Armorica 22 Swimrun

L’expansion des groupes, communautés, associations ou clubs continue. Le dernier en date est en Bretagne où le Armorica 22 Swimrun a vu le jour. Animé par Patrick Huon, Hannah Fossey et Karine Trevis, son but est de « rassembler les swimrunners armoricains et itinérants. se regrouper, créer, communiquer, s’entraîner, rechercher des binômes, partager… Dans la pratique de l’activité Swimrun . » Armorica étant la contraction de Aremorica, « Le pays qui fait face à la mer », il était naturel que cette partie de la Bretagne soit contaminée par le virus swimrun :). Bravo pour cette initiative et bienvenu dans la fratrie swimrun. Qui sera le suivant ? Si vous y pensez et avez besoin d’un peu d’aide, n’hésitez pas à nous contacter.

Armorica 22 swimrunPhoto crédit Patrick Huon

Le Mag: Numéro 2

Le Mag SRF Une 2Numéro 2 du Magazine Swimrun France est sorti ! Au sommaire:

  • Edito
  • Côte Vermeille: La houle, l’eau froide et le casse-tête des combinaisons
  • Le Far Ouest. A la conquête du swimrun Breton
  • Grande Bretagne: le Swimrun outre-manche
  • Les Bouées: comment faire son choix?
  • Sortie en mer: bien se préparer
  • Les dessous du swimrun
  • Calendrier Juillet/Août

 

Numéro 1 disponible ici.

Ce magazine sort tous les premiers jeudis de chaque mois et est disponible en version PDF ici en téléchargement.

Vous pourrez le retrouver également sur Facebook  et sur Instagram.

Il est écrit et édité par un des swimrunners passionnés, pour des swimrunners et avec des intervenant swimrunners. À ce titre, nous sommes ouverts à vos suggestions, remarques, envies … à vous de nous dire ce que vous avez envie de lire ou d’écrire !

Aurore, Fix et Akuna

Swimrun Antibes Communauté

Bonne nouvelle, un nouveau groupe vient de voir le jour, Swimrun Antibes Communauté. Son objectif « étant de vous proposer des sorties collectives autour d’Antibes, des échanges concernant notre sport, des conseils de matériels, des avis sur des courses sur la région ».
Bravo et bonne chance. Et chez vous, y a-t-il besoin de créer un groupe, communauté ou association ? N’hésitez pas ! Contactez-nous si vous avez besoin d’un coup de main.

Le Magazine Swimrun France

Mag Swimrun France 1 Une smallNous sommes à la fois excités et anxieux de vous présenter le tout nouveau « Mag Swimrun France » ! Excités, parce que cela fait longtemps que nous y pensons et quelques temps qu’on y travaille. Anxieux, parce qu’on espère que vous y trouverez votre bonheur !

Ce magazine sortira tous les premiers jeudis de chaque mois et sera disponible en version PDF sur le site internet de Swimrun France, en téléchargement.

Vous pourrez le retrouver également sur une page Facebook dédiée.

Il est écrit et édité par une bande de swimrunners passionnés, pour des swimrunners et avec des swimrunners. À ce titre, nous sommes ouverts à vos suggestions, remarques, envies… à vous de nous dire ce que vous avez envie de lire !

Si vous voulez voir un sujet en particulier traité dans le mag, vous pouvez nous en faire part, nous ferons de notre mieux pour vous satisfaire.

Le but est de vous donner quelques clés pour comprendre et mieux appréhender le swimrun. Dans ce premier numéro vous trouverez du swimrun français, du swimrun suédois, des conseils pour préparer votre première course, les tendances combi 2018, le calendrier des courses pour les 2 mois à venir… Le numéro 2 est déjà dans les starting-blocks, mais on vous laisse déjà découvrir celui-ci ! N’hésitez pas à partager avec nous vos impressions.

Bonne lecture !

Aurore, Fix et Akuna

L’Ultra Swimrun à la conquête des alpes françaises

Voici une interview de Jean Christophe Bastiani, réalisée peu après une aventure qui a mené une douzaine de swimrunners internationaux à travers lacs et montagnes dans la région d’Annecy (120 km trail, 15 km natation, 5000 m+) les 28 et 29 avril derniers.

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Swimrun France : Bonjour Jean-Christophe, tu as organisé un ultra swimrun dans les Alpes du Nord qui a eu lieu les 28 et 29 avril dernier.  Avant d’en parler peux tu nous dire en quelques phrases ce qui t’a amené au swimrun en général et à l’ultra en particulier ? 

