ÖtillÖ 2017: les Français/es

Voici la liste des Françaises et Français au départ de l’ÖtillÖ 2017 qui démarre demain. Tout le monde y est inclu, Swimrun France s’intéresse à tout le monde… Sept équipes hommes, 9 équipes mixed, aucune équipe femme. Mesdames, le défi est à relever pour 2018 !french teams otillo 2017 b

GREEDY TEAM au Swimrun Côte Vermeille 2017

Eric Levasseur et Manon Lusa nous font partager leur course, un bel exemple de ténacité devant les difficultés.

Un an jour pour jour que nous découvrions le swimrun. C’est là que tout a basculé, et nous sommes tombés amoureux de cette nouvelle discipline. Elle nous permet d’évoluer dans des endroits et des sites qui sont des paradis pour les yeux, pour les amoureux du trail et la natation en eau libre comme nous.

En  2016 nous avons constitué cette GREEDY TEAM (les gourmands ! ) pour prendre le départ sur la longue, épreuve que nous avons remporté en mixte. 2017, c’est donc notre deuxième participation sur le Côte Vermeille, cette fois-ci sur l’Ultra… Pourquoi ? Tout simplement pour le plaisir !

L’Ultra, c’est 64 kms avec D+ 2500 m, 18 sections de swim pour un total de 8.7 km avec la section la plus longue de 1km, donc pas très long pour ce genre d’épreuve. LA course à pied se décompose en 19 sections pour couvrir au total 54.7km, mais avec 17km pour la section la plus longue. Le gros morceau de l’épreuve. Il y a aussi un petit défi sympa cette année au sein même de l’épreuve  le «Chrono de la Madeloc» dans la longue section de trail.

Le plus  de cette épreuve c’est l’Eco-responsabilité qui est son leitmotiv. Pour les amoureux de la nature, cette charte est un évidence que toute organisation devrait soutenir.

Un parcours somptueux

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Tracé entre sentiers littoraux, chemins de vignes et singles du massif des Albères, ce parcours sur mesure nous fait découvrir les trésors exceptionnels de la côte Vermeille. Le programme ressemble à une liste à la Prévert de trésors naturels : cinq magnifiques communes sont traversées (Cerbère, Banyuls-sur-Mer, Port-Vendres, Collioure, Argelès-sur-Mer), six sites NATURA 2000, une réserve naturelle Marine nationale (Cerbère-Banyuls), un parc naturel marin (golfe du Lion) et une aire marine éducative(Argelès-sur-Mer). De quoi se régaler.

Choisir la tenue adéquate aux conditions météo. Ce fut une question pour laquelle équipes ont eu du mal à trouver la bonne formule. Combinaison ou pas, courte ou version jammer / souris ? (merci Fix du prêt) ? Nous savons que la journée sera très chaude mais que nous pouvons également avoir un peu froid dans l’eau sur les dernières sections swim et qu’un peu comme l’ÔtillÖ il ne s’agit pas d’une course mais d’une « aventure contre les éléments« . Nous optons pour jammer et souris.

24/06/2017: jour J

Greedy Vermeille 1Levés à 4h du mat, nous prenons notre petit déjeuner à la lumière des frontales. Le rendez-vous pour les navettes est fixé à 5h10 pour un départ à 5h20. Comme c’était la nuit du Bac nous rencontrons bon nombre de jeunes allant se coucher et qui nous prodiguent des encouragements sympas.

Nous embarquons dans la navette, il fait déjà chaud, un calme olympien. Puis avec le levé du soleil, les échanges commencent, suivi d’un peu d’excitation. Arrivés sur le lieu du départ, surprise, un grand vent nous y attend… Pendant ce temps là, Akunamatata prends des clichés, filme à son habitude.

Le départ est donné à 6h30 exactement dans une ambiance calme et détendue ; nous savons que nous partons pour un long moment. C’est parti pour 7,8 km avec du dénivelé. Nous partons tranquille. À l’issue de la première natation nous nous retrouvons 1ère équipe mixte et nous y restons jusqu’à la 7ème section de natation où une équipe (qui remportera en mixte) nous rattrape et nous donne le ton sur la section de 1km.

