Analyse des règlements du Swimrun 2016

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Michael Lemmel et Mats Skotts, fondateurs de l’ÖtillÖ

Bien que le swimrun prône la liberté et le passage le plus naturellement possible dans la nature, tout sport doit avoir des règles pour encadrer l’activité, la rendre sure et responsable, et aussi garantir une compétition équitable et juste. Le swimrun n’échappe donc pas à cela. Historiquement Michael Lemmel et Mats Skott ont écrit la première version de ces règles pour la course ÖtillÖ en 2006. Ils ont légèrement modifié ces règles au cours des années et la dernière version 2016 apporte quelques modifications qui méritent d’être signalées. Comme tous pionniers, Michael et Mats ont été imités et copiés, ce qui peut être considéré comme un hommage à leur travail. Leurs règles ont été la plupart du temps simplement directement copiées et collées, le plus souvent sans même que l’origine du document soit cité, ce qui est dommage. Il découle de ces imitations une sorte d’homogénéité des règles dans la majorité des épreuves. Cependant, il existe des différences parfois subtiles, parfois fondamentales, entre les règlements des courses internationales. Dans le contexte Français, la récente implication de la Fédération Française de Triathlon qui a demandé la délégation du swimrun, rend une discussion sur les règles actuelles encore plus d’actualité. En effet des Règles Techniques de Sécurité (RTS) pour le swimrun sont en élaboration, mais à ce jour il ne semble pas que des acteurs du swimrun soient impliqués dans ce processus. C’est dans ce contexte national et international que nous allons analyser les règlements du swimrun tels qu’ils sont à ce jour.

Binôme vs solo

aku_5689-largeRègles fondamentale s’il en est, la grande majorité des courses se déroule exclusivement en binômes, deux hommes, deux femmes ou un homme et une femme. C’est le format originel et pour beaucoup c’est la pierre de voûte du sport. Courir en équipe confronte chacun et chacune non seulement avec ses propres limites, mais aussi celles du partenaire. Dans une course d’endurance en binôme les niveaux en natation et en course à pied ne sont jamais identiques, et tout le monde a des hauts et des bas. Il faut donc s’accommoder des différences de technique, condition physique et de moral. La notion d’entraide devient alors essentielle. Cet aspect est perdu dans les courses solo qui se multiplient dans le monde. Les courses solo sont souvent réservées aux distances les plus courtes et rarement offertes comme format unique, en dehors de l’Italie qui a un circuit des courses exclusivement solo. Le débat binôme – solo mérite d’être posé mais dépasse le cadre de cet article. Il faut aussi souligner qu’être en binôme augmente théoriquement la sécurité. C’est un argument pour certaines épreuves, moins pour d’autres. Signalons enfin qu’une seule course (Talloires ô Féminin) est exclusivement réservée aux femmes, une ségrégation qui est rarissime dans le monde du swimrun où l’égalité des sexes a toujours été promues depuis l’origine, par exemple au niveau des prix accordés aux vainqueurs. On peut donc se demander si ce format va être répété ailleurs.

Âge

Bien que la grande majorité des courses s’adresse aux adultes de plus de 18ans, il est logique et souhaitable que les plus jeunes puissent découvrir le sport. Quelques courses, en particulier en Suède, visent les plus jeunes, voire le format ‘famille’ où les membres d’une même famille courent ensemble. La FFTri propose un cadre de distances maximales pour les enfants. Si le principe est bon, nous n’avons pas assez de recul pour juger si les valeurs proposées sont adéquates ou si elles doivent être ajustées. Débat à suivre quand plus d’expérience sera accumulée. A noter aussi qu’il n’y jamais eu de classe d’âge en swimrun. l’esprit est d’abord centrée sur l’expérience et le partage, pas la place dans un groupe d’âge particulier. Certains venant d’autres sports où un saucissonnage est de norme commencent à s’en plaindre, mais jusqu’à présent on ne voit pas de changement sur ce point.

Distance entre partenaires

On trouve généralement une distance maximum imposée entre partenaires, souvent 10m en natation et 50m en course à pied. C’est la notion de sécurité qui guide cette règle car en effet si on se trouve à 50m de son binôme en natation on a peu de chance de pouvoir l’aider en cas d’urgence. On est aussi moins visible si on est séparés. Dans sa dernière version 2016 l’Ötillö a renforcé sa règle qui est maintenant de 10m entre partenaires quelle que soit la discipline. En lisant les comptes rendus et de nos observations en course, cette règle est parfois allégrement enfreinte. Attendez-vous donc à voir cette règle plus appliquée et peut-être à des disqualifications.