« En 2017, je participe à 17 courses toute distance dans différents pays »

Jean Christophe Bastiani : Bonjour à vous, j’ai découvert le swimrun il y a 3 ans  d’une part avec la vidéo de canal+ pour le 10è anniversaire d’ÖtillÖ (NDLR, « les exilés » de l’émission intérieur sport diffusé en 2015) mais aussi grâce à toi Akuna et les magnifiques premières images dans les calanques.

Je viens des sports nature. Ancien membre de l’équipe de France d’escalade jeune (ça fait longtemps), j’ai été au début du trail et du raid aventure où j’ai participé à de nombreuses courses nationales et internationales. Le raid devenant contraignant financièrement je me suis tourné vers le trail avec l’appel des montagnes (mon premier amour) puis vers l’ultra. Il y a 2 ans à 50km du départ de la TDS, j’arrête brusquement et je me jure de stopper l’ultra qui ne me convenait plus sachant que je passais énormément de temps à m’entrainer en mode swimrun. En 2017, je participe à 17 courses toute distance dans différents pays.

SRF: Peux tu revenir sur la genèse de ce projet ?

JCB: L’été 2017, je cherchais un défi, une nouvelle aventure pour mettre en lien mon sport de cœur, le swimrun et mes premiers amours, la montagne. L’idée a été facile à trouver :Traverser les Alpes du Nord en mode swimrun.

« réunir 20 swimrunners du monde entier pour promouvoir le swimrun, son esprit et ses valeurs »

Initialement prévu avec ma binôme de choc Marianne pour l’automne, on a très rapidement décidé de repousser pour s’organiser différemment.

Nouvelle date pour fin avril et  l’objectif de réunir 20 swimrunners du monde entier pour promouvoir le swimrun, son esprit et ses valeurs. Un groupe d’hommes & femmes amoureux de la nature et des grands espaces. Mon réseau international a été sollicité et j’ai proposé sur FB et IG de nous rejoindre avec 2 conditions, un cv sportif (pour la sécurité, et l’objectif des 24h) et surtout une lettre de motivation. 

Le groupe des 20 réuni, j’ai lancé la communication, trouvé les partenaires techniques et financiers mais surtout rencontré le président de la Fondation Ultra Sports Sciences pour établir un lien entre Ultra Swimrun et cette structure qui a pour mission :

  • Solliciter, fonds et faciliter la recherche pertinente liée au sport ultra-endurance.
  • Diffuser de nouvelles connaissances liées au sport ultra-endurance.
  • Améliorer la santé et la sécurité de ceux qui participent à des sports ultra-endurance.

Partenaires trouvés, réseau ouvert, j’ai fait les démarches administratives et trouvé quelques bénévoles avec des connaissances montagne.

SRF: La grande crainte pour cette époque de l’année c’est la température de l’eau des lacs, la gestion de la nuit en montagne, quel fut le dispositif de sécurité mis en place pour cela ? 

« Nous avons eu une chance énorme avec les températures estivales durant les 15 jours précédents l’Event »

JCB: Oui après l’hiver interminable et les chutes de neige record, mes 2 craintes étaient la température de l’eau et la quantité de neige sur les sentiers de crêtes (5 passages à 1500 m altitude).

Nous avons eu une chance énorme avec les températures estivales durant les 15 jours précédents l’Event. La neige a fondu à vue d’oeil et le soleil a réchauffé l’eau des lacs avec presque un mois d’avance pour atteindre 13-16 °C sachant qu’en mai 2017 on avant 11°C dans le lac d’Annecy.

Ultraswimrun Alps 1

Les swimrunners sont habitués et le groupe de furieux passionnés d’ultra endurance aguerris. Or vu les qualificatifs « extrêmes » cette balade (120km trail, 17km de swim, 5000m+), j’avais fait appel à la société Dokever spécialisée dans l’assistance médicale (UTMB, Marathon des Sables, Ironman, Tour de France…) pour garantir le maximum de sécurité aux membres du groupe. SUP, visuels direct durant les sections swim, radio VHF et pacer (secouriste/infirmier) sur les sections trail, jour et nuit sous surveillance mais aussi sur l’autosurveillance du groupe. N’oublions pas que ce dernier évoluait ensemble.

SRF: Dès le départ tu as coloré cet évènement d’un aspect international, comment ce dernier a t-il était perçu à l’étranger ?

JCB: Ahh vaste sujet. Je suis immergé dans le swimrun depuis le début en France à vos côtés. Ouvrir à l’international était évident pour moi. Mon réseau swimrun international m’y a aidé mais aussi mon ex compagne suédoise. Les connaissances sont un premier pas mais ma passion et mes idées ont fait le reste en attirant ces sportifs. 

