En première mondiale: test exhaustif indépendant d’équipement swimrun à l’échelle internationale

Le week end prochain, World of Swimrun (WoS), Swimrun France (SRF) et Swimrun Germany (SRG) vont organiser une première mondiale: le premier test complet d’équipement de swimrun à l’échelle internationale. Rejoignez nous en live et posez nous vos questions ou suivez notre actualité sur nos réseaux sociaux.

Le swimrun est un sport en pleine expansion à l’échelle mondiale. Avec plus de 300 courses annoncées dans près de 28 pays et 7 continents, ainsi le nombre de concurrents a fortement augmenté avec un total de plus de 10 000 inscrits sur les différentes épreuves.

Même si le matériel de nage et de course à pied existent depuis des lustres, le swimrun, enchainement répété ces deux disciplines dans des conditions outdoor très variables, réinvente de façon unique son équipement à l’aide de règles volontairement malléables. Pendant les 10 premières années le matériel a fortement évolué sous l’impulsion des swimrunners. Désormais les équipementiers ont compris les besoins et spécificités de ce sport avec à a clé de nouveaux équipements qui sortent de développement.

Nous sommes des passionnés qui vivons, respirons, communiquons à travers le swimrun. Nous testons, inventons et développons nos propres innovations d’équipement swimrun. Durant l’année 2016, nos articles qui ont eu le plus de succès le furent sur des sujets ayant attrait à l’équipement et à la technique. Il y a un besoin immense pour ce type d’information. Les athlètes sont avides de savoir quels sont les produits qui vont sortir et comment ces derniers se comportent sur le terrain. Par conséquent, afin de répondre aux attentes et aux nombreuses questions, nous avons mis sur pied le premier test d’équipement à l’échelle international en collaboration avec plusieurs associations nationales.

Par des swimrunners pour des swimrunners

Nous avons envoyé des invitations non exclusive à tous les équipementiers de swimrun ou apparentés, les enjoignant à nous aider à réussir cette campagne d’essais qui aura lieu le weekend du 23 au 26 mars, à Marseille, France.

Ce test sera conduit de manière impartiale, équivalente dans des conditions réelles en employant des process standardisés. Les essais seront sous la supervision de notre responsable de test le Dr. François-Xavier Li (PhD, University of Birmingham professor). Pendant ce weekend, nous vous tiendront informé grâce aux réseaux sociaux. Suivez nous en live et indiquez nous si vous décelez des points intéressant à aborder, n’hésitez pas à poser des questions.

Check out #srgeartest2017 sur nos réseaux sociaux ci dessous

WoS                   Swimrun France                Swimrun Germany

                

La Testing Team

François Xavier Li a.k.a. ‘Fix’

françois Xavier

 

Profession: Scientifique dans le domaine du sport, University of Birmingham, UK

Spécialisé dans l’optimisation de la performance sportive

Swimrun merits: 3 fois ÖtillÖ finisher, Engadin, Scilly, 1000 lakes, Rockman, Loch-gu-Loch, Amphiman, Llandberis, Hocky cokey, Riviera, Aquaticrunner
Anecdote: Ancien professionnel de voile, triathlète, trailer. Fix a été aussi un consultant en biomécanique pour l’équipe de Jamaïque d’athlètisme et de triathlètes professionnels
  Affiliations: WoS, Swimrun France & UK

 

Barbara Seidel a.k.a. ‘Barb’

Anesthésiste, médecin du sport, gérant de boutique

(spécialiste en running, trail running, swimrunning)

Profession:  
Engadin 3 fois (2 times DNF), Immeln /

Snapphanen 2 times, Utö, Barcelona

Swimrun merits:
Rail-running, Nordic skiing (never pro …. 😉 …)

Ancienne escrimeuse, pentathlon

Anecdote:
SwimRun Germany, directeur de course Allgäu

SwimRun, SwimRun Hof

Affiliations:  

 

Niklas Karlsson a.k.a. ‘Nic’

 

Profession: Enquêteur gouvernemental au ministère de la santé. Etudiant en thèse en maladie infectieuse au  Karolinska Institute in Stockholm
Swimrun merits: Début en Swimrun en 2009. 2 times ÖtillÖ finisher. Nombreuse autres swimruns don’t le 1er ultra swimrun

SAUC 265 km finisher in 2016

Anecdote: Ultrarunner, ancien athlète de haut niveau en hockey, père de jumeaux, toujours en action
  Affiliations: WoS, Ultraswimrun and Sweden

 

Michael Tomic a.k.a. ‘Mic-O-Matic’

Consultant en systèmes intégrés / Internet of Things technologies Profession:  
Borås, Riviera, Berlin, membre de l’équipe “Swimrun21” (premier Off Swimrun allemand en 2015) Swimrun merits:
Premier et unique Swimrunner croate pour l’instant, ancien Caté 3 en cyclisme, 28 années dans le Triathlon, toujours partant pour une bonne bière (ancien barman) Anecdote:
SwimRun Germany, “Swimrun Forum Deutschland” Community (founder) Affiliations:

 

Jean Marie Gueye a.k.a. ‘akunamatata’

 

Profession: Photographe, journaliste freelance
Swimrun merits: 1 ÖtillÖ, 1 Ultra Cote Vermeille, Annecy Gravity Race, Cote d’Azur
Anecdote: Triathlete, Ultrarunner, fait des reportages « Inside » (à l’intérieur des courses).
  Affiliations: WoS, Swimrun France, Ultramag

 

/The WoS Team, Swimrun France & Swimrun Germany

 

RTS et règles de course

Les discussions récentes sur le forum Swimrun France ont mis en exergue que le fonctionnement parfois complexe de l’administration Française nécessite quelques clarifications, en particulier les rôles des règles de course et les Règles Techniques de Sécurité.


sean-durkin-andy-hewitt1 (1)Règles de course

Le cas des règles de course est le plus simple. A l’heure où j’écris ces lignes, il n’existe pas de règles de course officiel en France. Aucune autorité tutélaire n’a édicté de règle que tous les organisateurs doivent suivre. Qu’une épreuve soit organisée ou non sous l’égide de la FFTri, les règles de triathlon n’ont pas à être prises en compte en swimrun. Par exemple les règles hyper rigides du triathlon sur l’habillement qui pourraient étouffer l’esprit de solidarité, de liberté, d’engagement et de responsabilité qui règnent en swimrun n’ont aucune raison d’être appliquées en swimrun. Donc les organisateurs/trices de chaque course peuvent édicter leurs propres règles. En fait, la vaste majorité des organisateurs/trices ont copié, souvent sans les citer, les règles écrites par Mats Skott et Michael Lemmel, organisateurs de l’ÖtillÖ; elles sont de facto la référence. Pour plus de détails je vous renvoie à mon analyse de ces règles ici.