Combinaison

Comment bien choisir sa combi? Photo © Akunamatata / Swimrun France

Le port d’une combinaison de néoprène est obligatoire dans beaucoup d’épreuves, mais pas sur toutes. Cela dépend évidemment de la température de l’eau, et personne ne conteste la nécessité d’une protection thermique dans les eaux froides. En fait, les risques d’hypothermie sont beaucoup plus grands que ceux d’hyperthermie car si on a chaud, on peut ouvrir sa combi et ralentir ou même s’arrêter. Si on a froid, surtout dans l’eau et en cas de fatigue, il y a peu de choses à faire. Grâce à la faible densité du néoprène les combinaisons apportent aussi un élément de sécurité en cas de problème (crampe, malaise, etc) dans l’eau. En général le port ou l’interdiction des combinaisons n’est pas imposé en fonction d’un saucissonnage des températures de l’eau au degré près, comme on le voit en triathlon. Pourtant certaines épreuves ont commencé à imposer ce genre de règlement avec des limites  très précises, avec des interdictions par exemple quand la température de l’eau est au-dessus de à 24°. Pourtant en swimrun on passe par de multiples sections de natation avec des températures forcément variables en fonction des courants, du vent, de l’exposition au soleil et de l’heure de passage. Ceci rend ce niveau de précision complètement illusoire. Il faut espérer que le swimrun évite ce genre de sur-législation.

Jusqu’à présent personne n’a limité la taille des combinaisons ou l’épaisseur des panneaux. Les règles strictes comme en natation ou triathlon n’ont pas encore envahi le sport, et il faut souhaiter que cela reste le cas.

Premier secours

gravity-scan-30Beaucoup de courses imposent aux équipes de transporter un bandage. C’est un minimum, mais on voit cependant des équipes réduire ce bandage à quelques centimètres. Le gain en poids est minime, mais les conséquences peuvent être graves. La notion d’autonomie est importante en swimrun et par conséquent on doit être capable de porter un premier secours en urgence. On est parfois un peu isolé et les organisateurs ne peuvent pas avoir un poste de secours tous les 100m. Il faut choisir : courir en ville au milieu des pots d’échappement mais avoir un poste de secours tous les 100 mètres ou courir en pleine nature mais sans ambulance derrière chaque arbre. Donc ne lésinez pas sur le bandage dont la longueur minimale pourrait être prescrite. De même, les équipes sont obligées de porter secours à une autre équipe en réelle difficulté (pas juste une petite fringale). La notion de solidarité dépasse la petite notion d’équipe et transcende la notion de course. Il faut noter que la réglementation Française est extrêmement contraignante par rapport aux règles étrangères, et ceci est probablement un frein au développement du swimrun en France, ou tout au moins un élément qui risque de façonner le format des courses dans l’hexagone.

Détritus

Dans la plupart des règlements il est stipulé qu’il est interdit de jeter des détritus dans la nature sous peine de disqualification. Est-il besoin de discuter cette règle évidente ? Si oui, alors il faut peut-être faire un autre sport.

Chaussures

© OtillO
© OtillO

Les chaussures sont souvent absentes des règlements. Il semble évident que quasiment tout le monde va porter des chaussures, mais ce n’est pas aussi simple que cela. En effet, pour nager, certains préfèrent les enlever afin de pouvoir battre des pieds et avoir une traînée plus hydrodynamique. Cependant cela comporte des risques surtout lors des sorties d’eau où on ne maîtrise pas toujours la force avec laquelle on va atterrir sur un rocher qui peut être couvert de coquillages coupants. Certains ont fait l’expérience de ce genre de mésaventure, et on peut se demander si  un jour un organisateur ou une assurance ne va pas interdire cette pratique. C’est déjà le cas en Italie. Plus surprenant le poids maximum des chaussures y est aussi indiqué. Cela semble vraiment surprenant, mais en discutant avec les organisateurs on découvre que c’est leur assurance qui a imposé cette règle. Ils pensaient peut-être que les concurrents allaient arriver avec des chaussures de ski …

Boussoles / montre, carte

Dans l’esprit du raid d’aventure savoir lire une carte est un savoir-faire de base. Bien que certaines épreuves continuent à fournir une carte et demandent aux concurrents de porter un compas ou une montre avec compas électronique intégré, le niveau de navigation requis en swimrun est généralement minimal. Beaucoup d’épreuves se dispensent déjà de cette capacité à lire une carte et le terrain. Peut-être une opportunité pour une épreuve originale.

Sifflet

Un sifflet est généralement obligatoire pour pouvoir prévenir en cas de problème. C’est élémentaire et plusieurs marques de combinaison incluent maintenant cet accessoire dans leurs combinaisons. On voit pourtant encore des sifflets qui sont inutilisables une fois pleins d’eau, ou stockés dans des parties inaccessibles de la combinaison comme par exemple une poche intérieure. Bonne chance n cas d’urgence !

Bonnet,  chasuble

Les bonnets sont systématiquement fournis par les organisateurs, un bon moyen de reconnaître les compétiteurs et de faire un peu de marketing. Les chasubles sont présentes sur la majorité des courses et doivent être toujours portées par-dessus la combinaison. Une autre source de revenus pour placer les logos des sponsors.

