Peyrolles, un swimrun qui aurait mérité de continuer

Beaucoup d’épreuves voient le jour, et c’est un bonne chose. Malheureusement certaines disparaissent pour des raisons diverses. Le swimrun a Peyrolles en fait partie, dommage. Gilles et Céline Hermitant ont couru avec succès leur premier swimrun a Peyrolles en Juin 2016. Voici leurs impressions, en espérant redonner envie au groupe local de relancer cette épreuve sympatique. Photos ©Jean-Philippe Candel

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©Jean-Philippe Candel

Le lac de Peyrolles est situé à 20km d’Aix-en-Provence. C’est une base de loisirs aménagée sur une ancienne sablière. L’eau est plutôt claire et la température clémente aux alentours de 20-22°C. Ce lac est d’ailleurs le lieu pour la Natation du Half Ironman d’Aix-en-Provence qui a lieu en Mai. Le lac est équipé également d’un téléski nautique sur lequel on peut pratiquer le wake.

Le club Durance Triathlon organisait auparavant le triathlon Guy Drumez, mais en raison d’un parcours vélo un peu exiguë qui ne donnait pas pleine satisfaction, ils ont décidé de se lancer dans le swimrun. C’est un club très dynamique de la région avec notamment des triathlètes de très haut niveau et un très bon niveau général.

1ere édition en Juin 2016

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©Jean-Philippe Candel

L’organisation était impeccable et très bon enfant, avec une excellente ambiance générale. Le club n’en est pas à sa 1ere organisation et ça se voit, par exemple avec des ravitaillement de qualité et suffisant. Nous avons aussi été intéressé de voir les exposants de combi swimrun présent sur le site et apprécier les massages à l’arrivée.

La participation était plutôt limitée avec environ 30 équipes au départ et 30 individuels. Il est placé en pleine saison de triathlon et l’épreuve est une 1ère édition. Mais nul doute que la participation sera nettement plus importante l’an prochain.

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©Jean-Philippe Candel

Le parcours est composé de 12 km avec 2km de natation. Il s’agit donc d’une épreuve de découverte de cette discipline avec environ 5 sections différentes Course/Natation. Les sections sont relativement bien équilibrées. A noter une petite touche originale en fin de parcours avec un filet de type accrobranche et un saut à effectuer. En dehors de cela le parcours est sans difficulté et très bien balisé. La sécurité est très bien assurée par des bénévoles à chaque entrée/sortie des portions natation et des canoës sur l’eau. A signaler qu’il y avait aussi une épreuves ‘kids’ pour les plus petits. Une très bonne initiative pour former les jeunes et leur donner le gout de l’effort et du plaisir en pleine nature.

La remise des prix était très sympa avec récompense des individuels, des binômes mixtes, masculins et féminins. Et en plus distribution de cadeaux sur tirage au sort du dossard.

Mon ressenti

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©Jean-Philippe Candel

La quarantaine, nous pratiquons le triathlon depuis une quinzaine d’années au club de Salon de Provence. J’ai du faire une pause à cause de problèmes de santé, et je m’y remets depuis 1 an. Par le passé, j’ai été finisher l’embrunman et à Nice. Aujourd’hui, je ne fais que des courtes distances car la famille s’est agrandie et qu’il en faut pour tout le monde. Mais je n’exclus de refaire du half ironman. J’aime aussi beaucoup le trail et fais des courses à l’occasion et surtout du funboard que je pratique dès que les conditions s’y prêtent.

J’ai découvert par le reportage intérieur sport sur Ötillö et j’ai adoré. Donc, pourquoi pas nous lancer sur un swimrun , court pour commencer, et peut-être plus longs dans le futur?

J’ai fait cette course avec ma femme. C’était notre premier swimrun et nous étions équipés avec des shorties de planche à voile. Nous avons vraiment adoré les enchaînements sans changement de tenue, qui donne une touche un peu baroudeur, d’autant plus que le parcours nous emmenait sur des parties du lac très sauvage. Enfin, nous avons apprécié de partager un effort en binôme, nous qui sommes habitués à courir en individuel en triathlon. Bref, de très bons souvenirs d’autant plus que nous avons gagné en binôme mixte et que nous nous sommes classés 5eme au scratch Equipe.

Retrouvez toutes les photos de l’épreuve ici.

Répartition des swimrunners en France

Où trouver des swimrunners en France ? C’est la question que nous avons posé dans le forum Swimrun France afin de décrire pour la première fois  la distribution géographique des swimrunners dans l’hexagone.