La course se passe bien dans une succession de lieux formidables, de vues sublimes, d’encouragements du public, des randonneurs rencontrés par ci, par là, et des bénévoles qui ont remplis leur mission plus que parfaitement !

Jusqu’au pied de la Madeloc tout va pour le mieux.

Jusqu’au pied de la Madeloc tout va pour le mieux. Mais la combinaison du soleil et de la chaleur fait qu’Eric n’est plus capable de réguler sa température ; la peau devient chaude et sèche, suivie des nausées et étourdissements.  Manon qui est lucide propose de s’asseoir, une fois, deux fois, trois fois… Le bruit des ambulances nous effraie… Nous ne sommes plus en mGreedy Vermeille 2ode course mais en mode survie – finir.

Eric craint d’abandonner mais Manon prend soin de son co-équipier et, grâce à elle, nous arrivons au sommet en marchant, mais en ayant perdu énormément de temps. Nous qui étions à la onzième place, nous voyons les équipes passer… Nous nous remémorons les images de l’année 2016 où nous courrions à très bonne allure, mais rien n’y faisait, seule l’envie de terminer était présente, la victoire oubliée. Puis une équipe mixte nous passe, nous gérons cool derrière eux.

Heureusement les ravitaillements sont parfaitement installés, et d’excellente qualité. Parfois des gens sur le parcours nous proposent des douches pour nous rafraîchir, et nous en avons bien abusé !

Les 25 derniers kilomètres ont été un vrai calvaire, mais nous nous accrochons. Enfin la ligne d’arrivée tant attendue se profile. Quel plaisir de terminer cette sublime épreuve sous la hola des potes du Club d’Avignon le Pontet Triathlon et de notre supportrice du jour et reporter Corine !

Greedy Vermeille 3Nous finissons 3ème équipe mixte en 12h12mn,  à 4 mn des second mixte et à 15 mn des vainqueurs. Une belle performance au vu des difficultés que nous avons rencontré.

Merci aux organisateurs, Sylvain Rousselat et Olivier,  Merci à François-Xavier Li, alias Fix, notre coach, Merci à Jean-marie Gueye, alias Akuna, pour ses sublimes photos.

Photos Akunamatata

Plus de photos sur notre compte Flickr

Lancement du SwimRun National Tour : un beau cadeau de Noël

Sylvain Rousselat, Julien Valette et Loic Branda, tous trois organisateurs d’épreuves de SwimRun en 2016 (SwimRun de la Cote Vermeille, SwimRun de Vassivière, et SwimRun The Riviera) se sont rapprochés pour lancer un véritable circuit de SwimRun pour l’année 2017 :

Le SwimRun National Tour (SNT). Sous l’impulsion première de Sylvain, ce circuit, comprenant cinq épreuves (réparties dans les trois organisations), espère convaincre rapidement d’autres organisateurs à se joindre à celui-ci. D’ailleurs bien avant le lancement officiel du SNT, certains organisateurs ont fait part de leur intêret d’une participation à un circuit national.

Le SNT, c’est une certaine conception du SwimRun avec non seulement une mise en avant des valeurs Sportives, mais aussi : Cohésives, Environnementales et Solidaires. Pour promouvoir ces valeurs, le circuit SNT offre ainsi un système de labélisation original aux organisateurs.

 

Swimrun France : Bonjour Julien, peux-tu te présenter en quelques lignes et ton rapport avec le tout nouveau SwimRun National Tour (SNT) ?

Julien Valette : Je suis actuellement étudiant au sein d’un double cursus pharmacien-ingénieur sur Lyon, passionné de sport depuis toujours (mes 2 parents sont professeur d’EPS) j’ai rejoint l’association Sang Pour Sang Sport (SPSS) en 2015. Suite à une discussion avec Mickaël Bosc le président de l’association SPSS en janvier 2016 nous avons décidé de monter un SwimRun dont l’ensemble des bénéfices vont au profit des jeunes patients hospitalisés car atteint d’un lymphome au centre Léon Bérard à Lyon.

La première édition du SwimRun Vassivière (SRV) a été une réussite, je suis donc reparti pour une deuxième édition le 17 et 18 juin prochain ! Par ailleurs je propose régulièrement des sorties initiations ou un peu plus engagées, sur le groupe Facebook SwimRun Lyon.

