Les Gravity Races, à la découvertes de paysages, de cultures et patrimoines différents

Swimrun France : Bonjour Marie, Raphael, on a dépassé la mi-saison sportive pour la discipline qui nous anime, vous n’avez pas chômé avec déjà les deux tiers de vos évènements réalisés. Pouvez-vous nous éclairer sur les épreuves 2017 réalisées déjà ?

Marie Croisille : Nous avons proposé deux Swimruns supplémentaires en 2017, une Gravity Race au Lac du Salagou et une Gravi’Découverte en Ile-de-France. Quasiment 900 coureurs ont été présents sur ces deux courses, ce qui est très satisfaisant pour de nouvelles épreuves !

Raphael Rieumal : L’enthousiasme et le retour des coureurs sont très gratifiant pour le travail de toute l’équipe bénévole. L’étape au Lac du Salagou sera reconduite en 2018 mais celle d’Ile-de-France est encore incertaine pour des questions financières : malheureusement la location de la base de loisirs de Jablines-Annet est très couteuse pour notre petite association (8000 euros). Nous espérons que les autorités publiques soutiendront le projet …

SRF : Vos swimruns en lac sont très différents les uns des autres (lac alpin, en région parisienne, le Salagou dans le sud), cette diversité est elle bien acceptée par les athlètes ?

MC : La découverte d’espace naturelle différent est la ligne directrice de la Gravity Race et est certainement la (notre) philosophie du Swimrun. Avant de proposer une épreuve sportive, les Gravity ce sont des découvertes de paysages, de cultures et patrimoines différents. Heureusement notre choix de proposer des Gravity très diversifiées est acceptée 🙂

RR : Au delà de la découverte d’environnement naturel, nous souhaitons aussi proposer d’un point de vue sportif, des niveaux de courses différents et surtout rendre accessible à TOUS la pratique du SwimRun.

SRF : Vous êtes le 1er circuit français (création en 2016) de swimrun, avez-vous vu une évolution dans le niveau, le nombre, le profil des swimrunners ?

RR : Le swimrun étant en pleine croissance, son public évolue forcément … Sur la Gravi’Découverte d’IDF nous avons vraiment ressenti cette évolution : le niveau était très élevé, l’approche et l’ambiance de la pratique très différente que sur les Gravity Race (l’IDF était une Gravi’Découverte = événement pour démocratiser le swimrun). La Gravity race du Salagou était quant à elle dans la continuité de celle d’Annecy sur le plan sportif et humain.

SRF : Le swimrun commence à être plus connu des institutions, notamment avec la délégation de ce sport à la FFTri en début d’année, avez-vous constaté moins de difficultés pour déposer un dossier à la préfecture, ou pour négocier avec les différents acteurs économiques, administratifs ?

MC : Il est vrai que de plus en plus d’acteurs publics et économiques entendent parler du swimrun, ce qui est positif pour le rayonnement de notre pratique sportive. Cette période de transition avec la délégation peut compliquer au contraire nos relations avec les préfectures …

RR : L’enjeu dans les mois à venir sera de trouver un juste milieu entre la préservation des valeurs du swimrun et la création de règles de sécurité fédérales propres au SwimRun (devant être respecter par tout organisateur).

SRF : De nombreux swimrunners se plaignent des prix pratiqués sur les courses en France et à l’étranger, que leur répondez vous en général ? (coût sécurité, ex à donner)

MC : Nous essayons de déterminer le prix le plus juste pour chaque Gravity afin d’au moins faire la balance sur chaque événement. Etant une association notre but premier est de proposer une expérience inoubliable aux swimrunners et de mettre en avant un patrimoine culturel et naturel. Si nous dégageons des bénéfices, ces derniers sont réinjectés dans l’organisation d’autres Gravity 🙂

RR : La sécurité explique en majorité le tarif de certains swimruns. Pour les Gravity nous avons voulu des cadeaux finishers très qualitatifs (Tee-shirt Compressport), ce qui a un coût … Il ne faut pas croire que les partenaires d’une course offrent tout ce que l’on peut voir sur l’événement. La difficulté de la course rentre également en compte car elle fera varier le temps de course, le nombre de secours, les ravitaillements, etc. Ce qui est compliqué aujourd’hui c’est que toutes les organisations n’ont pas les mêmes moyens humains, financiers et logistiques (et n’ont pas les mêmes intérêts et buts) ; il est donc très complexe de comparer le prix de telle ou telle course.

SRF : Ce sera la seconde édition de la gravity race Annecy le 14 octobre prochain, il y aura-t-il des nouveautés par rapport à 2016 ? 

MC : Nous essaierons toujours d’apporter quelques modifications à toutes les Gravity d’année en année. Pour nous c’est un gage de prise en considération des retours des coureurs et de qualité pour le label. Pour le 14 octobre à Annecy, nous avons rajouté des sections natation et modifié certaines zones de Trail 🙂

Petite nouveauté aussi, le « Challenge Natation 1,7 » (certains s’en rappelle je pense…). La dernière natation d’1,7km a été très difficile pour pas mal de Swimrunners, nous avons donc décidé d’en faire un challenge et d’intégrer une partie chronométrée sur cette portion : Les meilleurs nageurs seront ainsi récompensés !

RR : La structuration de nos villages d’arrivée sera vraiment différente à partir d’Annecy : nous souhaitons proposer de véritables villages culturelles, type « sieste musicale », jeunes artistes émergents toute la journée, live painting, activités familiales (initiation à l’escalade, volley, pétanques, food-truck, etc). Venant du secteur culturel, cette nouveauté me tenait à coeur pour essayer de créer un renouveau sur les villages « sportifs » … Nous espérons que cela plaira, dans tous les cas vous êtes tous les bienvenus que ce soit en tant que coureur ou bon vivant sur le village Gravity !

SRF : La saison 2018 se profile déjà, et je suppose que vous avez plein de projets, pourriez vous nous dire si la gravity race fera encore des petits ?

MC & RR : Nous doublons notre quantité de travail pour 2018, nous essaierons de pérenniser Salagou et Annecy et de rajouter d’autres destinations (pas forcement en France). Le projet est aussi d’élargir le label Gravity mais je n’en dirai pas plus, les annonces officielles se feront très rapidement. Dans tous les cas la Gravity restera synonyme de partage, dépassement, patrimoine, découverte et de fun pour 2018 🙂

SRF : Et vous en tant que swimrunner quelles courses vous font rêver ?

MC : J’aimerais franchement essayer chaque course qui existe en Europe ! Certaine sont dans des lieux fabuleux, d’autres avec une ambiance différente, je pense que chaque SwimRun est bon à faire (et fait rêver) !

