2017 Swimrun Equipment Test – les chaussures

Outre les combinaisons, les chaussures constituent l’élément le plus important dans l’équipement de swimrun. Premièrement, les chaussures doivent bien s’adapter aux pieds et être confortables. De plus, le comportement de la chaussure dans diverses configurations : forêt, rochers, singles à la fois sur terrain sec ou mouillé doit être pris en compte. Puisque vous allez devoir nager avec (du moins la plupart d’entre nous) il y a aussi l’aspect de l’évacuation de l’eau, et la performance dans l’eau. Néanmoins, il y a des points cruciaux à vérifier lorsque l’on envisage d’acheter une paire de running pour le swimrun : le poids et l’évacuation d’eau. Peut-être que vous regretterez la chaussure de running classique avec beaucoup de drop et de stabilité, mais la plupart des running de swimrun sont plutôt neutre et avec peu de drop. Dans le swimrun, c’est beaucoup une question de poids et de drainage mais aussi de la trainée hydrodynamique dans l’eau. Donc, le « plus » est le « moins » lorsque vous avez à nager avec vos running. Amorti ou stabilité ne sont pas les plus importants car les plus grosses sections de course à pied en swimrun font rarement plus de 8 ou 10 km.

Fin mars World of Swimrun (WoS), Swimrun France (SRF) et Swimrun Germany (SRG) se sont réunis à Marseille, France pour réaliser le 1er test d’équipement à l’échelle internationale. Pendant 4 jours, l’équipe a testé et discuté de produits issus de près de 40 marques d’équipement sportif, parmi elles, 10 modèles de chaussures de running. À l’inverse des conditions habituellement calmes de la Calanque de Sormiou, Marseille, le test s’est déroulé sous des conditions climatiques extrêmes, pluie, vents tempétueux, vagues importantes, fort courants puis enfin du soleil.

Chaque paire a été testée par l’équipe et notée de 1 (mauvais) à 5 (excellent), et s’il y avait une caractéristique notable, un commentaire a été écrit lors du test.

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Glossaire

Weight : poids

Overall comfort : confort global

Grip dry : accroche sur sec

Grip wet : accroche sur mouillé

Fit dry : tenue du pied dans la chaussure à sec

Fit wet : tenue du pied mouillé dans la chaussure

Inner slide : glissement du pied dans la chaussure

Comfort  on trail : Confort sur route typé trail

Comfort on tarmac : Confort sur bitume 

Brooks Pure Grit 4

Une paire légère de trail running avec un amorti souple. Le mesh supérieur est confortable quand il est au sec. Nous avons manqué de grip sur rochers mouillés. Quand les runnings sont mouillés, la chaussure s’alourdit et la tenue au pied diminue.

 

Icebug Acceleritas 5 RB9X

La paire gagnante du test avec l’inov-8 X-talon 200. L’Acceleritas est hyper flexible, dynamique avec une très bonne performance sur rocher mouillé grâce à sa semelle fait en matériau RB9X. Développée pour le swimrun, elle combine accroche, légèreté et drainage. Vous ne ressentirez pas son manque d’amorti tant que vous n’abordez pas des longues portions en run sur bitume (rare en swimrun). L’Acceleritas est l’une des rares paires testée qui peut se replier et se mettre sous la combinaison.

 

Icebug Zeal 3 RB9X

La Zeal a été conçue pour les courses à obstacles. Son accroche, comme l’Acceleritas 5 est excellente sur terrain sec ou mouillé. La protection latérale du pied dans la chaussure est un peu dure et raide, donc on l’a trouvé un peu rigide, mais elle reste bonne dans des conditions techniques. Le drainage est un peu moins efficace que la version 5

Inov-8 Roclite 290

La Roclite est une chaussure de trail très confortable avec l’accroche typique d’Inov-8. On apprécie sa performance sur les trails. Mais ce n’est pas une chaussure faite pour le swimrun. Dans l’eau la chaussure s’alourdit et la tenue du pied n’est plus assurée. Il y a d’autres chaussures d’Inov-8 qui sont bien plus adaptées pour le swimrun.

 

Inov-8 X-Talon 200

Voici notre seconde paire gagnante ! La X-Talon 200 allie la fameuse accroche de la marque Inov-8 et une bonne évacuation d’eau. Comme les Acceleritas, elles sont moins confortables sur le bitume. L’amorti n’est pas aussi dur que l’Icebug, elle est donc plus adaptée pour les longues parties en course à pied que l’Icebug. Son appellation « standard fit » autorise tenue et confort pour les pieds larges.

 

LaSportiva Bushido

Une autre célèbre paire de trail running. Son terrain de jeu est plus sur les trails techniques des Alpes. La semelle extérieure est assez dure et raide, elle procure un bon grip sur rochers, mais du coup elle manque de souplesse. Une bonne chaussure de trail mais seulement pas faite pour le swimrun.

LaSportiva Helios SR

Légère, bonne accroche sur la plupart des terrains et très confortable grâce à son épaisse semelle extérieure. Elle prend la seconde place à égalité avec la Salomon Amphib. Peut-être plus difficile à porter pour les pieds larges avec sa « coupe de pied italienne » relativement étroite.

Merrell Avalaunch Tough Mudder

Une autre paire de chaussure développée pour les courses à obstacles. L’Avalaunch est plus flexible et légère que l’Icebug Zeal. C’est la chaussure « surprise » du test. La petite guêtre en néoprène protège effectivement les lacets mais sur les longues portions de run elle a tendance à chauffer le pied.

Salming Elements

Bonne  accroche, bonne évacuation d’eau. En 2016, elle fut une des premières chaussures dédiées au swimrun. Il n’y a pas eu de modifications depuis sur ce modèle. Dans notre test elle a été notée dans la moyenne sur la plupart des critères.

 

Salomon S-Lab XA Amphib

La plus onéreuse des chaussures de notre test comparatif. Bonne accroche comme attendue pour une chaussure Salomon. Elle a été notée comme la meilleure en évacuation d’eau et son comportement dans l’eau. C’est aussi une des paires que l’on peut replier et ranger dans sa combinaison.

Vivobarefoot Primus Trail Soft Ground

Vivobarefoot est devenu un partenaire technique du circuit ÖtillÖ, ils développent leur propre modèle de swimrun. Dans notre test nous avons eu seulement accès à leur modèle de trail running qui n’est pas très équilibré d’après nous. Une chaussure légère minimaliste avec une semelle épaisse et lourde. Parfaite pour se plier grâce à une grande flexibilité. Mais nous ne la recommandons pas pour les longs runs. Vous devrez être aguerris en termes de zéro drop si vous partez avec cette paire de chaussure.

