ÖTILLÖ 2019: la course à pied a fait la décision

C’est sous la pluie que les 320 athlètes ont pris le départ de la 14ème édition de l’ÖtillÖ. Le départ a lieu à 6h du matin, et la première natation est un réveil un peu brutal pour certains. De nombreux Français et Françaises avaient fait le déplacement pour affronter les 65km de course à pied et 10km de natation démontrant une nouvelle fois l’engouement de ce sport en France (tous leurs résultats en fin d’article).

Ne rien lâcher !
Crédit World of Swimrun

Chez les hommes quatre équipes se sont rapidement détachées et ont couru plus de la moitié de la course en peloton, blaguant et essayant diverses tactiques pour faire travailler les autres équipes. C’est sur l’île d’Ornö que Pontus Lindberg et George Bjälkemo (Team ATG Sport) ont porté l’estocade lors du semi marathon. Inexorablement ils se sont détachés de Fredrik Axegård et Alex Flores dans un premier temps, puis de Lars Ekman et Jonas Ekman Fischer. Ils ne seront plus rejoints au cours des 15km restant et se permettent de finir au petit trot en moins de huit heures. La paire Franco – Australienne Nicolas Remires et Julian Dent (AUS) a lutté mais n’ont pas pu accrocher le bon wagon et finissent à une très belle cinquième place. On peut aussi noter la performance de la Pop’s Team (Pierre Auger et Thomas Guerry) qui décrochent la 12ème place.

Fanny Danckwardt et Desirée Andersson en route pour la victoire
Crédit Jakob Edholm / ÖTILLÖ

Les places se sont décidées beaucoup plus tot dans la catégorie Femmes. En effet après moins de deux heures de courses le podium était en place et ne devait plus changer. Cela ne veut pas dire que les choses ont été faciles pur autant ! Fanny Danckwardt et Désirée Andersson ont fini en 09:05:29, un temps proche du record de la course de l’an dernier en dépit de conditions plus difficiles cette année, preuve qu’elles sont allé vite. Les temps de Susie Moonan et Anna Hellström (9:27:31) et Isabella Hedberg et Helen Wikmar (9:32:37) sont aussi remarquables. Chez les Françaises la paire Franco-Irlandaise Jessica Harrison et Emma Davis (Mako Sport – Dirty Harriets) prennent une très belle 6ème place, et la sympathique équipe Good Old French Frogs (Sylvie Ferriol et Sophie Pejean) a relié bravement l’arrivée, preuve qu’être maman de trois enfants chacune n’empêche pas de faire du swimrun ! Un exemple à suivre.

Charlotte Eriksson et Simon Börjeson
Crédit Simon Börjeson

En mixte on a assisté à une bataille à distance, mais très tendue. Dès le départ la paire Diane Sadik et Knut Baadshaug a pris la tête, suivis comme leur ombre par la Team Garmin Charlotte Eriksson et Simon Börjeson qui restait en embuscade. Pendant 6 heures l’écart a oscillé entre deux et trois minutes sans jamais qu’une équipe ou une autre parvienne à changer le status quo. C’est encore sur Ornö que la décision s’est faite avec un gros coup de fatigue de Diane et Knut, qui voyaient filer la première, puis la seconde place au profit de Jasmina Glad-Schreven et Thomas Schreven. Charlotte Eriksson et Simon Börjeson mettent leur victoire au compte de la pression qu’ils ont maintenu toute la journée. A noter la magnifique place de la paire Française Alexis Charrier & Sabina Rapelli (Team Envol / Ticino) qui finissent au bord du podium à la 4ème place, et du couple Camille Marchand & Julien Antoinre (Ulteam) qui terminent dans les 10 premiers.

Hommes

1. Pontus Lindberg et George Bjälkemo (SUE) 7:47:48
2. Fredrik Axegård et Alex Flores ( SUE ) 7:50:14
3. Lars Ekman et Jonas Ekman Fischer ( SUE ) 7:55:10

Femmes

1. Fanny Danckwardt et Desirée Andersson ( SUE ) 9:05:29
2. Susie Moonan et Anna Hellström ( SUE ) 9:27:31
3. Isabella Hedberg et Helen Wikmar ( SUE ) 9:32:37

Mixte

1. Charlotte Eriksson et Simon Börjeson ( SUE ) 8:38:10
2. Jasmina Glad-Schreven et Thomas Schreven ( SUE ) 8:47:31
3. Diane Sadik (SUI) et Knut Baadshaug (NOR) 9:01:28

Crédit photos World of Swimrun, Simon Börjeson & Jakob Edholm/ÖTILLÖ

Ötillö 2019: Les Frenchies

Les Français seront en force cette année à la finale de la série Ötillö, preuve de l’engagement des sportifs de l’hexagone dans le sport. Dans les trois catégories (Femmes, Hommes et Mixtes) on trouve des binômes qui visent une place sur le podium (voir la plus haute …), certains moins expérimentés qui veulent améliorer leur temps, mais aussi des novices. Les objectifs affichés sont variés, mais pour tous le premier but dans cette aventure est avant tout de finir. Voyons quelques-unes des équipes présentes.

