoiGjYy6Ny0FhWLagaNKAMPoWNjV7k-PFJu7LzbCOj7JSgtplCJoB5l_eJrAc7bXiIGG11k5fO4

Utter Vassiviere Sleeveless

La combinaison Utter Vassiviere est basée sur le néoprène Yamamoto de 4 mm d’épaisseur (SCS, Super Composite Skin). Sans manches, elle est destinée aux entraînements et aux courses par temps chaud. Pour compenser l’absence de manches, un grand panneau en néoprène Aerodome à l’avant vise à améliorer la flottabilité, alors qu’un tissu plus léger à l’arrière facilite l’évacuation de la chaleur. Les jambes ont une doublure en jersey pour plus de flexibilité et de durabilité et des panneaux Aerodome de 7,5 mm sur les cuisses. Le système «Ti & Seal» scelle les bras et les jambes à ne pas absorber d’eau, tout en conservant la possibilité de raccourcir un peu les jambes. Les panneaux ont ajouté une bonne flottabilité et une bonne position dans l’eau. Cette combinaison était relativement facile sauf si vous avez les épaules peu souples en raison d’un seul zip avant. Les poches étaient facilement accessibles, mais l’entrée de la poche arrière est étroite et donc difficile à utiliser si vous aviez de grandes mains. Il a été noté que sans matériau couvrant les aisselles ou autour des épaules des frottements peuvent apparaître lors de longues courses ou lors de la nage dans de l’eau plus salée. Nous vous recommandons d’essayer ce type de combinaison de natation avant de l’acheter. L’équipe d’essais a estimé que cette combinaison serait bien adaptée aux conditions les plus chaudes, notamment en raison de la liberté de mouvement qu’elle procure en nageant.

/World of Swimrun, Swimrun France, Swimrun Germany, Swimrun UK, Swimrun Sweden, GoSwimrunPoland, Swimrun Croatia

Ötillö 2019: Les Frenchies

Les Français seront en force cette année à la finale de la série Ötillö, preuve de l’engagement des sportifs de l’hexagone dans le sport. Dans les trois catégories (Femmes, Hommes et Mixtes) on trouve des binômes qui visent une place sur le podium (voir la plus haute …), certains moins expérimentés qui veulent améliorer leur temps, mais aussi des novices. Les objectifs affichés sont variés, mais pour tous le premier but dans cette aventure est avant tout de finir. Voyons quelques-unes des équipes présentes.

Femmes

Avec seulement 25 équipes engagées, c’est la plus petite catégorie. Deux équipes Françaises seront présentes, avec des ambitions et objectifs variés.

Mako Sport – Dirty Harriets (Jess Harrison et Emma Davis (IRL))
Les deux anciennes triathlètes pro et olympiennes (Pékin et Londres) se sont qualifiées à Engadine. Jess est plutôt nageuse et Emma plutôt coureuse ce qui les rend complémentaires, mais elles n’ont en fait pas de vrai point faible, si ce n’est peut-être un manque d’expérience en swimrun relatif par rapport aux meilleures équipes femmes. Elles devraient néanmoins très bien figurer dans cette catégorie. Équipement : Jess étant la conceptrice des combi Mako, c’est sans surprise qu’elles ont opté pour des combis et manchettes Mako, chaussures Inov-8 210 et pull buoy swimrunners.

Good old French frogs (Sylvie Ferriol & Sophie Pejean)
Nageuses d’origine, elles n’avaient jamais couru jusqu’à l’âge de 40 ans … Avec 100 ans à elles deux et 3 3 enfants chacune, l’entraînement pour ce genre de course n’est pas tous les jours facile… Elles espèrent que cette course puisse rester accessible à des sportives « classiques » comme elles, car elles ont l’impression que le niveau s’élève inexorablement … Gageons que de grands sourires seront présents à Utö sur leurs visages. Équipement : combi Utter, chaussures salomon et inov8, pull classique.

Hommes

90 équipes dans cette catégorie, la plus fournie du plateau. Les Français sont nombreux, certains avec de bonnes chances de jouer les premières places, d’autres espérant surtout prendre du plaisir.

Team Envol (Nicolas Remires & Julian Dent (AUS))
Nicolas est bien connu sur le circuit avec de très belles places sur l’Ötillö au cours de ses 5 participations. Vivant en Suède il connait parfaitement le parcours et ses secrets. Toujours dans le coup, est-ce que 2019 sera son année ? Associé avec l’Australien Julian Dent ils forment une équipe solide, plutôt coureurs mais confiant en général sur les natations. Une équipe à suivre. Équipement : Chaussures: vivobarefoot Tempest, Combinaison: Head myBoost SL, Pullbuoy: Double Piraya de Swimrunners, Plaquettes Strokemaker size 2, palmes Olander Swimrun et lunettes Head Diamond, nutrition Precision Hydration.

Head Gravelines Triathlon (Franck Martin & Guillaume Heneman)
L’équipe de Graveline est issue du triathlon mais leur force réside dans la natation. Avec une troisième participation pour Guillaume et une seconde pour Franck, ils commencent à avoir une bonne expérience qui devrait les server tout au long de la course. Équipement: Combi HEAD, chaussures Salomon Amphibian et pullbuoy Swimrunners.

Team Gravity Race Talon d’Achille (Benjamin Colchen & François Lervant)
Nageurs à la base mais avec de jolies références en trail (TDS, Pierra Menta), l’équipe a été prévenue à la dernière minute de leur qualif, et arrive donc avec une preparation limitée. Objectif découvrir, pour mieux revenir en 2020 ! Équipement: Colting et Inov 8 trail talon 235.

SENE 56860 (Le Padellec Renan & Texier Jocelyn)
Avec beaucoup d’expérience en natation et un joli palmarès en swimrun (Engadin x2, Hvar, Utö, Costa Brava, Cannes, Troll Enez), l’équipe va découvrir l’archipel pour la première fois et vise logiquement d’abord de rejoinder Utö et vivre pleinement cette aventure. Équipement: Ark, Inov 8 et La sportive Hellios, Sous-couche Orca.

Les Vieux Neptuniens #1 (Mehr Jean-Nicolas & Brochen Yann)
Qualifiés au Ranking, on croise souvent sur les courses les Neptuniens et leur supporters animés 😉 . Nageurs à la base, ils visent pour leur première participation Ötillö de « finir mort ou vif mais tout en prenant un maximum de Plaisir”. Équipement: pull boy decathlon premier prix, plaquettes Malmsten Handpaddles size 3 red, chaussettes Gococo, lunettes suédoises Decathlon premier prix.