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SRF : L’idée d’un circuit national est-elle issue d’une longue réflexion, ou est-elle plus le fruit d’une opportunité ?

« l’idée d’un circuit de SwimRun est, je pense, présente dans la tête de chaque organisateur »

JV : L’idée originale du SNT revient à Sylvain organisateur du SwimRun de la Côte Vermeille, j’essaye de lui apporter un maximum de soutien dans la réalisation de ce beau projet, j’officierai surement en tant que membre du comité technique du SNT par la suite.

Mais l’idée d’un circuit de SwimRun est je pense présente dans la tête de chaque organisateur depuis le lancement de nos épreuves respectives. De là à parler de réflexion je pense qu’il y a une marche. Il fallait un leader, un initiateur du projet qui puisse énormément s’investir pour proposer une première base solide sur laquelle travailler !

Lors du SRCA (NDLR SwimRun Cote d’Azur) nous avions pu partager nos visions de l’avenir du SwimRun en France avec Sylvain (SwimRun Côte Vermeille),  Loïc (SwimRun The Riviera), Ophélie (SwimRun Vassivière) et un petit peu avec toi aussi Akuna (Swimrun France).Par la suite Sylvain a travaillé pour établir toute la base du SNT et nous a invité à le rejoindre début novembre !

Pour répondre à la question je dirai donc : opportunité ET réflexion 🙂

SRF : Après 3 épreuves en France en 2015, 15 en 2016, Est-ce le bon moment en 2017 pour lancer un circuit national ?

JV : Il me semble que les estimations de SRF portent pour le moment à 45 le nombre d’épreuves potentiellement présentes sur le territoire en 2017. Donc oui, le circuit national est un excellent moyen pour les organisateurs partageant une même vison du SwimRun de se regrouper et de proposer un format de compétition qui existe déjà dans un très grand nombre de sport !

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Les épreuves de SR se multiplient et plus elles seront nombreuses moins elles auront de portée nationale. Un organisateur peut choisir de créer un évènement local ou régional mais le but du SNT est de faire voyager les athlètes à travers la France, leur faire découvrir de nouveaux paysages et de nouvelles façons de pratiquer le SwimRun. Les épreuves constituant le SNT auront donc immédiatement une dimension nationale.

Swimrun France : Bonjour Sylvain, peux-tu te présenter en quelques lignes

Sylvain Rousselat : 32 ans, ancien sous-officier dans la Marine Nationale en qualité de Marin pompier de Marseille, je suis, depuis 10 ans, éducateur sportif en natation – triathlon, et préparateur physique.  Passionné de sport nature. Je m’épanouis plus particulièrement dans les disciplines dites d’ultra endurance : triathlon XXL, ultra rail,… J’organise avec mon collègue Olivier la SwimRun Côte Vermeille, dont la première édition s’est déroulée en juin dernier. Nous nous efforçons de façonner notre évènement à l’image de nos valeurs environnementales et solidaires.

« Julien, Loïc et moi-même avons à cœur de proposer un circuit national au plus près des valeurs intrinsèques du SwimRun : Sportive, Cohésive, Environnementale et Solidaire »

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SRF : Le SNT n’est pas un circuit fermé, d’autres organisations de SwimRun sont appelées à en faire partie, comment cela marche-t-il ?

SR : Oui tout à fait, c’est d’ailleurs l’objectif premier d’offrir aux swimrunners, un circuit national composé de nombreuses épreuves de qualité. Il n’y a pas de nombre limite d’épreuves fixées. Chaque organisateur est libre de proposer sa candidature.

Nous (Julien, Loïc et moi-même) avons à cœur de proposer un circuit national au plus près des valeurs intrinsèques du SwimRun : Sportive, Cohésive, Environnementale et Solidaire. Les organisateurs souhaitant intégrer le SwimRun National Tour devront s’inscrire dans cette démarche.

SRF : Il y a un système assez novateur, à base de labélisation, qui permet aux organisateurs d’accorder des « points bonus » à son épreuve dans l’optique d’un classement coureur à la fin de l’année, peux-tu nous éclairer à ce sujet ?