Marquage

Le sport devenant de plus en plus compétitif, les concurrents sont tentés de customiser leur équipement en indiquant le nom de leurs sponsors. Dans la dernière version de leur règlement les organisateurs de l’ÖtillÖ ont inclus une clause interdisant le marquage des vêtements ou équipements avec des peintures susceptibles de se dissoudre dans l’eau. C’est logique et bienvenu pour la protection de l’environnement, et on peut parier que cette règle va apparaître dans de nombres courses.

Distances

Johanna et Anders Wallesnten, heureux de finir Photo © Loch gu loch
Rester ensemble, Johanna et Anders Wallesnten
Photo © Loch gu loch

Quelle doit être la longueur d’un swimrun ? Quelle doit être la proportion de natation ? Pour le moment, aucune règle ne spécifie cela. La nature, la logique et les contraintes de sécurité, d’écologie et de l’administration influencent les choix des organisateurs. Des tendances se dessinent quant au pourcentage de natation, aux distances les plus populaires, mais cette évolution n’est pas dictée par un règlement. Espérons que cela reste ainsi.

 

Plus loin …

Les points de règlement ci-dessus sont logiques et pour la plupart ne sont pas l’objet de grands débats (à part binôme – solo). En revanche tous les points ci-dessous ont directement trait à l’équipement. Certains suggèrent que si on veut traverser la nature de la manière la plus minimaliste possible, alors aucun des équipements suivants n’est  vraiment nécessaire. D’autres au contraire suggèrent que toute restriction du règlement va à l’encontre de l’esprit de liberté et d’invention qui est sous-jacent au swimrun. Débat intéressant qui va au-delà de cet article. Voyons quels sont les équipements ‘accessoires’.

Engins de flottaison et  Pull-buoy

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Au temps des pionniers © ÖtillÖ

Historiquement les engins de flottaison tels que les planches et pull-buoy ont été utilisés en natation. L’Ötillö limite la taille à 100 cm x 60 cm, et on retrouve cette règle à peu près partout. Si on ne rencontre plus de planches de natation ou bouées gonflables comme on a pu le voir lors des premières années du sport, les pull-buoy sont par contre quasiment omniprésents. Le pull-buoy, ce morceau de mousse flottant qu’on insère entre les jambes, est devenu un des symboles du swimrun. Le pull-buoy avantage les non-nageurs en maintenant une position plus horizontale, préserve les jambes pour la course à pied et apporte un élément de sécurité de par sa flottabilité. La plupart des courses laissent les concurrents libres de les utiliser. Mais il y a des exceptions. En effet la taille des pull-buoy a tendance à grandir au fil des années et certains accolent deux pull-buoy ou un et demi pour augmenter la flottabilité tout en restant dans la limite de taille. Les doubles pull-buoy sont déjà parfois interdits (Italie) et on peut se demander si une taille ou volume maximum ne va pas être imposé sous peu. De plus, la règle stipule une taille en deux dimensions, ce qui est facile à mesurer, mais les volumes et la densité sont des notions certes plus difficiles à contrôler, mais plus judicieuses pour la flottabilité. Allons-nous voir des gabarits style compagnies low-cost apparaître au départ des courses pour contrôler le volume des flotteurs ?

Les bouées sont un autre élément de sécurité parfois imposées ou tolérées par les organisations. Gonflables à la bouche ou automatiquement par une cartouche de CO2 en cas d’urgence, elles n’augmentent pas la performance des nageurs mais permettent de mieux les voir et peuvent fournir un support précieux lors d’un accident.  A signaler qu’en entrainement c’est un équipement potentiellement très important.

Longe

La longe est un filin souple liant les deux compétiteurs. Cela permet au plus fort  d’aider le plus faible en le tirant. Ça facilite la navigation car on ne peut pas vraiment se séparer. Toutes les courses autorisent les longes sans spécifier leur longueur maximale. Par contre, quand beaucoup de gens se trouvent dans l’eau en même temps les longes peuvent s’emmêler et créer des situations déplaisantes voire dangereuses. Le règlement de l’ÖtillÖ stipule maintenant que les longes ne sont plus autorisées pendant la première section de natation. Cela désavantagera un peu les binômes avec des différences notables de vitesse en natation, mais éliminera quelques problèmes au départ. Est-ce que cette nouvelle règle va se généraliser ?

Plaquettes

whatsapp-image-2016-12-15-at-6-54-36-amLes plaquettes qui sont depuis longtemps un outil d’entraînement en natation sont aussi devenues un accessoire indispensable du swimrunner. Elles sont cependant critiquées par certains qui trouvent qu’elles dénaturent la natation ‘libre’ et certaines courses les interdisent, comme en Italie. En effet, à l’instar du pull-buoy, elles aident les nageurs les plus faibles à compenser certaines fautes techniques. Mais attention, elles peuvent aussi favoriser l’apparition de blessures aux épaules. Pour le moment aucune limite sur leur taille n’existe, probablement parce que peu de personnes peuvent tirer avantages de plaquettes démesurées.

Tuba

Aide à la respiration, le tuba n’est pas très commun en swimrun. Il est généralement toléré, sauf sur quelques courses (e.g. Côte Vermeille).