Swimrun Côte d’Azur Head (Christophe Charpentier & Olivier Fernandez Semeria)
Qualifiés au Ranking les organisateurs du Swimrun Côte d’azur sont aussi des bizuts à l’Ötillö. Avec un bon background en endurance, ils finiront avec le sourire à n’en pas douter. Équipement Head Swimming, Myboost pro, pull buoy suédois “double suppo”.

No Limit (Stéphane Herniou & Cyril Marchant)
Anciens nageurs de haut niveau, Stéphane et Cyril se sont qualifiés au ranking avec Hvar 2018 et Cannes 2018. Pour une première participation à ÖtillÖ leur objectif sera de prendre du plaisir et d’aller au bout. On peut quand même s’attendre à les trouver à leur avantage dès la première natation. Équipement : Combi Head my boost SL (sans manche), chaussures profile route/chemin, pull, plaquettes et longe.

Pop’s team (Thomas Guerry & Pierre Auger)
Encore une équipe issue de la natation et water-polo ! Équipiers depuis 2 ans et demi, c’est leur seconde participation à la finale. Pour cette édition 2019, leur objectif sera de boucler une seconde fois cette magnifique journée de course tout en essayant d’ameliorer notre temps de l’an passé! Équipement: combi manches courtes shorty, plaquettes, pull buoy et longe, plus manchons pour Pierre. A noter qu’ils partent en semi autonomie eau/gel car ils estiment que les ravitos peuvent être assez espacés.

Team HEAD – Sud Running (Nicolas et Hugo Tormento)
Les deux frères sont d’anciens nageurs de haut niveau. Mathieu Poullain, le partenaire de Hugo étant blessé, ce dernier s’est tourné vers son frère. Première participation à la finale pour Nicolas, seconde pour Hugo, Avec un chrono de moins de 9h pour ce dernier, on peut s’attendre à les voir à leur avantage, en particulier lors des premières natations. Équipement : version short sleeve de la SwimRun HEAD MyBoost, chaussures fournies par le magasin marseillais Sud running. Ils emmènent avec eux un pull buoy et une longe pour garder le contact durant les parties natation.

Black & Yellow (Audoin Louis & Palous Philippe).
Philippe a gros passé de traileur (6 UTMB etc), alors que Louis est plutôt triathlète. Philippe a envoyé un dossier de qualification sans en parler à Louis … de quoi discuter pendant 65km de course à pied ! Les froid et un souci à la cheville sont leurs principales préoccupation, ce qui explique que malgré leur niveau ils visent avant tout de finir cette pour cette première participation. Équipement : Combi Aquaman, chaussures Scott kinabalu RC 2.0, et pull buoy.

Silver Jackals (Xavier Le Meut & Marc Fortier-Beaulieu)
Qualifiés par le programme 7/24 (sept courses dont cinq labels Ötillö et deux « merit races », en moins de deux ans) ils ont une bonne expérience de leur binôme et du swimrun. Xavier est plutôt nageur, Marc plutôt coureur, ils sont complémentaires. Préparation séparée (Majorque et Cantal pour Xavier, et Montagne ardéchoise et son sublime lac d’Issarlès pour Marc), ce qui ne doit jamais arrêter un binôme. Équipement : Marc a opté pour Combis Mako et Chaussures Inov8 X-Talon 210, Xavier pour combi Head et chaussures La Sportiva.

Mixtes

Courir en équipe mixte est l’une des magnifiques particularités de swimrun. Mais ne vous trompez pas, le maillon le plus faible n’est pas toujours celui que vous croyez ! La complémentarité est essentielle, et on trouve souvent une alternance des rôles de leader entre la natation et la course à pied. On trouve aussi plusieurs couples qui partagent dans la vie et dans le sport leurs passions, de quoi alimenter les discussions lors des longues soirée d’hiver … Avec 46 équipes engagées, c’est une catégorie au niveau très relevé.

Swimrun the Riviera (Alexandre & Kate Bermond)
Le couple Niçois bien connu dans le milieu swimrun et organisateurs du superbe Swimrun The Riviera n’en est pas à sa première participation. Plutôt nageurs mais avec un background aussi en triathlon, ils ont pour objectif de batter leur meilleur chrono de 10h56. Équipement: Ark, Pegasus trail, pull buoy suédois.

Ul’Team (Camille Marchand & Julien Antoine)
Camille et Julien forment un binôme unique, pur fruit du virus 666 swimrun et de la magie de ce sport. Leur rencontre date de 2016 à l’arrivée de l’ÖtillÖ, sur Utö, « The Island of Love ». Ils avaient couru chacun dans des équipes différentes … et depuis ils ne se sont plus quittés ! Plutôt nageurs, le parcours ne les avantage pas forcément, mais l’objectif sera, comme tous les ans, de terminer la course, et si possible en améliorant leur temps de l’an passé. L’important sera de profiter à fond de l’ambiance, des paysages et de la magie du site. Équipement : Combi Utter Gear, chaussures de trail Saucony Peregrine, plaquettes et pull buoys.

Les Z’écureuils (Celine & Christophe Schneider)
Seconde participation a Ötillö. Qualification au ranking. Ils sont plutôt coureurs et leur objectif est le même que l’année dernière : aller au bout en prenant un max de Plaisir, avec peut-être un peu plus de vagues. Équipement : Orca et inov8. Pull-buoy pour les 2. Chaussettes Ötillö. Cagoules et/ou bandeau Néoprène. Dessous Néoprène ou merinos selon la température. Et ceinture type flipbelt pour emporter du ravito.

Team Head Crownhealth Challenge (Marx Laurence & Valette Laurent)
Une nageuse et un traileur pour un beau partage des disciplines, chacun apportant son point fort et une belle complémentarité. Leur point fort, leur régularité ! Laurent participe à sa 3ème finale alors que pour Laurence c’est une première participation. Qualifié grâce à leurs partenaires HEAD et Crownhealth au travers d’un défi de la saison qui était d’être présent dans tous les sprint et les longs de l’année. Équipement : Combinaison Head myboost et pull buoy suédois pour tous les deux.