15319225_1208902399203604_1237652382146106046_nLes RTS

Les « Règles Techniques de Sécurité », ou parfois appelées “Guide de l’organisateur” sont édictées par la Fédération délégataire en charge d’une activité particulière.

Le but essentiel est de fournir un cahier des charges auxquels plusieurs acteurs vont se référer. Attention : ce ne sont pas des règlements de courses. Les RTS visent à rationaliser les processus et fournir un cadre de référence essentiellement, comme le nom l’indique, vis-à-vis de la sécurité d’une activité. Trois acteurs principaux sont impliqués dans les RTS.

gravity-scan-138La fédération qui a une délégation de service publique doit édicter les RTS. Il n’y a pas de règle générale concernant qui doit être incluse dans le processus. Le but est donc de rationaliser le processus, de penser en amont à toutes les situations qui peuvent se présenter, mais sans non plus devenir si contraignantes ou complexes qu’aucune épreuve ne puisse être organisée. Il ne faut donc pas non plus surajouter des réglementations. Par exemple pour les secours, est-ce que la compétence exacte des personnes impliquées dans l’organisation des secours doit être prescrite ? Il faut noter qu’il existe de grosses différences entre les RTS édictés par les différentes fédérations. Il ne faut pas oublier que normalement la fédération aura à donner son avis sur une épreuve. Elle se référera toujours en premier à ses propres RTS. Les RTS constituent ainsi un outil important pour les fédérations qui peuvent d’un simple décret décider que telle ou telle aspect d’une activité est interdite. Un exemple dans le swimrun : doit-on ou pas autoriser la compétition en solo ? Une ligne dans les RTS peut influencer de manière majeur une pratique.

18062016-dsc_8483Les organisateurs doivent se référer aux RTS afin de construire un projet qui soit cohérent et respecte les règles. Cela doit leur permettre de penser en amont à certains aspects auxquels ils/elles n’ont pas nécessairement pensé. Par exemple est-ce que les longes sont autorisées ou non ? Cela permet aussi d’argumenter un dossier qui est conforme aux RTS. Si un dossier est conforme et démontre que tous les points d’achoppement potentiel ont été étudiés, il aura plus de chance d’être approuvé et en cas de discussion le RTS peut servir de point d’appuis pour une argumentation.

Les services de l’Etat se réfèrent aux RTS afin de vérifier si une épreuve est ‘dans les clous’. Il est évident que tous les services ‘compétents’ (Préfecture, Environnement, Jeunesse et sport, etc) ne sont pas nécessairement très au fait des contraintes, caractéristiques mais aussi dangers du swimrun. Les RTS fournissent à ces différents acteurs un cahier des charges, un cadre pour évaluer un dossier. Sans RTS on pourrait avoir des cas où un service décide que ne connaissant pas l’activité le plus simple est de tout interdire, ou de mettre la barre si haute que les épreuves ne puissent pas être organisées.

RTS explication

En résumé, les RTS servent à la fois à assurer qu’une épreuve est sûre, mais aussi à argumenter sa validité. L’enjeu est de trouver le juste compromis entre sur-législation, et laisser faire.


La vie sans RTS

Certains argumentent qu’il serait mieux de ne pas avoir de RTS. C’est jusqu’à présent (Mars 2017) la situation en France, et effectivement de nombreux swimrun ont été organisés sans RTS. Heureusement lors des trois dernières années, il n’y a pas eu d’accident majeur en France. Mais ne nous voilons pas la face: le risque existe. Est-ce que des RTS empêcheront tous les accidents ? Bien sûr que non. Mais sans RTS, la pratique non réglementée pourrait être considérée comme « à risque », que ce soit pour les compétiteurs, les spectateurs ou l’environnement. Le mode de fonctionnement des structures administratives en France sont telles que l’existence de RTS pour une pratique qui se développe et se popularise est inévitable. Que ce soit un bien ou un mal, c’est l’objet d’un tout autre débat. Notons aussi qu’un organisateur peut demander à déroger à une partie des RTS, mais dans ce cas ils/elles doivent argumenter pourquoi dans leur cas spécifique une des règles peut être enfreinte.

Amphiman-sWimRun-300x200Conclusion

Les RTS sont à la fois un cahier des charges pour les organisateurs, un cadrage pour l’état, et un moyen pour les fédérations d’encadrer mais aussi d’influencer directement les pratiques. Elles ne doivent donc pas être considérées nécessairement comme des barrières à l’organisation, mais aussi comme des facilitateurs en fournissant un fil rouge auquel tous les acteurs doivent se référer.

Au moment où nous écrivons ces lignes les RTS pour le swimrun sont en cours d’élaboration au sein de la FFTri. Quel sera le texte final et quelles seront les conséquences potentielles pour le swimrun en France ? Nous le saurons dans les mois à venir.
François-Xavier Li

L’interview Swimrun de Philippe Lescure Président de la F.F.TRI

À l’aube de l’assemblée générale et des élections du  18 mars au CNOSF qui désignera soit Florent Roy ou Philippe Lescure (l’actuel président de la F.F.TRI depuis 2001) comme prochain président.  Philippe Lescure répond à nos questions sur les raisons d’une délégation du Swimrun au sein de la famille F.F.TRI et trace l’esquisse d’une feuille de route.