RR : Ahah beaucoup, mais le temps et le budget nous manque 😉 Nous aimerions vraiment prendre part au swimrun organisée par Marina Ivanova en Russie (Lake to Lake) et un autre dans le sud de l’Europe (course non définie pour l’instant).

SRF : Merci à tous deux

www.gravity-race.com

https://www.facebook.com/gravityraces/

https://www.instagram.com/gravity_race/

 

Dernière préparation pour Cédric Fleureton au Swimrunman de Grenoble avant ÖtillÖ

Dans un peu plus d’une semaine, les championnats du monde de Swimrun vont se dérouler dans l’archipel de Stockholm ( lundi 4 septembre). Dans quelques jours va se dérouler pour la première fois le SwimRunMan de Grenoble (dimanche 27 septembre, Lac de Laffrey), le point commun c’est l’athlète de haut niveau le plus polyvalent du moment : Cédric Fleureton.

Swimrun France : Bonjour Cédric, d’habitude on demande aux personnes de se présenter sportivement mais dans ton cas, les activités dans lesquelles tu excelles sont pléthoriques et tu es déjà bien connu dans le monde de l’endurance. Du coup peut être en introduction, peux tu nous parler de l’année 2017 où tu t’es lancé dans plusieurs championnats du monde ?

Cédric Fleureton : Après 15 ans de triathlon à haut niveau, j’ai ressentie l’envie de couper avec la compétition et le triathlon, mon corps et mon esprit étaient fatigués. J’ai stoppé 3 ans toutes sortes de compétitions et j’ai replongé dans le trail un peu par hasard et sans prétentions. Rapidement j’ai eu de bons résultats mais surtout j’ai repris plaisir à me ré entrainer et faire des courses. J’ai été champion de France trail court 2014, 2015 et 2016, et fin 2016 j’apprenais que j’étais retenu en équipe de France pour les championnats du monde 2017 de trail. Durant l’hiver j’ai eu une blessure à l’ischio-jambier, la marque BIANCHI m’a prêté un bon vtt et j’ai donc fait quelques sorties vtt pour compenser le manque de course et jouer sur les transferts. Les sensations étant bonnes, l’idée de refaire un peu de triathlon version Xterra (nat/vtt/trail) en 2ème partie de saison a germé dans ma tête et je me suis fixé comme objectif de refaire les championnats du monde Xterra à Hawaï en octobre prochain. Course que j’ai faite 10 ans plus tôt mais qui s’est mal terminée puisque j’ai cassé ma chaine alors que j’étais en tête de course. J’ai fait l’annonce de mon retour au triathlon sur les réseaux sociaux et quelques semaines après mon ami David Hauss me proposait de prendre part à l’aventure Ötillo avec lui. Je n’ai pas réfléchi longtemps et c’est devenu mon 3ème objectif de la saison.

SRF : Comment as-tu connu le swimrun et qu’aimes tu dans ce sport ?

CF : Avec un certain Jean-Marie et François Xavier ;-). Une invitation informelle dans les calanques de Cassis un été de 2015. J’ai adoré de suite ce sport, jouer avec les éléments et être au plus près de la nature ça me fait kiffer. Ça faisait longtemps que j’imaginais dans ma tête une formule où je pouvais parcourir une distance en traversant des étendues d’eau, et là je le concrétisais c’était fantastique !

SRF : Avec David Hauss vous faites une équipe très compétitive, il reste à accumuler de l’expérience, comment vous y prenez vous ?

CF : Sur le papier en effet on a tout pour être très compétitif, après il faut rester humble par rapport au fait que ce sport requière beaucoup d’expérience. Je pense qu’il faut le prendre comme un sport à part entière et non comme l’enchainement de portions de course et de natation. Pour l’expérience c’est simple on est au niveau 0. Omis de nombreuses années de pratique en sports d’endurance et enchaînés, associé à une solide connaissance de nous-même on part de rien. ÖtillÖ sera notre baptême du feu.

SRF : Avez-vous le temps de vous entrainer ensemble malgré vos emplois du temps surchargés ?


CF : La seule chose qu’on a pu faire ensemble c’est un test matériel et quelques images en action pour France 2. David étant encore engagé dans pas mal de triathlon et trail, moi en trail et bossant en temps plein on n’a pas eu l’occasion de se tester ensemble sur la discipline.

SRF : C’est bientôt l’OtillO (4 septembre), quelle va être votre état d’esprit à l’abord de cette première participation ?

CF : On est tous deux compétiteurs dans l’âme, on prendra le départ pour représenter au mieux nos couleurs comme on l’a toujours fait mais il est vrai qu’on part un en terrain inconnu, ce sera excitant 😉

SRF : Le Swimrunman de Grenoble est pour toi un vrai test de matériel, sur quelle distance t’es tu engagé ?

CF : Je fais le format sprint, ce sera un test et une prise de repères.

SRF: merci Cédric

http://www.swimrunman.fr/grenoble/

http://otilloswimrun.com/races/otillo/

Crédit photo : Akunamatata (extraites de la traversée Cassis Luminy aout 2015)

Le SwimRunMan™ se déplace au Lac de Laffrey le 27 aout

Bertrand Bouvier répond dans cette interview à nos questions sur la suite de la saison Swimrun, et plus particulièrement sur le circuit qu’il gère avec ses deux acolytes Alexandre et Florent.

Swimrun France : Bonjour Bertrand, tu es l’un des organisateurs du circuit SwimRunMan™ (SRF a interviewé Alexandre il y a quelque temps déjà, son ITW ici). Peux-tu te présenter brièvement ?

Bertrand Bouvier: Salut Jean-Marie, effectivement, je fais parti de l’organisation SwimRunMan avec Alexandre et Florent. J’ai 28 ans, je suis un ancien athlète (800m & 1500m), j’ai rangé les pointes il y a maintenant quelques années pour bifurquer sur le triple effort. Je co-dirige une société spécialisée dans l’événementiel sportif depuis 3 ans maintenant. Mon activité professionnelle se marie donc très bien avec mes activités de loisirs, que demander de mieux ?

SRF : Déjà deux épreuves de passées sur le calendrier, quel bilan tirez-vous de ce début de saison de swimrun ?

