Présentation du circuit ÖtillÖ 2018

Depuis que Michael Lemmel et Mats Skott ont repris le flambeau en 2006 du défi un peu fou des quatre amis (Jesper et Mats Andersson, Anders Malm, Janne Lindberg) la marque ÖtillÖ, devenue le premier circuit mondial, se confond avec l’avènement même du Swimrun dans le monde de l’outdoor. Michael revient pour nous sur l’évolution et les nouveautés du circuit ÖtillÖ 2018 tout en insistant sur les valeurs qui sous tendent le succès grandissant de ce sport.

 

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Michael Lemmel & Mats Skott

Swimrun France : Bonjour Michael, une nouvelle saison de swimrun est sur le point de commencer pour le circuit ÖtillÖ World Series. Mais avant d’en parler de suite, peux tu présenter ton championnat ÖtillÖ World Series aux nombreux français débutant dans le swimrun ?

Michael Lemmel : ÖTILLÖ est la course originelle d’où la vague Swimrun est partie en 2006. Elle est depuis 2012 considérée à juste titre comme les championnats du monde de Swimrun. Nous voulions diffuser la pratique du Swimrun dans des nouvelles communautés, sur des terrains variés et différents sur lesquels le swimrun s’adapte de manière pertinente, nous y avons crée les Swimrun World Series. Avec des courses ancrées en Suède, Croatie, Suisse, Grande Bretagne, Allemagne et d’autres à venir, ces épreuves sont à la fois mythiques et pittoresques. Elles servent également comme manches qualificatives au Championnats du monde.

SRF: Quelles sont les nouveautés en cette année 2018 pour les ÖtillÖ World Series et finale (Championnats du monde) ?

ML: En 2018, on espère ajouter au moins une date supplémentaire au World Series. On s’essaiera aussi à un nouveau format test de course à trois épreuves de cette saison. En effet, nous poussons fermement à rendre plus accessible notre sport à des nouveaux compétiteurs en vue de les fidéliser. Vraisemblablement, ce nouveau format devrait s’imposer sur toutes nos épreuves du weekend*en 2019.

La qualification à l’ÖtillÖ est devenue plus accessible avec le 7/24 format: vous aurez un slot garanti si vous, avec le même binôme, êtes finishers de 5 courses labélisée ÖtillÖ World Series et 2 courses labélisées « Merit » sur une période de 2 années. Au cours de cette expérience, vous allez être bien préparés à l’ÖtillÖ car vous accumulerez beaucoup d’expérience, découvrirez de nouveaux endroits. En effet, cela serait dommage d’aller sur la course majeure du circuit pour ne pas la terminer ?

SRF: D’après toi, anticipes tu une croissance toujours aussi soutenue du swimrun durant les années à venir ? Crois tu que les valeurs de ce sport sont la raison de ce succès ? Et enfin penses tu que le swimrun en tant que sport risque d’évoluer différemment au gré des politiques sportives de chaque pays ?

ML: La multiplicité d’épreuves bourgeonnant un peu partout signifie qu’il va y avoir une croissance continue en terme de compétiteurs. Pourtant, à l’heure actuelle, je pense qu’il y a pléthore de courses comparées au nombre de coureurs.. Nous allons avoir une consolidation à ce niveau avant un redécollage. Les sports tels la course à pied ou nage vont multiplier les standards de distance. Dans certains endroits, on va voir des formats de triathlon très courts et dans d’autres des évènements plus tournés vers l’aventure. Sur le long terme, c’est la pratique du sportif qui prévaut et fera la différence. Le swimrun grandira lorsque qu’il n’y aura pas que des compétiteurs mais aussi des personnes attirées par le seul plaisir de pratiquer. Pour ma part, je fais des très intenses et courtes séances en solitaire, il m’arrive aussi de faire de longues sorties lentes en mode exploration seul ou accompagné d’amis. Et enfin je participe à des épreuves officielles avec des amis. J’ai l’impression que c’est vers quoi le sport va s’orienter.

SRF: Quel seraient tes conseils pour les débutants en swimrun qui auraient pour objectif de participer aux championnats du monde à Stockholm ? Existe t-il un moyen (club, association) qui puisse accélérer l’apprentissage d’un pratiquant ?