Swimrun France : Bonjour Philippe Lescure, est‐ce que vous pouvez vous présenter en quelques mots pour les swimrunners qui ne vous connaissent pas ?

Philippe Lescure : J’ai commencé à m’engager dans le milieu associa f à l’âge de 25 ans. J’ai d’abord œuvré dans des clubs de cyclotourisme et de cyclisme en tant que dirigeant ; dans ces structures, j’ai occupé presque toutes les fonctions. Membre fondateur du Brive Limousin Triathlon, j’ai présidé l’organisation du premier triathlon du Pays de Brive. Par la suite, j’ai été Conseiller Technique de Ligue et Président de la Ligue du Limousin.

portrait

Lorsque Jacques Laparade (Président de la F.F.TRI. de 1991 à 2001) m’a demandé de prendre des responsabilités à la F.F.TRI., j’ai accepté bien volontiers et suis devenu membre du comité directeur fédéral (aujourd’hui conseil d’administration), du bureau exécutif, avant d’être élu Président en 2001. J’ai ainsi acquis, tout au long de ce parcours, l’expérience nécessaire qui permet d’avoir une vision globale mais aussi détaillée de notre sport.
En parallèle et jusqu’il y a quatre ans, j’étais membre du conseil d’administration du CNOSF, j’ai alors souhaité ne pas renouveler ma candidature pour exercer d’autres missions. Après la présidence de la commission des finances du CNOSF, je préside aujourd’hui celle des affaires juridiques. Celle‐ci a une grande importance. Elle examine notamment toutes les demandes de délégation, parfois étonnantes, de l’ensemble des fédérations pour des nouvelles pratiques. Cela montre l’ouverture du sport français. Nous examinons aussi les questions juridiques, statutaires, institutionnelles, posées par les fédérations et nous répondons à leurs diverses demandes.
En ce qui concerne ma carrière de sportif, j’ai d’abord débuté par le cyclotourisme et le cyclisme. J’ai ensuite bifurqué vers le triple effort avec mon baptême du feu, en 1986, en Avignon. Ma première course a été un moyenne distance. Au départ de cette épreuve, il y avait des champions bien connus comme Mark Allen et Dave Scott ; le virus était inoculé.
Depuis, j’ai participé à 150 triathlons, avec quelques uns de mes meilleurs souvenirs à l’occasion du triathlon des Cîmes sur l’Île de la Réunion, à Nice sur le longue distance (5 participations), à Embrun pour l’Embrunman (2 fois)… Je me suis testé sur toutes les distances, du Sprint au XL. En résumé, j’ai un parcours de triathlète passionné.

SRF : La F.F.TRI. a maintenant obtenu la délégation pour le swimrun. Quelle était la raison de cette demande auprès du ministère ? Qui a initié cette démarche ?

PL : Nous avons vu émerger le SwimRun les dernières années et constaté la réalité de sa pratique. Nous croyons à son devenir. Il fait partie, de toute évidence, de la famille des disciplines enchaînées pour laquelle le ministère nous confie la délégation et il nous a semblé normal d’y porter toute notre attention.
Nous avons également constaté une forte participation on des licencié‐e‐s F.F.TRI. à ces épreuves et certains organisateurs, près de la moitié en 2016, s’étaient rapprochés de notre fédération afin d’obtenir un agrément fédéral.
Nous étions alors confrontés à un dilemme car donner un avis favorable au déroulement d’une épreuve entraîne la validation de règles de sécurité présentées par l’organisation et il n’y avait, à ce moment là, pas de règles édictées. Nous avons donc, pour ces raisons, envisagé d’établir la rédaction de telles règles et il nous a semblé normal de prolonger la démarche en demandant l’agrément au ministère pour cette olympiade.

SRF : Quelles est la position du swimrun par rapport au triathlon ? Quelle portion est‐ce que ce nouveau sport représente dans la F.F.TRI. ?

PL : Le SwimRun est une discipline enchaînée, sa position est donc naturellement au sein de la « Fédération Française de Triathlon et des disciplines enchaînées ».
En 2016 il y a eu environ 15 SwimRuns organisés en France. On peut chiffrer à 4 000 le nombre d’inscriptions et à environ 2 000 pratiquant‐e‐s dont plus de la moitié sont déjà licencié‐e‐s auprès de la F.F.TRI.. Gageons qu’en 2017 ces chiffres devraient augmenter mais cela reste toutefois à comparer aux 60 000 licencié‐e‐s aux 2 900 épreuves et 100 000 pratiquant‐e‐s occasionnels enregistré‐e‐s.
Nous nous investissons dans le développement de ce e nouvelle activité car elle apporte au panel d’activités sportives fédérales un nouveau profil d’épreuve bien dans l’esprit du triathlon. Nul doute que cettee pratique verra sa croissance l’installer en bonne position dans les multiples disciplines offertes à nos licencié‐e‐s et aux pratiquant‐e‐s occasionnels.

SRF : Quelles sont les prochaines échéances à court terme (2017) pour le swimrun ?

PL : Il me faut tout d’abord préciser que je ne pourrais mettre en oeuvre une quelconque évolution que si je suis élu le 18 mars prochain à l’occasion de l’AG fédérale à Paris .
Dans cette hypothèse, nous proposerons deux actions majeures et réunirons le plus grand nombre possible d’acteurs du SwimRun sur une journée pour lancer ces actions. Cela fera l’objet d’une large concertation “ ouverte “ .
Premièrement finaliser des RTS (Règles Techniques de Sécurités) qu’une fédération ayant délégation se doit de rédiger. Pour cela nous inviterons “autour de la table” tous les organisateurs de SwimRun, qu’ils soient affiliés ou non à la F.F.TRI.. Il s’agira de leur présenter une proposition que nous aurons rédigé et de leur demander un avis pour avec eux éventuellement la compléter si besoin et bien sur l’adopter tous ensemble.
Dans le même temps nous lancerons un débat sur l’avenir du SwimRun en France au sein de la fédération mais aussi dans un périmètre élargie au delà de la fédération pour jeter les bases d’une réflexion approfondie sur son développement et sa pratique.