BB : Nous sommes très contents de notre lancement SwimRunMan, avec une belle édition dans les Gorges du Verdon où les championnes du monde de l’Ö till Ö l’ont emporté [NDLR Annika Ericsson et Kristin Larsson, Suède]. Nous avons passé beaucoup de temps avec nos participants après la course pour affiner notre prochaine édition. Il y a toujours des points à améliorer, surtout après une première édition. Nous sommes de plus en plus sollicités via les réseaux sociaux et notre site internet pour des conseils, des entraînements, les plus belles années du swimrun sont devant nous, à nous de faire en sorte de fidéliser les participants en leur proposant toujours plus de nouveautés.

SRF : Le lac de Laffrey près de Grenoble est un site magnifique, mais en dehors de cela pourquoi l’avoir choisi ?

BB : Drômois d’origine et Grenoblois d’adoption, j’ai effectué une partie de mes études à Grenoble et découvert le triathlon là-bas, ou plutôt, là-haut, au lac de Laffrey. Le terrain de jeu Isérois est juste fantastique pour la pratique du triathlon et du swimrun. Le cadre est exceptionnel, deux lacs très grands, des entrées et sorties d’eaux différentes les unes des autres, une partie sauvage, du dénivelé,  il faut absolument venir découvrir cette région avec nous le 27 août prochain !

SRF : Avez-vous réussi à avoir le soutien de la région ?

BB : Cette année, nous avons été soutenus par les communes dans lesquelles passe le parcours (Laffrey, Saint-Jean de Vaulx, Saint Théoffrey, Cholonge) ainsi que plusieurs acteurs locaux. De plus, pour cette édition grenobloise, nous aurons le soutien de nos partenaires Huub France et Turbo France qui réservent quelques surprises à nos swimrunners. Afin de proposer un événement de qualité à nos participants, nous sommes en relation très étroite avec les services de préfecture depuis plusieurs mois déjà. L’activité n’étant pas encore connue de tous, cela ne facilite pas les échanges mais nous prenons beaucoup de plaisir à faire découvrir cette nouvelle pratique qui suscite beaucoup d’interrogation mais qui est, dans la plupart des cas, très bien accueillie.

SRF : Pour le tracé du parcours, quelle est la logique que vous appliquez, faut-il du dénivelé ? Recherchez-vous un équilibre entre les qualités d’un nageur ou traileur ? Ou bien simplement la recherche d’un parcours le plus beau possible ?

BB : Je pense qu’il faut savoir composer le meilleur parcours possible avec les éléments à notre disposition. En Suède, par exemple, ils ont la chance de pouvoir nager et courir d’îles en îles, c’est ce qui fait le charme de leurs courses, c’est même ce qui a donné le nom de leur course phare (l’Ö till Ö). Nous, en France, nous pouvons compter sur des massifs montagneux qui nous offrent du relief et des points de vue à couper le souffle, alors oui, nous proposons des courses avec du dénivelé mais bien souvent, nous sommes récompensés des efforts consentis par un panorama exceptionnel, inimaginable. Concernant, l’équilibre entre natation et course à pied, nous avons défini différents formats et nous nous y tenons. Les bons nageurs pourront se faire plaisir sur de longues portions de natation et les traileurs se régaleront dans l’ascension vers le « petit lac »

SRF : Que conseillerais-tu comme équipement pour le swimrunner par rapport au terrain et conditions météo ?

BB : Tout d’abord, pour les débutants, il est important de tester son matériel en amont de l’événement, cela évitera les mauvaises surprises le jour J. Pour les températures (air et eau), à ce jour, nous ne pouvons pas nous prononcer pour le 27 août, sachez juste qu’à l’heure actuelle, les températures extérieures varient entre 20 et 30° et l’eau du lac de Laffrey est à plus de 20°. Mais le site étant situé à plus de 900m d’altitude, cela peut aller très vite, dans un sens, comme dans l’autre…

SRF : Au niveau accueil sur site, est-ce adapté pour les familles, le tourisme ?

BB : Bien sûr, la base nautique de Cholonge propose diverses activités sur le lac, par ailleurs, le secteur regorge de monuments à visiter (château de Vizille, la bastille de Grenoble, …) et, pour la petite histoire, le départ de la course sera donné depuis la « Prairie de la Rencontre » qui fut le théâtre de la rencontre de Napoléon et de l’armée Royaliste, une statue de Napoléon dominera le départ. Quoi qu’il en soit tout le monde pourra trouver une activité qui lui convient en venant au SwimRunMan™ de Grenoble le 27 août prochain.

SRF : Il y a t-il une question que tu aurais aimé que je te pose ?

BB : Non, merci pour cet entretien, c’était très complet et merci pour ton investissement  dans la communauté du swimrun. Nous, organisateurs, avons besoin de passionnés comme toi pour faire connaître et véhiculer les valeurs du swimrun.

Le circuit SwimRunMan comporte trois épreuves au calendrier 2017 (Gorges du Verdon le 30 avril / Lac de Serre-Ponçon le 2 juillet / Grands Lacs de Laffrey le 27 aout).

http://www.swimrunman.fr/inscription

France: Swimrunman Grenoble 34.5 – Total distance: 34,5 Km – Swim Ratio: 13 % – ©WoS & SR-France

Date: dimanche, 27 août 2017

Lieu: Lac de Laffrey

Le Swimrun dans Sportstratégies

Le décollage d’un sport en France est toujours un moment particulier, c’est à ce moment que se cimente les valeurs, les traditions d’un sport. Peggy Bergère (@pegbergere), journaliste et ancienne athlète de haut niveau s’intéresse de près à ce sport outdoor tendance puisqu’elle a même mouillé  le maillot sur le swimrun de la cote vermeille avec Stéphanie Cano (ancienne capitaine de l’équipe de France de Handball). Peggy est l’auteur déjà de plusieurs papiers dans l’équipe, et là elle décrypte pour nous le phénomène swimrun dans les pages de Sportstratégies.

Swimrun France : Bonjour Peggy, peux tu te présenter brièvement ?

Peggy Bergère : Je suis une ancienne sportive de haut niveau… de hockey sur gazon. Après une vingtaine d’années de carrière dont 10 en équipe nationale et un an en Hollande, LE pays du hockey,, j’ai stoppé net mon parcours sportif en 2006 pour me consacrer à ma carrière professionnelle de journaliste à L’Equipe.fr. Pendant une dizaine d’années, j’ai privilégié le travail au sport et quasiment stoppé toute activité sportive. Je ne m’y suis remise que très récemment en partant du niveau zéro. Pour moi, cela reste aujourd’hui très compliqué de me voir « ramer » en course à pied alors que j’avais un bon niveau étant plus jeune, mais le principal reste « de bouger et faire quelque chose ». Au niveau professionnel, je suis co fondatrice d’une agence de communication dédiée au sport qui s’appelle Plein Zoom (www.pleinzoom.com). Avec mon associé fondu de sport lui-aussi (Pascal Boutreau) et adepte des courses ultra (et ex Grand Reporter à L’Equipe), nous sommes spécialisés dans le sport et créons des contenus pour la presse, les événements, les fédérations… Nous intervenons notamment sur toute la partie stratégique et digitale avec des contenus allant de la rédaction aux supports vidéos. Tous les deux sommes amoureux du sport, de ses vertus, ses rencontres, ses émotions…

SRF: Tu as participé en tant que concurrente mais aussi en tant que journaliste au Swimrun de la Cote Vermeille 2017 (la moyenne distance). Comment cela s’est-il passé ? As-tu appris des choses que tu n’avais pas anticipées ?