ML: Enormément de gens veulent démarrer par l’ÖtillÖ d’entrée de jeu. Je pense sincèrement qu’elles passeraient à coté de l’expérience Swimrun en le prenant de cette façon. C’est super de se fixer de gros objectifs, mais il faut prendre le temps durant quelques années histoire d’explorer de nouveaux endroits, de se découvrir soi même et se faire des amis par la même occasion. C’est cela le véritable esprit swimrun. Si vous arrivez à fonctionner de telle manière à donner plus d’importance à la découverte que la performance pure alors vous allez avoir beaucoup plus plaisir à accomplir vos rêves plutôt que d’accumuler de la frustration. Nous avons tous eu besoin de savoir ramper* avant de courir 🙂
(* ndlr: ramper se dit « crawl » en anglais, jeu de mots un peu difficile à traduire en français)

SRF: En France, on pense vraiment que nous avons le pays quasi parfait pour recevoir une des World Series. Comment est il possible que cela ne soit pas le cas ?

ML: Je suis d’accord avec toi. Néanmoins la législation française est assez tatillonne. On a essayé d’implanter un ÖTILLÖ Swimrun Weekend dans trois endroits différents, et pour des raisons variables nous n’avons pas réussi à le faire. On espère y arriver un jour car on est des vrais francophiles 🙂

SRF: Il y aurait il une question que tu aurais voulu que je te pose ?

ML: Comment peut on faire grandir ensemble le swimrun en France ?

ML: Notre désir est d’être une source d’inspiration pour les coureurs, les organisateurs et aussi les personnes qui veulent juste découvrir le sport. Notre ambition est de faire du Swimrun un pont entre les cultures et gens, d’avoir une attitude environnementale responsable et d’afficher un esprit chaleureux au lieu d’agressif. S’il te plait, pourrais tu organiser une ou deux grosses rencontres où l’on pourrait se rencontrer. Notre agenda est blindé à mort, mais entre les Isles of Scilly et Engadin je suis dans le sud de la France de toute façon.

SRF: Merci Michael, pour les évènements on va y penser sérieusement 🙂

ML: Thank you/ M

crédit photo : Jakob Edholm

Ci dessous l’intervention du co-fondateur de l’ ÖtillÖ Swimrun World Series Michael Lemmel lors des rencontres du Swimrun organisées sous l’égide de la Fédération Française de Triathlon devant un parterre d’organisateurs et des représentants de la FFTri.

Présentation du Swimrun National Tour 2018

Après la saison 2017, le SNT revient en 2018 avec le renfort de nouvelle épreuves hexagonales et même au delà avec l’intégration du Swimrun Belgium. À ce jour les épreuves comptant pour le Swimrun National Tour sont au nombre de sept avec le Swimrun de Vassivière, de la Cote Vermeille, de l’Authieman, de l’Aquaterra, Belgium, du Juraswimrun, et The Riviera.

Sylvain Rousselat et Julien Valette ont été les chevilles ouvrières de ce circuit atypique. En effet, ce sont des organisateurs d’épreuves au caractère déjà bien établi qui s’allient afin de promouvoir une vision du swimrun. Alors que les autres circuits français sont gérés par une seul et même organisation.

Swimrun France : Bonjour Sylvain, a t-on encore besoin de te présenter ? Tu es l’un des organisateurs du Swimrun de la Cote Vermeille (qui se tiendra le 23 juin 2018) et l’un des principaux instigateurs du Swimrun National Tour, peux tu nous tirer un bilan de la saison 2017 ?

Sylvain Rousselat : Bonjour, tout d’abord et avant de tirer un bilan de la saison 2017, je pense qu’il est important de présenter la genèse de ce circuit. Il a été motivé par la volonté de quelques organisateurs d’offrir aux swimrunners amateurs et confirmés, des courses de qualités « regroupées » au sein d’un circuit national au plus proche des valeurs originelles du Swimrun. Les organisateurs membres du Swimrun National Tour vont au-delà des préoccupations environnementales stricto sensu, et s’inscrivent dans une démarche plus large de développement durable.