Concernant la Suède, c’est un peu compliqué il y a de très nombreux compétiteurs et venir fin avril pour un ultra, un peu à l’inconnu a fait peur en  début de saison. J’ai expliqué la possibilité de stopper et couper une partie mais l’esprit de vouloir finir à tout prix était plus fort. J’ai quand même eu 2 expatriés français et danois habitant en suède qui sont venus lol.

France, Suède, Danemark, Suisse, Pologne, Portugal, Italie, Asie, UK, et US était partant jusqu’aux derniers moments.

Début de saison, veut aussi dire premières blessures, incompatibilités personnelles et professionnelles, …. ce qui a réduit le groupe à 13 (4femmes et 9 hommes).

SRF: Parmi les participants, il y avait aussi une équipe française dont tu es à l’origine de la création, peux tu nous éclairer à ce sujet ? 

JCB:  Le Team « swimrun-events » est un regroupement d’amoureux du Swimrun, de la nature et des valeurs qui en découlent. Il y a des compétiteurs de haut niveau mais aussi des amateurs. Je vais prendre le temps de structurer ce groupe pour le faire évoluer avec un seul but : Le partage.

SRF: Revenons au déroulement de l’ultra, quels ont été les challenges à surmonter, attendus et aussi inattendus ? 

JCB: Le plus dur à été la météo qui étaient annoncée tempétueuses avec pluie, vent, neige sur les sommets à 72h de l’event…

Finalement nous avons nagé dans des conditions au top, eau calme et « chaude », pas de vent, soleil très généreux, nuit avec pleine lune. Uniquement du vent et des nuages sur le lac du Bourget en fin de journée , très typique en montagne.

Eviter l’accident dans un tel environnement était ma préoccupation première …. aucun secours engagé, juste quelques petits bobos et des jambes de bois  le dimanche matin.

SRF: Vous progressiez en groupe, telle une tribu, les décisions semblaient prises à la fois par l’encadrement et les coureurs, peux tu nous décrire l’ambiance, l’expérience d’un tel état d’esprit ? 

« A cet instant, j’ai vu naitre autre chose »

JCB: La symbolique du groupe était l’essence de l’aventure. Il a fallu 10km (le lac d’Aiguebelette) pour que le groupe se forme complètement. A cet instant, j’ai vu naitre autre chose. Toujours difficile d’expliquer  cette sensation typique en expédition, en milieu isolé que j’ai connu mais là c’était encore plus fort.

Automatiquement, les moins performants en nage ou trail étaient encordés faisant évoluer le groupe ensemble et …..une chose assez folle, avec sourire constant. Une bonne bande de copains qui discutait et refaisait le monde tout en se surveillant les uns et les autres, accrochant ceux qui avaient un coup de mou…

L’esprit de partage était là et les grandes décisions étaient collégiales.

Je parle pour tous les membres, les accompagnants et les partenaires qui ont vu « mûrir » le groupe.

 SRF: En terme de « bobologie » qu’as tu rencontré, et quels conseils donnerais tu aux swimrunners tentés par l’aventure ? 

« 75% de la réussite est due au mental…. et le principal c’est d’avoir le sourire !! »

JCB: Comme j’ai dit au dessus, c’est la bobologie classique de l’ultra endurance avec ampoules, genoux qui coincent et la fatigue générale. Quand je vois Camille qui a atteint ses premiers 100km, son 1er trail en montagne, couru dans la neige de la Féclaz aussi pour la 1ère fois, c’est génial. 

C’est compliqué de donner des conseils sur un tel Event. Nous parlons plus d’un swimrun aventure, expédition ou tout est possible en terme de bonheur que de douleur. Il faut se préparer physiquement, être bien dans ses chaussures (au propre et au figuré) et avoir un mental d’acier. En ultra endurance, 75% de la réussite est due au mental…. et le principal c’est d’avoir le sourire !!

SRF: Quelle a été la plus belle récompense pour toi et les coureurs lors de cette aventure ? 

JCB: Ma plus belle récompense a été de voir tous ces sourires, cette union et le final sur la plage de Talloires.  Que dire de ces 10 minutes d’étreintes, d’accolades et de toutes ces larmes dissimulées. Rien que de me souvenir de la sortie d’eau, et voir tout le monde s’embrasser, se prendre dans les bras, 26 h après le départ, ça m’a fait monté les larmes (de bonheur).

Ultraswimrun Alps 2

J’ai réussi mon pari fou de proposer un ultra swimrun aventure non stop à travers les montagnes. Quand je lis les commentaires des membres du groupes sur les réseaux sociaux ou par téléphone, je suis fier d’avoir créer cela. 