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SR : Effectivement, nous constatons que le SwimRun est en pleine essor sur le territoire.  C’est vraiment  bien ! Toutefois, cette multiplication des courses ne doit pas se faire, au détriment des fondements de l’activité.

Fort de ce constat et sur la base d’une réflexion commune, nous avons établi des critères objectifs, afin d’attribuer un label aux organisations soucieuses d’affirmer notre vision de l’avenir du SwimRun en France. Sur ce principe, des points bonus plus ou moins significatifs seront attribués selon le niveau de labellisation acquis par les organisations.

SRF : Comment se passe ce système de labélisation (évaluation, vote etc..)?

SR : Sans les détailler pleinement, le niveau de labellisation de chaque organisation sera définit selon les critères d’évaluations suivants :

  • LA FEMINISATION DE LA PRATIQUE
  • L’ACCESSIBILITE A LA PRATIQUE HANDISPORT
  • L’ACCESSIBILITE AUX PERSONNES EN SITUATION DE DIFFICULTE ECONOMIQUE
  • LA DEMOCRATISATION DE LA PRATIQUE JEUNE
  • LE DEVELOPPEMENT DURABLE A TRAVERS DES ACTIONS ENVIRONNEMENTALES ET SOLIDAIRES FORTES
  • LA STRUCTURATION DE REGLES TECHNIQUES ET DE SECURITE CONCISES
  • LA VALORISATION ET LA PROMOTION DU PATRIMOINE ET DES ACTEURS LOCAUX

L’attribution du niveau de labellisation d’une organisation, sera étudiée par le comité technique du SwimRun National Tour, sur les données réalisées l’année passée, (avec une dérogation pour les nouvelles organisations).

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SRF : Derrière ce système singulier, il y a une donc volonté de promouvoir certaines valeurs ?

SR : Assurément, jamais auparavant l’éthique d’une discipline et les actions menées pour l’affirmer, n’ont été récompensées par un système de valorisation de points sur un classement général national ! Le SwimRun National Tour à ce titre est unique.

SRF : Pour les swimrunners, comment se passe les classements, il y a-t-il un titre, des récompenses à la fin ?

SR : Au sein du SwimRun National Tour, deux circuits vous seront proposés : « Sprint – 15 à 30km » et « Endurance – 31 à 50km ». Toutes les équipes ayant participées au moins à une épreuve seront classées. Chaque épreuve attribuera des points en fonction du classement à l’arrivée.

Circuit SwimRun SPRINT

Le classement final par équipe du circuit SPRINT, ainsi que l’attribution des titres se feront par addition des meilleurs scores obtenus sur quatre (4) épreuves au maximum, soit 3 épreuves aux choix + la finale. La finale est obligatoire pour être récompensé et se fera sur le support de la SwimRun Vassivière pour la saison 2018.

Circuit SwimRun ENDURANCE

Le classement final par équipe du circuit ENDURANCE, ainsi que l’attribution des titres se feront par addition des meilleurs scores obtenus sur trois (3) épreuves au maximum, soit 2 épreuves aux choix + la finale. La finale est obligatoire pour être récompensée et se fera sur le support de la SwimRun Côte Vermeille pour la saison 2018.

Pour briguer le titre de Vainqueur du SwimRun National Tour, les athlètes devront respectés les conditions du règlement. Les titres suivants seront décernés à l’issue du SwimRun National Tour :

CIRCUIT SCRATCH EQUIPES TOUTES CATEGORIES CONFONDUES
SPRINT 1er Hommes Femmes Mixtes
2ème Hommes Femmes Mixtes
3ème Hommes Femmes Mixtes
ENDURANCE 1er Hommes Femmes Mixtes
2ème Hommes Femmes Mixtes
3ème Hommes Femmes Mixtes

 

Les Equipes vainqueurs recevront une dotation numéraire et/ou non numéraire, lors de la cérémonie officielle de remise des titres qui aura lieu lors de la finale du circuit concerné.

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Le classement étant évolutif tout au long de la saison, une diffusion du classement provisoire sera assurée via les supports officiels du SwimRun National Tour : site internet, Réseaux sociaux, après chaque étape, également relayé par les supports officiels des épreuves et des influenceurs membres du circuit.