Pourquoi se soucier d’un critère de « pliabilité » pour une chaussure ?

La grande majorité des swimrunners n’enlèveront jamais leurs chaussures avant une partie de nage, bien qu’il a été prouvé par des nageurs performants que l’on peut nager plus vite sans. Mais alors où les ranger ? Les mettre dans un sac bouée derrière vous est envisageable à l’entrainement, mais certainement pas en compétition. Alors l’unique possibilité est de les ranger à l’intérieur de la combinaison. La plupart des exemples montrent un rangement au creux des reins sous la combinaison. Et même plus rarement sous la combinaison au niveau des cuisses. Ce positionnement dans la combinaison nécessite une flexibilité du matériau afin de plaquer et faire épouser la chaussure au corps.

C’est à vous d’essayer ce qui marche pour vous – perdre du temps à nager avec des chaussures ou bien perdre du temps à les sortir et les remettre.  Et penser à débarquer hors de l’eau pieds nus – ce n’est pas toujours une bonne option.

Est-ce que ma paire de trail running bien aimée est faite pour le swimrun ?

Pourquoi pas – Notre test n’est pas une étude exhaustive. Tout d’abord, sortez et testez vos chaussures en conditions mouillées pour se rendre compte si elles sont ok. Vous n’avez pas à aller directement nager avec, simplement faites quelques pas dans une rivière ou cours d’eau pour les immerger. Puis allez courir : sont-elles toujours ajustées à vos pieds ? Se sont-elles gorgées d’eau ? Si tout est ok, alors la prochaine étape est d’essayer de nager avec.

Ne soyez pas trop soucieux des ampoules potentielles. Ce n’est pas vraiment un problème lorsque tout est ajusté : vous, l’eau, les chaussures et les chaussettes ( !). Les chaussettes feront office de protection contre les gravillons ou grain de sable que l’on trouve sur les plages ou aux abords de lacs. Pour les chaussettes nous recommandons d’avoir une légère compression pour un bon ajustement même lorsqu’elles sont mouillées. Taille basse ou haute, cela dépend de vos goûts.

Faites-vous plaisir ! Sortez et venez essayer ce sport sensationnel.

Cordialement – Les équipes de WoS, SwimRun France & SwimRun Germany

Merci !

Nous tenons à remercier tous les fabricants qui nous ont aidés en nous fournissant l’équipement pour nos tests :

AquaShpere Bagheera * Barracuda * BrooksCamaro Colting Decathlon Garmin Glorify Gococo Head Huub Icebreaker Icebug

Inov-8

La Sportiva Malmsten Merell Mobi * Mugiro Nabaji New Wave Nike Nu Orca Pan Utter Racepaddle

Rando Running Marseille

Restube

Salomon Sony Speedo Strokemakers Suuntoo TYR Vivobarefoot Zoggs Zone3 www.swimrunshop.eu www.wiggle.co.uk

Nous voulons aussi remercier tout particulièrement www.randorunning.com Marseille (Alexandre Terral) de nous avoir aidé pour la logistique, les parents de Fix de nous avoir hébergé et finalement à vous tous swimrunners pour vos échanges et vos nombreuses intéressantes questions.

N’oubliez pas de lire aussi :

  • le test comparatif des combinaisons : ici
  • le test comparatif des lunettes : ici

Le swimrun s’organise sur les réseaux sociaux

Marque de notre temps, le Swimrun n’échappe pas aux réseaux sociaux. La diffusion exponentielle de l’information a permis l’essor grandissant de ce sport venu de Suède. Si la FFTRI n’a pas laissé passer l’opportunité en prenant la délégation pour une durée de quatre années, pour l’instant les éléments moteurs sont présents surtout sur internet.

Il n’existe pas encore de club 100 % Swimrun, alors les swimrunners s’organisent autrement, à l’aide de Facebook, ils se créé des groupes locaux de swimrunners. A l’instar du tout nouveau Swimrun Toulouse community qui s’est créé, son initiateur Simon Marchal, nous explique sa démarche et ses motivations.

Swimrun France: Hello Simon, peux-tu te présenter brièvement ?

Simon Marchal: Issu du monde de la course à pied sur route, la monotonie de ce sport pour ma part m’a poussé à faire varier l’effort dans la même course je me suis donc tourné vers le duathlon et le triathlon. Ces enchaînements me correspondant bien je me suis alors orienté vers la nature avec le raid multisport que je pratique maintenant depuis quelques années. Le Swimrun est nouveau pour moi je n’en fait que depuis 1 an environ.

SRF : Comment as-tu connu le Swimrun ?

SM : J’ai connu le Swimrun grâce à la vidéo d’”intérieur sport” sur ötillö (NDLR, les exilés)

SRF : Quelles sont tes motivations pour créer une communauté SR sur FB ? Pourquoi passer par la case réseau sociaux au lieu d’un club ?

SM : mon principal objectif est de rassembler les gens autour d’une passion, mon second objectif est de faire découvrir ce sport à des personnes curieuses d’y gouter sans les contraintes d’une compétition leur paraissant inaccessible car trop difficile et inquiétante. Mon dernier désir est de transmettre mes connaissances au moins connaisseurs et de me nourrir de celles des plus expérimentés.

Les réseaux sociaux sont un moyen simple et rapide de créer un événement qui peut toucher monsieur et madame tout le monde; de la personne qui cherche à pratiquer ce sport à celle qui ne savait pas que ça existait.

SRF :Qu’aimes-tu dans ce sport ?

SM :Un coup de foudre !! J’aime que l’association de 2 éléments naturels opposés nous offre la possibilité de nous déplacer plus loin plus longtemps. De plus ce moyen de déplacement permet d’explorer des endroits inaccessibles autrement.

J’aime ce sport car il force le corps et l’esprit à s’adapter à une pratique nouvelle bardée “d’inconfort” quant au matériel à transporter ainsi qu’aux moyens de s’alimenter et se nourrir, c’est un vrai défi. J’aime le fait de s’adapter à son binôme et partager avec lui les émotions qu’une épreuve sauvage, nouvelle et parfois inquiétante peut procurer.

Le Swimrun est aussi un très bon complément du trail et du vélo dans la mesure où la natation est clairement conseillée pour l’organisme, mais compter les carreaux en piscine repousse beaucoup de monde.

SRF :Du coté de Toulouse, quels sont les principaux spots d’entrainements ?