NadZa Head (Nadja Van Camp (BEL) & François Dubuc)
La sympathique équipe franco belge mixte s’est qualifiée au ranking. Pour leur seconde participation après l’édition mémorable de 2017, leur objectif est de finir en en profitant le plus longtemps possible. Slow start et finish slower est généralement leur tactique… Verrons-nous les larmes quasi traditionnelles de François à l’arrivée ? … 😉 . Équipement : Combi head my boost, chaussures salomon. Amateur de gros pull !!

Team Envol HEAD Occitanie (Eric Mackowiak & Valerie Bourgis)
Anciens triathlètes Eric est plutôt nageur et Valérie plutôt traileuse. Second au ranking leur objectif est de terminer cette première finale et surtout prendre beaucoup de plaisir pendant la course et également avec tous les athlètes et organisateurs de cette grande famille du swimrun. Équipement : Valérie: combi HEAD Myboost avec manches, lunettes Head, pull suedois rigide, plaquettes Tyr catalist stroke XS, chaussures VJ sport I rock 2, Eric: combi HEAD myboost sans manches, big pull buoy swimrunner noir, plaquettes Tyr catalist stroke XL, chaussures brooks caldera 2.

Chrisclaire BSC (Claire Thibult & Christophe Leray)
Équipe mixte Bordelaise issue du triathlon (BSC coaching). Ils se sont qualifiés aux 1000 Lakes en finissant 2eme mixte. Claire est plutôt coureuse, Christophe est un athlète polyvalent (coureur et triathlète). Pour leur première participation ils s’attendent à des difficultés, l’inconnu, le cadre magique, la gestion des limites et l’ambition de partager cela ensemble. Équipement varié. Claire : combi Orca, chaussures de trail salomon, jambières z3rod, bonnet en néoprène, lunettes speedo, pull buoy décathlon et plaquettes. Christophe : combi HEAD (merci « runstore Bordeaux), chaussures de trail Scott, jambières Utter, lunettes aréna, pull buoy Tyr, et plaquettes.

Team Barbinator (Thierry Pelet & Emilie Comyn)
C’est une équipe un peu atypique, Émily venant du ski et du triathlon alors que Thierry a un passé au haut niveau dans plusieurs domaines liés (course pied, triathlon, cross country). Dans cette équipe au profil plutôt coureur, il aura à cœur de donner le tempo tout en préservant les forces du binome dans cette course d’endurance. Équipement : Combinaisons Colting SR02 + calf guard, Pull-buoy suedois, Chaussures Salomon S-Lab XA Amphib pour Émily et Salming OT Comp pour Thierry, ceinture de running Sammie pour flasque 500 ml, gels, barres, longe si inutilisée, bonnet.

Team Envol Ticino (Alexis Charrier / Sabina Rapelli (SUI))
Binôme complémentaire, Alexis est nageur de base mais aime le trail et Sabina est plutôt coureuse à pied. Ce sera la première participation pour Alexis, seconde pour Sabina. Ils visent avant tout à s’amuser et profiter des plaisirs en trail et en eau libre! Objectifs: Donner le meilleur d’eux même et profiter! Qualification directe aux Isles of Scilly. Équipement : HEAD Aero, Vivobarefoot, Pull buoy Piraya.



Crédit photos multiples, Otillo pour beaucoup, toutes les photos étant fournies par les binômes

Test chaussures swimrun 2018

Les chaussures sont fondamentales en swimrun et après les combinaisons elles représentent l’équipement le plus onéreux. Peu importe la chaussure que vous choisissez, elle doit s’adapter à votre pied, vous devez vous sentir à l’aise, elle doit offrir un bon grip et correspondre à votre technique de course. Vous trouverez des chaussures pour toutes sortes d’environnements et de terrains tels que l’asphalte, sentiers, graviers, rochers glissants, abrasifs, sablonneux etc. Mais puisque presque tout le monde nage avec les chaussures aux pieds, il est également primordial que le matériau ne retienne pas trop d’eau et qu’il draine rapidement l’excès d’eau dès les premiers mètres de course à pied. En dehors de cela, il y a plusieurs autres caractéristiques importantes, mais dont la plupart sont liées à des préférences individuelles comme le poids de la chaussure, le drop, le soutien / amortissement et enfin leur prix.

En Avril 2018 Swimrun France (SR-F), World of Swimrun (WoS), Swimrun Germany (SR-G) et GoSwimrun Poland se sont associés à Hvar en Croatie pour le test annuel international d’équipement de swimrun. Pendant 3 jours, l’équipe a testé et délibéré au sujet de 7 types différents de chaussures de swimrun.

Chaque chaussure a été testée par l’équipe dans des conditions réelles de swimrun. Tous les commentaires ont été notés individuellement, et les caractéristiques de chaque chaussure ont été longuement analysées discutées.

Notre test n’est pas exhaustif car il existe d’autres chaussures qui fonctionnent très bien pour la nage, toutefois nous nous sommes concentrés sur les nouveaux modèles de chaussures sortis ces dernières années présentant un intérêt pour la communauté swimrun. Nous avons essayé d’apporter un peu plus d’objectivité dans nos test (comme la mesure du poids sec et mouillé, voir les tableaux en fin d’article), or il est évident que les opinions restent subjectives même si le nombre et l’expérience des testeurs-ses minimise ce dernier facteur. Les commentaires sont donc un résumé assez consensuel de toutes nos opinions.

VJ Sports Irock 2

VJ est une marque finlandaise fondée en 1981, axée sur le développement de chaussures pour les coureurs de haut niveau dans des conditions  exigeantes. Ils sont évidemment très bons dans ce qu’ils font puisque que l’Irock est devenue champion du monde OCR en 2014 et 2015. Nouvelles sur le marché swimrun, nous entendons de nombreux swimrunners vantant ces chaussures compte tenu de ses caractéristiques appropriées au swimrun. VJ Sports affirme avoir le meilleur grip au monde et nous avons tendance à être au moins partiellement d’accord. L’Irock 2 est une chaussure de course de trail légère avec un amorti doux au talon et à l’avant-pied. Elles offrent une prise en main stable grâce aux crampons en caoutchouc butyle et dispose du matériau Schoeller-Keprotec qui s’adapte très bien à votre pied, garantissant la légèreté des chaussures et ce même lorsqu’elles sont mouillées.