 

Swimrun France : Bonjour Loïc, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Loïc Branda : J’ai 33 ans, je suis ingénieur en traitement des eaux, et titulaire d’un Brevet d’Etat en natation. Je m’occupe aujourd’hui d’une structure qui organise des stages de natation, et des événements sportifs. J’ai un passé environ 25 ans dans la natation, dont 10 en tant qu’athlète de haut niveau en eau libre. Depuis ma retraite sportive je publie des DVD, organise des stages de natation et des courses en eau libre comme le PromSwim à Nice et le SwimRun The Riviera entre Nice et Monaco.

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SRF : Le circuit SNT présente pour l’instant des profils d’épreuve assez différents, peux-tu nous dire en dire plus ?

« tout le monde est concurrent pendant les courses mais en convivialité permanente en dehors. »

LB : Le circuit a l‘avantage de proposer deux types de classement un classement « Sprint – 15 à 30km » et un classement « Endurance 31 à 50km», ce qui permet aux organisateurs d’épreuves longues ou courtes d’intégrer facilement le circuit. Cela permet aussi aux équipes de se positionner sur une distance en fonction de leurs aptitudes et du calendrier des épreuves. Les profils d’épreuves varient également selon la région avec des parties mers et côtières mais aussi lac et forêt, dans un environnement alpin, ou bien encore dans un habitat plus urbain . L’objectif est de rassembler les épreuves de SwimRun pour permettre à toutes les équipes de trouver leur bonheur et de participer au classement final.

SRF : Le SNT va commencer en mode « Test » par ton épreuve qui aura lieu le 30 avril 2017, qu’espères-tu de l’intégration de ta course dans un circuit national ?

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LB : C’est une fierté de faire partie du circuit et de commencer par le SRTR le 30 Avril sous format « Test », nous espérons enclencher une dynamique nationale sur le SwimRun. Le fait de démarrer le circuit national va permettre d’établir un premier classement sur le circuit « sprint » puisque nous proposons une épreuve de 26 km, je trouve ça formidable l’idée d’un « Tour National » cela permet aux équipes de se retrouver à chaque épreuves à des moments différents, sur des parcours différents mais toujours avec la même convivialité qui est l’essence du SwimRun. Cela me rappelle les circuits « Natation en eau libre » nationaux et internationaux où tout le monde est concurrent pendant les courses mais en convivialité permanente en dehors. J’espère même que nous pourrons créer des liens d’amitiés entre les équipes !

SRF : Que conseillerais tu à un organisateur qui voudrait intégrer le SNT du point de vue du tracé ?

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LB : Faire preuve d’originalité et d’audace tout en respectant les éléments et la nature. Notre sport est un sport outdoor que l’on aime pratiquer en équipe, et en nature ! Attention tout de même à la sécurité qui reste un enjeu majeur de nos épreuves.

SRF : merci à tous trois et longue vie au SwimRun National Tour !

SR – JV – LB : Nous te remercions également pour tes précieux conseils.

http://www.swimrunnationaltour.com/

 

 

 

Swimrun France intègre le groupe de réflexion de la FFTri

Nous voulons vous faire partager les échanges que nous avons eus pour faire progresser la pratique du Swimrun en France. Swimrun France a eu l’opportunité d’intégrer un groupe de réflexion initié par la FFtri (Fédération Française de Triathlon) sur la pratique du Swimrun.

Plusieurs questions quant à cette démarche méritent d’être posées.

Premièrement, pourquoi une Fédération ? Il faut savoir que d’un point de vue administratif, être rattaché à une Fédération apporte de nombreux avantages et quelques inconvénients.

  • Faciliter les démarches administratives. Les préfectures et autorités locales, devant le dépôt d’un dossier d’organisation de Swimrun dans le cadre de la FFtri, se sentiront beaucoup plus à l’aise sachant qu’elles auront un interlocuteur fédéral pour répondre à leurs interrogations. Au vu des récents refus essuyés par certains organisateurs malheureux, c’est un point essentiel pour le développement du sport.
  • Options pour assurer une épreuve (agrément dépendant de la taille de l’épreuve) et les compétiteurs.
  • La création de clubs, de sections de swimrun dans les clubs existant de triathlon, l’encadrement des entraînements et, dans le futur, la formation des cadres, sont facilités. Il faut réaliser qu’actuellement quasiment tous les entraînements de swimrun se font dans un vide juridique complet. Jusqu’à présent heureusement tout s’est bien passé, mais il ne faudrait pas que notre discipline soit labellisée pratique dangereuse suite à un accident. Mieux vaut prévenir que guérir.
  • Formalisation et unification des règles. Cela apporte une cohérence à la discipline, mais il ne faut pas que des règles trop strictes limitent la liberté des organisateurs pour proposer des épreuves intéressantes qui mettent en valeur les territoires traversés, et les règles doivent préserver l’ethos de la discipline.