Palmes

Autre outil qui peut vraiment augmenter la vitesse en natation, les palmes sont le plus souvent tolérées sans limite de taille. Leurs désavantages sont de ralentir les transitions et de solliciter les jambes qui risquent d’être fatiguées pour la course à pied. Pour augmenter la vitesse en transition des palmes spécifiques swimrun sont apparues qui permettent de les enfiler par-dessus les chaussures. Attention, le nouveau règlement de l’Ötillö 2016 spécifie que désormais la taille maximale est de 15cm. De quoi limiter leur efficacité et rendre obsolètes certaines palmes. Est-ce que cette limitation de taille va être suivie par d’autres organisateurs ? Verdict en 2017 !

 

Sean Durkin & Andy HewittEn résumé, les règles sont amenées à évoluer, surtout dans un sport jeune. L’influence de l’Ötillö est évidente et reconnue. On trouve pourtant des variantes dans les règles, ce qui  dénote une recherche de compromis optimaux et de choix des organisateurs. Si une certaine variété entre les courses est une étape saine d’un sport en développement, une homogénéité peut aussi simplifier la compréhension du sport pour les novices et favoriser son expansion. Mais il faut que ces règles restent fidèles à l’esprit du swimrun qui est de se déplacer de la manière la plus simple et autonome possible dans un environnement naturel, tout en le respectant. Il faut espérer que les règles restent aussi simples et minimales et ne deviennent pas aussi gros qu’un dictionnaire. En fait, les règlements doivent rester suffisamment simples pour que tout swimrunner puisse les transporter en permanence sur soi ! Affaire à suivre !

Marnaton 2016, première édition

Pour cette première édition du Marnaton swimrun Sébastien Bzinkiewicz nous livre ses impressions. Sebastien a un gros passé de nageur (13 ans dont 5 en sport étude), avant de s’essayer avec succès au triathlon. Après un épisode de trails et quelques raids, Sébastien retrouve l’élément liquide en se mettant au swimrun qui combine ses 2 disciplines de prédilection. Photos ©Marnaton

La genèse

Dès que l’annonce de la course parût sur le site Swimrun France, je me renseignai pour savoir où cela se situait et quand exactement par rapport aux vacances scolaires.

N’ayant pas encore de binôme avec les « mêmes caractéristiques » que moi (c’est mieux quand même d’après les compte-rendus que j’ai pu lire), je dois me contenter de swimruns en solo pour l’instant. Le Swimrun Marnaton Cap de Creus permet justement de participer en individuel et cela tombe bien. Aussitôt, je cale les vacances en famille et l’inscription à l’épreuve. La course a lieu le samedi 29 octobre, départ à 09h00 de Roses, l’arrivée à Cadaques, petit village aux allures grecques, le plus oriental d’Espagne qui a accueilli plusieurs personnalités dont Salvador Dali.

Avant course

preliminaireLa remise des dossards a lieu à Cadaques le vendredi soir. On nous fournit un sac d’ « après course » où mettre son change pour l’arrivée avec à l’intérieur le bonnet (jaune pour les individuels, orange pour les binômes), la puce chronométrage, le dossard, et divers « cadeaux » offerts par les sponsors. Un briefing a lieu à 20h30 (je n’ai pas pu y participer, logistique personnelle familiale oblige!) mais toutes les informations nécessaires sont dans le racebook envoyé par mail par les organisateurs quelques jours avant la course. Le samedi, un bus est prévu pour transporter les concurrents de Cadaques au départ à Roses. Personnellement, étant en famille, je me suis rendu directement au départ, mes supporters se rendant ensuite à l’arrivée pour m’accueillir.

parcoursLe parcours

On connait dès l’annonce de la course le parcours et les différentes sections. Tout cela est présent sur le site officiel de la course. 18km de course à pied et 5 km de natation répartis en 8 sections pour la course à pied, allant de 370m à 6400m, et 7 sections pour la natation, allant de 430m à 1000m. Ce que l’on apprend (pour moi en tout cas!) 3 jours avant, c’est qu’il y a quand même environ 1000m de dénivelé positif en course à pied.

Le jour J

Il fait un temps splendide en ce samedi 29 octobre, température idéale, que ce soit l’eau, 19°, ou bien l’air, environ 20° pendant la course.
J’arrive un peu après 8h sur le port de Roses, point de départ de la course. Une bonne partie des concurrents est déjà présente. On entend beaucoup de langues: espagnol, forcément, français, italien, anglais, allemand. Un petit stand pour boire un petit café est présent à proximité de la ligne départ (on a 2 tickets pour un café gratuit dans le sac remis avec le dossard).