La première constatation est la grande répartition des participants. En France métropolitaine 61 départements sur 96 sont représentés. Il faut y rajouter la Nouvelle Calédonie et la Réunion où des courses et des pratiquants font leur apparition. La seconde constatation est que la plus forte densité se trouve principalement sur le pourtour méditerranéen. Il est clair que la clémence du climat favorise la pratique, mais il ne faut pas oublier que le sport vient de la Suède, un pays peu renommé pour avoir des conditions tropicales. On constate enfin que si la proximité de la mer ou de l’océan semble faciliter la pratique du swimrun, pour autant les départements situés loin des côtes ne sont pas absents. Il y a donc bon espoir pour que le sport continue de se propager sur l’ensemble du pays en explorant des terrains de jeu variés. Nous continuerons à œuvrer pour faciliter cette expansion, en particulier par le biais du développement des communautés et clubs (liste ici). N’oublions pas de saluer nos amis francophones proches en Belgique et Suisse, et plus éloignés au Québec, qui ont participé à ce sondage.

Rendez-vous en 2019 pour suivre l’évolution du PSF (Paysage Swimrun Français 😉 ).

Répartition des swimrunners en France

Données et carte protégées par copyright. Veuillez citer Swimrun France pour toute citation.

La première ouverture de voie en swimrun dans le grand canyon du Verdon

La descente du grand canyon du Verdon du point sublime au lac de St Croix, 25 km dans une eau à 10°.

« Expédition réalisée par des spécialistes de la montagne, de swimrun aventure et d’eau vive, ne pas tenter l’aventure sans encadrement »

Au petit matin quand nous nous sommes réveillés le thermomètre du fourgon de David indiquait 0° C, il y avait du gel sur le pare-brise. A ce moment- là, je n’avais pas trop envie de me mettre à l’eau mais l’enthousiasme de David me gardait motivé pour entreprendre cette traversée de fou.

La vue sur l’entrée des Gorges nous renvoyait un paysage des plus magnifique. Jen nous a préparé de quoi manger avant de partir. Les conditions sont réunies pour accomplir ce genre d’expédition:

  • le niveau de l’eau est bas par manque de pluie, je crois que depuis le mois de mai, il n’a pratiquement pas plu.
  • le ciel est prévu au beau jusqu’à demain
  • les lâchés de barrage sont les mardis et jeudis normalement.

Ma crainte était de s’engager dans des goulets et rester bloqué par des siphons passant sous la roche. Nous avions une sangle de 20 mètres au cas où il aurait fallu reconnaître avant de s’engager. Il fallait rester très vigilant, avec le froid les réflexes étaient un peu amoindris. La mise à l’eau me paru facile car moins froide que l’air. David criait de joie. Jen jouait la photographe depuis le sentier Martel avant de nous rejoindre au 1/3 du parcours pour finir avec nous.

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(crédit photo : Sylvain Scoccia)

Pendant 3 bonnes heures nous descendions à bonne allure. Une petite halte où le soleil faisait son apparition nous a réchauffé un court instant avant de rejoindre Jen au pont de la Malines. Nous en avons profité pour faire une halte, se préparer une soupe bien chaude et un bon café avant de repartir vers l’Imbut, un passage délicat.

Les paysages sont féériques, les couleurs automnales sont éclatantes, du rouge, orange, jaune, vert comme si l’été coloriait sa chaleur sur la végétation. Au-dessus de nos têtes des falaises de plusieurs centaines de mètres sculptées par la force de l’eau nous étourdissaient de beauté.
Le deuxième tiers est encore plus admirable: enfermés dans des couloirs très étroits donnant l’illusion d’être en sécurité. J’imagine quand période de crue cet endroit doit être un enfer. Le froid commence à nous glacer les os, il faut avoir un bon mental à ce moment là, une forme de survie se met en place. Heureusement tout est magnifique, les paysages sont unique, l’eau est d’une pureté vert émeraude.

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(crédit photo : Sylvain Scoccia)

Jen et David, habitués à vivre des aventures engagées, sont solides mentalement et physiquement et c’est très rassurant pour moi. Arrivés à l’Imbut, un moment d’hésitation me saisit avant de rentrer dans ce gouffre froid et sombre.

David, encordé, « se sacrifie » et rentre pour faire une reco. Le courant n’est pas fort, il nous crie au loin dans cette caverne que nous pouvons le suivre. Au fond du gouffre un amoncellement de rondins de bois vont nous permettre de sortir de cette cavité extraordinaire érodée par le passage immémorial de l’eau.

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(crédit photo : Sylvain Scoccia)

Il ne faut pas trop tarder les heures passent et cela serait bien mieux si on peut arriver avant la nuit . La suite est toujours aussi merveilleux, encore une petite halte pour manger afin de reprendre des forces. Il nous reste à finir par 2km de nage. L’appréhension nous gagne après avoir passé près de 9h dans une eau à 10°C.  Subir 1h sur ce final aquatique ne nous enchante pas trop. Nous arrivons au terme de cette descente qui restera gravée dans nos cœurs et mémoires.

Finalement, la dernière nage se fait dans une eau plus chaude de quelques degrés, ce qui va nous permettre de finir dans de meilleures conditions certes très fatigués et heureux d’avoir partagés cet exploit. Nous regagnons la voiture qui se trouve un peu plus haut sur la route et dans la nuit.