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Ainsi, le circuit est conçu en intégrant un certain nombre de variables : Sportives, Sociales, Environnementales, économique et de gouvernance.
L’organisation d’une telle démarche prend souvent plusieurs mois. A ce jour et après de longues périodes de réflexion, d’échange, nous sommes fiers de pouvoir proposer aux pratiquants un circuit structurer tant sur le choix des épreuves, l’articulation du règlement ou encore la gestion des résultats. Nous avons la chance au travers du SNT (comprenez le Swimrun National Tour) de pouvoir évoluer avec des personnes passionnées et impliquées dans le bon développement de cette discipline.

SRF: Le swimrun se déroule très majoritairement en binôme, et c’est une des valeurs à laquelle le SNT tient énormément, comment es tu arrivé à gérer les binômes qui se recombinent au gré des blessures et disponibilité ?

SR: Participer en binôme est l’esprit même du Swimrun. Lorsque vous terminez une course avec votre compagnon d’aventure, vous partagez des émotions, vous vous entraidez, et/ou encouragez, et/ou énervez à deux… (clin d’œil à Alex B.) L’expérience est tout autre et beaucoup plus enrichissante à mon sens. A ce titre, l’ensemble des courses labélisées se doivent de proposer l’épreuve en binôme qui fera l’objet d’un classement par équipe.

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En effet, une équipe est constituée de 2 athlètes identifiés. ils devront concourir les étapes qualificatives ensemble pour cumuler des points, si ils briguent une qualification et une victoire à la finale.
Dans le cas d’un remplacement en cours de saison d’un des deux équipiers, le changement d’équipier induira un nouveau classement d’équipe et le score par voie de conséquence, débutera à 0 point.
À noter : il n’est pas nécessaire contrairement au système fédéral d’être licencié FFTRI pour être classé sur le Swimrun National Tour. Les licenciés FFTRI, FFN, FFA…, ainsi que les non licenciés, seront tous classés et pourront tous prétendre au titre de champion national.

SRF: Le circuit a pour vocation de grandir et d’accueillir d’autres organisateurs, comment se déroule l’accès au circuit ? Il y a t-il une phase de transition où l’épreuve doit faire ses preuves ?

SR: Pour accéder au SNT, il faut bien entendu partager les valeurs que nous prônons, et nous contacter par l’intermédiaire du site officiel : http://www.swimrunnationaltour.com
Ensuite, nous prenons contact et échangeons avec l’organisateur sur ses motivations, notre cahier des charges… L’entrée d’une nouvelle épreuve dans le SNT est ensuite proposer à l’ensemble des organisateurs membres qui statuent… La démocratie !.

SRF: Le swimrun de la cote vermeille est un pionnier en terme de développement durable, va t-il y avoir un développement similaire sur le circuit ?

SR: Il est certain que le cœur que nous mettons (Olivier et moi-même : les 2 directeurs de course du Côte Vermeille) à développer, à façonner notre évènement nous inspire considérablement dans le SNT. La dimension sportive qui apparaît de prime abord comme l’élément central d’une telle manifestation ne constitue en réalité qu’un élément parmi d’autres.
C’est très intéressant et enrichissant, d’évoluer aux contacts des autres organisateurs membres qui ne sont pas en reste sur leur démarche développement durable. Le Swimrun National Tour représente entre organisateurs une plateforme d’échanges sur des bons plans, des problèmes rencontrés, des conseils, des projets…
À l’image de la discipline, on avance en équipe !

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Swimrun France : Hello Julien, de même on ne te présente plus (voir portrait ici), mais quand même je crois que ton swimrun Vassivière (16-17 juin 2018) compte presque double n’est ce pas ?

Julien Valette : Bonjour, c’est en effet avec un grand plaisir que nous accueillerons les championnats de France Universitaire sur le format S le samedi 16 juin. Le dimanche 17 juin, nous retrouverons la finale du circuit court du SNT sur le format M, et une manche du circuit long sur le format L.

SRF: Parmi les nouveautés exprimées par Sylvain, il y a l’entrée en support d’un nouvel acteur le Salamander Ranking. Quel va être son rôle dans le circuit ?

JV: Le TSR, par l’intermédiaire de Gilles (un français expatrié … en suède !) va nous permettre de gérer le classement général du SNT. En effet les calculs composés d’algorithme complexes sont relativement lourd, nous préférons donc confier la lourde tâche de les mettre en œuvre à un professionnel ! Par ailleurs il est plus sain qu’un organisme extérieur gère les classements, cela permettra d’écarter de facto tout conflit d’intérêt.