Cette chaussure est rapidement devenue l’une des favorites de l’équipe de test. Malgré son aspect « rigide » et « plastique », elle était étonnamment confortable à la fois sèche ou humide. Les chaussures offrent une adhérence presque parfaite sur les surfaces sèches et mouillées. Elles offrent une protection appréciable pieds lors de la course sur terrain accidenté. Aller vite dans ces chaussures en terrain technique difficile ainsi que surface plane n’est donc pas un problème. Malgré l’examen minutieux, l’équipe de test n’a rien trouvé qui nous déplaise. Cependant, le seul bémol pourrait être la vitesse à laquelle les chaussures drainent l’eau après avoir nagé; c’est la conséquence de la protection contre les chocs sur les coté des pieds. On peut y remédier en faisant quelques  trous pour évacuer plus vite l’eau, mais ou peut espérer une amélioration sur ce point de la part de ce fabriquant.

MERRELL All Out Crush Tough Mudder

Merrell est une marque qui existe depuis trois décennies mais peu connue en France. Ils ont lancé la Mudder All Out Crush Tough, qui est une chaussure de course trail durable et respirante. Elle comporte un film en TPU résistant à l’abrasion, une doublure en mesh respirante et des orifices de drainage. La semelle interne est fabriquée à partir d’une couche d’EVA intégrée qui est censée absorber l’impact des chocs rocheux et des obstacles, avec un tapis de protection qui protège les pieds des rochers sur le sentier techniques. La semelle extérieure est dotée de crampons qui offrent une adhérence à 360 degrés et libèrent les adhérences de boue facilement. Ces chaussures offrent une adhérence suffisante en cas de besoin. Il s’agit d’une chaussure qui s’adapte au coureur polyvalent qui n’a pas d’exigences spécifiques pour courir ou marcher avant-pied. La mousse offre une sensation de confort sur les terrains techniques et la chaussure est plutôt facile à nager avec, drainant l’eau rapidement après avoir commencé à courir. L’avant pied  est plutôt large ce qui donne plus d’espace par rapport aux chaussures de type étroit.

Salming OT Comp

Salming Running est une autre marque peu connue en France Ils ont lancé l’une des premières chaussures de swimrun au monde en 2016, et ils sont de retour avec une toute nouvelle chaussure de swimrun: l’OT Comp (Off-Trail Competition). Les crampons sont développés avec Michelin et conçus  pour une adhérence maximale, afin de permettre l’accroche maximale. Le dessus de la chaussure en maille légère permet un bon drainage de l’eau et une bonne respirabilité. Les zones latérales exposées à l’usure des terrains accidentés comportent des zones de renforcement RocShield et on se sent très protégé en terrain technique. Le caoutchouc utilisé dans la semelle extérieure OT Comp est le composé Michelins OCX, qui offre une très bonne adhérence sur les surfaces glissantes mouillées grâce à son composé adhésif spécial, mais aussi sur les surfaces sèches. Courir avec ces chaussures est très agréable et on voit que Salming a tiré des leçons de leur expérience. Elles drainent l’eau rapidement lors de la course et on se sent à l’aise pendant en nageant. La semelle de couleur vive offre également une bonne visibilité en nageant pour le second binôme. Nous aimons beaucoup cette chaussure et c’est une très amélioration de la dernière version qui était déjà d’un haut niveau.

Inov-8 X-Talon 210

Inov-8 est une des marques les plus populaires dans la communauté de swimrun depuis longtemps et nous avons vu beaucoup de différents modèles sur les courses. Nous avons testé les nouvelles X-Talon 210, une chaussure de course légère et flexible conçue pour la course à haute vitesse, sur le terrain doux comme extrême. Elles disposent d’une nouvelle semelle extérieure en caoutchouc « Sticky Grip », avec des crampons de 8 mm visant à fournir une meilleure adhérence que leurs prédécesseurs. L’an dernier, Inov-8 était l’un de nos vainqueurs de test et ils ne nous ont pas déçu cette année non plus. La chaussure offre un très bon confort, surtout sur le mouillé et épouse parfaitement le pied. Le grip est presque parfait en milieu humide et sec et est à égalité avec l’Irock 2. Le matériau retient très peu d’eau, il est très respirant et libère l’eau rapidement lors de la course après une natation. On se sent vraiment bien en natation avec ces chaussures légères et flexibles. Un autre avantage de la flexibilité est que vous pouvez facilement les plier sous la combinaison si vous voulez nager sans chaussures pendant les longues sections de natation. Si vous n’êtes pas habitué-es à courir sur un terrain technique, elles peuvent donner l’impression d’offrir peu de protection. Mais cette sensation de «liberté» que vous obtenez dans ce type de chaussure légère procure également une sensation d’être plus près du terrain lors de la course, c’est-à-dire que vous «sentez le terrain». Cette faculté améliore votre technique de course et votre capacité à courir sûr. C’est une autre favorite de l’équipe de test.

 Vibram Fivefingers V-Aqua Water

Ce fut une surprise pour l’équipe de test. Cette chaussure amphibie permet un mouvement naturel dans le terrain, et dans et hors de l’eau. Légère, mince, flexible, elle est aussi proche d’être pieds nus que possible, tout en gardant une petite protection. Il y a des perforations dans la semelle «Mega grip» durable pour permettre à l’eau de se s’évacuer rapidement. À l’intérieur, une fine couche de silicone dans la doublure empêche le glissement du pied. Ses caractéristiques pour le  swimrun sont indéniables. Elles offrent  très peu de résistance dans l’eau. Elles ne prennent et ne retiennent virtuellement pas l’eau. Il n’y a aucun laçage à s’inquiéter et aucun mouvement dans la chaussure. Si vous arrivez  à avoir un bon ajustement à votre pied, elles donnent l’impression d’avoir une paire de chaussettes. Cela peut toutefois être le défi pour beaucoup, car courir dans ce type de chaussure met une réelle pression sur votre technique de course et vous devez vraiment maîtriser l’avant-pied pour tirer le meilleur parti car elles ne fournissent aucun type d’amorti. Attention dans les rochers pointus, il vaut mieux savoir où on met son pied. Faire des courses plus longues avec ce type de chaussure en terrain technique exigera que vous vous entraîniez beaucoup, que votre tête et corps, vos pieds et vos jambes y soient habitués, que vous adaptiez votre technique de course et évitiez les blessures. Mais si vous maîtrisez tout cela, cette chaussure deviendra une très bonne option de swimrun. Elles sont les plus légères, performantes dans l’eau et sont les moins chères  de toutes les chaussures testées. Sûrement, nous verrons plus de ceux-ci dans des courses de swimrun plus courtes et moins techniques dans le futur.

