2017 Swimrun Equipment Test – les chaussures

Outre les combinaisons, les chaussures constituent l’élément le plus important dans l’équipement de swimrun. Premièrement, les chaussures doivent bien s’adapter aux pieds et être confortables. De plus, le comportement de la chaussure dans diverses configurations : forêt, rochers, singles à la fois sur terrain sec ou mouillé doit être pris en compte. Puisque vous allez devoir nager avec (du moins la plupart d’entre nous) il y a aussi l’aspect de l’évacuation de l’eau, et la performance dans l’eau. Néanmoins, il y a des points cruciaux à vérifier lorsque l’on envisage d’acheter une paire de running pour le swimrun : le poids et l’évacuation d’eau. Peut-être que vous regretterez la chaussure de running classique avec beaucoup de drop et de stabilité, mais la plupart des running de swimrun sont plutôt neutre et avec peu de drop. Dans le swimrun, c’est beaucoup une question de poids et de drainage mais aussi de la trainée hydrodynamique dans l’eau. Donc, le « plus » est le « moins » lorsque vous avez à nager avec vos running. Amorti ou stabilité ne sont pas les plus importants car les plus grosses sections de course à pied en swimrun font rarement plus de 8 ou 10 km.

Fin mars World of Swimrun (WoS), Swimrun France (SRF) et Swimrun Germany (SRG) se sont réunis à Marseille, France pour réaliser le 1er test d’équipement à l’échelle internationale. Pendant 4 jours, l’équipe a testé et discuté de produits issus de près de 40 marques d’équipement sportif, parmi elles, 10 modèles de chaussures de running. À l’inverse des conditions habituellement calmes de la Calanque de Sormiou, Marseille, le test s’est déroulé sous des conditions climatiques extrêmes, pluie, vents tempétueux, vagues importantes, fort courants puis enfin du soleil.

Chaque paire a été testée par l’équipe et notée de 1 (mauvais) à 5 (excellent), et s’il y avait une caractéristique notable, un commentaire a été écrit lors du test.

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Glossaire

Weight : poids

Overall comfort : confort global

Grip dry : accroche sur sec

Grip wet : accroche sur mouillé

Fit dry : tenue du pied dans la chaussure à sec

Fit wet : tenue du pied mouillé dans la chaussure

Inner slide : glissement du pied dans la chaussure

Comfort  on trail : Confort sur route typé trail

Comfort on tarmac : Confort sur bitume 

Brooks Pure Grit 4

Une paire légère de trail running avec un amorti souple. Le mesh supérieur est confortable quand il est au sec. Nous avons manqué de grip sur rochers mouillés. Quand les runnings sont mouillés, la chaussure s’alourdit et la tenue au pied diminue.

 

Icebug Acceleritas 5 RB9X

La paire gagnante du test avec l’inov-8 X-talon 200. L’Acceleritas est hyper flexible, dynamique avec une très bonne performance sur rocher mouillé grâce à sa semelle fait en matériau RB9X. Développée pour le swimrun, elle combine accroche, légèreté et drainage. Vous ne ressentirez pas son manque d’amorti tant que vous n’abordez pas des longues portions en run sur bitume (rare en swimrun). L’Acceleritas est l’une des rares paires testée qui peut se replier et se mettre sous la combinaison.

 

Icebug Zeal 3 RB9X

La Zeal a été conçue pour les courses à obstacles. Son accroche, comme l’Acceleritas 5 est excellente sur terrain sec ou mouillé. La protection latérale du pied dans la chaussure est un peu dure et raide, donc on l’a trouvé un peu rigide, mais elle reste bonne dans des conditions techniques. Le drainage est un peu moins efficace que la version 5

Inov-8 Roclite 290

La Roclite est une chaussure de trail très confortable avec l’accroche typique d’Inov-8. On apprécie sa performance sur les trails. Mais ce n’est pas une chaussure faite pour le swimrun. Dans l’eau la chaussure s’alourdit et la tenue du pied n’est plus assurée. Il y a d’autres chaussures d’Inov-8 qui sont bien plus adaptées pour le swimrun.