SRF : Les swimrunners sont très anxieux par rapports à deux points. Premièrement les tarifs. Comment cela va‐t‐il se passer, quelle somme les concurrents et les organisateurs devront‐ils acquitter pour chaque épreuve ?

PL : Tout d’abord il faut rappeler que la loi ( même si on peut le regretter ) n’oblige pas les organisateurs à s’affilier à la F.F.TRI . Au demeurant notre objectif est bien sûr d’obtenir l’affiliation du plus grand nombre d’organisation. Il faut rappeler néanmoins que chaque organisateur a une obligation légale de demander et de recueillir l’avis de la F.F.TRI. au regard des RTS et ceci qu’il soit inscrit au calendrier fédéral ou non.
Concernant les coûts :
● Pour les organisateurs, le tarif de la licence manifesta on varie selon la distance de l’épreuve et le montant de l’inscription demandé au concurrent. Cela oscille entre 150€ et 750€. Précisons toutefois que 80% des épreuves se situeront dans une fourchette de 150 à 250€ et que cette somme amène, entre autre, l’intégration au calendrier fédéral, le support des services fédéraux (administratif et technique) mais aussi une assurance adaptée et très concurrentielle au regard de ce que l’on trouve sur le marché.
● Pour le concurrent, s’il est licencié à la F.F.TRI. il n’y aura aucun surcoût. Pour les personnes qui ne sont pas licenciés auprès de la F.F.TRI, il se trouveront dans la position d’avoir à acquérir un pass‐compétion qui, dans 95% des cas, est au tarif de 2€.
● Le règlement de ce pass représente un droit d’accès aux épreuves fédérales qui aide la F.F.TRI. à développer la pratique.

SRF : Et deuxièmement, les valeurs du swimrun sont très différentes du triathlon au niveau de l’engagement et de l’autonomie. Qu’en est‐il des règlements qui devront être élaborés par la Fédération ?

PL : Je ne crois pas que les valeurs soient si fondamentalement différentes. L’approche est différente mais nous partageons le même idéal d’un sport de nature et ou le maître mot doit rester le plaisir.
Concernant les règles ou règlements, nous allons, comme évoqué précédemment, proposer les RTS aux organisateurs, preuve de notre démarche collégiale, celle de la prise en compte des attentes des acteurs concernés et nous travaillerons bien évidemment en prenant en compte leur avis.
Je dois préciser que les RTS ne sont pas des règles de course, et n’ont rien de comparable à celles‐ci. Les règles de courses restent de la compétence de l’organisateur et comme c’est lui qui les rédige c’est lui qui se doit de les faire respecter .
Il est utile de répéter que pour le SwimRun comme pour les Raids qui viennent de nous rejoindre nous ne prévoyons pas de règles de courses fédérales sauf et la encore exception si les organisateurs en font la demande.
Pour cela une mission SwimRun sera créée, comme cela a été le cas pour les Raids en janvier dernier, et ce e mission aura, entre autres, pour rôle d’être le porte‐parole des SwimRuns à la F.F.TRI..

SRF : Comment voyez‐vous le développement du swimrun à plus longue échéance, disons 2020, la durée de cette olympiade et de la délégation ?

PL : Je crois que le swimrun comme évoqué déjà à un grand avenir . Son développement correspond à une attente de nombreux pratiquant‐e‐s .
Nous mettrons en place une mission qui sera chargée de réfléchir à l’avenir de cette pratique et donc à son développement dans le prolongement de la journée prévue prochainement et que nous pourrions qualifier d’états généraux du SwimRun.
Il sera du ressort de cette mission de nous faire des propositions. La délégation ministérielle nous entraînera naturellement vers la réflexion autour d’un challenge national voir un championnat de France et cela fera l’objet de nos premières réflexions et propositions éventuelles

SRF : Comptez vous faire un swimrun en 2017 ?

PL : Si l’occasion, m’en est donnée, cela sera avec un grand plaisir et pourquoi pas dans ma région natale le Limousin à Vassivière .

SRF : Il y a‐t‐il un autre point que vous voulez aborder ?

PL : Je voudrais simplement rappeler qu’une fédéra on à une mission de service public à assurer et c’est ce que nous voulons faire ici.
La rédaction des RTS nous semblait indispensable pour que la pratique se déroule dans tous les cas dans des conditions de sécurité optimales. Cela est primordial. Il s’agit de la protection de l’intégrité physique des participants et c’est un objectif prioritaire. Nous ne pouvons imaginer des épreuves dont la sécurité serait défaillante.
Les pouvoirs publics seront de plus en plus attentifs pour accorder des autorisations d’organisation et nous devons donc être les garants d’organisations fiables qui offrent toutes les garanties aux participant‐e‐s.
Le swimrun me fait penser aux premières heures du Triathlon et je lui prédis un développement aussi radieux . Nous en sommes persuadés, le SwimRun est promis à un très bel avenir.

Crédit photo : Philippe Lescure

Ski-Alpinisme, cousin le plus proche du swimrun ?

Je regardais récemment une vidéo de la Pierra Menta, une (sinon la) course la plus célèbre de Ski-Alpinisme (ou Skimo pour Ski Mountaineering). Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, cela consiste à faire un parcours en montagne: monter et descendre des pentes enneigées à ski ou en marchant si c’est trop pentu ou rocheux, par équipe de deux, en portant tout son matériel. Tiens, ça rappelle des choses !

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copyright Jocelyn Chavyoy

C’est un sport par équipe de deux où l’important c’est l’équipe: on peut tirer son partenaire pour partager l’effort; comme en swimrun. Les équipes sont composées de 2 skieurs qui courent en catégories masculines, féminines ou mixtes; comme en swimrun. En pleine montagne, dans la Nature où il faut s’adapter aux conditions changeantes, d’un versant à l’autre, d’un moment à un autre; comme en swimrun. Les coureurs montent et descendent pour tracer une trajectoire épousant le terrain; comme en swimrun.