VJ Sports Amas Sarva 2

C’est une autre chaussure de la société VJ Sports, qui se concentre sur la course sur sentier et la course d’orientation et de plus en plus de swimrunners ont commencé à les utiliser en compétition. La semelle extérieure est fabriquée en caoutchouc butyle à 100% et offre une très bonne adhérence bien que les crampons soient moins nombreux ou proéminents comparée à l’Irock 2. Le talon et l’avant-pied sont rembourrés et le matériau du dessus de la chaussure est non-extensible offre stabilité, confort et protection. Elles ont tendance à s’adapter à des pieds plus étroits en général (trop  étroit pour un de nos testeurs), c’est pourquoi il est devenu un peu difficile pour tous dans l’équipe de test d’avoir un bon ajustement. Si vous avez un pied fin, elles offrent de bonnes sensations lorsque vous courez en terrain humide ou sec et une très bonne adhérence. Après la natation, elles ont tendance à garder un peu plus d’eau que les autres chaussures testées et étaient aussi les plus lourdes juste après le test de natation.

Vivobarefoot Primus Trial Swimrun ÖtillÖ Edition (2019)

La Vivobarefoot ÖtillÖ Edition est une chaussure dont la sortie est prévue pour 2018 ou début 2019. C’est une évolution de la chaussure de l’an dernier. Le changement se situe autour d’une mini guêtre qui monte autour de la cheville. Ceci doit permettre d’éviter que les graviers ou le sable rentre dans la chaussure (les concurrents du swimrun Costa Brava apprécieront ! ). Cette chaussure minimaliste convient au coureur adepte de ce genre de chaussant car elle demande une bonne technique de course. Offrant une large place pour les orteils, un débutant peut prendre un certain temps pour s’habituer à ce type de chaussure et et se sentir soit glisser dans la chaussure ou soit pas assez tenu. Le laçage est simple et le dessus est hydrofuge et respire bien. En nageant, la guêtre avait une petite tendance à dépasser lorsque l’on étendait le pied, attrapant un peu d’eau (ce qui est comparable à une grande langue pour d’autres chaussures). L’adhérence était bonne dans le terrain technique sec mais en milieu humide et lisse nous devions faire attention. C’était la chaussure la plus lourde du test et parmi les plus lourdes après la natation et la course de 500 mètres. Nous pensons que cette chaussure est idéale pour les courses de swimrun non techniques  courtes et sa semelle orange vif permet à l’équipier de naviguer facilement. C’est aussi la chaussure la plus adaptée pour les courses sur sable fin.

Il ne faut pas oublier qu’il y a beaucoup d’autres bonnes chaussures de swimrun sur le marché, en dehors de celles que nous avons testées. Par conséquent, nous vous recommandons de lire notre test 2017, car beaucoup de ces chaussures sont également disponibles en 2018 et sont pour la plupart les mêmes chaussures, parfois avec de nouvelles couleurs.

Merci !

Nous tenons à remercier tous les fabricants qui nous ont aidés pour notre test:

 

VJ Sports Merrell Vibram fivefingers
Salming Inov-8 Vivo Barefoot

No more cups

Photo: Jakob Edholm – ÖTILLÖ

L’organisation de l’ÖTILLÖ a annoncé qu’elle limitera le nombre de gobelets sur ses courses. Les verres seront disponibles seulement sur les deux premiers ravitaillements pour éviter les embouteillages, mais pour le reste de la course les concurrents devront transporter une tasse personnelle s’ils veulent boire. Le but est de réduire le gaspillage et la pollution. Cette pratique est courante en trail. Va-t-elle se généraliser en swimrun ?

Choisir une montre

Quelle montre dois-je choisir pour le swimrun ? Cette question revient souvent et le marché des montres de sport est large, donc le choix difficile. La question peut se résumer à deux facteurs: quel budget et qu’est-ce qu’on recherche. Il y a en fait quatre options qui sont quasiment liées au prix des montres.

– A minima, sans montre on s’en sort très bien, simplement en se basant sur les perceptions de l’effort. Comme pour tout sport d’endurance, la gestion de l’effort est essentielle et la perception de l’effort et la communication au sein du binôme doivent dicter l’allure de course. Donc le prix le plus raisonnable c’est d’être à l’écoute de soi … ou de trouver un binôme avec une montre 😉 .

– Les montres sans GPS sont suffisantes si on veut juste connaitre le temps total mais aussi pour chaque section. Il suffit de faire des intervals. Si on connait ses allures de course et on gère bien son effort, c’est suffisant, et cela permet de se situer par rapport aux barrières horaires.

– il y a de nombreuses montres avec GPS sans fonction natation sur le marché. Il n’y a forcément pas de mode swimrun, mais il suffit de faire des intervals en mode course à pied pour avoir les données sur chaque section et la trace finale. Les distances natation sont souvent peu fiables dans ce cas (distances sur-évaluées), mais de toute façon en nageant on n’a pas le temps de les regarder. Par contre connaitre les distances en course-à-pied permet d’anticiper les transitions et gérer la tactique de course. Le GPS est donc pour cela un avantage indéniable.

– Montre GPS avec option natation eau libre (Garmin,  Suunto, Polar etc). Mieux que les modèles précédents pour le tracé marin qui est souvent plus précis, mais les transitions sont un peu lentes avec généralement 2 boutons à actionner.

– Montre swimrun, Garmin Fenix 3 ou 5, les seules à proposer pour l’instant une app spécifique swimrun. Un bouton à appuyer à chaque transition, c’est l’offre la plus complète sur le marché. La trace est plus lissée, et vous aurez une quantité impressionnante de données à analyser si vous le désirez.

Il ne reste plus qu’à decider quels sont vos besoins réels ou perçus, et votre budget.

Fix

En première mondiale: test exhaustif indépendant d’équipement swimrun à l’échelle internationale

Le week end prochain, World of Swimrun (WoS), Swimrun France (SRF) et Swimrun Germany (SRG) vont organiser une première mondiale: le premier test complet d’équipement de swimrun à l’échelle internationale. Rejoignez nous en live et posez nous vos questions ou suivez notre actualité sur nos réseaux sociaux.