Je vais le faire version montagne mais nous pensons tous dans le groupe des 20, les partenaires, les familles présentes que nous avons passé un cap dans un nouveau swimrun typé « expédition ». Il y a  d’autres ultra comme les amis du 06 avec leur traversée des Alpes-Maritime mais surtout Niklas en Suède avec le SAUC qui est une énorme aventure sur plusieurs jours dans l’archipel de Stockholm. Respect à eux, comme l’on dit plusieurs membres c’est le côté expédition authentique qui ressortira de l’Ultra Swimrun Alps.

SRF: Quel est ton programme pour le reste de la saison swimrun 2018 ?

JCB: Je sors d’un très gros surentrainement couplé à des problèmes personnels c’est pour cela que je n’ai pas pu faire l’ensemble de l’Ultra mais le repos sera salvateur pour le corps et l’esprit. 

  • Les prochaines courses officielles seront Toulon avec Laurence MNS qui a découvert le swimrun durant un des camps l’été dernier et qui a une très grosse motivation pour faire de beaux résultats. Toulon sera en mode récup mais viendra surtout Engadin et Ötillö World Cup sous les couleurs de Vivobarefoot/Head
  • Toujours en lancement de Swimrun-Events, je suis dans l’attente de voir si je créé cette société de swimrun camps en France ou en Suède tout en gardant le programme déjà établi. (fiscalité, règlementation ….lol)
  • Je vais relancer la communication et restructurer le «groupe Swimrun-Events » qui est plus qu’une team. Terrain de test matériel, accompagnement sur les évents et performance pour certains membres. Un groupe hétéroclite tout comme l’est cette discipline.
  • Préparation de l’Ultra Swimrun Alps-Together for the future qui sera relancé fin avril 2019 sous une forme qui plaira autant aux élites que les  les amoureux de la nature prêt à tenter le défi et boucler le parcours.
  • Et enfin, une vraie expédition swimrun en Asie mineure que je devais effectuer avec ma moitié scandinave mais qui sera à 4 ou 5.

« imaginez des lacs d’altitude, une rivière qui fait le lien, le désert à perte de vue et en fond les sommets enneigés….. » 

Voilà le début de l’histoire.

merci à Swimrun France de m’avoir donné la parole sur cet événement qui se doit d’être une des nombreuses voies du swimrun et notre slogan en est le symbole.

TOGETHER FOR THE FUTURE

L’Ultra Swimrun Alps Together for the future  en chiffres :

  • 26 heures
  • 120 km en CàP, 15 km en natation, 5000 m+
  • 11 hommes / 5 femmes
  • 3 lacs alpins, 2 montagnes

Le récit complet de l’aventure sur le site de Jean Christophe:

https://www.swimrun-events.com/blog/2018/05/02/ultra-swimrun-alps—together-for-the-future

Test Combinaisons swimrun 2018

Les combinaisons sont sans conteste les stars de l’équipement swimrun. Protection contre le froid, aide à la flottabilité, facilité accrue pour les enfiler et enlever, évacuation d’eau, confort en course à pied, souplesse des épaules, poids, poches, sont autant de fonctions remplies par ces combinaisons. A noter que parfois certaines de ces fonctions sont totalement antagonistes.

En Avril 2018, à Hvar en Croatie, Swimrun France (SR-F)World of Swimrun (WoS)Swimrun Germany (SR-G) et GoSwimrun Poland ont mis leurs expériences en commun pour le test annuel international d’équipement de swimrun. Pendant 3 jours, l’équipe a testé et débattu près de 12 combinaisons de swimrun. Nous avons évalué chacune d’elles dans des conditions réelles de course. Tous les commentaires ont été enregistrés individuellement et chaque caractéristique a été longuement discutée au sein de l’équipe. Le texte ci-dessous reflète le consensus et les diverses opinions de nos très expérimenté-es testeurs. Afin d’améliorer notre méthodologie, nous avons introduit cette année un pesage des combinaisons. Nous avons pesé les combinaisons sèches, puis tout de suite à la sortie sortant d’eau (T0) et 10 minutes après (T10). Nous avons également calculé les différences de poids entre les combinaisons sèches et juste hors de l’eau (Diff dry – T 0) et 10 minutes après (Diff dry – T 10) pour donner une indication de la vitesse à laquelle elles drainent l’eau.