SM :Sur Toulouse la base de loisir de LA RAMEE est un spot intéressant sans difficulté majeures en termes de distances (lac de 3,5km de circonférence) et de dénivelé. A 35 min de Toulouse il y a le lac de st féréole à Revel qui présentera plus de technicité sur les parties trail et le lac de la Thésauque vers Nailloux qui accueille le triathlon du Lauraguais tous les ans. Le top pour nous serait de pouvoir nager en mer, elle nous nargue à 1h30 de chez nous…

SRF :Au niveau des athlètes, le SR est-il un peu mieux connu qu’il y a 1 an, quel est le profil de sportif qui s’intéresse au SR dans ta région ?

SM :Les sportif traileurs, triathlètes et raideurs savent maintenant ce qu’est le Swimrun contrairement à il y a 1 an ou quand je disais ce que je faisais il fallait sortir le mode d’emploi

SRF :Que conseilles tu comme équipement de base à avoir pour les débutants qui veulent se lancer dans le Swimrun du coté de Toulouse ?

SM :j’ai commencé avec une combinaison shorty de kayak, un pull boy, mon bonnet et mes lunettes de piscine. Je pense que c’est la base au moins pour gouter aux eaux des lacs de la zone quand ils commencent à frôler les 18° 19°. Ah si… important… un binôme ou un groupe de passionnés…

SRF :Dans un ou deux ans comment vois-tu cette communauté ?

SM :La famille du Swimrun s’agrandit très très vite et beaucoup de membres de celle-ci deviennent immédiatement addict. Je pense donc que la France entière verra fleurir d’ici 1 an plein de communautés locales. De mon point de vue, les plus visionnaires développeront des séjours inédits Swimrun “all inclusive” dans très peu de temps et d’autres tenteront de constituer des clubs. Jean-Christophe BASTIANI s’est lancé dans la création d’un Swimrun camp, c’est un projet extra plein d’avenir qui va se développer d’ici la fin de l’année de façon considérable une fois que le Swimrun sera démystifié et un peu plus populaire. Et la concurrence  fera son apparition. 

Aussi la réactivité des marques de matériel à réviser leurs prix et leurs gammes de produits rendra d’ici 2 ans ce sport plus accessible financièrement.

SRF : Il y a une question que tu aurais voulu que je te pose ?

SM :Oui, « pense tu que le SR puisse être pratiqué seul ou à plus de 2 ? »  Ma réponse : Le SR ne doit absolument pas être pratiqué seul pour la simple et bonne raison que les sensations ressenties doivent être partagées outre le côté sécurité et entre aide. Il serait top un jour de pouvoir faire un SR en équipe de 4 et même d’intégrer cette épreuve sur les raids.

SRF : merci Simon

https://www.facebook.com/Swimrun-Toulouse-Community-429536014078331/

En première mondiale: test exhaustif indépendant d’équipement swimrun à l’échelle internationale

Le week end prochain, World of Swimrun (WoS), Swimrun France (SRF) et Swimrun Germany (SRG) vont organiser une première mondiale: le premier test complet d’équipement de swimrun à l’échelle internationale. Rejoignez nous en live et posez nous vos questions ou suivez notre actualité sur nos réseaux sociaux.

Le swimrun est un sport en pleine expansion à l’échelle mondiale. Avec plus de 300 courses annoncées dans près de 28 pays et 7 continents, ainsi le nombre de concurrents a fortement augmenté avec un total de plus de 10 000 inscrits sur les différentes épreuves.

Même si le matériel de nage et de course à pied existent depuis des lustres, le swimrun, enchainement répété ces deux disciplines dans des conditions outdoor très variables, réinvente de façon unique son équipement à l’aide de règles volontairement malléables. Pendant les 10 premières années le matériel a fortement évolué sous l’impulsion des swimrunners. Désormais les équipementiers ont compris les besoins et spécificités de ce sport avec à a clé de nouveaux équipements qui sortent de développement.

Nous sommes des passionnés qui vivons, respirons, communiquons à travers le swimrun. Nous testons, inventons et développons nos propres innovations d’équipement swimrun. Durant l’année 2016, nos articles qui ont eu le plus de succès le furent sur des sujets ayant attrait à l’équipement et à la technique. Il y a un besoin immense pour ce type d’information. Les athlètes sont avides de savoir quels sont les produits qui vont sortir et comment ces derniers se comportent sur le terrain. Par conséquent, afin de répondre aux attentes et aux nombreuses questions, nous avons mis sur pied le premier test d’équipement à l’échelle international en collaboration avec plusieurs associations nationales.

Par des swimrunners pour des swimrunners

Nous avons envoyé des invitations non exclusive à tous les équipementiers de swimrun ou apparentés, les enjoignant à nous aider à réussir cette campagne d’essais qui aura lieu le weekend du 23 au 26 mars, à Marseille, France.

Ce test sera conduit de manière impartiale, équivalente dans des conditions réelles en employant des process standardisés. Les essais seront sous la supervision de notre responsable de test le Dr. François-Xavier Li (PhD, University of Birmingham professor). Pendant ce weekend, nous vous tiendront informé grâce aux réseaux sociaux. Suivez nous en live et indiquez nous si vous décelez des points intéressant à aborder, n’hésitez pas à poser des questions.

Check out #srgeartest2017 sur nos réseaux sociaux ci dessous

WoS                   Swimrun France                Swimrun Germany

                

La Testing Team

François Xavier Li a.k.a. ‘Fix’

françois Xavier

 

Profession: Scientifique dans le domaine du sport, University of Birmingham, UK

Spécialisé dans l’optimisation de la performance sportive

Swimrun merits: 3 fois ÖtillÖ finisher, Engadin, Scilly, 1000 lakes, Rockman, Loch-gu-Loch, Amphiman, Llandberis, Hocky cokey, Riviera, Aquaticrunner
Anecdote: Ancien professionnel de voile, triathlète, trailer. Fix a été aussi un consultant en biomécanique pour l’équipe de Jamaïque d’athlètisme et de triathlètes professionnels
  Affiliations: WoS, Swimrun France & UK

 

Barbara Seidel a.k.a. ‘Barb’

Anesthésiste, médecin du sport, gérant de boutique

(spécialiste en running, trail running, swimrunning)

Profession:  
Engadin 3 fois (2 times DNF), Immeln /

Snapphanen 2 times, Utö, Barcelona

Swimrun merits:
Rail-running, Nordic skiing (never pro …. 😉 …)