Le swimrun est un sport en pleine expansion à l’échelle mondiale. Avec plus de 300 courses annoncées dans près de 28 pays et 7 continents, ainsi le nombre de concurrents a fortement augmenté avec un total de plus de 10 000 inscrits sur les différentes épreuves.

Même si le matériel de nage et de course à pied existent depuis des lustres, le swimrun, enchainement répété ces deux disciplines dans des conditions outdoor très variables, réinvente de façon unique son équipement à l’aide de règles volontairement malléables. Pendant les 10 premières années le matériel a fortement évolué sous l’impulsion des swimrunners. Désormais les équipementiers ont compris les besoins et spécificités de ce sport avec à a clé de nouveaux équipements qui sortent de développement.

Nous sommes des passionnés qui vivons, respirons, communiquons à travers le swimrun. Nous testons, inventons et développons nos propres innovations d’équipement swimrun. Durant l’année 2016, nos articles qui ont eu le plus de succès le furent sur des sujets ayant attrait à l’équipement et à la technique. Il y a un besoin immense pour ce type d’information. Les athlètes sont avides de savoir quels sont les produits qui vont sortir et comment ces derniers se comportent sur le terrain. Par conséquent, afin de répondre aux attentes et aux nombreuses questions, nous avons mis sur pied le premier test d’équipement à l’échelle international en collaboration avec plusieurs associations nationales.

Par des swimrunners pour des swimrunners

Nous avons envoyé des invitations non exclusive à tous les équipementiers de swimrun ou apparentés, les enjoignant à nous aider à réussir cette campagne d’essais qui aura lieu le weekend du 23 au 26 mars, à Marseille, France.

Ce test sera conduit de manière impartiale, équivalente dans des conditions réelles en employant des process standardisés. Les essais seront sous la supervision de notre responsable de test le Dr. François-Xavier Li (PhD, University of Birmingham professor). Pendant ce weekend, nous vous tiendront informé grâce aux réseaux sociaux. Suivez nous en live et indiquez nous si vous décelez des points intéressant à aborder, n’hésitez pas à poser des questions.

Check out #srgeartest2017 sur nos réseaux sociaux ci dessous

WoS                   Swimrun France                Swimrun Germany

                

La Testing Team

François Xavier Li a.k.a. ‘Fix’

françois Xavier

 

Profession: Scientifique dans le domaine du sport, University of Birmingham, UK

Spécialisé dans l’optimisation de la performance sportive

Swimrun merits: 3 fois ÖtillÖ finisher, Engadin, Scilly, 1000 lakes, Rockman, Loch-gu-Loch, Amphiman, Llandberis, Hocky cokey, Riviera, Aquaticrunner
Anecdote: Ancien professionnel de voile, triathlète, trailer. Fix a été aussi un consultant en biomécanique pour l’équipe de Jamaïque d’athlètisme et de triathlètes professionnels
  Affiliations: WoS, Swimrun France & UK

 

Barbara Seidel a.k.a. ‘Barb’

Anesthésiste, médecin du sport, gérant de boutique

(spécialiste en running, trail running, swimrunning)

Profession:  
Engadin 3 fois (2 times DNF), Immeln /

Snapphanen 2 times, Utö, Barcelona

Swimrun merits:
Rail-running, Nordic skiing (never pro …. 😉 …)

Ancienne escrimeuse, pentathlon

Anecdote:
SwimRun Germany, directeur de course Allgäu

SwimRun, SwimRun Hof

Affiliations:  

 

Niklas Karlsson a.k.a. ‘Nic’

 

Profession: Enquêteur gouvernemental au ministère de la santé. Etudiant en thèse en maladie infectieuse au  Karolinska Institute in Stockholm
Swimrun merits: Début en Swimrun en 2009. 2 times ÖtillÖ finisher. Nombreuse autres swimruns don’t le 1er ultra swimrun

SAUC 265 km finisher in 2016

Anecdote: Ultrarunner, ancien athlète de haut niveau en hockey, père de jumeaux, toujours en action
  Affiliations: WoS, Ultraswimrun and Sweden

 

Michael Tomic a.k.a. ‘Mic-O-Matic’

Consultant en systèmes intégrés / Internet of Things technologies Profession:  
Borås, Riviera, Berlin, membre de l’équipe “Swimrun21” (premier Off Swimrun allemand en 2015) Swimrun merits:
Premier et unique Swimrunner croate pour l’instant, ancien Caté 3 en cyclisme, 28 années dans le Triathlon, toujours partant pour une bonne bière (ancien barman) Anecdote:
SwimRun Germany, “Swimrun Forum Deutschland” Community (founder) Affiliations:

 

Jean Marie Gueye a.k.a. ‘akunamatata’

 

Profession: Photographe, journaliste freelance
Swimrun merits: 1 ÖtillÖ, 1 Ultra Cote Vermeille, Annecy Gravity Race, Cote d’Azur
Anecdote: Triathlete, Ultrarunner, fait des reportages « Inside » (à l’intérieur des courses).
  Affiliations: WoS, Swimrun France, Ultramag

 

/The WoS Team, Swimrun France & Swimrun Germany

 

Comment choisir sa chaussure de swimrun?

Parmi les équipements essentiels au swimrun, la chaussure a un rôle prépondérant. C’est notre point de contact avec le sol, c’est ce sur quoi on passe le plus de temps et qui subit le plus de chocs. Il est donc important de choisir la chaussure idéale pour vos entraînements et votre prochaine course. La réponse est en fait assez simple : il n’y en a pas. Si vous chercher un avis péremptoire style gourou vous indiquant quelle est LA meilleure chaussure du moment, vous pouvez gagner du temps : arrêtez de lire cet article et aller voir les magazines payés par la marque x ou y pour vanter leur produit.

Si vous êtes encore en train de lire, alors nous allons essayer de définir une méthode pour s’y retrouver dans la jungle du marché de la chaussure de course à pied et leur utilisation en swimrun.