SRF: Le développement touristique d’un territoire passe aussi par les évènements sportifs, et le swimrun est un très bel exemple qui met en relief à la fois les paysages terrestres et marin. Penses-tu que faire partie d’un circuit national puisse augmenter la découverte d’une région à d’autres athlètes plus éloignés géographiquement ?

JV: L’un des leitmotiv lors de la création du circuit avec Sylvain et Loïc c’était bien l’idée de faire voyager les athlètes à la découverte de nouveaux lieux en France particulièrement propice à la pratique du swimrun. Les épreuves qui constituent le SNT attirent déjà de nombreux athlètes venant de toute la France. Le but est de fidéliser les swimrunner en leur proposant ce qui nous semble être les meilleurs courses du territoire.

SRF: il y aurait il une question que tu voudrais que je te pose ?

JV: A terme combien d’épreuve pourront constituer le SNT ?
JV: Le SNT est destiné à proposer au maximum 10 étapes par circuit (Circuit sprint 15 à 30km et Circuit Endurance 31 à 50km).

SRF: Merci à tous deux et rendez vous sur terre ou dans l’eau !

https://www.swimrunnationaltour.com/

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Le SwimRunMan™ se déplace au Lac de Laffrey le 27 aout

Bertrand Bouvier répond dans cette interview à nos questions sur la suite de la saison Swimrun, et plus particulièrement sur le circuit qu’il gère avec ses deux acolytes Alexandre et Florent.

Swimrun France : Bonjour Bertrand, tu es l’un des organisateurs du circuit SwimRunMan™ (SRF a interviewé Alexandre il y a quelque temps déjà, son ITW ici). Peux-tu te présenter brièvement ?

Bertrand Bouvier: Salut Jean-Marie, effectivement, je fais parti de l’organisation SwimRunMan avec Alexandre et Florent. J’ai 28 ans, je suis un ancien athlète (800m & 1500m), j’ai rangé les pointes il y a maintenant quelques années pour bifurquer sur le triple effort. Je co-dirige une société spécialisée dans l’événementiel sportif depuis 3 ans maintenant. Mon activité professionnelle se marie donc très bien avec mes activités de loisirs, que demander de mieux ?

SRF : Déjà deux épreuves de passées sur le calendrier, quel bilan tirez-vous de ce début de saison de swimrun ?

BB : Nous sommes très contents de notre lancement SwimRunMan, avec une belle édition dans les Gorges du Verdon où les championnes du monde de l’Ö till Ö l’ont emporté [NDLR Annika Ericsson et Kristin Larsson, Suède]. Nous avons passé beaucoup de temps avec nos participants après la course pour affiner notre prochaine édition. Il y a toujours des points à améliorer, surtout après une première édition. Nous sommes de plus en plus sollicités via les réseaux sociaux et notre site internet pour des conseils, des entraînements, les plus belles années du swimrun sont devant nous, à nous de faire en sorte de fidéliser les participants en leur proposant toujours plus de nouveautés.

SRF : Le lac de Laffrey près de Grenoble est un site magnifique, mais en dehors de cela pourquoi l’avoir choisi ?

BB : Drômois d’origine et Grenoblois d’adoption, j’ai effectué une partie de mes études à Grenoble et découvert le triathlon là-bas, ou plutôt, là-haut, au lac de Laffrey. Le terrain de jeu Isérois est juste fantastique pour la pratique du triathlon et du swimrun. Le cadre est exceptionnel, deux lacs très grands, des entrées et sorties d’eaux différentes les unes des autres, une partie sauvage, du dénivelé,  il faut absolument venir découvrir cette région avec nous le 27 août prochain !

SRF : Avez-vous réussi à avoir le soutien de la région ?

BB : Cette année, nous avons été soutenus par les communes dans lesquelles passe le parcours (Laffrey, Saint-Jean de Vaulx, Saint Théoffrey, Cholonge) ainsi que plusieurs acteurs locaux. De plus, pour cette édition grenobloise, nous aurons le soutien de nos partenaires Huub France et Turbo France qui réservent quelques surprises à nos swimrunners. Afin de proposer un événement de qualité à nos participants, nous sommes en relation très étroite avec les services de préfecture depuis plusieurs mois déjà. L’activité n’étant pas encore connue de tous, cela ne facilite pas les échanges mais nous prenons beaucoup de plaisir à faire découvrir cette nouvelle pratique qui suscite beaucoup d’interrogation mais qui est, dans la plupart des cas, très bien accueillie.

