Le Swimrun de la Grande Motte 2021 aura bien lieu

Avec Irina, mon amie et binôme, nous décidons de nous inscrire à la 5ème édition du swimrun de la Grande Motte, format M soit 13.2 km de cap et 3.6 km de natation après environ un an sans faire de compétition. La dernière que nous avions faite ensemble était le sprint d’ ÖtillÖ Cannes en 2020. Le samedi 2 octobre nous nous donnons rendez vous au pays des flamants roses vers midi. Cependant, la météo n’étant pas favorable, nous recevons un mail de l’organisation dans la nuit de vendredi à samedi nous informant que le swimrun risque d’être annulé à cause d’un risque de tempête. Nous attendons donc tous l’accord du maire.

Irina prend quand même la route de Nice, étant déjà sur place avec mon compagnon. Finalement, après plusieurs coups de téléphone à Philippe, le dirigeant de triathlon Hérault, nous apprenons que le swimrun n’est pas annulé. Nous nous rendons donc au retrait des dossards pour récupérer notre matériel. Un bénévole nous informe que la dernière natation est annulée en raison de la houle qui se lève.

Irina nous rejoint à 14h, le départ étant donné à 15h. Nous nous rendons au départ: une vaste étendue de plage de sable à perte de vue, paysage bien différent de notre bord de mer rocailleux de la French Riviera. Le départ se fera donc par une première natation de 700 mètres. Nous sommes un peu décontenancées car nous sommes habituées à commencer par un run 🏃‍♀️.

Nous réalisons qu’il sera difficile de prendre de l’avance, la natation n’étant pas notre point fort. 15h approche, tous les swimrunners approchent le bord de l’eau. Certains sont encore à peaufiner leur technique. Nous apercevons Hugo Tormento qui participe à la compétition en solo. Une marée de bonnets jaunes (format M) et oranges (format S) s’agglutine près de l’oriflamme. Le coup de corne retentit.

Nous nous jetons à l’eau mais il est difficile de nager car l’eau au bord n’est pas profonde comme chez nous. Nous décidons de courir dans le sable pour gagner de l’avance et commençons à pouvoir nager au bout de 50 mètres environ. Nous nous retrouvons dans la première moitié du groupe à la sortie de l’eau. Nous entamons notre première course à pied à travers les rue de la Grande Motte. Nous courons entre les immeubles balnéaires imaginés par l’architecte Jean Balladur dans les années 1960. Il y a très peu de dénivelé, contrairement à ce à quoi nous sommes habituées par chez nous sur la Côte d’Azur. Les seules montées que nous prenons sont les petits ponts qui relient les deux côtés de la route principale.

Nous rejoignons le rivage à nouveau et nous jetons à l’eau. L’eau est plus trouble que chez nous et les courants sont plus présents mais nous gardons la cadence. Nous rattrapons quelques binômes qui ne se sont pas attachés. Les courants les font dévier dans diverses directions. Mon compagnon nous attend à la sortie de l’eau et nous annonce que nous sommes premières binômes femmes. Il nous suit en courant sur la plage en nous encourageant.

La piste cyclable atteinte, nous sommes doublées par des groupes de familles en vélo or nous ne voyons aucun binôme filles ni derrière ni devant. Nous franchissons une dune qui nous ramène au rivage. Irina s exclame : « courir sur le sable, c’est plus dur que gravir la montagne! ». J’éclate de rire en entrant dans l’eau et commence à nager le sourire aux lèvres en me remémorant le vertical de Laffrey avec ses 100m de dénivelé sur 1km auquel nous avions participé un an plus tôt. La nage est courte, 300 mètres.

À la sortie de l’eau, nous sommes un peu étourdies car la mer commence à s’agiter. Mon compagnon nous attend. Il continue de nous suivre en nous encourageant. Nous sommes également entraînées par les encouragements des bénévoles à l’accent chantant. La ligne d’arrivée s’approche, et nous sommes ensembles bras dessus, bras dessous. Un des membres de l’organisation qui nous suit à vélo confirme notre première place. Nous passons sous l’arche, le sourire éclatant, émues d’avoir à nouveau partagé cette passion du swimrun ensemble et de pouvoir compter une victoire supplémentaire à notre humble palmarès de sirènes

Nous montons sur le podium une heure plus tard, une cagette de fruits de l’Hérault en poche 😃.
Nous remercions Phillipe Guiraud ,président du triathlon la Grande Motte, de nous avoir reçues chaleureusement. La gentillesse des bénévoles a réchauffé nos cœurs tout le long du parcours. Nous sommes fières de pouvoir partager ces moments intenses de sport et d’amitiés, c’est ça la magie du swimrun!

IG👉: @mermaidsswimrunclub #mermaidspower

La présentation de la communauté des mermaids : https://swimrunfrance.fr/2020/11/13/o-sirenes-cedez-a-lappel-du-swimrun/

Le site de l’épreuve : 📍https://www.triathlongrandemotte.com/swimrun-m/

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