PB : Pour commencer, cela a été une nouvelle expérience… géniale ! Je connaissais le Swimrun pour être allée accompagner des amis à Cadaquès l’an passé, mais sans plus… J’ai découvert un site, une discipline qui m’a donné envie, sans en connaître réellement les codes. Je m’y suis intéressée de plus près en rencontrant Jean Marie Gueye au Marathon des Sables en avril dernier, où je travaillais comme journaliste pour L’Equipe Ilosport, Sports Stratégies et le magazine les Sportives. Nous avons échangé, et voyant la discipline émerger de plus en plus en France, je me suis dit qu’il y avait des histoires à raconter, ne serait-ce que celle de l’arriver du Swimrun en France… Par rapport au Swimrun de la Côte Vermeille, j’ai été contactée par Hélène Tzara via Sylvain (Rousselat, un des co-organisateurs) pour rédiger des papiers. L’attrait croissant pour l’activité en France m’a offert la possibilité de rédiger des articles pour Ilosport… à condition d’y participer. J’ai eu la chance de pouvoir m’aligner en binôme avec une ex championne du monde de handball (en 2003, Stéphanie Cano), toujours en possession de réelles capacités physiques, aussi bien sur terre qu’en mer… Et heureusement ! Community Manager pendant le tournoi de tennis de Roland Garros, je n’ai pu m’entrainer pendant 3 semaines, et suis arrivée sur la Côte Vermeille avec pas grand chose dans les bras ni dans les jambes. La longe m’a sauvé la vie (et je n’exagère presque pas !). Elle a clairement permis de nous niveler : particulièrement adepte de l’effort physique, elle a pu « s’arracher » et se dépenser comme elle a voulu, là où moi j’ai misé sur mes « restes », bien insuffisants pour clore la distance imposée (24 km). Ce « détail » m’a particulièrement marquée. Avancer en binôme est un énorme plus, pendant et après la course… Ca a été génial de partager les galères et les bons moments ensemble, de franchir la ligne d’arrivée ensemble et encore aujourd’hui de reparler de cette aventure, car il s’agit d’une réelle aventure…

SRF: Quel potentiel vois tu dans ce sport très jeune encore ? En quoi se diffère t-il d’autres sports d’endurance outdoor ?

PB : Il y a tout un coté sport nature dans des endroits privilégiés qui est top ! Se retrouver à nager au dessus des poissons, dans de l’eau cristalline avec des fonds marins à couper le souffle relève du bonheur. Courir en milieu naturel avec des vues de malades est tout aussi prestigieux. La difficulté physique est remplacée par ce partage, cette beauté… La compétition existe, mais à son niveau. Je veux dire par là que vous pouvez autant vous aligner pour gagner, que juste pour les yeux. Que vous pouvez être amenés autant à côtoyer des athlètes olympiques (Carole Peon et Jessica Harrison sur la Côte Vermeille, victorieuse de la Moyenne), que des personnes lambda… Tout le monde se mélange et partage un truc dans un lieu unique. C’est une autre façon de découvrir des territoires, de profiter des lieux… Et avec une petite bière en passant la ligne d’arrivée, c’est encore meilleur. Pour tout cela, merci !

http://www.sportstrategies.com/

2017 Swimrun Equipment Test – les chaussures

Outre les combinaisons, les chaussures constituent l’élément le plus important dans l’équipement de swimrun. Premièrement, les chaussures doivent bien s’adapter aux pieds et être confortables. De plus, le comportement de la chaussure dans diverses configurations : forêt, rochers, singles à la fois sur terrain sec ou mouillé doit être pris en compte. Puisque vous allez devoir nager avec (du moins la plupart d’entre nous) il y a aussi l’aspect de l’évacuation de l’eau, et la performance dans l’eau. Néanmoins, il y a des points cruciaux à vérifier lorsque l’on envisage d’acheter une paire de running pour le swimrun : le poids et l’évacuation d’eau. Peut-être que vous regretterez la chaussure de running classique avec beaucoup de drop et de stabilité, mais la plupart des running de swimrun sont plutôt neutre et avec peu de drop. Dans le swimrun, c’est beaucoup une question de poids et de drainage mais aussi de la trainée hydrodynamique dans l’eau. Donc, le « plus » est le « moins » lorsque vous avez à nager avec vos running. Amorti ou stabilité ne sont pas les plus importants car les plus grosses sections de course à pied en swimrun font rarement plus de 8 ou 10 km.

Fin mars World of Swimrun (WoS), Swimrun France (SRF) et Swimrun Germany (SRG) se sont réunis à Marseille, France pour réaliser le 1er test d’équipement à l’échelle internationale. Pendant 4 jours, l’équipe a testé et discuté de produits issus de près de 40 marques d’équipement sportif, parmi elles, 10 modèles de chaussures de running. À l’inverse des conditions habituellement calmes de la Calanque de Sormiou, Marseille, le test s’est déroulé sous des conditions climatiques extrêmes, pluie, vents tempétueux, vagues importantes, fort courants puis enfin du soleil.

Chaque paire a été testée par l’équipe et notée de 1 (mauvais) à 5 (excellent), et s’il y avait une caractéristique notable, un commentaire a été écrit lors du test.

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Glossaire

Weight : poids

Overall comfort : confort global

Grip dry : accroche sur sec

Grip wet : accroche sur mouillé

Fit dry : tenue du pied dans la chaussure à sec

Fit wet : tenue du pied mouillé dans la chaussure

Inner slide : glissement du pied dans la chaussure

Comfort  on trail : Confort sur route typé trail

Comfort on tarmac : Confort sur bitume 

Brooks Pure Grit 4

Une paire légère de trail running avec un amorti souple. Le mesh supérieur est confortable quand il est au sec. Nous avons manqué de grip sur rochers mouillés. Quand les runnings sont mouillés, la chaussure s’alourdit et la tenue au pied diminue.