 

Inov-8 X-Talon 200

Voici notre seconde paire gagnante ! La X-Talon 200 allie la fameuse accroche de la marque Inov-8 et une bonne évacuation d’eau. Comme les Acceleritas, elles sont moins confortables sur le bitume. L’amorti n’est pas aussi dur que l’Icebug, elle est donc plus adaptée pour les longues parties en course à pied que l’Icebug. Son appellation « standard fit » autorise tenue et confort pour les pieds larges.

 

LaSportiva Bushido

Une autre célèbre paire de trail running. Son terrain de jeu est plus sur les trails techniques des Alpes. La semelle extérieure est assez dure et raide, elle procure un bon grip sur rochers, mais du coup elle manque de souplesse. Une bonne chaussure de trail mais seulement pas faite pour le swimrun.

LaSportiva Helios SR

Légère, bonne accroche sur la plupart des terrains et très confortable grâce à son épaisse semelle extérieure. Elle prend la seconde place à égalité avec la Salomon Amphib. Peut-être plus difficile à porter pour les pieds larges avec sa « coupe de pied italienne » relativement étroite.

Merrell Avalaunch Tough Mudder

Une autre paire de chaussure développée pour les courses à obstacles. L’Avalaunch est plus flexible et légère que l’Icebug Zeal. C’est la chaussure « surprise » du test. La petite guêtre en néoprène protège effectivement les lacets mais sur les longues portions de run elle a tendance à chauffer le pied.

Salming Elements

Bonne  accroche, bonne évacuation d’eau. En 2016, elle fut une des premières chaussures dédiées au swimrun. Il n’y a pas eu de modifications depuis sur ce modèle. Dans notre test elle a été notée dans la moyenne sur la plupart des critères.

 

Salomon S-Lab XA Amphib

La plus onéreuse des chaussures de notre test comparatif. Bonne accroche comme attendue pour une chaussure Salomon. Elle a été notée comme la meilleure en évacuation d’eau et son comportement dans l’eau. C’est aussi une des paires que l’on peut replier et ranger dans sa combinaison.

Vivobarefoot Primus Trail Soft Ground

Vivobarefoot est devenu un partenaire technique du circuit ÖtillÖ, ils développent leur propre modèle de swimrun. Dans notre test nous avons eu seulement accès à leur modèle de trail running qui n’est pas très équilibré d’après nous. Une chaussure légère minimaliste avec une semelle épaisse et lourde. Parfaite pour se plier grâce à une grande flexibilité. Mais nous ne la recommandons pas pour les longs runs. Vous devrez être aguerris en termes de zéro drop si vous partez avec cette paire de chaussure.

Pourquoi se soucier d’un critère de « pliabilité » pour une chaussure ?

La grande majorité des swimrunners n’enlèveront jamais leurs chaussures avant une partie de nage, bien qu’il a été prouvé par des nageurs performants que l’on peut nager plus vite sans. Mais alors où les ranger ? Les mettre dans un sac bouée derrière vous est envisageable à l’entrainement, mais certainement pas en compétition. Alors l’unique possibilité est de les ranger à l’intérieur de la combinaison. La plupart des exemples montrent un rangement au creux des reins sous la combinaison. Et même plus rarement sous la combinaison au niveau des cuisses. Ce positionnement dans la combinaison nécessite une flexibilité du matériau afin de plaquer et faire épouser la chaussure au corps.

C’est à vous d’essayer ce qui marche pour vous – perdre du temps à nager avec des chaussures ou bien perdre du temps à les sortir et les remettre.  Et penser à débarquer hors de l’eau pieds nus – ce n’est pas toujours une bonne option.

Est-ce que ma paire de trail running bien aimée est faite pour le swimrun ?

Pourquoi pas – Notre test n’est pas une étude exhaustive. Tout d’abord, sortez et testez vos chaussures en conditions mouillées pour se rendre compte si elles sont ok. Vous n’avez pas à aller directement nager avec, simplement faites quelques pas dans une rivière ou cours d’eau pour les immerger. Puis allez courir : sont-elles toujours ajustées à vos pieds ? Se sont-elles gorgées d’eau ? Si tout est ok, alors la prochaine étape est d’essayer de nager avec.