23368732555_2498015d72_z.jpgLe premier critère : votre foulée

Il faut que vos chaussures conviennent à votre foulée, à votre technique de course. C’est de loin le point le plus important. Par exemple si vous atterrissez sur le talon, alors il ne faut pas croire qu’une chaussure minimaliste sans amortie va vous convenir. Au contraire, vous risquez la blessure. Il ne sert à rien de regarder ce que tel champion ou copain (les deux ne sont pas incompatibles !) utilise si votre technique de course est complétement différente de celle de votre héros. On peut bien sûr changer sa foulée, mais c’est un autre débat et une approche à plus long terme que nous aborderons une autre fois. Donc analysez votre gestuelle actuelle (pas celle dont vous rêvez) et éliminez les chaussures incompatibles avec votre foulée. Autre point qui peut parfois avoir son importance : votre gabarit. Tout le monde ne pèse pas 40kg … tout mouillé ;). Prenez-en compte lors du choix de votre chaussure. A noter que les fabricants font des progrès sur l’amorti et la stabilité avec par exemple l’introduction des mousses TPU (polyuréthane thermoplastique). En résumé, le confort, l’efficacité du geste et la prévention des blessures sont bien plus importants que la mode. Basez-vous sur le type de chaussures qui vous conviennent en course à pied classique avant de passer aux autres critères.

22606934906_a5d391a69f_z.jpgDeuxième critère, la morphologie de votre pied

Il y a de plus en plus de recherches montrant comment la forme d’une chaussure peut déformer à la longue un pied qui est une structure complexe et dynamique. Le pied bouge à chaque foulée, mais aussi au cours de la journée et des ans. Comme Cendrillon, il est préférable de trouver une chaussure adaptée à la forme de votre pied (prince charmant non garanti !). Certains ont les pieds larges, d’autres étroits. Certains ont un coup de pied accentué, d’autres non. Donc quand on lit un commentaire du style « le chaussant est meilleure », cela ne veut rien dire dans l’absolu : tout dépend de la forme du pied, et il n’y a pas de formule miracle. Les fabricants utilisent généralement des moules correspondant leur perception du pied ‘typique’ et en changent relativement peu. Si vous avez trouvé une marque dont le chaussant vous convient, recherchez une paire dans cette marque ou dans une marque qui adopte un chaussant similaire. Avec l’arrivée des chaussures minimalistes, la tendance est un élargissement de la ‘toe box’, littéralement la boîte à orteils. Cela a beaucoup d’avantages, mais pour les pieds étroits vous risquez de manquer de contrôle sur la partie avant de la chaussure. Ceci est néfaste pour l’assurance, en particulier dans les terrains accidentés. Un petit commentaire pour les semelles orthopédiques: si vous en portez, pensez bien sûr à vérifier que les chaussures qui vous intéressent sont compatibles.

27755749941_0577bb3d09_z.jpgTroisième critère, la semelle

On a tous en tête les images mythiques des swimrunners à l’Ötillö s’entraidant pour sortir de l’eau sur des rochers hyper glissants. C’est ce qui pousse beaucoup à penser que le grip sur rochers lisses est le critère le plus important pour une chaussure de swimrun. En fait, si on analyse les courses, on s’aperçoit que même à l’Ötillö ces rochers hyper glissants représentent une toute petite partie de la course. Quelques pourcents à peine. Combien pensent aux 19 km assez plats en majorité sur rochers granitiques et routes goudronnées ? En réalité, et ce dans toutes les courses, on passe le plus clair de son temps à courir sur des terrains variés, et un pourcentage extrêmement faible à entrer et sortir de l’eau. De plus, afin de préserver la faune, la flore et le biotope du littoral et pour la sécurité des coureurs la plupart des courses doivent utiliser des accès déjà fréquentés comme des plages et pontons qui sont techniquement aisées.

30293763752_238828fd45_z.jpgDonc pour choisir la chaussure idéale il faut aussi et surtout porter son attention sur les surfaces sur lesquelles on va courir. Simple, non ? Presque. Le swimrun se déroule généralement sur des terrains variés. Il est très rare de faire une course entièrement sur la même surface. Généralement il y a une majorité de trail plus ou moins technique et plus ou moins mous ou rocailleux, des chemins, des routes, des plages, parfois des rochers en bord de mer, des près, des sentiers en forêt, etc. Clairement, il n’y pas une semelle unique qui puisse être idéale pour toutes ces conditions. On doit forcément faire des choix, des compromis. Si c’est possible, il faut analyser le type de terrain sur lequel on va évoluer, et trouver le bon compromis. Malheureusement tout le monde ne peut pas avoir 10 paires de chaussures pour tous les terrains, ni changer en course. Pour choisir une chaussure polyvalente qui convienne à l’entraînement et à plusieurs compétitions, il faut rechercher une gomme qui permette suffisamment de grip, mais avec des crampons pas trop durs ou trop gros pour permettre la course sur route ou surface lisse et dure. Tout cela bien sûr à moduler en fonction de vos terrains de jeu.


33094248836_5e1ec378ab_z.jpgQuatrième critère : aisance en natation
.

Presque tout le monde nage avec ses chaussures en swimrun (c’est obligatoire sur certaines courses pour éviter les coupures aux pieds). Cependant les chaussures ont trois défauts pour la natation : elles augmentent le volume du pied et sont ‘rugueuses, augmentant ainsi la résistance à l’avancement, elles limitent l’amplitude de la flexion plantaire, ce qui accroît aussi la traînée hydrodynamique. Gorgées d’eau, elles alourdissent le pied qui a tendance de ce fait à couler, accroissant encore plus la traînée.

22713782974_c44ddbe3ac_z.jpgLes chaussures ne sont donc pas hydrodynamiques et la chaussure idéale doit limiter ces défauts.  On va donc chercher une chaussure qui remonte peu sur le tendon d’Achille, moulante autour du pied pour limiter le volume (attention aux semelles très larges), lisses sur le dessus, et avec le moins possible de mousse surtout sur la tige. Cela correspond souvent aux chaussures minimalistes, mais elles ne conviennent pas à tout le monde. Un petit mot sur les lacets : ils augmentent la traînée et si un caillou se glisse dans votre chaussure ils sont difficiles à faire et défaire avec les doigts froids. Les lacets autobloquants ou élastiques peuvent faire gagner du temps. Autre point à vérifier : la tige et languette visent à procurer un confort en épousant la forme du pied. Dans certaines chaussures elles sont faites de mousse assez épaisse qui retient trop d’eau et trop longtemps (voir drainage plus bas), ce qui est à éviter.