Merci à Jen et David d’avoir partagé cette incroyable journée.

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Sylvain Scoccia

https://www.facebook.com/SwimrunAventure/

Première sortie française du Swimrun inter communautaire

« Cela fait un an qu’on en parle »

Cela fait un an qu’on en parle entre nous via Facebook, entre deux coups de fils ou au gré de nos rencontres sur les épreuves de swimrun. Quand je dis « on », c’est loin d’être une équipe formalisée, c’est un jour les swimrunners de Toulouse, de Marseille, de Bordeaux ou d’ailleurs. Autrefois incarnés sous l’ère du trail par des forums internet, les réseaux sociaux ont su combler le vide de connaissance de l’hexagone face à la déferlante swimrun venue des pays nordiques.

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« échanger de vive voix leur expérience, leur parcours, leur vision »

À défaut de création de club 100% swimrun, nous avons vu fleurir ça et là des communautés sous forme de groupe sur Facebook sous l’impulsion de pionniers passionnés et avides de faire partager les tous premiers parcours swimrun de leur région à leurs ami(e)s. Dès lors, il était écrit que certains de ces pionniers devraient se rencontrer pour échanger de vive voix leur expérience, leur parcours, leur vision de l’avenir d’une discipline aux origines créées par quatre copains : une petite communauté en quelque sorte.

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Cette réunion, une première, a vu le jour les  16 et 17  décembre 2017 au sein du Parc National des calanques, grâce à l’aide de Simon Marchal (Swimrun Toulouse), Nicolas Gallot (Swimrun Bordeaux) et Swimrun Marseille (Akuna / Fix). Si Swimrun Marseille s’est occupé du tracé sur le terrain, Nicolas Gallot s’est chargé de la résa du restaurant du vieux port Le Perroquet de Cassis (négociation etc..) et d’autres surprises sympa (cf. photo bonnet) , Simon s’est lui occupé de la réservation hôtel (négociation, mise en concurrence, desiderata des uns et des autres etc.…) Inter hôtel de Cassis.

« notre pratique du swimrun est juste…non autorisée en dehors [des sentiers balisés] »

Un point très important que beaucoup de swimrunners peu habitués aux restrictions du parc national de calanques ne savent pas : notre pratique du swimrun est juste…non autorisée lorsque nous sortons des sentiers balisés. Ce qui peut arriver quelques rares fois en fonction des conditions météo quand l’on passe de l’élément liquide à terrestre (houle, vent fort, froid trop intense). Le Parc est très réglementé et nous, swimrunners, devons adapter notre pratique, les parcours prévus minimisent notre empreinte écologique. C’est pour cela que nous avons restreint le nombre de personnes invitées à 25, et nous avons prévu deux groupes, légèrement distants l’un de l’autre pour éviter l’effet « meute ».

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« Le temps est venu d’enrichir nos expériences »

D’autre part, nous avons voulu résolument mettre l’accent sur les communautés Facebook, d’où le nom de « SR Communities » figurant sur le bonnet personnalisé aux couleurs de Marseille (Merci Nicolas). Pour plus de lisibilité, on l’appelera plutôt Swimrun Communautés.GX013294.MP4_snapshot_00.15_[2017.12.20_09.35.39] (logo_SRC_Akuna)

S’il existe déjà un groupe de travail réunissant la fédération de Triathlon et les organisateurs d’épreuves régissant le volet compétition, pour notre part, en tant que leaders de communauté SR local, il manquait un lieu d’échange, une agora à ceux qui s’entrainent au jour le jour, qui apprennent à maitriser leur terrain et les risques pour leur communauté. Le temps est venu de fertiliser nos connaissances, d’enrichir nos expériences, et quoi de plus magique que de mettre en œuvre ce processus en révèlant sa région aux autres communautés ?GX013334.MP4_snapshot_00.02_[2017.12.22_13.22.06] (logo_SRC_Akuna)

« on appelle cela un « OFF »

Ce concept n’est pas nouveau, en trail on appelle cela un « OFF », pas de dossard, pas de chrono, seulement une participation au frais pour les ravitaillements. Nous pensons aussi accoler un « workshop » avec des thèmes qui restent à définir (entrainement, sécurité, matériel etc…) au(x) OFF(s) car nous parions que les experts français de ce sport viendront de nos communautés. Et maintenant après cette première réunion inter communautaire ?GX013429.MP4_snapshot_00.07_[2017.12.18_19.29.49] (logo_SRC_Akuna)

Nous réfléchissons dors et déjà à la prochaine étape, plusieurs communautés sont déjà sur les rangs à notre grand bonheur.…alors un tour de France de swimrun en Off ça vous tente ? 😊

Un remerciement appuyé à Aurore Dupont pour le montage de la journée de dimanche (prise de vue Akuna)

Les photos de la journée de samedi ici et dimanche

#WeAreSwimrun