SRF : Pour le tracé du parcours, quelle est la logique que vous appliquez, faut-il du dénivelé ? Recherchez-vous un équilibre entre les qualités d’un nageur ou traileur ? Ou bien simplement la recherche d’un parcours le plus beau possible ?

BB : Je pense qu’il faut savoir composer le meilleur parcours possible avec les éléments à notre disposition. En Suède, par exemple, ils ont la chance de pouvoir nager et courir d’îles en îles, c’est ce qui fait le charme de leurs courses, c’est même ce qui a donné le nom de leur course phare (l’Ö till Ö). Nous, en France, nous pouvons compter sur des massifs montagneux qui nous offrent du relief et des points de vue à couper le souffle, alors oui, nous proposons des courses avec du dénivelé mais bien souvent, nous sommes récompensés des efforts consentis par un panorama exceptionnel, inimaginable. Concernant, l’équilibre entre natation et course à pied, nous avons défini différents formats et nous nous y tenons. Les bons nageurs pourront se faire plaisir sur de longues portions de natation et les traileurs se régaleront dans l’ascension vers le « petit lac »

SRF : Que conseillerais-tu comme équipement pour le swimrunner par rapport au terrain et conditions météo ?

BB : Tout d’abord, pour les débutants, il est important de tester son matériel en amont de l’événement, cela évitera les mauvaises surprises le jour J. Pour les températures (air et eau), à ce jour, nous ne pouvons pas nous prononcer pour le 27 août, sachez juste qu’à l’heure actuelle, les températures extérieures varient entre 20 et 30° et l’eau du lac de Laffrey est à plus de 20°. Mais le site étant situé à plus de 900m d’altitude, cela peut aller très vite, dans un sens, comme dans l’autre…

SRF : Au niveau accueil sur site, est-ce adapté pour les familles, le tourisme ?

BB : Bien sûr, la base nautique de Cholonge propose diverses activités sur le lac, par ailleurs, le secteur regorge de monuments à visiter (château de Vizille, la bastille de Grenoble, …) et, pour la petite histoire, le départ de la course sera donné depuis la « Prairie de la Rencontre » qui fut le théâtre de la rencontre de Napoléon et de l’armée Royaliste, une statue de Napoléon dominera le départ. Quoi qu’il en soit tout le monde pourra trouver une activité qui lui convient en venant au SwimRunMan™ de Grenoble le 27 août prochain.

SRF : Il y a t-il une question que tu aurais aimé que je te pose ?

BB : Non, merci pour cet entretien, c’était très complet et merci pour ton investissement  dans la communauté du swimrun. Nous, organisateurs, avons besoin de passionnés comme toi pour faire connaître et véhiculer les valeurs du swimrun.

Le circuit SwimRunMan comporte trois épreuves au calendrier 2017 (Gorges du Verdon le 30 avril / Lac de Serre-Ponçon le 2 juillet / Grands Lacs de Laffrey le 27 aout).

http://www.swimrunman.fr/inscription

France: Swimrunman Grenoble 34.5 – Total distance: 34,5 Km – Swim Ratio: 13 % – ©WoS & SR-France

Date: dimanche, 27 août 2017

Lieu: Lac de Laffrey

Lancement du SwimRun National Tour : un beau cadeau de Noël

Sylvain Rousselat, Julien Valette et Loic Branda, tous trois organisateurs d’épreuves de SwimRun en 2016 (SwimRun de la Cote Vermeille, SwimRun de Vassivière, et SwimRun The Riviera) se sont rapprochés pour lancer un véritable circuit de SwimRun pour l’année 2017 :

Le SwimRun National Tour (SNT). Sous l’impulsion première de Sylvain, ce circuit, comprenant cinq épreuves (réparties dans les trois organisations), espère convaincre rapidement d’autres organisateurs à se joindre à celui-ci. D’ailleurs bien avant le lancement officiel du SNT, certains organisateurs ont fait part de leur intêret d’une participation à un circuit national.