Ne soyez pas trop soucieux des ampoules potentielles. Ce n’est pas vraiment un problème lorsque tout est ajusté : vous, l’eau, les chaussures et les chaussettes ( !). Les chaussettes feront office de protection contre les gravillons ou grain de sable que l’on trouve sur les plages ou aux abords de lacs. Pour les chaussettes nous recommandons d’avoir une légère compression pour un bon ajustement même lorsqu’elles sont mouillées. Taille basse ou haute, cela dépend de vos goûts.

Faites-vous plaisir ! Sortez et venez essayer ce sport sensationnel.

Cordialement – Les équipes de WoS, SwimRun France & SwimRun Germany

Merci !

Nous tenons à remercier tous les fabricants qui nous ont aidés en nous fournissant l’équipement pour nos tests :

AquaShpere Bagheera * Barracuda * BrooksCamaro Colting Decathlon Garmin Glorify Gococo Head Huub Icebreaker Icebug

Inov-8

La Sportiva Malmsten Merell Mobi * Mugiro Nabaji New Wave Nike Nu Orca Pan Utter Racepaddle

Rando Running Marseille

Restube

Salomon Sony Speedo Strokemakers Suuntoo TYR Vivobarefoot Zoggs Zone3 www.swimrunshop.eu www.wiggle.co.uk

Nous voulons aussi remercier tout particulièrement www.randorunning.com Marseille (Alexandre Terral) de nous avoir aidé pour la logistique, les parents de Fix de nous avoir hébergé et finalement à vous tous swimrunners pour vos échanges et vos nombreuses intéressantes questions.

N’oubliez pas de lire aussi :

  • le test comparatif des combinaisons : ici
  • le test comparatif des lunettes : ici

2017 Swimrun Equipment Test – les combinaisons

Les combinaisons sont incontestablement une pièce maitresse dans la panoplie d’un swimrunner tant à l’entrainement qu’en compétition. Elle doit pouvoir assurer une bonne flottaison, une isolation thermique dans l’eau mais aussi être adaptée à la course à pied en ouvrant les fermetures dorsales ou ventrales, voire carrément en baissant la partie supérieure  de celle-ci au niveau des hanches durant des conditions de chaleur importantes. C’est une différence majeure comparée aux combinaisons utilisées pour l’eau libre ou triathlon, elles, uniquement destinées à être portées en natation. Une bonne combinaison de swimrun doit s’ajuster au corps correctement, or nous avons tous différents besoins. Car nous sommes bâtis d’une certaine façon, c’est-à-dire en terme scientifique nous présentons des différences morphologiques : mésomorphe, endomorphe ou ectomorphe (voir graphique ci-dessous)

Fin mars World of Swimrun (WoS), Swimrun France (SRF) et Swimrun Germany (SRG) se sont réunis à Marseille, France pour réaliser le 1er test d’équipement à l’échelle internationale. Pendant 4 jours, l’équipe a testé et discuté de produits issus de près de 40 marques d’équipement sportif, parmi elles, 10 combinaisons différentes de swimrun. À l’inverse des conditions habituellement calmes de la Calanque de Sormiou, Marseille, le test s’est déroulé sous des conditions climatiques extrêmes, pluie, vents tempétueux, vagues importantes, fort courants puis enfin du soleil.

Puisque la plupart des courses ont un ratio de natation inférieur à 20%, la sensation à pied et les qualités de la combinaison en mode running sont vraiment essentielles. La difficulté de comparer les combinaisons entre différents modèles vient du fait que certaines sont livrées entières (couvrant l’extrémité de jambes) alors que d’autres sont à la base coupées au dessus du genou (e.g. shorty). Toutefois comme la majorité des swimrunners finissent par couper leur wetsuit, notre test a pris le parti de traiter tous les modèles comme s’ils avaient une version coupée au genou.