Femmes

Avec seulement 25 équipes engagées, c’est la plus petite catégorie. Deux équipes Françaises seront présentes, avec des ambitions et objectifs variés.

Mako Sport – Dirty Harriets (Jess Harrison et Emma Davis (IRL))
Les deux anciennes triathlètes pro et olympiennes (Pékin et Londres) se sont qualifiées à Engadine. Jess est plutôt nageuse et Emma plutôt coureuse ce qui les rend complémentaires, mais elles n’ont en fait pas de vrai point faible, si ce n’est peut-être un manque d’expérience en swimrun relatif par rapport aux meilleures équipes femmes. Elles devraient néanmoins très bien figurer dans cette catégorie. Équipement : Jess étant la conceptrice des combi Mako, c’est sans surprise qu’elles ont opté pour des combis et manchettes Mako, chaussures Inov-8 210 et pull buoy swimrunners.

Good old French frogs (Sylvie Ferriol & Sophie Pejean)
Nageuses d’origine, elles n’avaient jamais couru jusqu’à l’âge de 40 ans … Avec 100 ans à elles deux et 3 3 enfants chacune, l’entraînement pour ce genre de course n’est pas tous les jours facile… Elles espèrent que cette course puisse rester accessible à des sportives « classiques » comme elles, car elles ont l’impression que le niveau s’élève inexorablement … Gageons que de grands sourires seront présents à Utö sur leurs visages. Équipement : combi Utter, chaussures salomon et inov8, pull classique.

Hommes

90 équipes dans cette catégorie, la plus fournie du plateau. Les Français sont nombreux, certains avec de bonnes chances de jouer les premières places, d’autres espérant surtout prendre du plaisir.

Team Envol (Nicolas Remires & Julian Dent (AUS))
Nicolas est bien connu sur le circuit avec de très belles places sur l’Ötillö au cours de ses 5 participations. Vivant en Suède il connait parfaitement le parcours et ses secrets. Toujours dans le coup, est-ce que 2019 sera son année ? Associé avec l’Australien Julian Dent ils forment une équipe solide, plutôt coureurs mais confiant en général sur les natations. Une équipe à suivre. Équipement : Chaussures: vivobarefoot Tempest, Combinaison: Head myBoost SL, Pullbuoy: Double Piraya de Swimrunners, Plaquettes Strokemaker size 2, palmes Olander Swimrun et lunettes Head Diamond, nutrition Precision Hydration.

Head Gravelines Triathlon (Franck Martin & Guillaume Heneman)
L’équipe de Graveline est issue du triathlon mais leur force réside dans la natation. Avec une troisième participation pour Guillaume et une seconde pour Franck, ils commencent à avoir une bonne expérience qui devrait les server tout au long de la course. Équipement: Combi HEAD, chaussures Salomon Amphibian et pullbuoy Swimrunners.

Team Gravity Race Talon d’Achille (Benjamin Colchen & François Lervant)
Nageurs à la base mais avec de jolies références en trail (TDS, Pierra Menta), l’équipe a été prévenue à la dernière minute de leur qualif, et arrive donc avec une preparation limitée. Objectif découvrir, pour mieux revenir en 2020 ! Équipement: Colting et Inov 8 trail talon 235.

SENE 56860 (Le Padellec Renan & Texier Jocelyn)
Avec beaucoup d’expérience en natation et un joli palmarès en swimrun (Engadin x2, Hvar, Utö, Costa Brava, Cannes, Troll Enez), l’équipe va découvrir l’archipel pour la première fois et vise logiquement d’abord de rejoinder Utö et vivre pleinement cette aventure. Équipement: Ark, Inov 8 et La sportive Hellios, Sous-couche Orca.

Les Vieux Neptuniens #1 (Mehr Jean-Nicolas & Brochen Yann)
Qualifiés au Ranking, on croise souvent sur les courses les Neptuniens et leur supporters animés 😉 . Nageurs à la base, ils visent pour leur première participation Ötillö de « finir mort ou vif mais tout en prenant un maximum de Plaisir”. Équipement: pull boy decathlon premier prix, plaquettes Malmsten Handpaddles size 3 red, chaussettes Gococo, lunettes suédoises Decathlon premier prix.

Swimrun Côte d’Azur Head (Christophe Charpentier & Olivier Fernandez Semeria)
Qualifiés au Ranking les organisateurs du Swimrun Côte d’azur sont aussi des bizuts à l’Ötillö. Avec un bon background en endurance, ils finiront avec le sourire à n’en pas douter. Équipement Head Swimming, Myboost pro, pull buoy suédois “double suppo”.