Ancienne escrimeuse, pentathlon

Anecdote:
SwimRun Germany, directeur de course Allgäu

SwimRun, SwimRun Hof

Affiliations:  

 

Niklas Karlsson a.k.a. ‘Nic’

 

Profession: Enquêteur gouvernemental au ministère de la santé. Etudiant en thèse en maladie infectieuse au  Karolinska Institute in Stockholm
Swimrun merits: Début en Swimrun en 2009. 2 times ÖtillÖ finisher. Nombreuse autres swimruns don’t le 1er ultra swimrun

SAUC 265 km finisher in 2016

Anecdote: Ultrarunner, ancien athlète de haut niveau en hockey, père de jumeaux, toujours en action
  Affiliations: WoS, Ultraswimrun and Sweden

 

Michael Tomic a.k.a. ‘Mic-O-Matic’

Consultant en systèmes intégrés / Internet of Things technologies Profession:  
Borås, Riviera, Berlin, membre de l’équipe “Swimrun21” (premier Off Swimrun allemand en 2015) Swimrun merits:
Premier et unique Swimrunner croate pour l’instant, ancien Caté 3 en cyclisme, 28 années dans le Triathlon, toujours partant pour une bonne bière (ancien barman) Anecdote:
SwimRun Germany, “Swimrun Forum Deutschland” Community (founder) Affiliations:

 

Jean Marie Gueye a.k.a. ‘akunamatata’

 

Profession: Photographe, journaliste freelance
Swimrun merits: 1 ÖtillÖ, 1 Ultra Cote Vermeille, Annecy Gravity Race, Cote d’Azur
Anecdote: Triathlete, Ultrarunner, fait des reportages « Inside » (à l’intérieur des courses).
  Affiliations: WoS, Swimrun France, Ultramag

 

/The WoS Team, Swimrun France & Swimrun Germany

 

L’épreuve ULTRA SWIMRUN CÔTE VERMEILLE, sélectionnée pour les « ÖTILLÖ Merit Races »

Le circuit ÖTILLÖ continue à s’étendre, à la fois en terme d’épreuves développées telles les « Qualifyer » qui offrent des places directes pour la finale des championnats du monde à Stockholm (Suède), mais aussi en terme d’épreuves avec un Label « Merit Race » qui elles ouvrent la porte à un classement aux points (ranking). A la fin de la saison le 31 décembre, des places pour la finale sont réparties aux meilleurs classés. Le moindre point marqué constitue un critère obligatoire à obtenir afin de participer à la traditionnelle loterie fin janvier pour l’attribution des derniers slots des championnats du monde.

SwimRun France : Bonjour Sylvain, Olivier, pouvez vous nous expliquer en quoi consiste cette labellisation « mérite » du circuit ÖTILLÖ ?

Olivier & Sylvain : Cette labellisation inscrit l’épreuve ULTRA SWIMRUN CÔTE VERMEILLE,  la première et la seule épreuve française, parmi les « ÖTILLÖ Merit Races », une sélection de 12 courses qualificatives à travers le monde. Elle est désormais une occasion pour les swimrunners qui oseront relever le défi de collecter des points pour le classement « ÖTILLÖ Swimrun Ranking System », et d’être sélectionné pour la finale mondiale.

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Selon Michael Lemmel (directeur de course de l’ÖtillÖ), « Les évènements Ötillö Merit sont les évènements que nous considérons les meilleurs quand il s’agit de la sécurité, l’expérience des coureurs, la qualité de la course et de sa gestion. Ces événements sont généralement les premiers d’un territoire et nous les voyons tels des phares pour guider le SwimRun »

SRF : D’un côté pratique, avez-vous soumis un dossier à l’organisation ?

O&S : Oui , tout à fait, accompagné par des ami(e)s de grande qualité, nous avons monté un dossier de présentation de l’évènement d’une trentaine de page, où nous avons présenté les spécificités de notre évènement : éthique, parcours, sécurité, organisation, rayonnement … 3 mois auront été nécessaires pour finaliser ce dossier.

SRF :  Faut-il du temps pour décrocher cette labellisation ?

O&S : Le dossier envoyé, Michael Lemmel (Race director, ÖTILLÖ Swimrun World Championship) a été très réactif. Il s’est passé une semaine avant que nous recevions un contrat d’engagement. Olivier et moi-même étions ravis. Pour bien comprendre notre joie, il nous faut vous présenter l’origine de cette épreuve, elle est très spéciale à nos yeux. Nous avons réalisé les parcours, et chacune des portions a été réfléchie, validée pour espérer un jour briguer le label « ÖTILLO Merit Race ». Cette course regroupe toutes les valeurs de la Swimrun qu’Olivier et moi souhaitons transmettre : la solidarité au sein du binôme, la beauté et l’authenticité des sites traversés, la valorisation du patrimoine culturel et historique de la Côte Vermeille avec ces châteaux et ses tours, le respect et le soutien de tous les acteurs présents, ainsi que l’interaction des organismes privés ou d’états, née autour de cet événement.

SRF : Qu’en est il de la barrière de la langue (suédois obligatoire) ?

O&S : La barrière de la langue n’a pas été un problème. Le dossier a été proposé en anglais. Par la suite, l’ensemble des formalités et des échanges se sont réalisés dans la langue de Shakespeare.

SRF :  D’un point de vue qualitatif, quels sont les points forts du Swimrun de la côte vermeille qui ont plu dans le dossier ?

O&S : Entre les Pyrénées et la Méditerranée, l’ULTRA traverse 5 communes (du sud au nord, Cerbère, Banyuls sur mer, Port-Vendres, Collioure et Argelès sur mer), chacune riche d’un fort patrimoine culturel et historique. Située au cœur d’un des plus beaux écrins naturels de France. La Côte Vermeille est la pépite des Pyrénées-Orientales.

Les concurrents ont l’opportunité de traverser un territoire exceptionnel composé de: – 6 sites natura 2000, – 1 réserve marine nationale (Cerbère-Banyuls sur mer) – 1 parc marin (Golfe du Lion) – 1 zone marine éducative (Enfants de la mer) Nous avons dû convaincre de nombreux gestionnaires, comme le Parc marin du golfe du lion, le Conservatoire du Littoral, la Direction départementale des Territoires et de la Mer, la Réserve marine nationale, les municipalités traversées, le conseil départemental, la région, les zones portuaires, les gestionnaires privés … et beaucoup d’autres. Nous avons véritablement rêvé ce parcours. Notre but ultime était de faire découvrir les plus beaux atouts de la Côte Vermeille, de la manière la plus simple et la plus pure. Les portions terrestres et aquatiques sont des moments privilégiés pour les compétiteurs, de découvrir ou de redécouvrir notre côte. L’Ultra a une réelle valeur affective pour nous, elle symbolise la quintessence de notre évènement.