Chaque item a été testé par l’équipe et noté sur un score entre 1 (mauvais) à 5 (excellent), et s’il y avait une caractéristique ou une fonctionnalité notable, un commentaire écrit a été consigné lors du test.

glossaire:

Overall evaluation score : note globale

Brand : Marque, fournisseur

Year Launched : Année de sortie

Approximate price : Prix moyen

Material used : Matériau utilisé

Zipper placement : Position des fermetures zip

Pull-cord attachment : Point d’ancrage pour tractage

Whistle : Sifflet

Pocket displacement : position des poches

Reinforced buoyancy : flottabilité renforcée

Gender : Sexe

Vainqueur au général

Même si les modèles testés visent des marchés niches différents, le vainqueur au général s’est révélé être la combinaison 2017 Colting SR02. Sa souplesse, son hydrodynamisme et ses qualités en course à pied ont fait d’elle la combinaison favorite de l’équipe. La médaille d’argent revient à la nouvelle 2017 Orca RS1, coupée court aux jambes et un sentiment globalement positif en nage et en course à pied. La dernière à être sélectionnée dans le trio de tête est la nouvelle marque entrante sur le marché : l’Utter Pan. Néanmoins, ce choix s’est fait de très peu tant les autres combinaisons présentes dans le test avaient une note globale très proche.

 

 

 

 

 

 

Colting SR02 : la gagnante du test et la favorite de l’équipe des testeurs

Durant le weekend de test, la Colting SR02 est vite devenu l’élue de l’équipe. Elle était non seulement la plus rapide dans l’eau, mais elle était celle qui procurait les meilleures sensations en course à pied. Cette combinaison possède des panneaux de matériau à l’élasticité spécifique course à pied derrière les cuisses et au niveau des fessiers. Des panneaux de 1.5 mm sont situés sur le coté des cuisses afin de procurer un degré de liberté maximale aux jambes. L’ajustement général est excellent et la Colting SR02 fait presque office de seconde peau. Même si la conception de la Colting est destinée à toutes les corpulences, le morphotype endomorphe (voir schéma plus haut) aura la sensation d’être comprimé au niveau du torse étant donné que les 4 poches devant ont tendance à limiter la flexibilité du matériau. Toutefois, les fermetures avant et arrière autorisent facilement le pliage du haut de la combinaison autour des hanches pour une meilleure ventilation. La Colting a offert la meilleure flexibilité au niveau des épaules lors du test de nage et n’a pas engendré d’irritations au niveau du cou (un défaut assez commun pour de nombreuses combinaisons). Les panneaux d’épaisseur importante sur le devant des cuisses apportent une flottabilité accrue exemptant l’utilisation d’un pull-buoy. Les 4 poches antérieures nous ont semblé un poil petites, deux d’entre elles ne disposant pas de velcro de fermeture dans l’optique de faciliter la sortie ou entrée de matériel.

La Colting est vendue avec jambes longues, mais la plupart des gens vont en couper le bas,  et les garder comme manchons, voire les utiliser avec les Swimcalf Colting (chaussette longue avec coussinet antérieur intégré de 14 ou 15 mm d’épaisseur)

 

ORCA RS1 : un restyling 2017 à succès

La nouvelle Orca RS1 attire l’œil c’est certain, et l’équipe a apprécié son design et couleurs. Cette combinaison intègre des nouveautés par rapport au modèle 2016 qui comportait deux zips, jambes courtes, manches longues et un panneau de 6 mm sur le devant des cuisses pour accroitre la flottabilité. Le modèle 2017 Orca RS1 débarque avec jambes courtes, manches longues amovibles et sans fermeture zip arrière. À l’utilisation le retrait et enfilage des manches s’est bien passé, une fois les manches passées aucune entrée d’eau n’est à déplorer entre la combinaison et les manches amovibles. C’est une option très intéressante lors des passages en eau plus ou moins froide. La combinaison peut toutefois paraître serrée pour les personnes ayant des bras forts. Les désormais 10 mm de néoprène (au lieu des 6 mm de 2016) sur les cuisses engendrent une bonne flottabilité et position dans l’eau. La plupart des athlètes utilisant l’Orca pourront probablement se passer du pull-buoy tant la flottabilité est de celle-ci est notable. Le comportement de la Orca RS1 en mode running s’est révélé meilleur qu’anticipé,  la surépaisseur de néoprène ne nous a pas dérangé. L’équipe a néanmoins fait part de son manque de zip au niveau du dos. Sans ce zip arrière il est pratiquement impossible de se dévêtir,  replier la combinaison sans aide extérieure. Le zip avant a semblé un peu fragile à l’instar du modèle 2016. La taille de la poche arrière est bonne et nous avons apprécié le détail de la poche avant pour y placer le sifflet. Bien vu !