No Limit (Stéphane Herniou & Cyril Marchant)
Anciens nageurs de haut niveau, Stéphane et Cyril se sont qualifiés au ranking avec Hvar 2018 et Cannes 2018. Pour une première participation à ÖtillÖ leur objectif sera de prendre du plaisir et d’aller au bout. On peut quand même s’attendre à les trouver à leur avantage dès la première natation. Équipement : Combi Head my boost SL (sans manche), chaussures profile route/chemin, pull, plaquettes et longe.

Pop’s team (Thomas Guerry & Pierre Auger)
Encore une équipe issue de la natation et water-polo ! Équipiers depuis 2 ans et demi, c’est leur seconde participation à la finale. Pour cette édition 2019, leur objectif sera de boucler une seconde fois cette magnifique journée de course tout en essayant d’ameliorer notre temps de l’an passé! Équipement: combi manches courtes shorty, plaquettes, pull buoy et longe, plus manchons pour Pierre. A noter qu’ils partent en semi autonomie eau/gel car ils estiment que les ravitos peuvent être assez espacés.

Team HEAD – Sud Running (Nicolas et Hugo Tormento)
Les deux frères sont d’anciens nageurs de haut niveau. Mathieu Poullain, le partenaire de Hugo étant blessé, ce dernier s’est tourné vers son frère. Première participation à la finale pour Nicolas, seconde pour Hugo, Avec un chrono de moins de 9h pour ce dernier, on peut s’attendre à les voir à leur avantage, en particulier lors des premières natations. Équipement : version short sleeve de la SwimRun HEAD MyBoost, chaussures fournies par le magasin marseillais Sud running. Ils emmènent avec eux un pull buoy et une longe pour garder le contact durant les parties natation.

Black & Yellow (Audoin Louis & Palous Philippe).
Philippe a gros passé de traileur (6 UTMB etc), alors que Louis est plutôt triathlète. Philippe a envoyé un dossier de qualification sans en parler à Louis … de quoi discuter pendant 65km de course à pied ! Les froid et un souci à la cheville sont leurs principales préoccupation, ce qui explique que malgré leur niveau ils visent avant tout de finir cette pour cette première participation. Équipement : Combi Aquaman, chaussures Scott kinabalu RC 2.0, et pull buoy.

Silver Jackals (Xavier Le Meut & Marc Fortier-Beaulieu)
Qualifiés par le programme 7/24 (sept courses dont cinq labels Ötillö et deux « merit races », en moins de deux ans) ils ont une bonne expérience de leur binôme et du swimrun. Xavier est plutôt nageur, Marc plutôt coureur, ils sont complémentaires. Préparation séparée (Majorque et Cantal pour Xavier, et Montagne ardéchoise et son sublime lac d’Issarlès pour Marc), ce qui ne doit jamais arrêter un binôme. Équipement : Marc a opté pour Combis Mako et Chaussures Inov8 X-Talon 210, Xavier pour combi Head et chaussures La Sportiva.

Mixtes

Courir en équipe mixte est l’une des magnifiques particularités de swimrun. Mais ne vous trompez pas, le maillon le plus faible n’est pas toujours celui que vous croyez ! La complémentarité est essentielle, et on trouve souvent une alternance des rôles de leader entre la natation et la course à pied. On trouve aussi plusieurs couples qui partagent dans la vie et dans le sport leurs passions, de quoi alimenter les discussions lors des longues soirée d’hiver … Avec 46 équipes engagées, c’est une catégorie au niveau très relevé.

Swimrun the Riviera (Alexandre & Kate Bermond)
Le couple Niçois bien connu dans le milieu swimrun et organisateurs du superbe Swimrun The Riviera n’en est pas à sa première participation. Plutôt nageurs mais avec un background aussi en triathlon, ils ont pour objectif de batter leur meilleur chrono de 10h56. Équipement: Ark, Pegasus trail, pull buoy suédois.

Ul’Team (Camille Marchand & Julien Antoine)
Camille et Julien forment un binôme unique, pur fruit du virus 666 swimrun et de la magie de ce sport. Leur rencontre date de 2016 à l’arrivée de l’ÖtillÖ, sur Utö, « The Island of Love ». Ils avaient couru chacun dans des équipes différentes … et depuis ils ne se sont plus quittés ! Plutôt nageurs, le parcours ne les avantage pas forcément, mais l’objectif sera, comme tous les ans, de terminer la course, et si possible en améliorant leur temps de l’an passé. L’important sera de profiter à fond de l’ambiance, des paysages et de la magie du site. Équipement : Combi Utter Gear, chaussures de trail Saucony Peregrine, plaquettes et pull buoys.