Le SNT, c’est une certaine conception du SwimRun avec non seulement une mise en avant des valeurs Sportives, mais aussi : Cohésives, Environnementales et Solidaires. Pour promouvoir ces valeurs, le circuit SNT offre ainsi un système de labélisation original aux organisateurs.

 

Swimrun France : Bonjour Julien, peux-tu te présenter en quelques lignes et ton rapport avec le tout nouveau SwimRun National Tour (SNT) ?

Julien Valette : Je suis actuellement étudiant au sein d’un double cursus pharmacien-ingénieur sur Lyon, passionné de sport depuis toujours (mes 2 parents sont professeur d’EPS) j’ai rejoint l’association Sang Pour Sang Sport (SPSS) en 2015. Suite à une discussion avec Mickaël Bosc le président de l’association SPSS en janvier 2016 nous avons décidé de monter un SwimRun dont l’ensemble des bénéfices vont au profit des jeunes patients hospitalisés car atteint d’un lymphome au centre Léon Bérard à Lyon.

La première édition du SwimRun Vassivière (SRV) a été une réussite, je suis donc reparti pour une deuxième édition le 17 et 18 juin prochain ! Par ailleurs je propose régulièrement des sorties initiations ou un peu plus engagées, sur le groupe Facebook SwimRun Lyon.

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SRF : L’idée d’un circuit national est-elle issue d’une longue réflexion, ou est-elle plus le fruit d’une opportunité ?

« l’idée d’un circuit de SwimRun est, je pense, présente dans la tête de chaque organisateur »

JV : L’idée originale du SNT revient à Sylvain organisateur du SwimRun de la Côte Vermeille, j’essaye de lui apporter un maximum de soutien dans la réalisation de ce beau projet, j’officierai surement en tant que membre du comité technique du SNT par la suite.

Mais l’idée d’un circuit de SwimRun est je pense présente dans la tête de chaque organisateur depuis le lancement de nos épreuves respectives. De là à parler de réflexion je pense qu’il y a une marche. Il fallait un leader, un initiateur du projet qui puisse énormément s’investir pour proposer une première base solide sur laquelle travailler !

Lors du SRCA (NDLR SwimRun Cote d’Azur) nous avions pu partager nos visions de l’avenir du SwimRun en France avec Sylvain (SwimRun Côte Vermeille),  Loïc (SwimRun The Riviera), Ophélie (SwimRun Vassivière) et un petit peu avec toi aussi Akuna (Swimrun France).Par la suite Sylvain a travaillé pour établir toute la base du SNT et nous a invité à le rejoindre début novembre !

Pour répondre à la question je dirai donc : opportunité ET réflexion 🙂

SRF : Après 3 épreuves en France en 2015, 15 en 2016, Est-ce le bon moment en 2017 pour lancer un circuit national ?

JV : Il me semble que les estimations de SRF portent pour le moment à 45 le nombre d’épreuves potentiellement présentes sur le territoire en 2017. Donc oui, le circuit national est un excellent moyen pour les organisateurs partageant une même vison du SwimRun de se regrouper et de proposer un format de compétition qui existe déjà dans un très grand nombre de sport !

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Les épreuves de SR se multiplient et plus elles seront nombreuses moins elles auront de portée nationale. Un organisateur peut choisir de créer un évènement local ou régional mais le but du SNT est de faire voyager les athlètes à travers la France, leur faire découvrir de nouveaux paysages et de nouvelles façons de pratiquer le SwimRun. Les épreuves constituant le SNT auront donc immédiatement une dimension nationale.

Swimrun France : Bonjour Sylvain, peux-tu te présenter en quelques lignes

Sylvain Rousselat : 32 ans, ancien sous-officier dans la Marine Nationale en qualité de Marin pompier de Marseille, je suis, depuis 10 ans, éducateur sportif en natation – triathlon, et préparateur physique.  Passionné de sport nature. Je m’épanouis plus particulièrement dans les disciplines dites d’ultra endurance : triathlon XXL, ultra rail,… J’organise avec mon collègue Olivier la SwimRun Côte Vermeille, dont la première édition s’est déroulée en juin dernier. Nous nous efforçons de façonner notre évènement à l’image de nos valeurs environnementales et solidaires.