H-5, les concurrents se pressent sous l’arche de départ. Il y a un peu moins de 120 inscrits sur la course individuelle et environ 100 équipes (à savoir qu’il y avait 150 places disponibles). Je me faufile tranquillement vers l’avant pour ne pas me retrouver coincé sur la première section course à pied. Celle-ci fait 2600m, 1000m sur route bloquée à la circulation pour ensuite bifurquer sur un chemin côtier aménagé d’environ 1500m tournant et montant/descendant comme on peut en trouver pas loin de chez moi sur la Côte d’Azur.

depart-2Justement, c’est l’heure!! 9h00, la corne de brume retentit, c’est parti! Ça part vite devant!! 3 ou 4 binômes et 4 ou 5 individuels devant moi, qui suis aussi parti rapidement pour ne pas me retrouver bloqué dans l’embouteillage une fois le petit chemin côtier emprunté.

On arrive très vite sur la plage de Canyelles. On rentre dans l’eau à mi-plage et c’est parti pour 450m de natation. Je double 2 ou 3 individuels et 2 binômes.

swim-3A la sortie de l’eau, petite montée d’escalier et on enchaîne avec 800m de course à pied sur un petit chemin assez plat mais qui tourne pas mal. Petite descente d’escalier et on se retrouve à la natation 2, 450m pour traverser l’anse d’Almadraba. Pas facile de visualiser la sortie de l’eau avec le soleil levant en pleine face quand on lève la tête. Je me repère avec un grand palmier sur la crête au niveau de la sortie de l’eau.

Swim 2 terminé, là on commence ensuite les choses sérieuses. Quasiment 3 km de trail avec 200m de D+. Heureusement, un premier petit ravitaillement est présent à la sortie de l’eau. J’avais fait le choix de partir avec juste une barre énergétique et de me servir des ravitaillements présents sur la course.

Cette partie course à pied est celle qui m’a le plus plu de par sa variété et ses paysages. Vraiment des points de vue magnifiques.

On arrive à Cala Murtra et on est partis pour 1000m de natation. En ce qui me concerne, j’arrive à peu près à me situer. Il y a 1 binôme et 2 individuels devant moi à environ 1 min 30. Je suis suivi à environ 45 secondes par un autre binôme, ensuite il y a un petit trou.

Sortie de l’eau à Cala Rustella et c’est parti pour un petit 900m de trail avec environ 100m de D+, ça monte, ça descend, ça remonte, ça pique les jambes!!

cap3On redescend au niveau de l’eau avec une main courante, et on regagne Cala Montjoi par 430m de natation où un 2ème ravitaillement nous attend.

De là, on emprunte un large chemin carrossable montant sur 1km pour ensuite prendre un petit sentier littoral qui redescend sur 600m environ pour rejoindre la mer. Les concurrents devant moi ont pris encore plus d’avance et le binôme qui était derrière moi s’est rapproché, il est sur mes talons.

On arrive à la natation 5, 450m le long de la côte pour rejoindre Cala Pelosa.

Run 6, 1500m, la première moitié est montante sur un large chemin carrossable, un peu comme la section précédente. Je me fais doubler par le binôme qui me suivait de près. Ça se rapproche doucement derrière mais j’ai encore de la marge. Arrivés au col, on redescend par un petit sentier sur la Cala Canadell.

transition-1bOn entame alors la 2ème grosse section natation de 1000m dont la première partie se fait dans une mer assez agitée, difficile de distinguer les bouées jaunes de l’organisation pour se fixer un cap. Je fais cette partie natation avec le binôme qui vient juste de me doubler. La deuxième partie de la section arrive dans la Cala Joncols, où la mer est beaucoup plus calme.

Le 3ème ravitaillement à la sortie de l’eau est le bienvenu. Les jambes commencent à se faire dures!! C’est parti pour la grosse section trail, 6400m avec 340m de D+. Tout ce D+ est dans les 2 premiers kilomètres. Ca grimpe bien. Je me fait rattraper par le 4ème individuel au col. On se ravitaille ensemble et on fait la descente vers Cadaques que l’on aperçoit au loin ensemble. Je lui dis en anglais que je pense que nous sommes 3ème et 4ème individuels. Il me propose, si on ne se fait pas rattraper, ce qui semble peu probable vu l’écart, de terminer ensemble à la 3ème place ex-aequo.

cap-1On descend à bonne allure. On se retourne régulièrement pour voir derrière. Personne pour nous rattraper vu le peu de distance qu’il reste avant l’arrivée. On admire aussi le paysage, la descente nous permet d’admirer la beauté de la baie de Cadaques avec au loin le Cap de Creus. En bas de la descente, nous sommes à l’entrée de Cadaques où une dernière section natation nous attend. 450m pour rejoindre la petite plage du village. Et là c’est le drame! Je n’avance plus, mes bras ne peuvent plus pousser l’eau, et je vois Robert me distancer indubitablement sans rien pouvoir faire. Tant pis, il mérite sa 3ème place, il a mieux géré sa course. Je sors de l’eau péniblement avec un début de crampe à l’aine.

Heureusement, il ne reste que 350m à parcourir avant la ligne d’arrivée. Beaucoup de public encourage les participants sur cette toute petite dernière section. Fin du swimrun! Presque 2h35’ et une quatrième place inespérée même si je nourris toujours quelques ambitions au départ d’une course sans savoir quel est mon niveau par rapport aux autres. Je suis content de moi. Peut être un peu présomptueux concernant l’alimentation, notamment en boisson.