 

Icebug Acceleritas 5 RB9X

La paire gagnante du test avec l’inov-8 X-talon 200. L’Acceleritas est hyper flexible, dynamique avec une très bonne performance sur rocher mouillé grâce à sa semelle fait en matériau RB9X. Développée pour le swimrun, elle combine accroche, légèreté et drainage. Vous ne ressentirez pas son manque d’amorti tant que vous n’abordez pas des longues portions en run sur bitume (rare en swimrun). L’Acceleritas est l’une des rares paires testée qui peut se replier et se mettre sous la combinaison.

 

Icebug Zeal 3 RB9X

La Zeal a été conçue pour les courses à obstacles. Son accroche, comme l’Acceleritas 5 est excellente sur terrain sec ou mouillé. La protection latérale du pied dans la chaussure est un peu dure et raide, donc on l’a trouvé un peu rigide, mais elle reste bonne dans des conditions techniques. Le drainage est un peu moins efficace que la version 5

Inov-8 Roclite 290

La Roclite est une chaussure de trail très confortable avec l’accroche typique d’Inov-8. On apprécie sa performance sur les trails. Mais ce n’est pas une chaussure faite pour le swimrun. Dans l’eau la chaussure s’alourdit et la tenue du pied n’est plus assurée. Il y a d’autres chaussures d’Inov-8 qui sont bien plus adaptées pour le swimrun.

 

Inov-8 X-Talon 200

Voici notre seconde paire gagnante ! La X-Talon 200 allie la fameuse accroche de la marque Inov-8 et une bonne évacuation d’eau. Comme les Acceleritas, elles sont moins confortables sur le bitume. L’amorti n’est pas aussi dur que l’Icebug, elle est donc plus adaptée pour les longues parties en course à pied que l’Icebug. Son appellation « standard fit » autorise tenue et confort pour les pieds larges.

 

LaSportiva Bushido

Une autre célèbre paire de trail running. Son terrain de jeu est plus sur les trails techniques des Alpes. La semelle extérieure est assez dure et raide, elle procure un bon grip sur rochers, mais du coup elle manque de souplesse. Une bonne chaussure de trail mais seulement pas faite pour le swimrun.

LaSportiva Helios SR

Légère, bonne accroche sur la plupart des terrains et très confortable grâce à son épaisse semelle extérieure. Elle prend la seconde place à égalité avec la Salomon Amphib. Peut-être plus difficile à porter pour les pieds larges avec sa « coupe de pied italienne » relativement étroite.

Merrell Avalaunch Tough Mudder

Une autre paire de chaussure développée pour les courses à obstacles. L’Avalaunch est plus flexible et légère que l’Icebug Zeal. C’est la chaussure « surprise » du test. La petite guêtre en néoprène protège effectivement les lacets mais sur les longues portions de run elle a tendance à chauffer le pied.

Salming Elements

Bonne  accroche, bonne évacuation d’eau. En 2016, elle fut une des premières chaussures dédiées au swimrun. Il n’y a pas eu de modifications depuis sur ce modèle. Dans notre test elle a été notée dans la moyenne sur la plupart des critères.

 

Salomon S-Lab XA Amphib

La plus onéreuse des chaussures de notre test comparatif. Bonne accroche comme attendue pour une chaussure Salomon. Elle a été notée comme la meilleure en évacuation d’eau et son comportement dans l’eau. C’est aussi une des paires que l’on peut replier et ranger dans sa combinaison.

Vivobarefoot Primus Trail Soft Ground

Vivobarefoot est devenu un partenaire technique du circuit ÖtillÖ, ils développent leur propre modèle de swimrun. Dans notre test nous avons eu seulement accès à leur modèle de trail running qui n’est pas très équilibré d’après nous. Une chaussure légère minimaliste avec une semelle épaisse et lourde. Parfaite pour se plier grâce à une grande flexibilité. Mais nous ne la recommandons pas pour les longs runs. Vous devrez être aguerris en termes de zéro drop si vous partez avec cette paire de chaussure.

Pourquoi se soucier d’un critère de « pliabilité » pour une chaussure ?

La grande majorité des swimrunners n’enlèveront jamais leurs chaussures avant une partie de nage, bien qu’il a été prouvé par des nageurs performants que l’on peut nager plus vite sans. Mais alors où les ranger ? Les mettre dans un sac bouée derrière vous est envisageable à l’entrainement, mais certainement pas en compétition. Alors l’unique possibilité est de les ranger à l’intérieur de la combinaison. La plupart des exemples montrent un rangement au creux des reins sous la combinaison. Et même plus rarement sous la combinaison au niveau des cuisses. Ce positionnement dans la combinaison nécessite une flexibilité du matériau afin de plaquer et faire épouser la chaussure au corps.

C’est à vous d’essayer ce qui marche pour vous – perdre du temps à nager avec des chaussures ou bien perdre du temps à les sortir et les remettre.  Et penser à débarquer hors de l’eau pieds nus – ce n’est pas toujours une bonne option.

Est-ce que ma paire de trail running bien aimée est faite pour le swimrun ?

Pourquoi pas – Notre test n’est pas une étude exhaustive. Tout d’abord, sortez et testez vos chaussures en conditions mouillées pour se rendre compte si elles sont ok. Vous n’avez pas à aller directement nager avec, simplement faites quelques pas dans une rivière ou cours d’eau pour les immerger. Puis allez courir : sont-elles toujours ajustées à vos pieds ? Se sont-elles gorgées d’eau ? Si tout est ok, alors la prochaine étape est d’essayer de nager avec.

Ne soyez pas trop soucieux des ampoules potentielles. Ce n’est pas vraiment un problème lorsque tout est ajusté : vous, l’eau, les chaussures et les chaussettes ( !). Les chaussettes feront office de protection contre les gravillons ou grain de sable que l’on trouve sur les plages ou aux abords de lacs. Pour les chaussettes nous recommandons d’avoir une légère compression pour un bon ajustement même lorsqu’elles sont mouillées. Taille basse ou haute, cela dépend de vos goûts.

Faites-vous plaisir ! Sortez et venez essayer ce sport sensationnel.

Cordialement – Les équipes de WoS, SwimRun France & SwimRun Germany

Merci !