« Julien, Loïc et moi-même avons à cœur de proposer un circuit national au plus près des valeurs intrinsèques du SwimRun : Sportive, Cohésive, Environnementale et Solidaire »

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SRF : Le SNT n’est pas un circuit fermé, d’autres organisations de SwimRun sont appelées à en faire partie, comment cela marche-t-il ?

SR : Oui tout à fait, c’est d’ailleurs l’objectif premier d’offrir aux swimrunners, un circuit national composé de nombreuses épreuves de qualité. Il n’y a pas de nombre limite d’épreuves fixées. Chaque organisateur est libre de proposer sa candidature.

Nous (Julien, Loïc et moi-même) avons à cœur de proposer un circuit national au plus près des valeurs intrinsèques du SwimRun : Sportive, Cohésive, Environnementale et Solidaire. Les organisateurs souhaitant intégrer le SwimRun National Tour devront s’inscrire dans cette démarche.

SRF : Il y a un système assez novateur, à base de labélisation, qui permet aux organisateurs d’accorder des « points bonus » à son épreuve dans l’optique d’un classement coureur à la fin de l’année, peux-tu nous éclairer à ce sujet ?

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SR : Effectivement, nous constatons que le SwimRun est en pleine essor sur le territoire.  C’est vraiment  bien ! Toutefois, cette multiplication des courses ne doit pas se faire, au détriment des fondements de l’activité.

Fort de ce constat et sur la base d’une réflexion commune, nous avons établi des critères objectifs, afin d’attribuer un label aux organisations soucieuses d’affirmer notre vision de l’avenir du SwimRun en France. Sur ce principe, des points bonus plus ou moins significatifs seront attribués selon le niveau de labellisation acquis par les organisations.

SRF : Comment se passe ce système de labélisation (évaluation, vote etc..)?

SR : Sans les détailler pleinement, le niveau de labellisation de chaque organisation sera définit selon les critères d’évaluations suivants :

  • LA FEMINISATION DE LA PRATIQUE
  • L’ACCESSIBILITE A LA PRATIQUE HANDISPORT
  • L’ACCESSIBILITE AUX PERSONNES EN SITUATION DE DIFFICULTE ECONOMIQUE
  • LA DEMOCRATISATION DE LA PRATIQUE JEUNE
  • LE DEVELOPPEMENT DURABLE A TRAVERS DES ACTIONS ENVIRONNEMENTALES ET SOLIDAIRES FORTES
  • LA STRUCTURATION DE REGLES TECHNIQUES ET DE SECURITE CONCISES
  • LA VALORISATION ET LA PROMOTION DU PATRIMOINE ET DES ACTEURS LOCAUX

L’attribution du niveau de labellisation d’une organisation, sera étudiée par le comité technique du SwimRun National Tour, sur les données réalisées l’année passée, (avec une dérogation pour les nouvelles organisations).

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SRF : Derrière ce système singulier, il y a une donc volonté de promouvoir certaines valeurs ?

SR : Assurément, jamais auparavant l’éthique d’une discipline et les actions menées pour l’affirmer, n’ont été récompensées par un système de valorisation de points sur un classement général national ! Le SwimRun National Tour à ce titre est unique.

SRF : Pour les swimrunners, comment se passe les classements, il y a-t-il un titre, des récompenses à la fin ?

SR : Au sein du SwimRun National Tour, deux circuits vous seront proposés : « Sprint – 15 à 30km » et « Endurance – 31 à 50km ». Toutes les équipes ayant participées au moins à une épreuve seront classées. Chaque épreuve attribuera des points en fonction du classement à l’arrivée.

Circuit SwimRun SPRINT

Le classement final par équipe du circuit SPRINT, ainsi que l’attribution des titres se feront par addition des meilleurs scores obtenus sur quatre (4) épreuves au maximum, soit 3 épreuves aux choix + la finale. La finale est obligatoire pour être récompensé et se fera sur le support de la SwimRun Vassivière pour la saison 2018.