Deuxièmement, pourquoi ne pas créer une Fédération de swimrun ? Il faut savoir que la stratégie du Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports est de limiter le nombre de Fédérations et encourager les regroupements. Bien que notre sport soit une pratique en très forte augmentation, nous n’avons pas la masse critique de participants pour espérer créer une Fédération autonome.

Troisièmement, pourquoi la FFtri et pas une autre fédération ? Eh bien d’une part la FFtri encadre d’autres sport enchaînés que le triathlon comme l’aquathlon, le bike and run ; de plus la FRMN (Fédération des Raids Multisports de Nature), qui semblait bien placée pour aussi avoir son mot à dire dans le Swimrun tant les valeurs du raid semblent cousines à ce dernier, est en phase de rapprochement avec la FFtri depuis de nombreux mois.

le-ministere-des-sports-a-paris-le-30-mars-2010_5024354èC’est donc dans cette logique qu’une première réunion présidée par Jean-Michel Buniet vice-président en charge du développement à la FFTri, s’est tenue lieu au Ministère de la ville, de la Jeunesse et des Sports à Paris Lundi 19 Septembre 2016. Pour être francs, nous ne savions pas trop à quoi nous attendre. Nous étions un peu nerveux, et réduits à faire des hypothèses sur les objectifs de la FFTri. Allaient-ils nous sortir un business plan à 5 ans avec un championnat de France par catégorie et un cahier des charges restrictif et long comme un jour sans pain ? Allaient-ils aborder le Swimrun comme un ersatz de bike and run ou d’aquathlon ?

En fait, nos craintes se sont vites évaporées, tant l’introduction de Jean-Michel laissait transparaître un mélange rafraîchissant d’esprit d’ouverture et de pragmatisme. D’emblée pour donner le ton à la réunion Jean-Michel a tenu à dire qu’il lui fallait un minimum de règles pour entrer dans les cases du processus d’obtention de la délégation, et il suggérait que les règles internes des épreuves restent de la responsabilité des organisateurs. Le groupe de réflexion est bien plus concentré sur l’obtention d’une délégation pour le swimrun qu’une volonté de régenter le monde du swimrun. Cette démarche bénéficie d’expériences précédentes telles que le rapprochement actuel entre la FFtri et FRMN et du travail qu’ils ont effectué pour intégrer les Raids dans la FFTri.

Il faut noter que les organisateurs ne sont pas obligés de passer par la FFTri ; il y a la FRMN, la FSGT, l’UFOLEP, mais il faut pouvoir convaincre et montrer patte blanche pour passer toutes les étapes administratives (c’est le cas actuellement) et ils se priveraient des avantages évoqués en préambule. Au moment où l’on écrit ces lignes, si un organisateur veut se rapprocher de la FFtri c’est au bon vouloir de la ligue régionale d’appuyer ou non la demande. Et toutes les ligues n’ont pas forcément envie de s’embêter avec un sport qui ne rentre pas dans leurs « cases ». Or tout cela est en train de changer, si le groupe de réflexion arrive à obtenir la délégation.

Nous nous étions préparés à pas mal de scénarios, mais une des premières questions nous a laissé sans voix : « à partir de quelle distance les minimes ou benjamins peuvent ils s’engager dans un swimrun ? »

Nous voilà déjà au cœur de problématiques qui nous semblent, à nous swimrun France, à des lieux de notre expérience qui est quasiment limitée aux adultes. Mais c’est au final très logique, le développement du sport passe aussi par les jeunes et on doit garantir leur sécurité. Nous abordons la forme des swimrunners actuels issus souvent d’autre sports d’endurance, et le fait qu’avec l’explosion annoncée d’épreuves, certains futurs pratiquants ne seront pas forcément aussi aguerris.