En résumé

run-fouleUn superbe swimrun, autant d’un point de vue organisation, qu’au niveau des paysages. On sent que l’association Marnaton organise régulièrement des épreuves et « connait le job ». De nombreux bateaux et kayaks en mer pour assurer la sécurité, des bénévoles aux points « chichiteux » du parcours, un parcours balisé parfaitement du début à la fin avec de la rubalise, des ravitaillements judicieusement placés, bref, pas grand-chose à redire. En ce qui me concerne, après un premier swimrun solo plutôt réussi à Peyrolles en Provence en juin, je participais là à mon second swimrun en course. Ce fut une réussite aussi même si j’échoue au pied du podium.

Les prochaines échéances pour moi devraient être le swimrun Côte d’Azur Esterel en mars 2017 et le swimrun Riviera Nice-Monaco fin avril 2017 avec mon nouveau et premier binôme Benjamin.

Aquaticrunner: un swimrun à la sauce italienne

François-Xavier Li nous fait partager sa course in Italie

Des eaux chaudes, du sable, du soleil, on en rêve quand on nage dans les eaux froides du nord de l’Europe. Alors quand l’opportunité de faire l’Aquaticrunner est apparue, j’ai sauté sur l’occasion, et je ne l’ai pas regretté.

aquatic-runner-map© AquaticrunnerL’Aquaticrunner est la finale du championnat Italien de swimrun. Le circuit est atypique car il se court en solo (un grand sujet de discussion en soi), et sans plaquettes, à la différence de la plupart des autres courses. Les pullbuoys sont autorisés ainsi que les combis, mais en fonction de la température ce n’est pas nécessairement une bonne option. Pour cette finale les étrangers peuvent s’inscrire sans avoir à se qualifier dans les courses du championnat mais ils sont classés séparément. Le parcours relie de façon extrêmement naturelle d’îles en îles les villes touristiques de Grado et Lignano au Nord de l’Italie, entre Trieste et Venise.

Bi-fonction pour cette course au chaud © Swimrun France
Bi-fonction pour cette course au chaud © Swimrun France

Nous arrivons l’avant-veille du départ à Lignano. Nous avons décidé de loger là car c’est plus prêt de l’aéroport de Venise où nous devons prendre l’avion le soir de la course. Le vendredi matin nous faisons un petit essai des jambes et d’équipement. Pour cette course au soleil on n’a pas besoin de combi néoprène et j’ai opté pour une tri-fonction Mako de triathlon qui permet de nager, pédaler et courir sans se changer. On devrait peut-être les rebaptiser « bi-fonction » pour le swimrun ! La combinaison est parfaite et je suis très confortable autant en courant qu’en nageant. Pour les chaussures je fais un essai des Salming Elements. Avec 4 mm de drop ces chaussures suédoises rentrent dans la catégorie des chaussures basses, ce que je préfère. Elles offrent beaucoup de grip, même si ce n’est pas indispensable ici, mais aussi avec une semelle suffisamment large pour éviter de s’enfoncer dans le sable, quelque chose d’important sur cette course. Premier galop d’essai sur la plage et je suis satisfait de mon choix (je vous rassure, j’ai couru avec ces chaussures avant la course, simplement pas sur du sable fin). Les plaquettes étant interdites dans cette course, on va voyager léger! Nous découvrons aussi que les plages dans cette partie nord de l’Adriatique descendent en pente très douce. Cela veut dire que nous aurons souvent l’occasion de marcher pour entrer et sortir de l’eau.

© Wikipedia
© Wikipedia

Le reste de la journée est consacré au tourisme : dégustation de produits locaux à Udine, visite de la ville fortifiée de Palmanova en forme d’étoile à 9 branches, ruines romaines de Aquileia, tout ça en route pour l’enregistrement et le briefing à Grado le soir. Nous ne restons pas longtemps car le bus qui va nous amener de Lignano à Grado demain part à 4:30 du matin…

Réveil au petit matin

L’heure du réveil arrive un peu trop vite, mais le bus est à l’heure et nous voyageons à moitié endormis mais sereins. Arrivés à Grado nos numéros sont marqués au feutre sur les bras et les jambes, à l’ancienne, et ça marche très bien. Pas de chasuble dans cette course (est-ce vraiment nécessaire ?), mais une puce électronique pour le timing. Les concurrents italiens qui entrent les premiers dans le sas de départ, un par un, sont présentés comme des stars de boxe par l’annonceur. C’est un spectacle à lui tout seul, et il va continuer comme cela non-stop jusqu’à l’arrivée le soir du dernier concurrent. Une performance ! Nous sommes situés en fin du sas, mais comme nous ne disputons pas le championnat italien, ce n‘est pas bien grave.