Circuit SwimRun ENDURANCE

Le classement final par équipe du circuit ENDURANCE, ainsi que l’attribution des titres se feront par addition des meilleurs scores obtenus sur trois (3) épreuves au maximum, soit 2 épreuves aux choix + la finale. La finale est obligatoire pour être récompensée et se fera sur le support de la SwimRun Côte Vermeille pour la saison 2018.

Pour briguer le titre de Vainqueur du SwimRun National Tour, les athlètes devront respectés les conditions du règlement. Les titres suivants seront décernés à l’issue du SwimRun National Tour :

CIRCUIT SCRATCH EQUIPES TOUTES CATEGORIES CONFONDUES
SPRINT 1er Hommes Femmes Mixtes
2ème Hommes Femmes Mixtes
3ème Hommes Femmes Mixtes
ENDURANCE 1er Hommes Femmes Mixtes
2ème Hommes Femmes Mixtes
3ème Hommes Femmes Mixtes

 

Les Equipes vainqueurs recevront une dotation numéraire et/ou non numéraire, lors de la cérémonie officielle de remise des titres qui aura lieu lors de la finale du circuit concerné.

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Le classement étant évolutif tout au long de la saison, une diffusion du classement provisoire sera assurée via les supports officiels du SwimRun National Tour : site internet, Réseaux sociaux, après chaque étape, également relayé par les supports officiels des épreuves et des influenceurs membres du circuit.

 

Swimrun France : Bonjour Loïc, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Loïc Branda : J’ai 33 ans, je suis ingénieur en traitement des eaux, et titulaire d’un Brevet d’Etat en natation. Je m’occupe aujourd’hui d’une structure qui organise des stages de natation, et des événements sportifs. J’ai un passé environ 25 ans dans la natation, dont 10 en tant qu’athlète de haut niveau en eau libre. Depuis ma retraite sportive je publie des DVD, organise des stages de natation et des courses en eau libre comme le PromSwim à Nice et le SwimRun The Riviera entre Nice et Monaco.

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SRF : Le circuit SNT présente pour l’instant des profils d’épreuve assez différents, peux-tu nous dire en dire plus ?

« tout le monde est concurrent pendant les courses mais en convivialité permanente en dehors. »

LB : Le circuit a l‘avantage de proposer deux types de classement un classement « Sprint – 15 à 30km » et un classement « Endurance 31 à 50km», ce qui permet aux organisateurs d’épreuves longues ou courtes d’intégrer facilement le circuit. Cela permet aussi aux équipes de se positionner sur une distance en fonction de leurs aptitudes et du calendrier des épreuves. Les profils d’épreuves varient également selon la région avec des parties mers et côtières mais aussi lac et forêt, dans un environnement alpin, ou bien encore dans un habitat plus urbain . L’objectif est de rassembler les épreuves de SwimRun pour permettre à toutes les équipes de trouver leur bonheur et de participer au classement final.

SRF : Le SNT va commencer en mode « Test » par ton épreuve qui aura lieu le 30 avril 2017, qu’espères-tu de l’intégration de ta course dans un circuit national ?

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LB : C’est une fierté de faire partie du circuit et de commencer par le SRTR le 30 Avril sous format « Test », nous espérons enclencher une dynamique nationale sur le SwimRun. Le fait de démarrer le circuit national va permettre d’établir un premier classement sur le circuit « sprint » puisque nous proposons une épreuve de 26 km, je trouve ça formidable l’idée d’un « Tour National » cela permet aux équipes de se retrouver à chaque épreuves à des moments différents, sur des parcours différents mais toujours avec la même convivialité qui est l’essence du SwimRun. Cela me rappelle les circuits « Natation en eau libre » nationaux et internationaux où tout le monde est concurrent pendant les courses mais en convivialité permanente en dehors. J’espère même que nous pourrons créer des liens d’amitiés entre les équipes !

SRF : Que conseillerais tu à un organisateur qui voudrait intégrer le SNT du point de vue du tracé ?

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LB : Faire preuve d’originalité et d’audace tout en respectant les éléments et la nature. Notre sport est un sport outdoor que l’on aime pratiquer en équipe, et en nature ! Attention tout de même à la sécurité qui reste un enjeu majeur de nos épreuves.

SRF : merci à tous trois et longue vie au SwimRun National Tour !

SR – JV – LB : Nous te remercions également pour tes précieux conseils.

http://www.swimrunnationaltour.com/