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copyright Jocelyn Chavyoy

La notion d’engagement n’est pas vaine: les parois sont souvent pentues de 40° à 45° à la montée ou à la descente, il faut passer des crêtes, la météo peut être volage. La Nature est omniprésente et on accepte qu’il existe un risque dans cette activité et les concurrents doivent porter un équipement de sécurité; comme en swimrun. Comme l’indique le règlement de la Pierra Menta « les organisateurs pourront imposer d’éventuelles neutralisations de temps au cours de chaque étape. Des barrages horaires à certains passages pourront être établis en fonction des conditions de neige »; comme en swimrun.

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Copyright Jocelyn Chavyoy

On varie les activités, monter en mettant les peaux anti-recul pour avoir de la traction sur la neige, marcher si la pente est trop raide ou rocheuse, descendre à ski. Varier les modes de déplacement en fonction de ses capacités et du terrain; comme en swimrun. On transporte tout son matériel du début à la fin de la course; comme en swimrun. Bien sûr ils/elles ne nagent pas et courent rarement. Mais ce sont des détails. Les principes fondamentaux, ceux qui forment la base et l’épine dorsale de l’activité, sont les mêmes.

pierra-menta-pierra-menta-2015-classement.jpgTout cela me fait penser que le Ski-Alpinisme est bien plus proche du swimrun qu’un triathlon. Un triathlon ITU en solitaire, avec ses boucles multiples d’un circuit urbain où on ne court que sur du bitume et on nage dans un port ne ressemble pas au swimrun. Bien sûr les triathlètes nagent et courent. Mais c’est un détail. Les triathletes courent en solitaire, dans un milieu peu naturel, avec des transitions où on abandonne son matériel. C’est potentiellement passionnant, je fais du triathlon depuis longtemps et je continue à en faire. Mais ce n’est pas du swimrun.

2706244225144-photo-l-dastrevigne-n-fabre-la-grande-trace-jpg.jpgC’est comme ça que je vois les similarités et différences entre swimrun, ski-alpinisme et triathlon, et je ne suis pas le seul. En réponse à une discussion que j’avais sur Facebook, Michael Lemmel, inventeur du swimrun et co-directeur avec Mats Skott de l’ÖtillÖ, écrit : « Mats Skott et moi on a fait plusieurs Pierra Menta et autres courses de Ski-alpinisme. On a construit la coupe Suédoise de Ski-alpinisme en 1997. C’est la même chose que le Swimrun ».

François-Xavier Li

Welland SwimRun Challenge

Pour nos amis Canadiens, un nouveau venu dans le sport : Le Welland SwimRun Challenge aura lieu le 9 Septembre. L’autre course du challenge sera le Sudbury SwimRun Challenge le 30 Juillet dans l’Ontario. Avec environ 19km en 4/5 sections de natation et de course à pied, ce sont de bons challenges pour commencer le swimrun.
https://www.facebook.com/events/1867663086810367/

Comment choisir sa chaussure de swimrun?

Parmi les équipements essentiels au swimrun, la chaussure a un rôle prépondérant. C’est notre point de contact avec le sol, c’est ce sur quoi on passe le plus de temps et qui subit le plus de chocs. Il est donc important de choisir la chaussure idéale pour vos entraînements et votre prochaine course. La réponse est en fait assez simple : il n’y en a pas. Si vous chercher un avis péremptoire style gourou vous indiquant quelle est LA meilleure chaussure du moment, vous pouvez gagner du temps : arrêtez de lire cet article et aller voir les magazines payés par la marque x ou y pour vanter leur produit.

Si vous êtes encore en train de lire, alors nous allons essayer de définir une méthode pour s’y retrouver dans la jungle du marché de la chaussure de course à pied et leur utilisation en swimrun.

23368732555_2498015d72_z.jpgLe premier critère : votre foulée

Il faut que vos chaussures conviennent à votre foulée, à votre technique de course. C’est de loin le point le plus important. Par exemple si vous atterrissez sur le talon, alors il ne faut pas croire qu’une chaussure minimaliste sans amortie va vous convenir. Au contraire, vous risquez la blessure. Il ne sert à rien de regarder ce que tel champion ou copain (les deux ne sont pas incompatibles !) utilise si votre technique de course est complétement différente de celle de votre héros. On peut bien sûr changer sa foulée, mais c’est un autre débat et une approche à plus long terme que nous aborderons une autre fois. Donc analysez votre gestuelle actuelle (pas celle dont vous rêvez) et éliminez les chaussures incompatibles avec votre foulée. Autre point qui peut parfois avoir son importance : votre gabarit. Tout le monde ne pèse pas 40kg … tout mouillé ;). Prenez-en compte lors du choix de votre chaussure. A noter que les fabricants font des progrès sur l’amorti et la stabilité avec par exemple l’introduction des mousses TPU (polyuréthane thermoplastique). En résumé, le confort, l’efficacité du geste et la prévention des blessures sont bien plus importants que la mode. Basez-vous sur le type de chaussures qui vous conviennent en course à pied classique avant de passer aux autres critères.

22606934906_a5d391a69f_z.jpgDeuxième critère, la morphologie de votre pied

Il y a de plus en plus de recherches montrant comment la forme d’une chaussure peut déformer à la longue un pied qui est une structure complexe et dynamique. Le pied bouge à chaque foulée, mais aussi au cours de la journée et des ans. Comme Cendrillon, il est préférable de trouver une chaussure adaptée à la forme de votre pied (prince charmant non garanti !). Certains ont les pieds larges, d’autres étroits. Certains ont un coup de pied accentué, d’autres non. Donc quand on lit un commentaire du style « le chaussant est meilleure », cela ne veut rien dire dans l’absolu : tout dépend de la forme du pied, et il n’y a pas de formule miracle. Les fabricants utilisent généralement des moules correspondant leur perception du pied ‘typique’ et en changent relativement peu. Si vous avez trouvé une marque dont le chaussant vous convient, recherchez une paire dans cette marque ou dans une marque qui adopte un chaussant similaire. Avec l’arrivée des chaussures minimalistes, la tendance est un élargissement de la ‘toe box’, littéralement la boîte à orteils. Cela a beaucoup d’avantages, mais pour les pieds étroits vous risquez de manquer de contrôle sur la partie avant de la chaussure. Ceci est néfaste pour l’assurance, en particulier dans les terrains accidentés. Un petit commentaire pour les semelles orthopédiques: si vous en portez, pensez bien sûr à vérifier que les chaussures qui vous intéressent sont compatibles.