© Aquaticrunner
© Aquaticrunner

Le départ est donné à 7 heures précises. Nous courons le premier kilomètre dans les rues piétonnes de Grado, avant de tourner à gauche pour rejoindre la plage. Nous ne reverrons pas de bitume avant l’arrivée. Le rythme n’est pas rapide et en courant à 12km/h je remonte doucement le peloton pour me retrouver environ aux deux tiers. Il est temps de plonger pour la première natation. Ou plutôt, de ne pas plonger : la pente douce nous permet ou oblige à marcher pendant environ 100 mètres avant de pouvoir vraiment nager. Une grosse bouée orange à laisser à droite nous indique la direction, et ce sera le cas pour toute cette course où la navigation en natation comme à pied est facile. De toute façon sur terre c’est simple : garder la mer à gauche ;).

© Aquaticrunner
© Aquaticrunner

Sitôt la digue passée, nous sentons le courant qui nous pousse vers le large et nous freine aussi. Les bras de mers qui séparent les îles constituent souvent les estuaires de petites rivières. Il faudra compter avec cela. Je ne suis pas habitué à nager en swimrun sans plaquettes et je dois un peu m’adapter pour trouver mon rythme. Après 900m nous sortons pour commencer la seconde section de course à pied, et découvrir un île déserte comme toutes celles que nous allons traverser jusqu’à Lignano. Il faut courir au bord de l’eau pour trouver un sable pas trop mou. Nous écrasons d’innombrables coquilles qui jonchent le sol, et ce bruit bien particulier va nous accompagner toute la journée. On sait toujours si quelqu’un se rapproche derrière ou nous suit de près ! L’eau n’était pas froide mais il fait bon en courant. Un léger voile de nuages nous protège du soleil et nous évite d’avoir trop chaud. Tout va bien. La seconde section de natation arrive et nous voilà repartis. L’eau est un peu trouble à cause du limon typique de beaucoup d’estuaires. Quelque chose frôle mon visage, et en plongeant ma main droite j’attrape quelque chose. Pas le temps de trop réfléchir, je tire l’eau ce quelque chose et le pousse bien le long du corps jusqu’à la cuisse comme on me l’a appris. Soudain je sens une brûlure sur le visage et sur toute la cuisse et la jambe. Et oui, ce devait être une méduse, et je l’ai consciencieusement frottée sur tout mon côté droit. Dans l’eau ça brûle, mais que faire à part continuer ? En sortant de l’eau je regarde mais je ne vois rien de particulier, alors on court et on se tait ! Plus tard je vais sentir que mon quadriceps est contracté et douloureux mais sans vraiment m’empêcher de courir. C’est ça aussi les courses en pleine nature.

Les plages de sable fin se succèdent, serpentant au gré des courants.

© Aquaticrunner
© Aquaticrunner

Les plages de sable fin se succèdent, serpentant au gré des courants. On voit de très loin les concurrents, et lorsqu’il y a une courbe à droite, il est très tentant de couper à travers la plage, mais là on rencontre du sable fin et sec, dans lequel on s’enfonce à souhait. C’est un compromis, et la plupart du temps il vaut mieux longer la mer quitte à allonger un peu le trajet. On court beaucoup dans cette course. Dans certains bras de mer on a pied d’une rive à l’autre. Il faut alors faire des choix : nager, marcher ou courir ? Si l’eau est à mi-mollets, on peut courir en levant bien les jambes comme un sauteur de haies. Si l’eau est au niveau du genou, il vaut mieux marcher en essayant de laisser la jambe au raz de l’eau. Mais attention aux fléchisseurs des hanches qui travaillent beaucoup ! Finalement, si l’eau est entre le genou et la taille, on peut marcher ou nager. Cela dépend un peu de ses forces et faiblesses. Une nageuse va s’économiser en nageant par rapport à une coureuse qui peut préférer marcher. On peut aussi essayer de planter les doigts dans le sable en nageant pour avoir plus de traction, mais là ce sont les épaules qui peuvent se plaindre. Alors on voit de tout, côte à côte, des grandes jambes qui font les échassiers, des nageurs qui vont aussi vite mais en adoptant un mode de locomotion complètement différent. Des amphibiens somme toute !

Nous arrivons enfin au bout de la dernière île ; le bras de mer qui sépare Marinetta de Lignano est utilisé par beaucoup de plaisanciers. Lorsque j’arrive un petit groupe de 10 coureurs attend. Pas de panique, les organisateurs opèrent une sorte de passage à niveau. Ils laissent passer les bateaux pendant en moment. Les coureurs qui arrivent passent sur un tapis et leur puce électronique enregistre leur arrivée, et ils patientent. Quand la barrière est levée, ils repassent sur le tapis et le temps qu’ils ont attendu est décompté à l’arrivée. Ce système permet à la course de passer en sécurité tout en gardant les plaisanciers heureux. Sans cela, la course devrait simplement s’arrêter avant, ce qui serait dommage. Le désavantage c’est que quand on repart on ne sait plus si la personne physiquement devant est effectivement plus rapide ou simplement a attendu moins longtemps. J’attend environ une minute avant de repartir pour la dernière ligne droite.