Les Z’écureuils (Celine & Christophe Schneider)
Seconde participation a Ötillö. Qualification au ranking. Ils sont plutôt coureurs et leur objectif est le même que l’année dernière : aller au bout en prenant un max de Plaisir, avec peut-être un peu plus de vagues. Équipement : Orca et inov8. Pull-buoy pour les 2. Chaussettes Ötillö. Cagoules et/ou bandeau Néoprène. Dessous Néoprène ou merinos selon la température. Et ceinture type flipbelt pour emporter du ravito.

Team Head Crownhealth Challenge (Marx Laurence & Valette Laurent)
Une nageuse et un traileur pour un beau partage des disciplines, chacun apportant son point fort et une belle complémentarité. Leur point fort, leur régularité ! Laurent participe à sa 3ème finale alors que pour Laurence c’est une première participation. Qualifié grâce à leurs partenaires HEAD et Crownhealth au travers d’un défi de la saison qui était d’être présent dans tous les sprint et les longs de l’année. Équipement : Combinaison Head myboost et pull buoy suédois pour tous les deux.

NadZa Head (Nadja Van Camp (BEL) & François Dubuc)
La sympathique équipe franco belge mixte s’est qualifiée au ranking. Pour leur seconde participation après l’édition mémorable de 2017, leur objectif est de finir en en profitant le plus longtemps possible. Slow start et finish slower est généralement leur tactique… Verrons-nous les larmes quasi traditionnelles de François à l’arrivée ? … 😉 . Équipement : Combi head my boost, chaussures salomon. Amateur de gros pull !!

Team Envol HEAD Occitanie (Eric Mackowiak & Valerie Bourgis)
Anciens triathlètes Eric est plutôt nageur et Valérie plutôt traileuse. Second au ranking leur objectif est de terminer cette première finale et surtout prendre beaucoup de plaisir pendant la course et également avec tous les athlètes et organisateurs de cette grande famille du swimrun. Équipement : Valérie: combi HEAD Myboost avec manches, lunettes Head, pull suedois rigide, plaquettes Tyr catalist stroke XS, chaussures VJ sport I rock 2, Eric: combi HEAD myboost sans manches, big pull buoy swimrunner noir, plaquettes Tyr catalist stroke XL, chaussures brooks caldera 2.

Chrisclaire BSC (Claire Thibult & Christophe Leray)
Équipe mixte Bordelaise issue du triathlon (BSC coaching). Ils se sont qualifiés aux 1000 Lakes en finissant 2eme mixte. Claire est plutôt coureuse, Christophe est un athlète polyvalent (coureur et triathlète). Pour leur première participation ils s’attendent à des difficultés, l’inconnu, le cadre magique, la gestion des limites et l’ambition de partager cela ensemble. Équipement varié. Claire : combi Orca, chaussures de trail salomon, jambières z3rod, bonnet en néoprène, lunettes speedo, pull buoy décathlon et plaquettes. Christophe : combi HEAD (merci « runstore Bordeaux), chaussures de trail Scott, jambières Utter, lunettes aréna, pull buoy Tyr, et plaquettes.

Team Barbinator (Thierry Pelet & Emilie Comyn)
C’est une équipe un peu atypique, Émily venant du ski et du triathlon alors que Thierry a un passé au haut niveau dans plusieurs domaines liés (course pied, triathlon, cross country). Dans cette équipe au profil plutôt coureur, il aura à cœur de donner le tempo tout en préservant les forces du binome dans cette course d’endurance. Équipement : Combinaisons Colting SR02 + calf guard, Pull-buoy suedois, Chaussures Salomon S-Lab XA Amphib pour Émily et Salming OT Comp pour Thierry, ceinture de running Sammie pour flasque 500 ml, gels, barres, longe si inutilisée, bonnet.

Team Envol Ticino (Alexis Charrier / Sabina Rapelli (SUI))
Binôme complémentaire, Alexis est nageur de base mais aime le trail et Sabina est plutôt coureuse à pied. Ce sera la première participation pour Alexis, seconde pour Sabina. Ils visent avant tout à s’amuser et profiter des plaisirs en trail et en eau libre! Objectifs: Donner le meilleur d’eux même et profiter! Qualification directe aux Isles of Scilly. Équipement : HEAD Aero, Vivobarefoot, Pull buoy Piraya.



Crédit photos multiples, Otillo pour beaucoup, toutes les photos étant fournies par les binômes

Cannes, entre strass et plaquettes le temps d’un week-end

Plus accessible, plus urbaine, plus courte aussi… C’est la dernière née des courses Ötillö et la première en France. Elle clôture désormais la série avec ses 37 kilomètres dont 8 de natation. Samedi dernier, pour sa première édition, la course de Cannes, version longue, a réuni 155 binômes sur la ligne de départ de l’île Sainte-Marguerite, qui fait face à la ville. Dans chaque catégorie, les Suédois se sont imposés sur la plus haute marche du podium.