Cette épreuve exigeante, met l’organisme des concurrents à rude épreuve, c’est une certitude. Cependant, la hardiesse de cette course est un excellent support pour parfaire le soutien et l’entraide au sein du binôme.

Avec ses 60km de distance et ses 2.5km de dénivelé positif, joindre la ligne d’arrivée est un véritable défi. Et à ce titre,  nous la voulions à l’image de la Côte Vermeille, magnifique… mais exigeante. Elle se mérite !

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SRF :  Le fait d’être déjà dans un circuit (Swimrun National Tour) qui promeut des valeurs proches de l’ÖTILLÖ a aidé ?

O&S : Assurément, cela a appuyé notre demande. Nous partageons les valeurs que prône le SwimRun National Tour.

Les évènements labélisées Swimrun National Tour vont au-delà des préoccupations sportives et s’inscrivent dans une démarche plus large de développement durable. Ces évènements tels des ambassadeurs, véhiculent au niveau national, les valeurs intrinsèques de cette belle discipline. Nous nous réjouissons d’avance de pouvoir évoluer au côté d’autres organisateurs (NDLR : Swimrun de Vassivière, The Riviera Nice-Monaco et d’autres en cours d’intégration) partageant cette vision. Et ainsi, faire progresser le Swimrun français ensemble !

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SRF :   Vous avez lancé votre épreuve suite au reportage d’intérieur sport sur l’ÖtillÖ,  vous êtes le 1er français à avoir obtenu ce label, avez-vous l’impression d’avoir bouclé la boucle ?

O&S : Absolument pas, cette étape était une des étapes, présentée dans le tout premier dossier, que nous avions présenté en mairie.

A l’époque, de nombreuses personnes, nous ont déconseillé de lancer 4 épreuves et de se cantonner à La Courte et La Moyenne pour l’édition 2016. C’était sans compter sur une conviction profonde que cet évènement était amené à devenir une course maîtresse dans le monde du SwimRun.  Aujourd’hui, nous pouvons nous valoir d’avoir la Moyenne et La Longue qui sont labellisées épreuves nationales sur le SWIMRUN NATIONAL TOUR. Et l’Ultra qui est labellisé mondiale sur « l’ÖTILLO Merit Race ».

Nous sommes fiers de cette reconnaissance nationale et internationale. Elle concrétise des centaines d’heures de travail et prédit de nombreuses heures à venir ;). Nous ne comptons pas nous arrêter là, nous avons encore beaucoup de projets en tête…

Nous profitons, de cette mise en avant, pour remercier nos ami€s, familles, nos compagnes, qui nous accompagnent et nous supportent au quotidien, sans jamais faillir, depuis le début de cette aventure. Merci, on vous aime.

Sylvain et Olivier.

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Lancement du SwimRun National Tour : un beau cadeau de Noël

Sylvain Rousselat, Julien Valette et Loic Branda, tous trois organisateurs d’épreuves de SwimRun en 2016 (SwimRun de la Cote Vermeille, SwimRun de Vassivière, et SwimRun The Riviera) se sont rapprochés pour lancer un véritable circuit de SwimRun pour l’année 2017 :

Le SwimRun National Tour (SNT). Sous l’impulsion première de Sylvain, ce circuit, comprenant cinq épreuves (réparties dans les trois organisations), espère convaincre rapidement d’autres organisateurs à se joindre à celui-ci. D’ailleurs bien avant le lancement officiel du SNT, certains organisateurs ont fait part de leur intêret d’une participation à un circuit national.

Le SNT, c’est une certaine conception du SwimRun avec non seulement une mise en avant des valeurs Sportives, mais aussi : Cohésives, Environnementales et Solidaires. Pour promouvoir ces valeurs, le circuit SNT offre ainsi un système de labélisation original aux organisateurs.

 

Swimrun France : Bonjour Julien, peux-tu te présenter en quelques lignes et ton rapport avec le tout nouveau SwimRun National Tour (SNT) ?

Julien Valette : Je suis actuellement étudiant au sein d’un double cursus pharmacien-ingénieur sur Lyon, passionné de sport depuis toujours (mes 2 parents sont professeur d’EPS) j’ai rejoint l’association Sang Pour Sang Sport (SPSS) en 2015. Suite à une discussion avec Mickaël Bosc le président de l’association SPSS en janvier 2016 nous avons décidé de monter un SwimRun dont l’ensemble des bénéfices vont au profit des jeunes patients hospitalisés car atteint d’un lymphome au centre Léon Bérard à Lyon.

La première édition du SwimRun Vassivière (SRV) a été une réussite, je suis donc reparti pour une deuxième édition le 17 et 18 juin prochain ! Par ailleurs je propose régulièrement des sorties initiations ou un peu plus engagées, sur le groupe Facebook SwimRun Lyon.

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SRF : L’idée d’un circuit national est-elle issue d’une longue réflexion, ou est-elle plus le fruit d’une opportunité ?

« l’idée d’un circuit de SwimRun est, je pense, présente dans la tête de chaque organisateur »

JV : L’idée originale du SNT revient à Sylvain organisateur du SwimRun de la Côte Vermeille, j’essaye de lui apporter un maximum de soutien dans la réalisation de ce beau projet, j’officierai surement en tant que membre du comité technique du SNT par la suite.

Mais l’idée d’un circuit de SwimRun est je pense présente dans la tête de chaque organisateur depuis le lancement de nos épreuves respectives. De là à parler de réflexion je pense qu’il y a une marche. Il fallait un leader, un initiateur du projet qui puisse énormément s’investir pour proposer une première base solide sur laquelle travailler !

Lors du SRCA (NDLR SwimRun Cote d’Azur) nous avions pu partager nos visions de l’avenir du SwimRun en France avec Sylvain (SwimRun Côte Vermeille),  Loïc (SwimRun The Riviera), Ophélie (SwimRun Vassivière) et un petit peu avec toi aussi Akuna (Swimrun France).Par la suite Sylvain a travaillé pour établir toute la base du SNT et nous a invité à le rejoindre début novembre !

Pour répondre à la question je dirai donc : opportunité ET réflexion 🙂

SRF : Après 3 épreuves en France en 2015, 15 en 2016, Est-ce le bon moment en 2017 pour lancer un circuit national ?