Notre test n’est pas exhaustif puisqu’il existe quelques combinaisons sur le marché que nous n’avons pas testé. Nous nous sommes concentrés sur les nouveautés sorties cette année. Certaines marques n’ont pas changé leurs combinaisons et ne sont pas représentées ; certaines attendaient toujours leur produits en provenance d’Asie. Notre  dilemme est le suivant : soit on organise le teste plus tard en Mai par exemple la saison est bien avancée et les coureurs doivent faire leur choix avec peu d’information, et soit nous testons plus tôt en Avril, alors certains modèles ne sont pas encore sur le marché. Nous ajouterons au cours de l’année les nouveaux modèles disponibles.

Le marché ne cesse de grandir rendant la décision d’achat de plus en plus ardue: il y a un réel embarras du choix ! Les fabricants explorent sans relâche de nouvelles solutions et offrent de nouvelles options. Néanmoins, des tendances émergent. Les jambes courtes paraissent devenir la norme, tandis que les deux solutions offertes pour les zips: avant seulement ou avant et arrière restent d’actualité. Votre souplesse d’épaules pour les enfiler ou enlever déterminera votre choix. Diverses options pour les poches sont explorées, certaines sur les cuisses, avec plus ou moins de succès. Aucun consensus n’a encore émergé sur cette importante question pratique. Les prix semblent se diviser en deux catégories, avec des modèles très intéressants dans le niveau d’entrée de gamme à moindre coût et des combinaisons de swimrun high tech plus chères. Pour refléter cette orientation cette année, nous avons séparé notre test entre les combinaisons de moins de 300 € (entrée de gamme) et plus de 300 € (haut de gamme). Le classement des combinaisons est répertorié dans l’ordre alphabétique.

Entrée de gamme

Blue Seventy Alliance


Blue Seventy est une marque de renom dans la natation en eau libre ainsi qu’en triathlon; il n’est pas surprenant qu’elle décide maintenant de pénétrer le marché du swimrun. L’Alliance comporte un zip à l’avant, idéal pour les courses froides et courtes, plus problématique si vous avez des problèmes de flexibilité des épaules (comme certains d’entre nous 😉 ) et pour les courses plus longues et plus chaudes. La plupart des testeurs ont trouvé le néoprène autour des épaules souple en nageant, mais le col a  laissé entrer de l’eau. En course à pied la combinaison se comporte bien sans problème particulier malgré la quantité d’eau relativement importante qui reste dans le matériau. La poche arrière reste bien accessible et, ce qui est intéressant, elle est la seule de nos tests ouverte exclusivement sur le côté gauche. Deux boucles d’attache pour la longe et du matériel sont présentes sur les hanches. C’est une option intéressante qui force soit le deuxième nageur à être légèrement du côté du nageur avant, soit à demander un élément supplémentaire pour tirer dans l’axe du nageur avant. La marque Zerod a opté pour une approche similaire. L’intérieur des bras et la majeure partie du dos sont en jersey orange, idéal pour la visibilité et théoriquement pour une meilleure durabilité, toutefois moins optimal pour la vitesse dans l’eau et la rétention d’eau. Au final, une bonne combinaison pour débuter et ceux qui veulent garder les manches longues.

Colting Go

L’an dernier, Colting a produit la meilleure combinaison de notre test, et cette année ils ont introduit une combinaison swimrun moins chère et plus simple. La « Go » est une combi bras courts – jambes courtes avec zip avant seulement. Ce modèle vise les courses avec un temps relativement tempéré. Les panneaux d’épaules orange sont un ajout visuellement agréable tout en restant dans les couleurs de la marque. Les cuisses sont couvertes de jersey pour fournir une surface plus résistante. Deux poches arrière ouvertes a droite et à gauche offrent suffisamment d’espace pour ranger séparément les aliments et l’équipement de sécurité. Les épaules sont très flexibles et la combinaison fournit suffisamment de flottabilité. En courant la combinaison était confortable sans comprimer les cuisses ce qui est un problème fréquent. A noter que cette combinaison est celle qui retient le moins d’eau à la sortie de la mer ou après 10 minutes, ce qui la rend plus légère pour courir. Nous avons été agréablement surpris par ce nouveau modèle qui est un excellent niveau d’entrée de gamme et pourrait même rivaliser avec de nombreuses combinaisons de swimrun plus onéreuses.

Dare2tri Swim2run

Cette société, plus connue en triathlon, propose une nouvelle combinaison swimrun d’entrée de gamme. Avec les bras et les jambes courts, elle s’inscrit dans la tendance actuelle pour le niveau d’entrée de gamme,. Cependant la présence de deux zip, la rendant facile à enlever, la place dans un petit groupe avec Mako et Head rough. La Swim2run (nom un peu bizarre, nager pour courir) est un autre modèle avec des panneaux jaunes, définitivement la tendance cette année dans la mode swimrun. Le bas prix se ressent dans le choix du matériau et la flexibilité des épaules est limitée. Toutefois, la Swim2run offre un bon niveau de flottabilité, et même si nous avons connu des entrées d’eau, c’est peut-être lié au matériau utilisé et aux nombreuses coutures non scellées. Le revers de la médaille est que le matériau est à la fois résistant et confortable en courant. Dans l’ensemble, une combinaison de niveau d’entrée pour un prix bas.