Tout commence par une traversée en ferry. Un classique sur deux courses de l’Ötillö qui met les coureurs dans l’ambiance et permet d’admirer le paysage, tout en découvrant la scène de départ autrement. Depuis Cannes, les deux navettes s’ébranlent, presque timides au cœur de ce port où les yachts rutilants, arborant pavillons offshores, sont amarrés à longueur d’année. À l’embouchure, les fonds spéculatifs laissent place aux fonds marins, l’île Sainte-Marguerite se dévoile en même temps qu’un lever de soleil d’un rouge flamboyant qui vient garnir les écrans de téléphones. L’émerveillement est là, la brise berce le voyage, l’île grossit et se rapproche, jusqu’au moment ou on aperçoit en haut du fort qui la surplombe, l’arche de départ.

Le flot de coureurs quitte le navire et grimpe jusqu’à l’enceinte fortifiée. Arrivée sur place : 8h. Départ prévu : 9h. La pression à le temps de monter doucement. Dernier détour aux toilettes où la file messieurs dépasse de loin celle des dames. La météo splendide, le circuit urbain, les 8 kilomètres de natation font partie des thèmes qui alimentent les discussions. La zone de départ se remplit de coureurs fébriles… et c’est le coup de pistolet! Les 95 binômes masculins, 44 mixtes et 16 féminins dévalent les pentes du fort et longent le sentier qui contourne l’île. Tantôt sableuse, tantôt terreuse, tantôt parsemée de rochers, la piste accueille une file ininterrompue de dossards rouges, verts et oranges jusqu’à la première natation où le peloton commence à s’étaler.

D’ «  île en île »

 

700 mètres séparent l’île Sainte-Marguerite de sa petite sœur, l’île Saint-Honorat, la seconde de l’archipel de Lérins dont il va falloir faire le tour à pied. La cohorte de swimrunners trace son sillon parmi les bateaux de plaisanciers pour atteindre le rivage. La température de l’eau est agréable, pas de quoi souffrir pour le moment. Sur la seconde île, on foule un joli chemin de terre plat. Tout le monde en vient rapidement à bout pour repartir sur la traversée d’ « île en île » en sens inverse. On termine le tour entamé de Sainte-Marguerite en courant, puis on se met à l’eau pour rejoindre le continent. Chaque binôme se voit attribuer une bouée pour cette première grosse natation de 1500 mètres dont on ne voit pas l’arrivée. Il faut s’accrocher et éviter de prendre la mauvaise direction.

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Une fois proche de la fin, une paddleuse nous indique de nous déporter sur la gauche, l’arrivée est derrière la digue. On distingue enfin l’amas rose de bouées alignées sur la plage à laquelle on vient ajouter un peu plus de couleur. Et c’est parti pour le bitume! Le second ravitaillement est bienvenu avant un enchaînement de courtes courses à pied alternant avec deux longues natations. Le point d’orgue sera celle de 2100 mètres qui, après avoir traversé Cannes et remonté la Croisette et ses hôtels de luxe jusqu’au fameux tapis rouge du Palais des festivals, laissera quelques traces. On croise de nombreux passants et on reçoit beaucoup d’encouragements de spectateurs apprêtés. Pantalons à carreaux, chemisiers repassés, mocassins et lèvres botoxées ne sont pas rares. Le contraste est amusant, l’ambiance est bonne.

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Entre route et chemins

 

Une fois les 2100 mètres terminés, la plus grosse partie dans l’eau est faite. Reste à boucler la plus grosse partie sur terre qui nous attend juste derrière. Plus de 8 kilomètres entre bitume et chemins du parc forestier de la Croix des gardes. On traverse quelques quartiers pavillonnaires. Le dénivelé est bien réparti jusqu’au point culminant marqué par l’immense Croix et une vue agréable sur la mer et sur la ville, le terrain de jeu de la brigade équestre du coin. On retrouve rapidement le goudron en retournant vers le centre de Cannes. Bénévoles et policiers sont présents à chaque traversée de route avec le sourire aux lèvres et des mots d’encouragement. Tous, sans exception. Nous longeons un quai où flottent quelques pavillons offshores avant de sautiller sur de gros rochers pour aller se remettre à l’eau. Une section de 1200 mètres où de nombreux binômes s’arrêtent de nager, cherchant leur direction.

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À la sortie de l’eau, les premiers bonbons font leur apparition sur les tables de ravitaillement. On reprend quelques forces avant la dernière ascension qui sera souvent évoquée lors des débriefs de fin de course. Une moitié de kilomètre vertical le long d’une ancienne voie ferrée. L’endroit a du cachet. Les mollets souffrent avant d’être délivrés sur quelques kilomètres vallonnés entre route et chemins, puis une descente à pic en forêt, puis épique dans le lit d’un ruisseau qui serpente au cœur d’une jungle luxuriante où les pierres affleurent et où agilité et crampons sont nos meilleurs alliés. Une fois l’obstacle franchi, on commence à sentir la fin, autant que la fatigue. La dernière longue section de natation de 1000 mètres fait du bien… pour ceux qui ont la chance d’éviter les méduses. Restent encore 800, 600, 600, 200 et 200 : dernier enchaînement rapide, puis c’est la montée des marches vers la cérémonie Ötillö… et la palme : son arche qu’on passe toujours avec d’autant plus de plaisir que la course a été éprouvante.