 

UTTER PAN : une nouvelle marque se lance dans le grand bain du Swimrun

Cette nouvelle marque française (Utter Pan) vient de lancer sa toute première combinaison de swimrun. L’équipe a eu le sentiment que c’est un bon produit d’entrée de gamme qui combine de nombreuses options habituellement présentes sur des produits haut de gamme. Lorsque l’on associe cette combinaison (fournie déjà coupée aux genoux) avec les manchons Utter Pan (vendus à part) la position et flottabilité  dans l’eau sont bonnes.

L’épaisseur plus fine de la combinaison au niveau des épaules forunie une flexibilité adéquate lors de la nage. Les panneaux bleus lui donnent aussi une esthétique et un touché distinctif. La partie renforcée inférieure, nous a semblé plus robuste et résistante à l’usure et au déchirement. Deux importante poches intérieures autorisent le stockage de matériel ou d’alimentation, néanmoins la poche extérieure à l’arrière pourrait être améliorée : le zip est un peu trop étroit pour un accès facile. Bien qu’elle possède un zip avant et arrière, l’Utter Pan n’est pas au même niveau en termes de ventilation que d’autres combinaisons avec deux zips. La partie supérieure est plus difficile à enlever prinicipalement dû à un zip arrière plus petit car bridé par la place tenue par la poche arrière. La combinaison est confortable en mode course à pied, toutefois combinée avec les manchons au mollets, nous avions la sensation qu’elle était un peu lourde.

Mako : nouvel entrant dans le marché du swimrun pour une marque renommée du triathlon

La marque Mako est plus connue pour ses combinaisons hyper rapides de triathlon. Elle vient de sortir sa première combinaison de swimrun qui a été vraiment appréciée par l’équipe comme un bon produit d’entrée de gamme. La combinaison comporte une majorité d’options que l’on trouve sur des produits haut de gamme. La combinaison vient avec les jambes courtes et manches longues, une configuration adaptée dans la plupart des cas. Durant la nage, la Mako procure une bonne sensation de glisse avec une bonne liberté de rotation des épaules. Les swimrunners débutants auront besoin probablement d’ajouter un pull-buoy pour plus de flottabilité et une position dans l’eau plus élevée.

La Mako présente des panneaux avec une élasticité importante dans des zones clés pour augmenter la flexibilité. Nos avons aimé la bonne répartition  de ceux-ci lors de la course à pied, permettant le mouvement de la foulée. Le matériau renforcé à l’arrière inférieur du dos devrait aider à la longévité. Les deux grands zips avant et arrière facilitent la ventilation et le pliage de la combinaison autour des hanches. La capacité des poches nous a semblé un peu limitée, une intérieure et une extérieure. La poche extérieure étant un peu trop dure à atteindre pour des swimrunners manquant de souplesse du haut du corps.

Huub Amphibia : une ancienne favorite

La Huub Amphibia, depuis longtemps, jouit d’une fameuse renommée et fut la combinaison favorite de nombre d’entre nous et ce fut encore le cas au cours du week end de test. L’Amphibia, lors de sa sortie en 2016, a eu un fort succès populaire et elle est encore très compétitive avec son design sobre, équilibré et ses nombreuses options. Même si cette combinaison n’était pas aussi rapide que certaines autres, elle avait une bonne sensation de nage et une bonne liberté de mouvement des bras. Cependant la plupart des athlètes auront besoin d’y ajouter un pull-buoy dans le but d’améliorer la flottabilité, surtout si on décide de couper l’Amphibia au dessus des genoux. La force de cette combinaison vient lors de la course à pied où sa flexibilité inférieure fait la différence. Courir avec la partie supérieure de la combinaison au niveau des hanches se révèle très bonne notamment en terrain technique. Quelques testeurs ont eu des irritations au niveau du cou, mais ce modèle de 2016 est encore compétitif et pertinent.