JV : Il me semble que les estimations de SRF portent pour le moment à 45 le nombre d’épreuves potentiellement présentes sur le territoire en 2017. Donc oui, le circuit national est un excellent moyen pour les organisateurs partageant une même vison du SwimRun de se regrouper et de proposer un format de compétition qui existe déjà dans un très grand nombre de sport !

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Les épreuves de SR se multiplient et plus elles seront nombreuses moins elles auront de portée nationale. Un organisateur peut choisir de créer un évènement local ou régional mais le but du SNT est de faire voyager les athlètes à travers la France, leur faire découvrir de nouveaux paysages et de nouvelles façons de pratiquer le SwimRun. Les épreuves constituant le SNT auront donc immédiatement une dimension nationale.

Swimrun France : Bonjour Sylvain, peux-tu te présenter en quelques lignes

Sylvain Rousselat : 32 ans, ancien sous-officier dans la Marine Nationale en qualité de Marin pompier de Marseille, je suis, depuis 10 ans, éducateur sportif en natation – triathlon, et préparateur physique.  Passionné de sport nature. Je m’épanouis plus particulièrement dans les disciplines dites d’ultra endurance : triathlon XXL, ultra rail,… J’organise avec mon collègue Olivier la SwimRun Côte Vermeille, dont la première édition s’est déroulée en juin dernier. Nous nous efforçons de façonner notre évènement à l’image de nos valeurs environnementales et solidaires.

« Julien, Loïc et moi-même avons à cœur de proposer un circuit national au plus près des valeurs intrinsèques du SwimRun : Sportive, Cohésive, Environnementale et Solidaire »

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SRF : Le SNT n’est pas un circuit fermé, d’autres organisations de SwimRun sont appelées à en faire partie, comment cela marche-t-il ?

SR : Oui tout à fait, c’est d’ailleurs l’objectif premier d’offrir aux swimrunners, un circuit national composé de nombreuses épreuves de qualité. Il n’y a pas de nombre limite d’épreuves fixées. Chaque organisateur est libre de proposer sa candidature.

Nous (Julien, Loïc et moi-même) avons à cœur de proposer un circuit national au plus près des valeurs intrinsèques du SwimRun : Sportive, Cohésive, Environnementale et Solidaire. Les organisateurs souhaitant intégrer le SwimRun National Tour devront s’inscrire dans cette démarche.

SRF : Il y a un système assez novateur, à base de labélisation, qui permet aux organisateurs d’accorder des « points bonus » à son épreuve dans l’optique d’un classement coureur à la fin de l’année, peux-tu nous éclairer à ce sujet ?

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SR : Effectivement, nous constatons que le SwimRun est en pleine essor sur le territoire.  C’est vraiment  bien ! Toutefois, cette multiplication des courses ne doit pas se faire, au détriment des fondements de l’activité.

Fort de ce constat et sur la base d’une réflexion commune, nous avons établi des critères objectifs, afin d’attribuer un label aux organisations soucieuses d’affirmer notre vision de l’avenir du SwimRun en France. Sur ce principe, des points bonus plus ou moins significatifs seront attribués selon le niveau de labellisation acquis par les organisations.

SRF : Comment se passe ce système de labélisation (évaluation, vote etc..)?

SR : Sans les détailler pleinement, le niveau de labellisation de chaque organisation sera définit selon les critères d’évaluations suivants :

  • LA FEMINISATION DE LA PRATIQUE
  • L’ACCESSIBILITE A LA PRATIQUE HANDISPORT
  • L’ACCESSIBILITE AUX PERSONNES EN SITUATION DE DIFFICULTE ECONOMIQUE
  • LA DEMOCRATISATION DE LA PRATIQUE JEUNE
  • LE DEVELOPPEMENT DURABLE A TRAVERS DES ACTIONS ENVIRONNEMENTALES ET SOLIDAIRES FORTES
  • LA STRUCTURATION DE REGLES TECHNIQUES ET DE SECURITE CONCISES
  • LA VALORISATION ET LA PROMOTION DU PATRIMOINE ET DES ACTEURS LOCAUX

L’attribution du niveau de labellisation d’une organisation, sera étudiée par le comité technique du SwimRun National Tour, sur les données réalisées l’année passée, (avec une dérogation pour les nouvelles organisations).

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SRF : Derrière ce système singulier, il y a une donc volonté de promouvoir certaines valeurs ?

SR : Assurément, jamais auparavant l’éthique d’une discipline et les actions menées pour l’affirmer, n’ont été récompensées par un système de valorisation de points sur un classement général national ! Le SwimRun National Tour à ce titre est unique.

SRF : Pour les swimrunners, comment se passe les classements, il y a-t-il un titre, des récompenses à la fin ?

SR : Au sein du SwimRun National Tour, deux circuits vous seront proposés : « Sprint – 15 à 30km » et « Endurance – 31 à 50km ». Toutes les équipes ayant participées au moins à une épreuve seront classées. Chaque épreuve attribuera des points en fonction du classement à l’arrivée.

Circuit SwimRun SPRINT

Le classement final par équipe du circuit SPRINT, ainsi que l’attribution des titres se feront par addition des meilleurs scores obtenus sur quatre (4) épreuves au maximum, soit 3 épreuves aux choix + la finale. La finale est obligatoire pour être récompensé et se fera sur le support de la SwimRun Vassivière pour la saison 2018.

Circuit SwimRun ENDURANCE

Le classement final par équipe du circuit ENDURANCE, ainsi que l’attribution des titres se feront par addition des meilleurs scores obtenus sur trois (3) épreuves au maximum, soit 2 épreuves aux choix + la finale. La finale est obligatoire pour être récompensée et se fera sur le support de la SwimRun Côte Vermeille pour la saison 2018.

Pour briguer le titre de Vainqueur du SwimRun National Tour, les athlètes devront respectés les conditions du règlement. Les titres suivants seront décernés à l’issue du SwimRun National Tour :

CIRCUIT SCRATCH EQUIPES TOUTES CATEGORIES CONFONDUES
SPRINT 1er Hommes Femmes Mixtes
2ème Hommes Femmes Mixtes
3ème Hommes Femmes Mixtes
ENDURANCE 1er Hommes Femmes Mixtes
2ème Hommes Femmes Mixtes
3ème Hommes Femmes Mixtes

 

Les Equipes vainqueurs recevront une dotation numéraire et/ou non numéraire, lors de la cérémonie officielle de remise des titres qui aura lieu lors de la finale du circuit concerné.