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En résumé : une course plus courte, oui (bien que beaucoup de montres affichent plus de 40 kilomètres au compteur), plus urbaine, oui mais pas forcément plus accessible dans sa version longue. Le niveau d’exigence reste élevé, dû en partie à l’importance de la natation sur le parcours. Restent les versions « Sprint » (15 km) et « Expérience » (7 km) du samedi. Elles se courent en binôme ou en solo, pour ceux qui voudraient commencer en solitaire. Géographiquement, elle reste la destination Ötillö la plus simple à rejoindre pour les Français.

Aurore Dupont

https://otilloswimrun.com/races/cannes/

Crédit Photos Akuna/ÖtillÖ

Plus de photos : https://www.flickr.com/photos/akunamatata/albums/72157674933809798

Le Mag Swimrun France numéro 4

Le Numéro 4 est sorti ! Au sommaire:

  • Edito
  • Pages Spéciales : Ötillö un lundi au soleil
  • Course du mois : Swimrun Matemale
  • Le swimrun aventure, un parfum de liberté
  • Le swimrun au Portugal
  • Matériel : les plaquettes
  • Expertise: La longe de long en large
  • Calendrier Septembre/Octobre

Tous les autres numéros sont disponibles en téléchargement

Une année de tous les records aux championnats du monde ÖtillÖ de Swimrun 2018

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Les premières équipes ont fait preuve d’une incroyable célérité pour ces 13ème championnats du monde ÖtillÖ de Swimrun 2018, une des course d’endurance d’un jour réputée parmi les plus dures au monde. Les conditions météo furent idéales pour instaurer un rythme très rapide tout au long des 75 km de course au sein de l’archipel de Stockholm. Toutefois personne ne s’attendait à ce que les athlètes écrasent les records chronométriques de façon aussi magistrale, et ce dans chaque catégorie, homme, femme et mixte.

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Vainqueurs 2018:
Hommes: Fredrik Axegård and Alex Flores (SWE), Team Sport Office, 7:39:25
mixte: Martin Flinta (SWE) and Helena Erbenova Karaskova (CZE), Thule Crew/Wolffwear Swimrun, 8:16:15
Femmes: Kristin Larsson and Annika Ericsson (SWE), Team Outdoor Experten, 8:56:26

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La 13ème édition de l’ÖtillÖ a accueilli 150 équipes représentant pas moins de 25 nations. Sur un parcours long de 75 km comprenant 65 km de trail technique et 10 km d’eau libre, les binômes ont enchainé les portions nagées et courues sur 24 iles de l’archipel de Stockholm (l’archipel en compte environ 24 000). Les athlètes courent et nagent dans la mer Baltique, traversant les plus belles parties de l’archipel, depuis le magnifique port de plaisance de Sandham vers « l’ile de l’amour » Utö. Les équipes vont tour à tour sillonner des iles désertes et résidences pittoresques d’été, devront courir sur des rochers extrêmement glissants, suivront des singles à travers des forêts denses et nager en se méfiant des courants.

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Les prétendants étaient si nombreux sur la ligne de départ qu’il était vraiment difficile de pronostiquer les vainqueurs de ces championnats du monde 2018. Les trois premières équipes de tête se tenant en quelques secondes après plusieurs heures de course. C’est Fredrik Axegård et Alex Flores (SWE) qui finalement arrivent à s’échapper et marquent les esprit avec un temps record de 7 heures, 39 minutes et 25 secondes, soit plus de 19 minutes que le précédent record. Chez les femmes le duo, multi championnes du monde de la spécialité, Annika Ericsson et Kristin Larsson (SWE) a bataillé dur pour s’imposer aussi dans un temps record, retranchant de 36 minutes leur record précédent datant de 2016. Fanny Danckwardt et Desirée Andersson (SWE) ont failli réaliser l’exploit de battre l’invincible binôme en menant une grande partie de la course mais elles ont dû se résigner en finissant 3 minutes 49 secondes derrière leurs collègues suédoises.

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Dans la catégorie mixte Martin Flinta (SWE) et Helena Erbenova Karaskova (CZE) ont assumé avec brio leur statut de favoris. Ils finissent avec une belle marge sur les seconds. Ils finissent 8ème au scratch avec un temps canon de 8:16:15, ce qui est aussi un nouveau record. Ils écrasent la marque chronométrique précédente de près de 33 minutes. Martin et Helena ont dominé les 5 manches de ÖTILLÖ Swimrun World Series en 2018 et sont en lice pour gagner le bonus de 33 000 € promis aux vainqueurs de toutes le manches s’ils gagnent à ÖTILLÖ 1000 Lakes (Allemagne) fin septembre.