Nous tenons à remercier tous les fabricants qui nous ont aidés en nous fournissant l’équipement pour nos tests :

AquaShpere Bagheera * Barracuda * BrooksCamaro Colting Decathlon Garmin Glorify Gococo Head Huub Icebreaker Icebug

Inov-8

La Sportiva Malmsten Merell Mobi * Mugiro Nabaji New Wave Nike Nu Orca Pan Utter Racepaddle

Rando Running Marseille

Restube

Salomon Sony Speedo Strokemakers Suuntoo TYR Vivobarefoot Zoggs Zone3 www.swimrunshop.eu www.wiggle.co.uk

Nous voulons aussi remercier tout particulièrement www.randorunning.com Marseille (Alexandre Terral) de nous avoir aidé pour la logistique, les parents de Fix de nous avoir hébergé et finalement à vous tous swimrunners pour vos échanges et vos nombreuses intéressantes questions.

N’oubliez pas de lire aussi :

  • le test comparatif des combinaisons : ici
  • le test comparatif des lunettes : ici

Le swimrun s’organise sur les réseaux sociaux

Marque de notre temps, le Swimrun n’échappe pas aux réseaux sociaux. La diffusion exponentielle de l’information a permis l’essor grandissant de ce sport venu de Suède. Si la FFTRI n’a pas laissé passer l’opportunité en prenant la délégation pour une durée de quatre années, pour l’instant les éléments moteurs sont présents surtout sur internet.

Il n’existe pas encore de club 100 % Swimrun, alors les swimrunners s’organisent autrement, à l’aide de Facebook, ils se créé des groupes locaux de swimrunners. A l’instar du tout nouveau Swimrun Toulouse community qui s’est créé, son initiateur Simon Marchal, nous explique sa démarche et ses motivations.

Swimrun France: Hello Simon, peux-tu te présenter brièvement ?

Simon Marchal: Issu du monde de la course à pied sur route, la monotonie de ce sport pour ma part m’a poussé à faire varier l’effort dans la même course je me suis donc tourné vers le duathlon et le triathlon. Ces enchaînements me correspondant bien je me suis alors orienté vers la nature avec le raid multisport que je pratique maintenant depuis quelques années. Le Swimrun est nouveau pour moi je n’en fait que depuis 1 an environ.

SRF : Comment as-tu connu le Swimrun ?

SM : J’ai connu le Swimrun grâce à la vidéo d’”intérieur sport” sur ötillö (NDLR, les exilés)

SRF : Quelles sont tes motivations pour créer une communauté SR sur FB ? Pourquoi passer par la case réseau sociaux au lieu d’un club ?

SM : mon principal objectif est de rassembler les gens autour d’une passion, mon second objectif est de faire découvrir ce sport à des personnes curieuses d’y gouter sans les contraintes d’une compétition leur paraissant inaccessible car trop difficile et inquiétante. Mon dernier désir est de transmettre mes connaissances au moins connaisseurs et de me nourrir de celles des plus expérimentés.

Les réseaux sociaux sont un moyen simple et rapide de créer un événement qui peut toucher monsieur et madame tout le monde; de la personne qui cherche à pratiquer ce sport à celle qui ne savait pas que ça existait.

SRF :Qu’aimes-tu dans ce sport ?

SM :Un coup de foudre !! J’aime que l’association de 2 éléments naturels opposés nous offre la possibilité de nous déplacer plus loin plus longtemps. De plus ce moyen de déplacement permet d’explorer des endroits inaccessibles autrement.

J’aime ce sport car il force le corps et l’esprit à s’adapter à une pratique nouvelle bardée “d’inconfort” quant au matériel à transporter ainsi qu’aux moyens de s’alimenter et se nourrir, c’est un vrai défi. J’aime le fait de s’adapter à son binôme et partager avec lui les émotions qu’une épreuve sauvage, nouvelle et parfois inquiétante peut procurer.

Le Swimrun est aussi un très bon complément du trail et du vélo dans la mesure où la natation est clairement conseillée pour l’organisme, mais compter les carreaux en piscine repousse beaucoup de monde.

SRF :Du coté de Toulouse, quels sont les principaux spots d’entrainements ?

SM :Sur Toulouse la base de loisir de LA RAMEE est un spot intéressant sans difficulté majeures en termes de distances (lac de 3,5km de circonférence) et de dénivelé. A 35 min de Toulouse il y a le lac de st féréole à Revel qui présentera plus de technicité sur les parties trail et le lac de la Thésauque vers Nailloux qui accueille le triathlon du Lauraguais tous les ans. Le top pour nous serait de pouvoir nager en mer, elle nous nargue à 1h30 de chez nous…

SRF :Au niveau des athlètes, le SR est-il un peu mieux connu qu’il y a 1 an, quel est le profil de sportif qui s’intéresse au SR dans ta région ?

SM :Les sportif traileurs, triathlètes et raideurs savent maintenant ce qu’est le Swimrun contrairement à il y a 1 an ou quand je disais ce que je faisais il fallait sortir le mode d’emploi

SRF :Que conseilles tu comme équipement de base à avoir pour les débutants qui veulent se lancer dans le Swimrun du coté de Toulouse ?

SM :j’ai commencé avec une combinaison shorty de kayak, un pull boy, mon bonnet et mes lunettes de piscine. Je pense que c’est la base au moins pour gouter aux eaux des lacs de la zone quand ils commencent à frôler les 18° 19°. Ah si… important… un binôme ou un groupe de passionnés…

SRF :Dans un ou deux ans comment vois-tu cette communauté ?

SM :La famille du Swimrun s’agrandit très très vite et beaucoup de membres de celle-ci deviennent immédiatement addict. Je pense donc que la France entière verra fleurir d’ici 1 an plein de communautés locales. De mon point de vue, les plus visionnaires développeront des séjours inédits Swimrun “all inclusive” dans très peu de temps et d’autres tenteront de constituer des clubs. Jean-Christophe BASTIANI s’est lancé dans la création d’un Swimrun camp, c’est un projet extra plein d’avenir qui va se développer d’ici la fin de l’année de façon considérable une fois que le Swimrun sera démystifié et un peu plus populaire. Et la concurrence  fera son apparition. 

Aussi la réactivité des marques de matériel à réviser leurs prix et leurs gammes de produits rendra d’ici 2 ans ce sport plus accessible financièrement.

SRF : Il y a une question que tu aurais voulu que je te pose ?

SM :Oui, « pense tu que le SR puisse être pratiqué seul ou à plus de 2 ? »  Ma réponse : Le SR ne doit absolument pas être pratiqué seul pour la simple et bonne raison que les sensations ressenties doivent être partagées outre le côté sécurité et entre aide. Il serait top un jour de pouvoir faire un SR en équipe de 4 et même d’intégrer cette épreuve sur les raids.