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Le classement étant évolutif tout au long de la saison, une diffusion du classement provisoire sera assurée via les supports officiels du SwimRun National Tour : site internet, Réseaux sociaux, après chaque étape, également relayé par les supports officiels des épreuves et des influenceurs membres du circuit.

 

Swimrun France : Bonjour Loïc, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Loïc Branda : J’ai 33 ans, je suis ingénieur en traitement des eaux, et titulaire d’un Brevet d’Etat en natation. Je m’occupe aujourd’hui d’une structure qui organise des stages de natation, et des événements sportifs. J’ai un passé environ 25 ans dans la natation, dont 10 en tant qu’athlète de haut niveau en eau libre. Depuis ma retraite sportive je publie des DVD, organise des stages de natation et des courses en eau libre comme le PromSwim à Nice et le SwimRun The Riviera entre Nice et Monaco.

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SRF : Le circuit SNT présente pour l’instant des profils d’épreuve assez différents, peux-tu nous dire en dire plus ?

« tout le monde est concurrent pendant les courses mais en convivialité permanente en dehors. »

LB : Le circuit a l‘avantage de proposer deux types de classement un classement « Sprint – 15 à 30km » et un classement « Endurance 31 à 50km», ce qui permet aux organisateurs d’épreuves longues ou courtes d’intégrer facilement le circuit. Cela permet aussi aux équipes de se positionner sur une distance en fonction de leurs aptitudes et du calendrier des épreuves. Les profils d’épreuves varient également selon la région avec des parties mers et côtières mais aussi lac et forêt, dans un environnement alpin, ou bien encore dans un habitat plus urbain . L’objectif est de rassembler les épreuves de SwimRun pour permettre à toutes les équipes de trouver leur bonheur et de participer au classement final.

SRF : Le SNT va commencer en mode « Test » par ton épreuve qui aura lieu le 30 avril 2017, qu’espères-tu de l’intégration de ta course dans un circuit national ?

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LB : C’est une fierté de faire partie du circuit et de commencer par le SRTR le 30 Avril sous format « Test », nous espérons enclencher une dynamique nationale sur le SwimRun. Le fait de démarrer le circuit national va permettre d’établir un premier classement sur le circuit « sprint » puisque nous proposons une épreuve de 26 km, je trouve ça formidable l’idée d’un « Tour National » cela permet aux équipes de se retrouver à chaque épreuves à des moments différents, sur des parcours différents mais toujours avec la même convivialité qui est l’essence du SwimRun. Cela me rappelle les circuits « Natation en eau libre » nationaux et internationaux où tout le monde est concurrent pendant les courses mais en convivialité permanente en dehors. J’espère même que nous pourrons créer des liens d’amitiés entre les équipes !

SRF : Que conseillerais tu à un organisateur qui voudrait intégrer le SNT du point de vue du tracé ?

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LB : Faire preuve d’originalité et d’audace tout en respectant les éléments et la nature. Notre sport est un sport outdoor que l’on aime pratiquer en équipe, et en nature ! Attention tout de même à la sécurité qui reste un enjeu majeur de nos épreuves.

SRF : merci à tous trois et longue vie au SwimRun National Tour !

SR – JV – LB : Nous te remercions également pour tes précieux conseils.

http://www.swimrunnationaltour.com/

 

 

 

Swimrun, qu’es aquo?

Création d’une discipline ou évolution de disciplines ?

Face à la nouveauté, la différence, nous avons tendance à classifier et amalgamer le nouveau venu avec quelque chose de connu et d’établi. C’est rassurant devant l’inconnu, c’est pratique pour avoir rapidement des références, mais c’est aussi une tactique de récupération pour ceux s’intéressant uniquement à capitaliser sur une activité qui a le vent en poupe. Le Swimrun, comme nouveau sport à forte croissance, n’échappe pas à ces tentatives. Une question se pose alors : le swimrun est-il simplement une version moderne d’autres activités plus anciennes ou est-ce un nouveau sport à part entière ?

Si l’on considère l’activité physique pure, il est tentant de la décrire comme une « activité enchaînée ». De prime abord, il semblerait que ce ne soit pas une activité unique mais une succession de sections de natation et de course-à-pied. Par conséquent, la grande famille des activités enchaînées, telles le Raid, le Triathlon et l’Aquathlon, serait  a priori une famille d’accueil naturelle. Voyons les similarités et différences de ces activités avec le swimrun.

« On ne voit pas en effet les aquathlètes nager avec leurs chaussures »

gravity-scan-17Certains suggèrent que le swimrun est une série d’aquathlons. Est-ce le cas ? Certes l’enchaînement de natation et de course à pied est commun aux deux activités. Cependant en y regardant de plus près des différences fondamentales apparaissent. Côté équipement, on ne transporte pas en aquathlon son matériel du début à la fin. On ne voit pas en effet les aquathlètes nager avec leurs chaussures, ou utiliser des plaquettes et pullbuoy.

« Une nature au centre de la discipline »

29555641104_ba3337ad11_hLa nature du terrain et la manière dont les sportifs et sportives y évoluent constituent une autre différence. Les distances en aquathlon sont très précisément prescrites par un règlement contraignant. Rien de cela en swimrun. Le swimrun se pratique en pleine nature, et si une île se trouve à 770 mètre du rivage, on ne va pas changer cela. C’est peut-être plus long que dans une autre épreuve, ou plus court.

“le swimrunner s’adapte au terrain”

gopro_scan-26-largeQu’importe, c’est le terrain de jeu que la nature propose. En fait, la distance n’est peut-être 770m que deux fois par jour s’il y a de la marée ; un concurrent peut potentiellement arriver deux heures après un autre et nager plus, ou moins, avec ou sans courant. Cela fait partie du jeu, la nature ne s’arrête pas pour le swimrunner : le swimrunner s’adapte au terrain et ses évolutions. Il en découle que l’on ne peut pas non plus prescrire exactement le pourcentage de natation et de course à pied.

Chaque organisateur trace un parcours en fonction du terrain qui l’entoure, en respectant l’environnement et en tenant compte des autorisations des instances locales et de la sécurité. Certaines courses comporteront plus de natation, d’autres moins, laissant l’initiative aux organisateurs. Le dénivelé n’est pas non plus prescrit comme en marathon : on peut avoir un parcours plat ou avec beaucoup de dénivelé ; c’est aussi cela le caractère d’une course.