27755749941_0577bb3d09_z.jpgTroisième critère, la semelle

On a tous en tête les images mythiques des swimrunners à l’Ötillö s’entraidant pour sortir de l’eau sur des rochers hyper glissants. C’est ce qui pousse beaucoup à penser que le grip sur rochers lisses est le critère le plus important pour une chaussure de swimrun. En fait, si on analyse les courses, on s’aperçoit que même à l’Ötillö ces rochers hyper glissants représentent une toute petite partie de la course. Quelques pourcents à peine. Combien pensent aux 19 km assez plats en majorité sur rochers granitiques et routes goudronnées ? En réalité, et ce dans toutes les courses, on passe le plus clair de son temps à courir sur des terrains variés, et un pourcentage extrêmement faible à entrer et sortir de l’eau. De plus, afin de préserver la faune, la flore et le biotope du littoral et pour la sécurité des coureurs la plupart des courses doivent utiliser des accès déjà fréquentés comme des plages et pontons qui sont techniquement aisées.

30293763752_238828fd45_z.jpgDonc pour choisir la chaussure idéale il faut aussi et surtout porter son attention sur les surfaces sur lesquelles on va courir. Simple, non ? Presque. Le swimrun se déroule généralement sur des terrains variés. Il est très rare de faire une course entièrement sur la même surface. Généralement il y a une majorité de trail plus ou moins technique et plus ou moins mous ou rocailleux, des chemins, des routes, des plages, parfois des rochers en bord de mer, des près, des sentiers en forêt, etc. Clairement, il n’y pas une semelle unique qui puisse être idéale pour toutes ces conditions. On doit forcément faire des choix, des compromis. Si c’est possible, il faut analyser le type de terrain sur lequel on va évoluer, et trouver le bon compromis. Malheureusement tout le monde ne peut pas avoir 10 paires de chaussures pour tous les terrains, ni changer en course. Pour choisir une chaussure polyvalente qui convienne à l’entraînement et à plusieurs compétitions, il faut rechercher une gomme qui permette suffisamment de grip, mais avec des crampons pas trop durs ou trop gros pour permettre la course sur route ou surface lisse et dure. Tout cela bien sûr à moduler en fonction de vos terrains de jeu.


33094248836_5e1ec378ab_z.jpgQuatrième critère : aisance en natation
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Presque tout le monde nage avec ses chaussures en swimrun (c’est obligatoire sur certaines courses pour éviter les coupures aux pieds). Cependant les chaussures ont trois défauts pour la natation : elles augmentent le volume du pied et sont ‘rugueuses, augmentant ainsi la résistance à l’avancement, elles limitent l’amplitude de la flexion plantaire, ce qui accroît aussi la traînée hydrodynamique. Gorgées d’eau, elles alourdissent le pied qui a tendance de ce fait à couler, accroissant encore plus la traînée.

22713782974_c44ddbe3ac_z.jpgLes chaussures ne sont donc pas hydrodynamiques et la chaussure idéale doit limiter ces défauts.  On va donc chercher une chaussure qui remonte peu sur le tendon d’Achille, moulante autour du pied pour limiter le volume (attention aux semelles très larges), lisses sur le dessus, et avec le moins possible de mousse surtout sur la tige. Cela correspond souvent aux chaussures minimalistes, mais elles ne conviennent pas à tout le monde. Un petit mot sur les lacets : ils augmentent la traînée et si un caillou se glisse dans votre chaussure ils sont difficiles à faire et défaire avec les doigts froids. Les lacets autobloquants ou élastiques peuvent faire gagner du temps. Autre point à vérifier : la tige et languette visent à procurer un confort en épousant la forme du pied. Dans certaines chaussures elles sont faites de mousse assez épaisse qui retient trop d’eau et trop longtemps (voir drainage plus bas), ce qui est à éviter.


32979420832_1ceb599e10_z.jpgCinquième critère, le drainage

Lorsqu’on passe de la natation à la course à pied on cherche à évacuer l’eau le plus vite possible pour réduire le poids et limiter l’exposition du pied à l’eau.  De surcroit l’eau assouplit la peau augmentant ainsi les risques d’ampoules, mais aussi refroidit les pieds. Faire des trous dans les chaussures pour faciliter le drainage fait partie du folklore (récent) du swimrun. En réalité, cela dépend des chaussures. La plupart des chaussures de trail drainent rapidement l’essentiel de l’eau et il n’est nul besoin de faire des trous. Sauf si elles ont un rebord étanche tout autour pour justement empêcher les petites entrées d’eaux et/ou protéger des chocs. Dans ce cas, effectivement on peut ajouter des trous sur le côté. Par contre les trous dans la semelle risquent toujours de laisser passer une branche ou un clou, donc attention à cette option. Un petit commentaire sur les chaussures goretex : elles fonctionnent bien si vous courez sur des terrains un peu humides. Par contre, après avoir été complétement immergées en natation, l’eau qui est entrée ne peut plus sortir. Donc pas de goretex en swimrun.

23260420152_3355fc6c72_z.jpg7, le poids

Doit-on rechercher la chaussure la plus légère ? Oui car tout poids lacé aux extrémités d’un segment pendulaire diminue l’efficacité du mouvement, mais attention : cela ne doit pas être au détriment des autres critères listés auparavant, en particulier les deux premiers.