32979420832_1ceb599e10_z.jpgCinquième critère, le drainage

Lorsqu’on passe de la natation à la course à pied on cherche à évacuer l’eau le plus vite possible pour réduire le poids et limiter l’exposition du pied à l’eau.  De surcroit l’eau assouplit la peau augmentant ainsi les risques d’ampoules, mais aussi refroidit les pieds. Faire des trous dans les chaussures pour faciliter le drainage fait partie du folklore (récent) du swimrun. En réalité, cela dépend des chaussures. La plupart des chaussures de trail drainent rapidement l’essentiel de l’eau et il n’est nul besoin de faire des trous. Sauf si elles ont un rebord étanche tout autour pour justement empêcher les petites entrées d’eaux et/ou protéger des chocs. Dans ce cas, effectivement on peut ajouter des trous sur le côté. Par contre les trous dans la semelle risquent toujours de laisser passer une branche ou un clou, donc attention à cette option. Un petit commentaire sur les chaussures goretex : elles fonctionnent bien si vous courez sur des terrains un peu humides. Par contre, après avoir été complétement immergées en natation, l’eau qui est entrée ne peut plus sortir. Donc pas de goretex en swimrun.

23260420152_3355fc6c72_z.jpg7, le poids

Doit-on rechercher la chaussure la plus légère ? Oui car tout poids lacé aux extrémités d’un segment pendulaire diminue l’efficacité du mouvement, mais attention : cela ne doit pas être au détriment des autres critères listés auparavant, en particulier les deux premiers.

29850586710_03714d28b2_z.jpg6, le choix de taille

Il faut faire attention à bien choisir la taille de la chaussure, mais ceci n’influence normalement pas le choix du type de chaussure. Vous connaissez sûrement la taille que vous utilisez en chaussure de course, en particulier en prenant une taille plus grande que vos chaussures de ville pour compenser le gonflement du pied lors de l’effort. Cependant n’oubliez pas qu’en nageant en eau relativement froide (la température de l’eau est presque toujours plus basse que la température de l’air) votre pied va avoir moins tendance à gonfler que pour une course à pied classique. De plus, les sections de course à pied sont relativement courtes, ce qui limite les gonflements. Enfin, le passage en position horizontale associé au port d’une combinaison va avoir tendance à favoriser le retour veineux et limiter encore les effets de gonflement des pieds. Donc il n’est pas toujours nécessaire de suivre le conseil classique en course à pied de prendre une chaussure de taille supérieure.

Par contre, pensez au type de chaussettes que vous utiliserez : pieds nus, chaussettes fines ou chaussettes en néoprène. Ces dernières sont toujours plus épaisses que des chaussettes classiques, alors il faut en tenir compte pour choisir la taille de vos chaussures. Notons que les intérieurs thermosoudé – collé et mèche cousus rendent la course pied nus dans les chaussures plus confortable, ce qui facilite l’option d’enlever les chaussures pendant les sections de natation. Pour cette dernière option, préférer des chaussures extrêmement souples afin de les glisser plus facilement dans la combinaison.

Picture1.jpgCritères 8 & 9, prix et couleurs

Principe de réalité et préoccupations essentielles pour certains, accessoire pour d’autres. Encore une fois, il n’y a pas de réponse unique ! Notons cependant qu’une paire de chaussure avec des couleurs fluo peut permettre au partenaire qui suit en natation de mieux repérer son binôme dans l’eau.

Entretien

Un petit mot sur l’entretien des chaussures : il est préférable de les rincer et les sécher après une sortie en eau de mer pour éliminer le sel, et après une sortie en eau douce pour éliminer les micro-organismes. Il vaut mieux les nettoyer à la main car les machine à laver qui peut favoriser les décollements (eau trop chaude) et abîmer le mesh. En plus, vous risquer d’encrasser votre machine. Petit truc classique pour faire sécher les chaussures, les bourrer de papier journal (à remplacer une fois mouillé), puis retirer le papier pour laisser les chaussures respirer.

Conclusion
En conclusion, la paire de chaussure de swimrun idéale n’existe pas, et n’existera jamais en raison des facteurs mutuellement incompatibles. Par contre les fabricants doivent prendre en compte les contraintes pour proposer des modèles plus adaptés au swimrun. En ce moment il n’y a vraiment que deux marques proposant un modèle développé spécifiquement pour le swimrun, mais d’autres sont en préparation. En attendant, il faut faire des choix, des compromis, et j’espère que ces quelques conseils vous aideront dans vos choix. À la prochaine course !

Comment choisir sa chaussure de swimrun ?

  1. Connaître sa foulée et éliminer ce qui ne convient pas
  2. Identifier la forme de son pied
  3. Sur quel terrain vais-je courir ?
  4. Natation : est-il facile de nager avec ces chaussures ?
  5. Drainage : évacuation rapide ?
  6. Poids
  7. Taille pour le swimrun
  8. Prix, couleur …
François-Xavier Li est enseignant-chercheur en sciences du sport, spécialisé  dans l’optimisation de la performance. Une partie de sa recherche porte sur l’analyse en 3 dimensions de la foulée. Il a aussi été consultant en biomécanique pour l’équipe Jamaïcaine d’athlétisme et pour de multiples triathlètes professionnels.

Photos © SwimrunFrance/Akuna Matata

Sondage équipement

test-resultsNos amis de World of Swimrun ont fait un sondage sur ce que recherchaient les swimrunners. Les combinaisons et les chaussures arrivent en tête ex aequo avec 19% des voix, suivies par les pull buoy. Plusieurs modèles de chaussures spécifiques swimrun sont maintenant commercialisés, en pré-production ou en étude, et nous allons voir ces modèles arriver sur le marché bientôt, mais le défi pour les marques c’est d’être extrêmement polyvalents. Les combinaisons continuent d’évoluer, que ce soit avec de nouveaux modèles chez les marques déjà établies, ou de nouvelles marques qui annoncent des nouveautés pour 2017. Des tendances se prononcent et le marché est techniquement un peu plus stabilisé que l’an dernier. Par contre l’éventail des prix s’agrandit.Un peu plus surprenant ce sont les ceintures qui arrivent en quatrième position. Quelques modèles pas très spécifiques existent, et clairement il y a encore de la place pour développer quelque chose de mieux.