Head rough shorty

Head Rough front & backC’est la combinaison d’entrée de gamme de la marque pionnière en swimrun: tout a commencé quand la branche suédoise de l’entreprise a modifié une combinaison de triathlon en ajoutant le zip frontal. Depuis tout le monde a suivi. Ce modèle date de 2017 mais est arrivé sur le marché trop tard pour être inclus dans notre test l’an dernier, d’où son inclusion dans le test 2018. C’est une combinaison aux jambes et bras courts avec deux zip avant et arrière, avec de grands panneaux rouges sur le haut du corps. Comme son nom l’indique (« rugueux », rough en anglais), cette combinaison vise à être plus robuste et à mieux résister au traitement brutal imposé parfois lors de nos entrainements et le choix du matériel résulte ainsi de cet objectif. Il est fait de néoprène recouvert de nylon visant à fournir un matériau souple et durable. La combinaison est confortable en nageant avec une flexibilité d’épaule suffisante. Courir dans cette combinaison est un sentiment mitigé. Le matériau est assez souple, mais il peut sembler un peu lourd. Les mesures de poids que nous avons effectuées confortent cette perception car le nylon retient plus d’eau qu’on ne désire. Le Head Rough est une combinaison swimrun très résistante qui ne vous laissera pas tomber à l’entraînement.

Mako LS1

Mako est une société française spécialisée dans le triathlon comprenant notamment l’ex-pro triathlète Jessica Harisson (maintenant swimrunner) dans l’équipe dirigeante. Ils connaissent les contraintes des sports enchainés. Avec un prix attractif, ce nouveau modèle est une combinaison d’entrée de gamme avec des bras et des jambes courts et des zips à l’avant et à l’arrière, c’est l’une des rares sur le marché dans cette gamme de prix. Fait intéressant, la combinaison est offerte en version masculine et féminine. Elle comprend une coupe Ultra-Stretch dans les épaules et une grande poche arrière. Nous avons trouvé les tailles légèrement petites, donc peut-être considérez prendre une taille au-dessus de votre taille habituelle. La combinaison est souple au niveau des épaules et confortable, même si quelques uns ont connu une certaine entrée d’eau. C’est une combinaison agréable en courant, aidée par son faible poids. Nous avons trouvé intéressant que cette combinaison absorbe très peu d’eau. Nous avons tous trouvé le sifflet fourni trop grand ! Mako propose également des jambières et des manchons en néoprène séparés. Ils tiennent bien sur les bras et rendent cette combinaison polyvalente et adaptable à diverses températures. Une très bonne combinaison dans cette gamme de prix.

Orca core top and bottom

Orca innove avec cette combinaison en deux éléments. Le concept a été introduit par la marque américaine De Soto dans le triathlon dans les années 90 mais il est plutôt nouveau dans swimrun. Ce modèle deux pièces est destiné aux courses plus chaudes où il est avantageux de pouvoir enlever le haut. Avec des panneaux vert vif et colorés, il reste dans le style de cette marque désormais bien connue. Le haut dispose d’un zip avant et deux petites poches extérieures. Une poche à rabat est située sur le côté de la cuisse. Les deux pièces sont reliées par trois Velcro. Chaque élément est majoritairement similaire au modèle Core de l’an dernier. En nageant avec cette combinaison, nous avons eu des sentiments mitigés, certains dans l’équipe de test ayant eu de l’eau dans la combi au contraire d’autres qui s’y sentaient à l’aise. Cependant le cou est légèrement étroit. Avoir un bon ajustement est donc essentiel. La vraie surprise est la facilité avec laquelle les deux pièces se ré-attachent. Plusieurs fois nous avons couru avec le dessus ouvert et séparé, et nous avons chaque fois constaté que les Velcro mâle et femelle se sont naturellement trouvés et attachés de nouveau. Vous ne vous battrez pas pour fermer cette combinaison. Une innovation qui correspond à une utilisation spécifique.