29850586710_03714d28b2_z.jpg6, le choix de taille

Il faut faire attention à bien choisir la taille de la chaussure, mais ceci n’influence normalement pas le choix du type de chaussure. Vous connaissez sûrement la taille que vous utilisez en chaussure de course, en particulier en prenant une taille plus grande que vos chaussures de ville pour compenser le gonflement du pied lors de l’effort. Cependant n’oubliez pas qu’en nageant en eau relativement froide (la température de l’eau est presque toujours plus basse que la température de l’air) votre pied va avoir moins tendance à gonfler que pour une course à pied classique. De plus, les sections de course à pied sont relativement courtes, ce qui limite les gonflements. Enfin, le passage en position horizontale associé au port d’une combinaison va avoir tendance à favoriser le retour veineux et limiter encore les effets de gonflement des pieds. Donc il n’est pas toujours nécessaire de suivre le conseil classique en course à pied de prendre une chaussure de taille supérieure.

Par contre, pensez au type de chaussettes que vous utiliserez : pieds nus, chaussettes fines ou chaussettes en néoprène. Ces dernières sont toujours plus épaisses que des chaussettes classiques, alors il faut en tenir compte pour choisir la taille de vos chaussures. Notons que les intérieurs thermosoudé – collé et mèche cousus rendent la course pied nus dans les chaussures plus confortable, ce qui facilite l’option d’enlever les chaussures pendant les sections de natation. Pour cette dernière option, préférer des chaussures extrêmement souples afin de les glisser plus facilement dans la combinaison.

Picture1.jpgCritères 8 & 9, prix et couleurs

Principe de réalité et préoccupations essentielles pour certains, accessoire pour d’autres. Encore une fois, il n’y a pas de réponse unique ! Notons cependant qu’une paire de chaussure avec des couleurs fluo peut permettre au partenaire qui suit en natation de mieux repérer son binôme dans l’eau.

Entretien

Un petit mot sur l’entretien des chaussures : il est préférable de les rincer et les sécher après une sortie en eau de mer pour éliminer le sel, et après une sortie en eau douce pour éliminer les micro-organismes. Il vaut mieux les nettoyer à la main car les machine à laver qui peut favoriser les décollements (eau trop chaude) et abîmer le mesh. En plus, vous risquer d’encrasser votre machine. Petit truc classique pour faire sécher les chaussures, les bourrer de papier journal (à remplacer une fois mouillé), puis retirer le papier pour laisser les chaussures respirer.

Conclusion
En conclusion, la paire de chaussure de swimrun idéale n’existe pas, et n’existera jamais en raison des facteurs mutuellement incompatibles. Par contre les fabricants doivent prendre en compte les contraintes pour proposer des modèles plus adaptés au swimrun. En ce moment il n’y a vraiment que deux marques proposant un modèle développé spécifiquement pour le swimrun, mais d’autres sont en préparation. En attendant, il faut faire des choix, des compromis, et j’espère que ces quelques conseils vous aideront dans vos choix. À la prochaine course !

Comment choisir sa chaussure de swimrun ?

  1. Connaître sa foulée et éliminer ce qui ne convient pas
  2. Identifier la forme de son pied
  3. Sur quel terrain vais-je courir ?
  4. Natation : est-il facile de nager avec ces chaussures ?
  5. Drainage : évacuation rapide ?
  6. Poids
  7. Taille pour le swimrun
  8. Prix, couleur …
François-Xavier Li est enseignant-chercheur en sciences du sport, spécialisé  dans l’optimisation de la performance. Une partie de sa recherche porte sur l’analyse en 3 dimensions de la foulée. Il a aussi été consultant en biomécanique pour l’équipe Jamaïcaine d’athlétisme et pour de multiples triathlètes professionnels.

Photos © SwimrunFrance/Akuna Matata

Le circuit SwimRunMan créé par 3 amis de longue date

affiche circuit

Alexandre s’est prêté au jeu de l’interview, il revient pour nous sur les motivations qui l’ont amené, lui et ses amis Florent et Bertrand à se lancer dans le bain du SwimRun, non pas avec une épreuve mais avec un circuit. Le SwimRunMan est né, et il entend marquer sa différence en France et à l’étranger.

Swimrun France : Bonjour Alexandre, tu es un des (ou le ? ) créateur du circuit SwimrunMan qui comporte pour l’instant trois épreuves au calendrier 2017 (Gorges du Verdon le 30 avril / Lac de Serre-Ponçon le 2 juillet / Grands Lacs de Laffrey le 27 aout). Comment es tu venu au Swimrun ?
Alexandre Bonacorsi : Nous sommes 3 amis de longue date à l’origine du circuit SwimRunMan (Bertrand et Florent complétant le trio). Trois passionnés de sport en général (sport-co, athlétisme, triathlon, APPN) et l’idée de venir au SwimRun nous trottait dans la tête depuis quelque temps.
Quand un projet nous plait, on se donne les moyens pour le mettre sur pied !
Alexandre
Alexandre

Nos différentes expériences personnelles en tant que participants et/ou organisateurs notamment sur des Raids Multisports, qui à nos yeux partagent beaucoup de valeurs avec le SwimRun, nous ont poussé à franchir le pas. Lors de notre cursus universitaire (UFR STAPS), nous sommes également intervenus sur différents événements sportifs qui nous ont transmis la « fibre » de l’organisation, désormais quand un projet nous plait, on se donne les moyens pour le mettre sur pied !
Ces dernières années nous avons suivi l’évolution du Swimrun. On a toujours été captivé par le degré d’engagement des participants – les premiers comme les derniers. Ils se lançaient dans une aventure unique, parfois dangereuse, mais terriblement excitante dans des décors de carte postale. On s’est dit que ce serait génial d’en organiser par chez nous… la machine était lancée.
On a donc franchi le cap étape par étape, en s’inspirant de ce qui se faisait en Suède, avec nos propres codes, nos propres valeurs et notre propre marque. Cela nous a pris près de deux ans – tout en menant d’autres projets de front – avant d’aboutir sur le concept SwimRunMan mais, aujourd’hui, nous sommes fiers de le présenter et de proposer trois belles courses au calendrier Swimrun français.