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Podiums

Hommes
1. Fredrik Axegård et Alex Flores (SWE), Team Sport Office, 7:39:25
2. Jonas Ekman Fischer et Lars Ekman (SWE), Sailfish Team Bröderna Bäver, 7:42:07
3. Oscar Olsson (SWE) et Adriel Young (AUS), Team Ark Swimrun-HUUB, 7:44:20
Mixte
1. Martin Flinta (SWE) et Helena Erbenova Karaskova (CZE), Thule Crew/Wolffwear Swimrun, 8:16:15
2. Sam Clark (NZL) et Marika Wagner (SWE), Apollo Sports, 8:30:19
3. Thomas Schreven (NED) et Jasmina Glad-Schreven (FIN), Say no! to doping, 8:36:29
Femmes
1. Kristin Larsson et Annika Ericsson (SWE), Team Outdoor Experten, 8:56:26
2. Fanny Danckwardt et Desirée Andersson (SWE), Team Envol, 9:00:15
3. Charlotte Eriksson et Renée Huuva (SWE), Yo Running Club, 9:07:11

Résultats complets:

https://otilloswimrun.com/races/otillo/results-2018/

Crédit photographers: Jakob Edholm / ÖTILLÖ et Pierre Mangez / ÖTILLÖ

Le Mag Numéro 3

Le Numéro 3 est sorti !  Au sommaire:

  • Edito
  • Engadine: un Ötillö chez les Helvètes
  • Las Papayas, binôme au quotidien
  • Le swimrun à la sauce Italienne
  • Le swimrun au soleil
  • Mes chaussures coulent: mythe ou réalité?
  • Le trou d’air de l’été en France
  • Calendrier Août/Septembre

Numéros 1 et 2 disponibles ici.

Ce magazine sort tous les premiers jeudis de chaque mois et est disponible en version PDF ici en téléchargement.

Le Mag Swimrun France est également sur Facebook  et sur Instagram.

Il est écrit et édité par des swimrunners passionnés, pour des swimrunners et avec des intervenants swimrunners. À ce titre, nous sommes ouverts à vos suggestions, remarques, envies … à vous de nous dire ce que vous avez envie de lire ou d’écrire !

Aurore, Fix et Akuna

Présentation du circuit ÖtillÖ 2018

Depuis que Michael Lemmel et Mats Skott ont repris le flambeau en 2006 du défi un peu fou des quatre amis (Jesper et Mats Andersson, Anders Malm, Janne Lindberg) la marque ÖtillÖ, devenue le premier circuit mondial, se confond avec l’avènement même du Swimrun dans le monde de l’outdoor. Michael revient pour nous sur l’évolution et les nouveautés du circuit ÖtillÖ 2018 tout en insistant sur les valeurs qui sous tendent le succès grandissant de ce sport.

 

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Michael Lemmel & Mats Skott

Swimrun France : Bonjour Michael, une nouvelle saison de swimrun est sur le point de commencer pour le circuit ÖtillÖ World Series. Mais avant d’en parler de suite, peux tu présenter ton championnat ÖtillÖ World Series aux nombreux français débutant dans le swimrun ?

Michael Lemmel : ÖTILLÖ est la course originelle d’où la vague Swimrun est partie en 2006. Elle est depuis 2012 considérée à juste titre comme les championnats du monde de Swimrun. Nous voulions diffuser la pratique du Swimrun dans des nouvelles communautés, sur des terrains variés et différents sur lesquels le swimrun s’adapte de manière pertinente, nous y avons crée les Swimrun World Series. Avec des courses ancrées en Suède, Croatie, Suisse, Grande Bretagne, Allemagne et d’autres à venir, ces épreuves sont à la fois mythiques et pittoresques. Elles servent également comme manches qualificatives au Championnats du monde.

SRF: Quelles sont les nouveautés en cette année 2018 pour les ÖtillÖ World Series et finale (Championnats du monde) ?

ML: En 2018, on espère ajouter au moins une date supplémentaire au World Series. On s’essaiera aussi à un nouveau format test de course à trois épreuves de cette saison. En effet, nous poussons fermement à rendre plus accessible notre sport à des nouveaux compétiteurs en vue de les fidéliser. Vraisemblablement, ce nouveau format devrait s’imposer sur toutes nos épreuves du weekend*en 2019.