© Aquaticrunner
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La très longue plage de Lignano est coupée par deux dernières portions de natation. Avec 1km et 1,4km, elles redonnent au nageurs l’occasion de faire parler la poudre, s’ils en ont gardé au sec. La plage est noire de monde et c’est un dépaysement quand on vient de passer des heures sur des plages désertes. Mais cela apporte aussi des encouragements. Il commence à faire chaud et les jambes sont un peu fatiguées. Les épaules aussi, d’autant plus qu’il y a encore un peu de courant, et comme le vent en vélo, il semble être toujours contre nous !

Finalement on finit la dernière natation et les applaudissements nous portent. On aurait pu finir là, mais non, les cruels organisateurs nous font monter la plage de sable fin, pour faire le tour du club nautique et finir sur une ligne droite. J’ai envie de marcher, mais je me force à courir. Je m’enfonce à chaque pas, mais pas plus que ceux autour de moi. Alors je pousse en peu et rattrape deux concurrents.

Sprint finish avec Bernhard Fink © Aquaticrunner
Sprint finish avec Bernhard Fink © Aquaticrunner

Le troisième est juste devant et j’arrive presque à son épaule. Il se retourne, et se met à sprinter dans les derniers 30 mètres. Il va plus vite que moi, tant pis. Je le laisse un peu partir pour la photo. Gilberto Zorat est là, accueillant chaque concurrent comme une star. 3h48 à ma montre, je ne regarde pas le timing officiel car je n’accorde pas trop d’importance en général au temps dans les swimruns car, comme en trail ou en raids, la météo, le terrain et les aléas d’une course en équipe jouent en grand rôle. Celui qui m’a battu au sprint m’accueille avec un grand sourire et nous discutons. Bernhard est Autrichien, et quand je le félicite pour son sprint, il m’explique que c’était parce qu’il pense être sur le podium des étrangers. J’avais complètement oublié ce classement. Et puis je lui parle du passage à niveau où je me suis arrêté, et nous réalisons que je suis probablement devant lui ! Effectivement, je finis second étranger derrière l’Autrichien Ronald Hotter et Bernhard est troisième à 3 secondes. Comme quoi, les secondes comptent en swimrun et la puce électronique a son importance ! Au final il me propose de former un binôme pour une prochaine course (1000 lakes en octobre). Au moins nous savons que nous sommes proches en performance ;). C’est un des avantages des courses solos : on découvre de nouveaux concurrents et amis. La course est remportée par Francesco Cauz en 3h04 et Silvia Colussi en 3h32.

Au final l’Aquaticrunner est une belle course sur un tracé sauvage. L’interdiction des plaquettes associée avec l’absence de combinaison redonne un avantage aux nageurs. Courir en solo avec un équipement minimum et dans des eaux chaudes apporte une perspective différente à l’activité. Certes il manque le partage et l’entraide avec un binôme, mais l’effort solitaire a aussi ses avantages. Au total, une course à refaire.

#aquaticrunner #lignano #grado #italie #swimrun

Aquaticrunner Italie

La course phare, finale de la série de courses solo Italienne a encore quelques places à saisir pour les athlètes étrangers, c’est-à-dire dans ce cas non-italiens. Alors si un swimrun le 10 Septembre dans les eaux chaudes de la lagune vous tente, n’hésitez pas.

http://www.aquaticrunner.com/

 

Aquaticrunner Italie

Les inscriptions pour ce swimrun Italien ouvriront le 10 Janvier. Cette épreuve qui rejoint Grado et Lignano entre Trieste et Venise comporte 4 km de natation et 19 km de course à pied. On peut s’attendre à des températures estivales le 10 Septembre pour cette course. A noter que pour faire partie des 250 coureurs individuels (pas de course par équipe) il faudra faire preuve d’une solide expérience en démontrant par exemple la participation à un Ironman dans les 4 dernières années, ou une course en eau libre de plus de 4 km et un semi-marathon. Clairement pas une épreuve pour novices!

Plus de détails sur les inscriptions et les critères de sélection sur le site de la course http://www.aquaticrunner.com/

Aquaticrunner Italie

Lake-to-lake (De lac–en-lac)

Swimrun de lac en lac en Russie © Lake-to-Lake
Swimrun de lac en lac en Russie © Lake-to-Lake

L’inscription pour le ‘Lake-to-Lake’ est ouverte aujourd’hui 5 Novembre. Ce swimrun Russe se déroulera le 31 Juillet 2016 près de Leningrad. 3 distances sont proposées: 37, 23 ou 11km. À noter que la distance ‘fun’ est une course individuelle, les autres étant par équipe de deux. La course se déroule en forêt sur un terrain plutôt plat, et comme le nom l’indique la natation traverse plusieurs lacs.Site en Anglais: http://www.swimrun.me/en/index.php #swimrun, #swimrunrussia

Swimrun dans les forêts Russes © Lake-to-Lake
Swimrun dans les forêts Russes © Lake-to-Lake