SRF : merci Simon

https://www.facebook.com/Swimrun-Toulouse-Community-429536014078331/

En première mondiale: test exhaustif indépendant d’équipement swimrun à l’échelle internationale

Le week end prochain, World of Swimrun (WoS), Swimrun France (SRF) et Swimrun Germany (SRG) vont organiser une première mondiale: le premier test complet d’équipement de swimrun à l’échelle internationale. Rejoignez nous en live et posez nous vos questions ou suivez notre actualité sur nos réseaux sociaux.

Le swimrun est un sport en pleine expansion à l’échelle mondiale. Avec plus de 300 courses annoncées dans près de 28 pays et 7 continents, ainsi le nombre de concurrents a fortement augmenté avec un total de plus de 10 000 inscrits sur les différentes épreuves.

Même si le matériel de nage et de course à pied existent depuis des lustres, le swimrun, enchainement répété ces deux disciplines dans des conditions outdoor très variables, réinvente de façon unique son équipement à l’aide de règles volontairement malléables. Pendant les 10 premières années le matériel a fortement évolué sous l’impulsion des swimrunners. Désormais les équipementiers ont compris les besoins et spécificités de ce sport avec à a clé de nouveaux équipements qui sortent de développement.

Nous sommes des passionnés qui vivons, respirons, communiquons à travers le swimrun. Nous testons, inventons et développons nos propres innovations d’équipement swimrun. Durant l’année 2016, nos articles qui ont eu le plus de succès le furent sur des sujets ayant attrait à l’équipement et à la technique. Il y a un besoin immense pour ce type d’information. Les athlètes sont avides de savoir quels sont les produits qui vont sortir et comment ces derniers se comportent sur le terrain. Par conséquent, afin de répondre aux attentes et aux nombreuses questions, nous avons mis sur pied le premier test d’équipement à l’échelle international en collaboration avec plusieurs associations nationales.

Par des swimrunners pour des swimrunners

Nous avons envoyé des invitations non exclusive à tous les équipementiers de swimrun ou apparentés, les enjoignant à nous aider à réussir cette campagne d’essais qui aura lieu le weekend du 23 au 26 mars, à Marseille, France.

Ce test sera conduit de manière impartiale, équivalente dans des conditions réelles en employant des process standardisés. Les essais seront sous la supervision de notre responsable de test le Dr. François-Xavier Li (PhD, University of Birmingham professor). Pendant ce weekend, nous vous tiendront informé grâce aux réseaux sociaux. Suivez nous en live et indiquez nous si vous décelez des points intéressant à aborder, n’hésitez pas à poser des questions.

Check out #srgeartest2017 sur nos réseaux sociaux ci dessous

WoS                   Swimrun France                Swimrun Germany

                

La Testing Team

François Xavier Li a.k.a. ‘Fix’

françois Xavier

 

Profession: Scientifique dans le domaine du sport, University of Birmingham, UK

Spécialisé dans l’optimisation de la performance sportive

Swimrun merits: 3 fois ÖtillÖ finisher, Engadin, Scilly, 1000 lakes, Rockman, Loch-gu-Loch, Amphiman, Llandberis, Hocky cokey, Riviera, Aquaticrunner
Anecdote: Ancien professionnel de voile, triathlète, trailer. Fix a été aussi un consultant en biomécanique pour l’équipe de Jamaïque d’athlètisme et de triathlètes professionnels
  Affiliations: WoS, Swimrun France & UK

 

Barbara Seidel a.k.a. ‘Barb’

Anesthésiste, médecin du sport, gérant de boutique

(spécialiste en running, trail running, swimrunning)

Profession:  
Engadin 3 fois (2 times DNF), Immeln /

Snapphanen 2 times, Utö, Barcelona

Swimrun merits:
Rail-running, Nordic skiing (never pro …. 😉 …)

Ancienne escrimeuse, pentathlon

Anecdote:
SwimRun Germany, directeur de course Allgäu

SwimRun, SwimRun Hof

Affiliations:  

 

Niklas Karlsson a.k.a. ‘Nic’

 

Profession: Enquêteur gouvernemental au ministère de la santé. Etudiant en thèse en maladie infectieuse au  Karolinska Institute in Stockholm
Swimrun merits: Début en Swimrun en 2009. 2 times ÖtillÖ finisher. Nombreuse autres swimruns don’t le 1er ultra swimrun

SAUC 265 km finisher in 2016

Anecdote: Ultrarunner, ancien athlète de haut niveau en hockey, père de jumeaux, toujours en action
  Affiliations: WoS, Ultraswimrun and Sweden

 

Michael Tomic a.k.a. ‘Mic-O-Matic’

Consultant en systèmes intégrés / Internet of Things technologies Profession:  
Borås, Riviera, Berlin, membre de l’équipe “Swimrun21” (premier Off Swimrun allemand en 2015) Swimrun merits:
Premier et unique Swimrunner croate pour l’instant, ancien Caté 3 en cyclisme, 28 années dans le Triathlon, toujours partant pour une bonne bière (ancien barman) Anecdote:
SwimRun Germany, “Swimrun Forum Deutschland” Community (founder) Affiliations:

 

Jean Marie Gueye a.k.a. ‘akunamatata’

 

Profession: Photographe, journaliste freelance
Swimrun merits: 1 ÖtillÖ, 1 Ultra Cote Vermeille, Annecy Gravity Race, Cote d’Azur
Anecdote: Triathlete, Ultrarunner, fait des reportages « Inside » (à l’intérieur des courses).
  Affiliations: WoS, Swimrun France, Ultramag

 

/The WoS Team, Swimrun France & Swimrun Germany

 

L’épreuve ULTRA SWIMRUN CÔTE VERMEILLE, sélectionnée pour les « ÖTILLÖ Merit Races »

Le circuit ÖTILLÖ continue à s’étendre, à la fois en terme d’épreuves développées telles les « Qualifyer » qui offrent des places directes pour la finale des championnats du monde à Stockholm (Suède), mais aussi en terme d’épreuves avec un Label « Merit Race » qui elles ouvrent la porte à un classement aux points (ranking). A la fin de la saison le 31 décembre, des places pour la finale sont réparties aux meilleurs classés. Le moindre point marqué constitue un critère obligatoire à obtenir afin de participer à la traditionnelle loterie fin janvier pour l’attribution des derniers slots des championnats du monde.

SwimRun France : Bonjour Sylvain, Olivier, pouvez vous nous expliquer en quoi consiste cette labellisation « mérite » du circuit ÖTILLÖ ?