SRF : Quelles sont les principales valeurs du sport mises en avant par le circuit SwimrunMan ?
Un vecteur de liberté, de partage et de dépassement de soi
AB : Le circuit SwimRunMan se rattache aux valeurs fondamentales des sports de pleine nature. Il est vecteur de liberté, de partage et de dépassement de soi. Sa pratique en binôme permet de vivre une aventure humaine exceptionnelle durant laquelle on repousse ses limites ensemble. C’est un effort extrême qui prend souvent la forme d’un défi, d’un accomplissement personnel, tout en évoluant dans des sites privilégiés tels que des Parcs Naturels ou autres.
SRF : Pourquoi démarrer un circuit directement et non pas une épreuve d’abord ?

AB: Comme nous le disons souvent, qui peut le plus, peut le moins ! Ce n’est pas parce que l’on souffre que l’on a pas le droit d’en prendre

Bertrand
Bertrand

plein les yeux. Nous avons donc démarché plusieurs lieux « mythiques » et paradisiaques du paysage français pour y proposer notre concept dans l’espoir d’obtenir au moins une validation. Nous avons été très bien reçu de partout, les acteurs locaux ont directement suscité un réel intérêt pour notre événement et nous avons donc la chance de pouvoir proposer plusieurs dates à notre calendrier.

SRF : La communication du circuit est très bien faite avec un site vraiment professionnel, on retrouve des distances standardisées (Half SwimRunMan: 34.5 en 2017 et SwimRunMan 69.0 dans le futur) à travers les trois courses. C’est un peu un clin d’oeil au triathlon on dirait ?
AB: Forcément, il y a certaines similitudes dans la pratique du Swimrun et du Triathlon et nous avons donc opté pour une communication orientée triathlon pour que tout le monde parle le même langage.
SRF : Le profil des trois courses est il sensiblement le même (alpin, plat ou trail) ou bien chaque lieu a sa spécificité ?
En prendre plein les yeux et plein les pattes !

AB : Les 3 étapes (Half SwimRunMan 34.5) de 2017 auront un format technique similaire (30km de course à pied et 4.5km de natation). La

Florent
Florent

différence principale se trouvera au niveau du dénivelé (entre 1000 et 1500m de D+). Les parties course à pied seront majoritairement orientées trail avec quelques portions alpines à plus de 1600m d’altitude !
Autre différence notable, le milieu dans lequel les participants évolueront pourra changer du tout au tout entre deux étapes (forêts, montagnes, plateaux,…). Bref, tout pour en prendre plein les yeux et plein les pattes !

SRF : Le prix d’inscription est assez maîtrisé de notre point de vue par rapport à d’autres épreuves plus dispendieuses, que dirais tu à des nouveaux venus qui seraient un peu étonnés du ticket d’entrée dans le swimrun ?
AB : Qu’on fait notre maximum pour proposer à nos participants le meilleur rapport qualité/prix! Effectivement, le tarif (NB : 90€/personne) peut paraître plus élevé que ce qu’on a l’habitude de voir en tri ou en trail par exemple (je pense qu’on souffre un peu de cette comparaison aux yeux de la « pensée commune »), mais les parties de natation représentent un coût très important au niveau du dispositif de secours – rien n’est laissé au hasard de ce côté-là – et, derrière, il faut tout de même gérer un circuit à pied de 30km de qualité, et le sécuriser, sur des sentiers parfois durs d’accès et « rugueux ». Tout se mérite!
En résumé, une organisation de qualité engendre un coût fixe que l’on ne peut réduire pour quelque raison que ce soit. Le nombre de participants est volontairement limité à 150 binômes ; soit 300 chanceux qui auront le privilège d’évoluer dans des tracés soigneusement sélectionnés dus à une réflexion organisationnelle de longue date.
SRF : Si on parle de développement du circuit, il y a t-il un système de ranking qui est mis en place avec une course aux points à la fin de la saison ? Il y aura t-il plusieurs 69.0 en 2018 ? En France ou à l’étranger ?
reperages-verdon-2Les SwimRunMan n’ont pas de frontières !
AB : Pour cette première année, il n’y a pas de système de ranking, c’est une piste que nous étudions pour les années à venir pour donner le droit de participation aux SwimRunMan 69.0.
Le calendrier 2018 n’est pas encore définitivement arrêté à l’heure actuelle, la seule chose que je peux vous dire c’est qu’il y aura au moins un format 69.0 en 2018 et que, pour nous, les SwimRunMan n’ont pas de frontières !
SRF : Pour toi la délégation du Swimrun à la FFTri est elle une bonne chose ?
Trouver le meilleur compromis possible
AB: De part son évolution fulgurante ces deux dernières années et l’augmentation impressionnante de son nombre de pratiquants, il fallait s’attendre à ce que la pratique du Swimrun soit réglementée en France. Alors oui, je pense que la FFTri va apporter son expérience, sa rigueur dans l’organisation des événements et permettre de structurer la pratique du Swimrun, notamment en termes de sécurité. Toutefois, je pense qu’il faut veiller à ce que l’on puisse garder l’essence du Swimrun, son authenticité afin de ne pas aseptiser sa pratique. Ce sera tout l’enjeu entre les organisateurs et les dirigeants de la FFTri de trouver le meilleur compromis possible afin de satisfaire les pratiquants.
SRF : On te (vous) verra sur quelques courses en tant que swimrunner ?swimrunman
AB: De nous 3, celui que vous avez le plus de chance de croiser sur un Swimrun, c’est Bertrand, le triathlète de la bande, il en a loupé deux l’an dernier à cause d’une vilaine blessure mais cette année, il compte bien prendre un départ… et autant te dire qu’il aura plutôt intérêt de revenir en tant que Finisher, sinon il nous devra une tournée!
SRF : il y a t-il une question que tu aurais voulu que je te pose ?
AB : C’était très complet, je te remercie.
SRF : Merci de ton temps 🙂
AB : Merci à toi!

Sure-to-Sure Swimrun Luxembourg

Le premier swimrun au Luxembourg aura lieu le 24 Juin 2017. Le parcours est tracé dans le canton de Esch-sur-Sûre, bien connu pour ses forêts denses, et autour du lac de la Haute-Sûre. Au programme 22,4km de course à pied et 4,4 km de natation.

https://www.facebook.com/suretosure/