Edito

la Voie du Swimrunner : L’État d’Esprit pour une progression durable

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🇫🇷 Dans son ouvrage “The Master of Changes”, Brad Stulberg nous offre une métaphore puissante qui fait écho à l’essence même de notre sport adoré le swimrun : considérer le progrès comme un sentier à arpenter, non comme une route toute tracée. Nous, swimrunners, comprenons intimement la portée de cette perspective, car notre quête nous mène sur des chemins sinueux, traversant des paysages mouvants et des étendues aquatiques insaisissables. À chaque foulée, à chaque brassée, nous devons faire preuve d’adaptation et tisser une relation harmonieuse avec les défis que nous dresse Dame Nature. En contraste, nos cousins triathlètes incarnent souvent l’état d’esprit de la “route”, cherchant à minimiser les imprévus, maîtriser leur environnement et le couler dans leur moule.

Ayant passé une décennie à faire le triathlète dans les années 90, puis presque une décennie en tant que swimrunner récemment, je ne peux que souscrire à l’analogie de la route versus le sentier, véritable cheminement initiatique de la vie d’un athlète, ou d’une vie tout court. Ces deux périodes sportives distinctes, séparées par une décennie de trailrunning, se mêlent intimement à une vie personnelle tout en contrôle au début, où l’on coche les cases d’une voie soi-disant toute tracée. Mais la vie n’est pas un bingo, “La vie, c’est une boîte de chocolats, Forrest. On ne sait jamais sur quoi on va tomber”, dixit la maman de Forrest Gump. Alors, comment trouver son équilibre au milieu de tous ces changements, ces chocolats différents ?

“La vie, c’est comme une nouvelle traversée d’un archipel d’îles diverses. On ne sait jamais sur quelle île on va accoster”, nous dirait M. Lemmel, offrant une nouvelle métaphore tout aussi parlante. Chaque île représente une étape, une phase de notre existence, avec ses défis et ses beautés uniques. La clé réside dans l’art d’embrasser ces transitions, de s’adapter à chaque nouveau rivage, tout en gardant un cap général vers nos valeurs profondes.

Le swimrun se joue de la linéarité et de la prévisibilité. Chaque course, chaque aventure est un sentier malicieux qui se faufile entre reliefs escarpés et plans d’eau capricieux. Les paysages que nous foulons sont des entités vivantes et respirantes, en constante mutation, nous confrontant à de nouveaux obstacles à chaque foulée. Loin de la route qui écrase les obstacles, notre sentier épouse le terrain, nous obligeant à négocier les détours, nous adapter aux conditions fluctuantes et épouser les rythmes naturels.

Unité avec la Nature : Danser avec Ses Défis

Nous, swimrunners, ne résistons pas aux défis que nous lance la nature ; au contraire, nous les accueillons, puisant force et résilience dans l’acte même d’embrasser l’imprévu. Nous comprenons que le véritable progrès ne réside pas dans la domination du paysage, mais dans la fusion avec celui-ci, dans le fait de suivre ses courants et ses courbes, adaptant nos stratégies pour surmonter les épreuves. Cette osmose avec l’environnement s’oppose diamétralement à la résistance de la route et à la quête de contrôle du triathlète, où tous les efforts visent à maitriser le milieu, au travers de parcours minutieusement calibrés et d’équipements dernier cri.

Charge Allostatique et Résilience : Grandir dans le Changement

La science de l’allostasie, comme le souligne Stulberg, renforce la pertinence de notre philosophie du sentier. En embrassant le flux inévitable et le désordre inhérents à notre quête, plutôt que de les combattre, nous stimulons notre résilience et notre capacité de croissance. Nous, swimrunners, comprenons intimement ce concept, tant notre sport exige une navigation constante au gré des conditions mouvantes, des courants évolutifs aux reliefs changeants. En accueillant ce flux, nous minimisons non seulement la charge allostatique, mais cultivons aussi la résilience pour prospérer face à l’adversité, en opposition aux triathlètes dévorés par leur quête d’ordre et de prévisibilité.