Être swimrunner, être humble, solidaire et responsable de ses choix

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En pleine nature, il faut être autonome et responsable

L’autonomie des participants est aussi un élément important du swimrun. La navigation fait partie du jeu : le parcours n’est pas manucuré avec des bouées et balisages tous les 200m. Il faut savoir naviguer et jouer dans et avec la nature en la respectant, pas en la modifiant pour en faire une autoroute. Il n’y a pas non plus de ravitaillement tous les 2 kilomètres et cela ne doit pas constituer une difficulté pour le swimrunner : si vous pensez avoir soif, emportez plus d’eau. Enfin il n’y a pas quelqu’un pour vous tenir la main tous les 100m: il faut savoir prendre ses responsabilités en pleine nature, et le premier secours c’est son binôme, que ce soit en natation ou à pied.

Le dernier point est que l’aquathlon, le triathlon ou encore le trail se pratiquent seuls, alors que le swimrun depuis son origine et dans la quasi-totalité des épreuves se déroule en binôme. C’est une différence fondamentale qui va bien au-delà du simple fait d’être seul ou non. L’association de deux personnes fait que les notions de partage et support mutuel sont essentielles.

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Jesper et Mats Andersson, deux des quatre premiers swimrunners © François-Xavier Li

L’esprit d’équipe n’est pas un vain mot en swimrun ; en cela le swimrun se démarque radicalement des épreuves individuelles. La performance est le fruit d’un effort et d’une expérience commune. Il suffit de lire le nombre de récits de course ou les relations entre binômes vont bien au-delà du simple fait de courir ou nager ensemble. Cette notion de partage et d’amour de la nature forment la clef de voûte du swimrun. Le swimrun et l’aquathlon partagent donc certaines caractéristiques, tout comme le penthatlon moderne, mais le swimrun n’est en aucun cas un patchwork de disciplines rapportées.

Swimrun et Raid aventure, cousins éloignés ?

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L’autonomie c’est aussi transporter tout son matériel

Le swimrun est-il un raid aventure ? Plusieurs points communs existent. Les raids se pratiquent en pleine nature, souvent en équipes et les notions d’entraide, de partage et d’amour et respect de la nature sont au cœur de l‘activité. Les distances et les profils de courses varient en fonction du terrain et les règlements ne prescrivent pas de manière précise et contraignantes les distances, pourcentages, dénivelés etc. Tous ces aspects rapprochent le raid et le swimrun. Par contre les raids peuvent inclure une multitude d’activités telles que course à pied, kayak, VTT, équitation, plus rarement natation et une foule d’autres moyens de déplacements au bon vouloir des organisateurs et du terrain, alors qu’en swimrun deux et seulement deux activités sont enchaînées : course à pied et natation. En raid on a normalement le droit de changer d’équipement : on ne transporte pas son kayak en VTT ! Comme nous l’avons vu, le swimrun se démarque sur ce point et l’équipement choisi et/ou nécessaire est transporté du début à la fin de la course sans possibilité de prendre ou laisser le moindre accessoire. Le raid et le swimrun partagent donc plusieurs points communs, mais les différences sont cependant telles que le swimrun ne s’apparente pas un mini-raid.

Se déplacer et s’adapter au milieu naturel

ÖTILLÖ 2015Nous avons commencé en décrivant le swimrun comme une « activité enchaînée » succession de sections de natation et de course-à-pied. Cependant on peut se demander si c’est vraiment le cas. En effet le but du swimrun est de se déplacer en binôme dans la nature, et il se trouve qu’il faut pour cela passer du milieu aquatique au milieu terrestre. Et c’est bien comme cela que le concept est né en Suède : relier les îles d’Utö et Sandham en passant par un chapelet d’autres îles et bras de mer.

“les mammifères terrestres qui se déplacent sont confrontés à des espaces liquides”

otillo15-jakobedholm-_8100368-lr-smallLe but n’était pas de courir ou nager, ils auraient pu faire cela dans une piscine et autour d’un stade. Non, l’essence du sport est de se déplacer dans un environnement qui comporte une variété de topographies, de terrains, des bras de mers plus ou moins longs, des îles plus ou moins grandes. On se déplace dans le milieu naturel en s’adaptant à ses caractéristiques. S’il y a un tronc qui barre la route, on le contourne, passe par-dessus ou par-dessous. Le but n’est pas d’enchaîner des obstacles ; le swimrun n’est pas un steeple chase suivi d’une natation. S’il y a un rocher, on le grimpe ; le swimrun n’est pas de l’escalade suivi d’une natation. Si un lac est peu profond et boueux, on marche ; le swimrun n’est pas un parcours du combattant ou une course dans la boue. Fondamentalement en swimrun on ne change pas vraiment d’activité : on se déplace en binôme dans la nature par ses propres moyens avec l’équipement qu’on peut emporter avec soi. C’est ce que font tous les mammifères terrestres qui se déplacent et sont confrontés à des espaces liquides : les ours blancs en quête de phoques au pôle nord, les gnous migrant en Afrique, etc. Ils ne font pas des activités enchaînées, ils se déplacent dans la nature par leurs propres moyens.

“le swimrunner serait plus un amphibien”

Transition lac - terre

Dans ce sens le swimrun n’est pas une activité enchaînée mais un déplacement en milieu naturel. Nous redécouvrons peut-être ce que nos ancêtres préhistoriques ont dû faire quand ils se déplaçaient, traversant une rivière qui leur barrait la route, escaladant une montagne qui se trouvait sur leur parcours migratoire. Curieusement le swimrun pourrait être rapproché du Parcours (ou Parkour) en pleine nature, moins les figures de style. Donc si le besoin de classification et rapprochement persiste malgré tout, le swimrunner serait un amphibien, pas un « nageur + coureur ». C’est aussi pour cela que l’expression utilisée par certains « Swim & Run » est fausse.

Le swimrun est un sport unique

En conclusion, bien que des points communs évidents existent entre swimrun, aquathlon, raid et d’autres activités, le swimrun est un sport unique avec ses valeurs et caractéristiques propres. Il doit être reconnu comme tel. Le swimrun est un déplacement en binôme en milieu naturel. Il est important de bien comprendre ses principes fondateurs afin de les préserver durant l’évolution rapide du swimrun, tant en France qu’à l’étranger. Ce sont ces valeurs qui attirent des sportifs et sportives venus de background multiples, du nageur au coureur en passant par les triathlètes, raiders, traileur et bien d’autres encore. In fine, ils et elles, en binômes, se métamorphosent en swimrunners.

François-Xavier Li (Alias ‘Fix’)

Crédit Photo (Akunamatata / Jakob Edholm / Nadja Odenhage / Maryse Le Dantec / François-Xavier Li / Rockman)