Olivier & Sylvain : Cette labellisation inscrit l’épreuve ULTRA SWIMRUN CÔTE VERMEILLE,  la première et la seule épreuve française, parmi les « ÖTILLÖ Merit Races », une sélection de 12 courses qualificatives à travers le monde. Elle est désormais une occasion pour les swimrunners qui oseront relever le défi de collecter des points pour le classement « ÖTILLÖ Swimrun Ranking System », et d’être sélectionné pour la finale mondiale.

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Selon Michael Lemmel (directeur de course de l’ÖtillÖ), « Les évènements Ötillö Merit sont les évènements que nous considérons les meilleurs quand il s’agit de la sécurité, l’expérience des coureurs, la qualité de la course et de sa gestion. Ces événements sont généralement les premiers d’un territoire et nous les voyons tels des phares pour guider le SwimRun »

SRF : D’un côté pratique, avez-vous soumis un dossier à l’organisation ?

O&S : Oui , tout à fait, accompagné par des ami(e)s de grande qualité, nous avons monté un dossier de présentation de l’évènement d’une trentaine de page, où nous avons présenté les spécificités de notre évènement : éthique, parcours, sécurité, organisation, rayonnement … 3 mois auront été nécessaires pour finaliser ce dossier.

SRF :  Faut-il du temps pour décrocher cette labellisation ?

O&S : Le dossier envoyé, Michael Lemmel (Race director, ÖTILLÖ Swimrun World Championship) a été très réactif. Il s’est passé une semaine avant que nous recevions un contrat d’engagement. Olivier et moi-même étions ravis. Pour bien comprendre notre joie, il nous faut vous présenter l’origine de cette épreuve, elle est très spéciale à nos yeux. Nous avons réalisé les parcours, et chacune des portions a été réfléchie, validée pour espérer un jour briguer le label « ÖTILLO Merit Race ». Cette course regroupe toutes les valeurs de la Swimrun qu’Olivier et moi souhaitons transmettre : la solidarité au sein du binôme, la beauté et l’authenticité des sites traversés, la valorisation du patrimoine culturel et historique de la Côte Vermeille avec ces châteaux et ses tours, le respect et le soutien de tous les acteurs présents, ainsi que l’interaction des organismes privés ou d’états, née autour de cet événement.

SRF : Qu’en est il de la barrière de la langue (suédois obligatoire) ?

O&S : La barrière de la langue n’a pas été un problème. Le dossier a été proposé en anglais. Par la suite, l’ensemble des formalités et des échanges se sont réalisés dans la langue de Shakespeare.

SRF :  D’un point de vue qualitatif, quels sont les points forts du Swimrun de la côte vermeille qui ont plu dans le dossier ?

O&S : Entre les Pyrénées et la Méditerranée, l’ULTRA traverse 5 communes (du sud au nord, Cerbère, Banyuls sur mer, Port-Vendres, Collioure et Argelès sur mer), chacune riche d’un fort patrimoine culturel et historique. Située au cœur d’un des plus beaux écrins naturels de France. La Côte Vermeille est la pépite des Pyrénées-Orientales.

Les concurrents ont l’opportunité de traverser un territoire exceptionnel composé de: – 6 sites natura 2000, – 1 réserve marine nationale (Cerbère-Banyuls sur mer) – 1 parc marin (Golfe du Lion) – 1 zone marine éducative (Enfants de la mer) Nous avons dû convaincre de nombreux gestionnaires, comme le Parc marin du golfe du lion, le Conservatoire du Littoral, la Direction départementale des Territoires et de la Mer, la Réserve marine nationale, les municipalités traversées, le conseil départemental, la région, les zones portuaires, les gestionnaires privés … et beaucoup d’autres. Nous avons véritablement rêvé ce parcours. Notre but ultime était de faire découvrir les plus beaux atouts de la Côte Vermeille, de la manière la plus simple et la plus pure. Les portions terrestres et aquatiques sont des moments privilégiés pour les compétiteurs, de découvrir ou de redécouvrir notre côte. L’Ultra a une réelle valeur affective pour nous, elle symbolise la quintessence de notre évènement.

Cette épreuve exigeante, met l’organisme des concurrents à rude épreuve, c’est une certitude. Cependant, la hardiesse de cette course est un excellent support pour parfaire le soutien et l’entraide au sein du binôme.

Avec ses 60km de distance et ses 2.5km de dénivelé positif, joindre la ligne d’arrivée est un véritable défi. Et à ce titre,  nous la voulions à l’image de la Côte Vermeille, magnifique… mais exigeante. Elle se mérite !

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SRF :  Le fait d’être déjà dans un circuit (Swimrun National Tour) qui promeut des valeurs proches de l’ÖTILLÖ a aidé ?

O&S : Assurément, cela a appuyé notre demande. Nous partageons les valeurs que prône le SwimRun National Tour.

Les évènements labélisées Swimrun National Tour vont au-delà des préoccupations sportives et s’inscrivent dans une démarche plus large de développement durable. Ces évènements tels des ambassadeurs, véhiculent au niveau national, les valeurs intrinsèques de cette belle discipline. Nous nous réjouissons d’avance de pouvoir évoluer au côté d’autres organisateurs (NDLR : Swimrun de Vassivière, The Riviera Nice-Monaco et d’autres en cours d’intégration) partageant cette vision. Et ainsi, faire progresser le Swimrun français ensemble !

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SRF :   Vous avez lancé votre épreuve suite au reportage d’intérieur sport sur l’ÖtillÖ,  vous êtes le 1er français à avoir obtenu ce label, avez-vous l’impression d’avoir bouclé la boucle ?

O&S : Absolument pas, cette étape était une des étapes, présentée dans le tout premier dossier, que nous avions présenté en mairie.

A l’époque, de nombreuses personnes, nous ont déconseillé de lancer 4 épreuves et de se cantonner à La Courte et La Moyenne pour l’édition 2016. C’était sans compter sur une conviction profonde que cet évènement était amené à devenir une course maîtresse dans le monde du SwimRun.  Aujourd’hui, nous pouvons nous valoir d’avoir la Moyenne et La Longue qui sont labellisées épreuves nationales sur le SWIMRUN NATIONAL TOUR. Et l’Ultra qui est labellisé mondiale sur « l’ÖTILLO Merit Race ».

Nous sommes fiers de cette reconnaissance nationale et internationale. Elle concrétise des centaines d’heures de travail et prédit de nombreuses heures à venir ;). Nous ne comptons pas nous arrêter là, nous avons encore beaucoup de projets en tête…

Nous profitons, de cette mise en avant, pour remercier nos ami€s, familles, nos compagnes, qui nous accompagnent et nous supportent au quotidien, sans jamais faillir, depuis le début de cette aventure. Merci, on vous aime.

Sylvain et Olivier.

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