Donc si vous avez bien suivi, qui dit sécurité dit distances de référence pour orienter les pratiquants sur le niveau de difficulté, alors oui ça on ne peut pas y couper, il va falloir faire des catégories (les dénominations et les distance exactes importent peu, elles pourront être changées plus tard). Heureusement que François-Xavier Li tient à jour sa base de données de toutes les épreuves mondiales et est à même d’apporter un éclairage précieux sur la réalité des lieux, basé sur des statistiques précises et une expérience personnelle de la diversité des épreuves au niveau mondial. La proposition n’est pas de contraindre les organisateurs à des distances strictes du type x km de natation, y de course à pied etc, mais de définir un cadre minimum souple dans lequel toutes les épreuves et formats peuvent exister.

Ce n’est pas le seul effet induit des catégories ; en fonction de la distance, pour les organisateurs le prix de l’agrément comprenant l’assurance de l’épreuve et des concurrents évolue de concert (eh oui … plus c’est long plus c’est cher), mais à des tarifs qui semblent raisonnables (via une licence journée, … environ 2 ou 3 €).

Nous vous avons vraiment bassiné avec cette délégation, et nous Swimrun France étions aussi étonnés par tant d’empressement à ce sujet. Une information cruciale à garder en mémoire, c’est que la demande de délégation d’un sport se fait tous les … 4 ans à date précise. Et c’est quasiment maintenant qu’il faut déposer un dossier, ou alors attendre 4 ans et voir à ce moment-là un paysage du swimrun occupé par d’autres acteurs, pour un bien ou pour un mal, nul ne le sait.

Voilà la situation actuelle au moment où nous écrivons. Les choses évoluent très vite, mais il nous semble dans le bon sens. Nous vous tiendrons bien évidemment au courant de tout développement. Nous vous invitons à nous faire partager vos remarques, commentaires et suggestions sur notre page de discussion https://www.facebook.com/groups/swimrunFrance/.

 

Swimrun Riviera: un beau début de saison

Depart photo MLDLa vieille ville de Nice n’est pas encore réveillée. En dehors des quelques passants qui promènent leurs chiens, les rues sont désertes. Et ces lève-tôt sont bien surpris de trouver au bout du port, au-dessus de la plage des bains militaires, une bande de joyeux larrons en train de vérifier fébrilement leur équipement. Combi, Check; lunettes, check; chaussures, check. Pas de doute, un swimrun se prépare, et pas n’importe lequel. Le premier swimrun de la saison, le premier swimun sur la Riviera. Rejoindre Nice à Monaco, voilà le programme alléchant que proposent les organisateurs de cette première édition du swimrun Riviera. Mi-course, mi-validation d’un concept, cet évènement regroupe une majorité de locaux et une équipe ‘étrangère’. J’ai la chance de faire équipe avec ‘Mic o matic’, l’animateur de swimrun Allemagne, et nous formons l’équipe ‘swimrun Europe’ (une autre première!).

Pour aller de Nice à Monaco en swimrun Loïc Brenda et Alexandre Bermond ont concocté un parcours de 20 km de course à pied et 5,6 km de natation. Clairement une course orientée nageurs, avec une navigation apparemment simple (garder la mer à droite 😉 ).

Avec Mic nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour nous entrainer ensemble et celaSwim&Run the Riviera 2016 @Val+®rie Leferme 7 (1) s’est vu dès la première natation. Nous avions opté pour nous encorder, mais dès les premiers 50m un des mousquetons c’est ouvert. Faux départ, nous repartons … bon derniers. Première leçon : toujours pratiquer avec son matériel en conditions de course. Cette première mise en bouche nous montre que la mer n’est pas plate et que nous allons devoir composer avec les éléments. Je suis très habitué à la mer, les vagues et la présence toute proche de rochers, mais Mic qui nage surtout en lacs est beaucoup moins coutumier de cet environnement si particulier, et des ajustements seront nécessaires. Deuxième leçon : les lacs et la piscine, ce n’est pas la mer !