La qualification à l’ÖtillÖ est devenue plus accessible avec le 7/24 format: vous aurez un slot garanti si vous, avec le même binôme, êtes finishers de 5 courses labélisée ÖtillÖ World Series et 2 courses labélisées « Merit » sur une période de 2 années. Au cours de cette expérience, vous allez être bien préparés à l’ÖtillÖ car vous accumulerez beaucoup d’expérience, découvrirez de nouveaux endroits. En effet, cela serait dommage d’aller sur la course majeure du circuit pour ne pas la terminer ?

SRF: D’après toi, anticipes tu une croissance toujours aussi soutenue du swimrun durant les années à venir ? Crois tu que les valeurs de ce sport sont la raison de ce succès ? Et enfin penses tu que le swimrun en tant que sport risque d’évoluer différemment au gré des politiques sportives de chaque pays ?

ML: La multiplicité d’épreuves bourgeonnant un peu partout signifie qu’il va y avoir une croissance continue en terme de compétiteurs. Pourtant, à l’heure actuelle, je pense qu’il y a pléthore de courses comparées au nombre de coureurs.. Nous allons avoir une consolidation à ce niveau avant un redécollage. Les sports tels la course à pied ou nage vont multiplier les standards de distance. Dans certains endroits, on va voir des formats de swimrun très courts et dans d’autres des évènements plus tournés vers l’aventure. Sur le long terme, c’est la pratique du sportif qui prévaut et fera la différence. Le swimrun grandira lorsque qu’il n’y aura pas que des compétiteurs mais aussi des personnes attirées par le seul plaisir de pratiquer. Pour ma part, je fais des très intenses et courtes séances en solitaire, il m’arrive aussi de faire de longues sorties lentes en mode exploration seul ou accompagné d’amis. Et enfin je participe à des épreuves officielles avec des amis. J’ai l’impression que c’est vers quoi le sport va s’orienter.

SRF: Quel seraient tes conseils pour les débutants en swimrun qui auraient pour objectif de participer aux championnats du monde à Stockholm ? Existe t-il un moyen (club, association) qui puisse accélérer l’apprentissage d’un pratiquant ?

ML: Énormément de personnes veulent démarrer par l’ÖtillÖ d’entrée de jeu. Je pense sincèrement qu’elles passeraient à coté de l’expérience Swimrun en le prenant de cette façon. C’est super de se fixer de gros objectifs, mais il faut prendre le temps durant quelques années histoire d’explorer de nouveaux endroits, de se découvrir soi même et se faire des amis par la même occasion. C’est cela le véritable esprit swimrun. Si vous arrivez à fonctionner de telle manière à donner plus d’importance à la découverte que la performance pure alors vous allez avoir beaucoup plus plaisir à accomplir vos rêves plutôt que d’accumuler de la frustration. Nous avons tous eu besoin de savoir ramper* avant de courir 🙂
(* ndlr: ramper se dit « crawl » en anglais, jeu de mots un peu difficile à traduire en français)

SRF: En France, on pense vraiment que nous avons le pays quasi parfait pour recevoir une des World Series. Comment est il possible que cela ne soit pas le cas ?

ML: Je suis d’accord avec toi. Néanmoins la législation française est assez tatillonne. On a essayé d’implanter un ÖTILLÖ Swimrun Weekend dans trois endroits différents, et pour des raisons variables nous n’avons pas réussi à le faire. On espère y arriver un jour car on est des vrais francophiles 🙂

SRF: Il y aurait il une question que tu aurais voulu que je te pose ?

ML: Comment peut on faire grandir ensemble le swimrun en France ?

ML: Notre désir est d’être une source d’inspiration pour les coureurs, les organisateurs et aussi les personnes qui veulent juste découvrir le sport. Notre ambition est de faire du Swimrun un pont entre les cultures et gens, d’avoir une attitude environnementale responsable et d’afficher un esprit chaleureux au lieu d’agressif. S’il te plait, pourrais tu organiser une ou deux grosses rencontres où l’on pourrait se rencontrer. Notre agenda est blindé à mort, mais entre les Isles of Scilly et Engadin je suis dans le sud de la France de toute façon.

SRF: Merci Michael, pour les évènements on va y penser sérieusement 🙂

ML: Thank you/ M

crédit photo : Jakob Edholm

Ci dessous l’intervention du co-fondateur de l’ ÖtillÖ Swimrun World Series Michael Lemmel lors des rencontres du Swimrun organisées sous l’égide de la Fédération Française de Triathlon devant un parterre d’organisateurs et des représentants de la FFTri.

No more cups

Photo: Jakob Edholm – ÖTILLÖ

L’organisation de l’ÖTILLÖ a annoncé qu’elle limitera le nombre de gobelets sur ses courses. Les verres seront disponibles seulement sur les deux premiers ravitaillements pour éviter les embouteillages, mais pour le reste de la course les concurrents devront transporter une tasse personnelle s’ils veulent boire. Le but est de réduire le gaspillage et la pollution. Cette pratique est courante en trail. Va-t-elle se généraliser en swimrun ?