Zone 3 Versa

Cette nouvelle addition à la gamme de Zone 3 est une combinaison de bras courts et  jambes 3/4, une option assez différente de la plupart des autres marques. Des manchons amovibles sont également disponibles, une caractéristique populaire cette année. Avec ses épaules jaune vif et son tissu bleu «respirant» Neo-Breathe MC sous les bras et dans le dos, ce coloris se remarque dans la foule. L’absence de zip arrière signifie qu’une bonne flexibilité des épaules est nécessaire pour l’enlever. Mais ce design laisse plus d’espace pour une grande poche arrière. Les tests ont donné des sentiments mitigés avec la plupart des testeurs qui trouvaient que la souplesse du matériau était limitée tandis que d’autres se sentaient à l’aise. Potentiellement un problème de corpulence, mais à ne pas négliger. Les jambes 3/4 étaient contraignantes comme pour toutes les combis avec jambes longues sans fournir un avantage perceptible, et les plis derrière le genou ont rendu cette combinaison inconfortable en courant. Couper les jambes améliorerait radicalement ce problème. La protection des genoux en sortant de l’eau est le seul bonus que cette coupe semble ajouter. Dans l’ensemble, une combinaison d’entrée de gamme avec quelques limitations largement liées au choix du matériel et partiellement aux choix de design.

Haut de gamme

Ark OrnÖ

Ark est une autre nouvelle marque sur le marché swimrun. Elle a reçu beaucoup d’attention avec Daniel Hansson, Lelle Moberg et Kristin Larsson, qui ont participé à la création de ce modèle. Le nom «Ornö» fait bien sûr référence à l’île d’Ornö où se déroule la plus longue course des championnats du monde ÖTILLÖ Swimrun. On se demande si la version de l’an prochain prendra le surnom de la plus célèbre natation de la même course ;). Cette nouvelle combinaison dispose d’un zip avant et propose jambes et bras courts, avec des manches amovibles pour s’adapter à un large éventail de conditions. Le néoprène Yamamoto à base de calcaire est très flottant. La finesse du matériau a clairement placé cette combinaison dans la catégorie de la recherche de la haute performance. La combinaison est très moulante, bien ajustée, un peu trop petite, alors choisissez une taille plus grande que celle que vous utilisez normalement. Elle offre une très bonne souplesse au niveau des épaules mais peu de flottabilité et s’adresse aux bons nageurs ou à ceux et celles qui veulent courir vite. Et courir dans cette combinaison est très confortable grâce à la finesse du néoprène et son faible poids. Dans l’ensemble, l’Ark ÖrnÖ est une combinaison légère, bien conçue qui convient aux bons nageurs visant une performance élevée.

Colting SR 02+

Le vainqueur du test de l’an dernier revient avec de légères modifications: les jambes sont maintenant courtes et les modifications de matériau permettent un meilleur rendement en courant. Les bras restent longs laissant les utilisateurs décider s’ils-elles veulent, ou non, les couper. Cette option est maintenant moins populaire que l’option bras courts + manchons amovibles. Laquelle est la plus rapide en nageant? A priori, il semblerait que les bras longs soient plus rapides, sinon les combinaisons de nage en eau libre et de triathlon auraient toutes adopté les bras courts. Néanmoins, cela offre moins d’options quand la température est limite. Il n’est pas surprenant que le reste de la combinaison avec ses deux zips avant et arrière reste le même et fonctionne toujours parfaitement en natation. Les jambes courtes qui deviennent rapidement la tendance par défaut sur le marché est certainement une fonctionnalité intéressante améliorant son potentiel en course à pied. Cet aspect est également aidé avec deux panneaux souples et résistant aux frottements situés sur les fesses et hanches, offrant plus de flexibilité dans la course. Une combinaison toujours aussi performante et éprouvée avec de petites améliorations bienvenues.

NU Complement Triton 0.1

NU est une marque espagnole qui étend sa gamme de produits. Après avoir uniquement produit des accessoires tels que des aides à la flottabilité en 2017, elle présente cette année une combinaison de swimrun. C’est un autre modèle qui adopte des panneaux de couleur vive (jaune dans ce cas), la tendance à la mode en 2018. C’est une bonne chose car cela nous rend plus visible et ainsi plus en sécurité dans l’eau. Cette combinaison à bras et jambes courts dispose d’une seule fermeture à glissière à l’avant, adaptée pour ceux avec des épaules souples et pour les courses plus courtes. La poche arrière est innovante car elle est placée sur le bas du dos et ne comporte pas de fermeture éclair. Cela semble fonctionner mais il faut s’y habituer. La combinaison est confortable en nageant avec une souplesse d’épaule suffisante. L’arrière des jambes est renforcé avec un jersey, protégeant contre les glissements occasionnels sur les rochers qui malheureusement se produisent parfois. On se sent à l’aise en courant. Nous avons été agréablement surpris par cette première combinaison.