Swim&Run the Riviera 2016 @Val+®rie Leferme 33Le second ravitaillement arrive à point, et nous sommes cueillis par une averse qui rince l’eau de mer très salée de la Méditerranée, mais rafraichie aussi ! La section de natation suivante est difficile avec la falaise qui renvoie les vagues qui se sont creusées. Les trois dernières natations font 900, 900 et 600m. Les non-nageurs commencent à voir leur technique se détériorer avec la fatigue et c’est un facteur à ne pas négliger dans cette épreuve. Enfin la dernière portion de course à pied se présente devant nous et nous accélérons le rythme, et c’est au tour de Mic de m’attendre. Enfin nous arrivons à Monaco et franchissons la ligne d’arrivée sur la plage juste a temps pour le buffet :). Nice-Monaco en swimrun, c’est fait, et c’était fantastique.

Au total cette première édition était un franc succès. Le tracé est très naturel, longeant la côte et négociant bien les contraintes géographiques. La course à pied n’est pas aussi facile qu’on peut le penser au premier abord. Le parcours est extrêmement varié offrant une gamme complète de surfaces et déclivités. Avec un pourcentage de 22% le swimrun Riviera donne une place de choix à la natation. Si on y rajoute la possibilité d’avoir une mer houleuse en cas de vent d’Est et le courant dominant de Ligure qui est (bien sûr 😉 ) en sens inverse, on comprend que la partie aquatique représente un joli challenge. La combinaison des difficultés en course à pied et en natation fait de cette épreuve un beau défi. Première épreuve chronologiquement sur le calendrier Français et Européen, le swimrun Riviera va surement devenir un grand classique international de début de saison. La prochaine édition est prévue pour le 30 Avril 2017. J’y serai. Et vous ?

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Swimrun the Riviera

Eze und MeerRelier Nice à Monaco en swimrun, c’est le défi de ce Dimanche 17 Avril 2016. Avec 5,6km de natation et 20,2 km de course à pied, c’est un parcours qui devrait favoriser les nageurs, mais le terrain en courant n’est pas facile non plus et pourrait équilibrer les choses. Pour cette premiere édition seules 10 équipes ont été invitées, dont un représentant de swimrun France associé avec un représentant de swimrun Allemagne pour former l’équipe … swimrun Europe! Le programme est alléchant avec une eau a 15 deg C, un ciel bleu, des paysages de carte postale et une organisation locale sympatique et très professionelle au vu du roadbook que nous avons reçu (le plus détaillé de tous les swimruns que nous avons fait). De quoi lancer parfaitement la saison de compétitions en France (et en principauté de Monaco 😉 ).Riviera logo

Gravity swimrun

Annecy en Haute Savoie est bordé par un lac magnifique entouré de montagnes aux cimes enneigées. Avec des sentiers montagneux pentus et des eaux cristallines, pas de doute le premier swimrun de Rhône-Alpes sera spectaculaire. La Gravity Race du lac d’Annecy vous attendra le 15 octobre 2016, et les inscriptions seront ouvertes le 1er avril. De Veyrier-du-Lac à Saint Jorrioz la course couvrira 6,6 km de natation et 30,4 km de course à pied avec un dénivelé intéressant de 1850m D+. Une addition montagneuse excitante au circuit Français du swimrun en pleine expansion.Gravity race 1
www.gravity-race.com

Swimrun in Peyrolles

Peyrolles 2016 flyerLe swimrun débarque à Peyrolles en Provence le 18 Juin 2016. Basé autour du lac de Peyrolles, la course comporte 2,1 km de natation et 9,4 km de course à pied. Les organisateurs tres expérimentés en triathlon introduisent en France un format qu’on trouve fréquemment en Suède. La course commence à 17h en bénéficiant des belles et longues soirées Provençales. Autres nouveautés sympa, en plus des classiques binomes femmes, hommes et mixtes, 2 nouvelles catégories sont proposées: Entreprise et Jeunes (année de naissance entre 2000 et 1997).  En plus du swimrun il y aura aussi des épreuves de natation enfants. De quoi satisfaire tout le monde, et intégrer la famille et les amis dans nos activités. Une très bonne initiative pour une soirée active en Provence.

Renseignements : swimruninpeyrolles@orange.fr

http://durancetriathlon.onlinetri.com/