 

 

Camaro – La combinaison la plus flexible du marché

Quand Camaro a sorti l’Utö Pulsor 2.0, les concepteurs ont pris une direction très différente du reste de la compétition. Avec seulement un très grand zip en biais sur le devant, un type de néoprène extrêmement flexible, ce fut le premier wetsuit complet où l’on pouvait courir confortablement dedans. Cela a inspiré les développements actuels des autres combinaisons sur le marché avec l’intégration de matériaux élastiques sur les parties inférieures pour la course à pied. Ce fut aussi la première à proposer des poches au niveau du bas du dos. L’équipe a particulièrement apprécié la capacité de l’Utö Pulsor 2.0 en course à pied. Elle est hyper flexible et l’ajustement est très confortable aussi bien en course à pied que dans l’eau. C’est une combinaison que l’on n’a pas besoin de couper, le matériau apporte une bonne flottabilité, toutefois l’équipe a eu encore le sentiment d’avoir besoin d’y adjoindre un pull-buoy.

 Dans l’Utö Pulsor 2.0, on ne surchauffe pas autant comme les autres combinaisons. Néanmoins, nous avons eu des difficultés à la serrer complètement au niveau du cou lors de la natatation et l’aimant placé sur le devant n’a pas remplit sa fonction comme prévu. Les deux poches dans le dos se révèlent facilement accessible et disposent de suffisamment de poches pour stocker les besoins en hydratation et en alimentation.

 

 

Head Rough – La grande « tout terrain »

La Rough fut une des premières combinaisons sortie sur le marché. La seule amélioration apportée pour cette année 2017 fut une amélioration au niveau du cou afin d’éviter les irritations. L’équipe a particulièrement aimé la polyvalence de ce modèle Head, et surtout le sentiment de tenir une combinaison quasi indestructible. La combinaison offre une très bonne possibilité de ventilation lors de la course à pied mais le matériau robuste vient avec un impact négatif sur la vitesse de nage.  La combinaison est très facile à couper. Zip avant et arrière, flexibilité du matériau rend le déshabillage au niveau des hanches facile. Les deux petites poches intérieures sont assez grandes pour accueillir des flasques ou gels. Devant et derrière se trouvent un anneau pour y attacher une corde de traction. L’équipe a senti que ce modèle serait pertinent comme combinaison de rechange ou en back up lors de compétitions ou entrainements. Elle est très visible dans l’eau c’est pourquoi elle reste le meilleur choix en eau libre lorsqu’il y a beaucoup de circulation en mer ou lac. Vous avez là un produit très polyvalent et adapté pour tous types de sports aquatiques.

 

 

Head Race – la meilleure combinaison globale de la marque Head

À l’origine lorsque la Head Race fut lancée, elle était clairement destinée à occuper le tiers supérieur de la gamme des wetsuits. À l’époque c’était probablement la meilleure combinaison sur le marché. Cependant, avec les derniers développements, elle est devenue un choix privilégié dans la moitié supérieure du marché. L’équipe a reconnu qu’elle était globalement un bon produit, avec un bon ajustement à la fois en termes de running et de nage. Elle est assez flexible des épaules autorisant une bonne rotation des bras, avec des panneaux supplémentaires renforçant la flottabilité, elle maintient le corps dans une position haute dans l’eau. Toutefois, nous sommes tombés d’accord sur le fait qu’il faudrait couper la combinaison à hauteur de genoux pour bénéficier d’une meilleure flexibilité en course à pied. La Race constitue le meilleur compromis de la gamme Head, elle est censée satisfaire aussi bien les débutants que les plus expérimentés. Notons que plusieurs membres de l’équipe ont constaté des irritations au niveau du cou, et que le néoprène en surface nous a paru assez fragile lorsque nous descendions sur nos fesses dans les parties trails un peu techniques, ou autour de la cuisse, là où les cordes du pull-buoy de swimrun s’enroulent.