Orca RS1

Orca est connue pour le design coloré de leurs combinaisons swimrun, et ce nouveau modèle ne déçoit pas avec un design attrayant, mélangeant noir, jaune vif et des touches de bleu. La RS1 est une combinaison aux jambes et bras courts et manchons amovibles, une solution polyvalente pour s’adapter à diverses conditions. Si les manchons restent en place, un problème fréquent et présent dans la version précédente, c’est une option intéressante. Le choix d’un seul zip avant nécessite une bonne souplesse des épaules pour l’enlever. La combinaison est composée d’un mélange de néoprène 39 cellules et de panneaux SCS HydroLite. La poche intérieure ouverte laisserait probablement tomber le contenu si le haut de la combi est enlevé, un problème inhérent pour toutes les poches intérieures sans système de fermeture. Une petite poche sur la poitrine accueille un sifflet, une solution originale. Les épaules sont assez souples pour nager et la combinaison est confortable pour les courses de courte distance. Cependant, certaines coutures entre les panneaux ne sont pas protégées, ce qui peut provoquer des frottements dans des courses plus longues et en particulier dans des conditions chaudes. Cette combinaison est plus adaptée aux swimruns courts et froids où enlever le haut n’est pas une nécessité.

Sailfish Swimrun Pro

Sailfish est une autre marque bien connue en natation en eau libre. La Swimrun Pro adopte l’option bras longs – jambes courtes. Le néoprène lisse de 5 mm d’épaisseur sur la partie supérieure du torse et les cuisses offre une bonne flottabilité et protection contre le froid. Les deux zip sont de longueurs différentes, l’arrière étant beaucoup plus petit. Cela permet d’avoir plus de place pour une poche arrière de taille généreuse. Avec deux poches intérieures plus petites, cette combinaison offre de nombreuses options pour transporter tout ce dont vous avez besoin dans une course. Cependant, certains membres de l’équipe de test ont trouvé les poches intérieures inconfortables, difficile d’accès et un peu trop petites. C’est un problème que nous avons trouvé dans diverses marques où les poches peuvent facilement exercer une pression sur les côtes et / ou créer un point de compression potentiel avec une brassière pour les femmes. Le fit est serré pour la taille essayée, mais certains ont trouvé que les hanches et le ventre sont trop large; alors soyez prudent avec la taille que vous choisissez. Le zip court à l’arrière est suffisant pour enlever facilement la combinaison. Nous avons trouvé que c’était une combinaison très confortable en mer, ce qui n’est pas étonnant pour cette marque appréciée par les nageurs. Le matériau couvrant les cuisses pourrait être plus souple, rendant la course à pied peu confortable. Dans l’ensemble, une bonne combinaison surtout en natation avec des facilités pour transporter votre nutrition.

Zerod Elite

La Zerod Elite est une combinaison avec bras et jambes courts et quelques panneaux colorés. Elle dispose de trois fermetures à glissière, deux à l’avant avec l’option d’ouvrir à la fois par le haut et par le bas, pour permettre un meilleur accès aux poches frontales, ou pour ventiler sans avoir à ouvrir complètement la combi. Cela peut aider certains, et Zerod est la seule combinaison avec cette option. Il y a de nombreuses poches, peut-être trop. Une poche sur la cuisse est une autre innovation, mais le rabat pourrait être plus long pour s’assurer qu’elles ne se retrouvent pas avec une poche ouverte qui forme un mini parachute, ce qui est arrivé a certains de nos testeurs. À l’intérieur la très grande poche (la plus grande sur le marché) en filet n’est pas fermée, ce qui peut vous faire perdre le contenu lorsque vous enlevez le haut. Enfin, la combi offre des boucles extérieures doubles (droite et gauche) pour attacher une longe ou de l’équipement. Nous avons discuté précédemment avec Blue Seventy ces options qui ne nous ont pas convaincu. Les épaules sont très souples et confortables en natation. En course à pied la combinaison est agréable montrant un fort potentiel dans ce domaine. Dans l’ensemble, c’est une bonne combinaison avec quelques innovations potentiellement intéressantes, mais qui nécessitent des améliorations pour être abouties.

Ne pas oublier qu’il y a quelques autres combinaison de swimrun sur le marché, en dehors de celles que nous avons testées. Nous vous recommandons de lire notre test 2017, car certaines combinaisons sont encore disponibles à la vente en 2018.

Merci !

Nous tenons à remercier tous les fabricants (par ordre alphabétique) qui nous ont aidé pour ce test:

 

Ark Blue Seventy Colting Dare2tri Head Mako
NU Orca Sailfish Zerod Zone3

2018 wetsuit test table 1

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