En conclusion, nous, swimrunners, l’état d’esprit du sentier n’est pas qu’une simple métaphore, mais un véritable art de vivre, une philosophie guidant notre quête de progrès et d’accomplissement personnel. Au fil de nos prochaines aventures, embrassons ces chemins tortueux et mouvants qui s’offrent à nous, célébrons les détours, dansons avec les rythmes naturels et forgeons notre force dans le flux constant qui définit notre sport. C’est dans cet esprit d’adaptabilité et de résilience inébranlable que nous goûterons au progrès durable, non seulement dans le swimrun, mais dans tous les aspects de notre existence. Et tandis que nos cousins triathlètes brûlent de domestiquer et contrôler, nous nous enivrons de la liberté du sentier, étreignant l’imprévisible et savourant la beauté des paysages en constante metamorphose qui nous entourent.

✍️Akuna 🧬 relecture Claude
🖼 Ideogram
🔗 https://thegrowtheq.com/treat-progress-like-a-path-not-a-road/
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Embracing the Path: A Swimrunner’s Mindset for Sustainable Progress

🇬🇧 In his book “The Master of Changes,” Brad Stulberg offers a powerful metaphor that resonates with the very essence of our beloved sport: viewing progress as a trail to trek, not a road to travel. We, swimrunners, intimately understand the significance of this perspective, for our quest leads us along winding paths, traversing shifting landscapes and elusive bodies of water. With every stride, every stroke, we must adapt and weave a harmonious relationship with the challenges Mother Nature throws our way. In contrast, our triathlete cousins often embody the “road” mindset, seeking to minimize surprises, master their environment, and mold it to their will.

Having spent a decade as a triathlete in the 90s, and nearly another decade recently as a swimrunner, I can’t help but subscribe to the road versus trail analogy – a true initiation journey in an athlete’s life, or life itself. These two distinct sporting periods, separated by a decade of trail running, intertwine intimately with a personal life initially full of control, where one ticks off boxes on a supposedly predetermined path. But life isn’t a game of bingo; “Life is like a box of chocolates, Forrest. You never know what you’re gonna get,” as Forrest Gump’s mama famously said. So, how does one find balance amidst all these changes, these different chocolates?

“Life is like traversing an archipelago of diverse islands. You never know which island you’ll land on,” M. Lemmel might offer, providing a fresh, equally apt metaphor. Each island represents a stage, a phase of our existence, with its unique challenges and beauties. The key lies in the art of embracing these transitions, adapting to each new shore, while maintaining a general course toward our deepest values.

The Nature of Swimrun: A Winding Path Through Ever-Changing Landscapes


Swimrun is a pursuit that defies linearity and predictability. Each race, each adventure, is a winding path through rugged terrain and unpredictable waters. The landscapes we traverse are living, breathing entities, ever-evolving and presenting new obstacles with every step and stroke. Unlike a road that plows through obstacles, or a triathlon course meticulously designed for efficiency, our path embraces the terrain, requiring us to navigate detours, adapt to changing conditions, and flow with the rhythms of nature.

Oneness with the Environment: Harmonizing with Nature’s Challenges


As swimrunners, we don’t resist the challenges nature presents; instead, we harmonize with them, finding strength and resilience in the very act of embracing the unpredictable. We understand that true progress lies not in dominating the landscape but in becoming one with it, flowing with its currents and contours, and adapting our strategies to overcome adversities. This oneness with the environment is the antithesis of the road’s resistance and the triathlete’s quest for control, where every effort is made to bend the environment to their will through meticulously planned courses and carefully engineered equipment.

Allostatic Load and Resilience: Finding Strength in Change


The science of allostasis, as Stulberg highlights, reinforces the importance of this path mindset. Embracing the inevitable flux and disorder of our pursuits, rather than fighting against it, enhances our resilience and capacity for growth. As swimrunners, we intimately understand this concept, for our sport demands a constant navigation of changing conditions, from shifting currents to variable terrain. By embracing this flux, we not only minimize the allostatic load but also cultivate the resilience to thrive in the face of adversity, in stark contrast to the triathlete’s pursuit of order and predictability.

In conclusion for us swimrunners, the path mindset is not merely a metaphor but a way of life, a philosophy that guides our approach to progress and growth. As we venture into our next challenge, let us embrace the winding, ever-evolving journey that lies ahead, celebrating the detours, harmonizing with nature’s rhythms, and finding strength in the constant flux that defines our sport. It is in this unwavering spirit of adaptability and resilience that we will truly experience sustainable progress, not just in swimrun but in all aspects of our lives. And while our triathlon cousins may seek to conquer and control, we revel in the freedom of the path, embracing the unpredictable and finding beauty in the ever-changing landscapes that surround us.