 

 

Head Aero – un vrai diamant pour certains

L’Aero a été une des favorites parmi de nombreux swimrunners depuis sa sortie sur le marché fin 2016. Avec une partie en matériau néoprène située sur la moitié supérieure du corps et une partie élastique « stretch » sur la moitié inférieure, cette combinaison apporte des sensations de swimrun à un autre niveau. Un autre choix fut l’option d’enlever la fermeture zip dorsale, laissant l’impression que l’on n’enlève pas cette combinaison, on ventile seulement avec l’ouverture frontale. C’est un choix attractif  pour des courses sprint. Ceci dit le compromis est que pour enlever le haut, il y a besoin de l’assistance de son partenaire, et que le matériau très élastique de la partie basse vient avec une perte d’une cruciale flottabilité. L’équipe fut obligée de compenser en utilisant des pull-buoy plus grands afin d’avoir une position adaptée dans l’eau. Néanmoins, l’impression globale de l’équipe de testeurs est positive, l’Aéro est probablement faite pour certains types de personnes avec certains types de course.  Plusieurs testeurs, s’ils reconnaissent un bon ajustement avec la partie supérieure en néoprène, ont été surpris par le manque d’ajustement au niveau des jambes, avec l’apparition de plis au niveau du genou et de la cheville, spécialement après avoir sauté dans l’eau les pieds d’abord auparavant.

 

Head Base – La combinaison de swimrun « historique »

La Head Base fut la 1ère vraie combinaison « historique » de swimrun à faire son apparition sur le marché, et les premiers batch de production ont eu souffert de soucis de matériau ou de couture. À l’heure actuelle, la Base est une bonne combinaison d’entrée de gamme pour débutant. Les testeurs ont trouvé le matériau utilisé par la Base un peu lourd. Les tailles ont semblé être choisies de manière  insuffisamment précise, et certains membres ont eu du mal à trouver la taille avec le bon ajustement. L’usage en course à pied et natation est ok, elle dispose d’un zip avant et arrière qui offre une bonne ventilation, c’est un produit suffisamment bon si vous débutez. Il y a eu quelques irritations au niveau du cou pour plusieurs membres de l’équipe, et le matériau, comme pour l’Aéro nous a paru fragile. Désormais, il y a plein de choix de combinaison dans la même gamme de prix sur le marché.

N’oubliez pas de ranger, pour du stockage longue durée, votre combinaison à l’envers (la partie extérieure lisse retournée à l’intérieure), pliée ou roulée dans une pièce au frais et  à l’ombre. Ne jamais la laisser trop longtemps sur un cintre, particulièrement exposée au soleil ou lumière vive. Faites particulièrement attention à l’effet de rétrécissement de la combinaison entre saisons.

Merci !

Nous tenons à remercier tous les fabricants qui nous ont aidés en nous fournissant l’équipement pour nos tests :

AquaShpere Bagheera * Barracuda * BrooksCamaro Colting Decathlon Garmin Glorify Gococo Head Huub Icebreaker Icebug

Inov-8

La Sportiva Malmsten Merell Mobi * Mugiro Nabaji New Wave Nike Nu Orca Pan Utter Racepaddle

Rando Running Marseille

Restube

Salomon Sony Speedo Strokemakers Suuntoo TYR Vivobarefoot Zoggs Zone3 www.swimrunshop.eu www.wiggle.co.uk

Nous voulons aussi remercier tout particulièrement www.randorunning.com Marseille (Alexandre Terral) de nous avoir aidé pour la logistique, les parents de Fix de nous avoir hébergé et finalement à vous tous swimrunners pour vos échanges et vos nombreuses intéressantes questions. Et n’oubliez pas de tester la combinaison dans des conditions réelles, puisque la seule façon d’ajuster proprement le produit c’est d’aller dans l’eau.

Par des swimrunners – Pour des swimrunners

2017 Swimrun Equipment Test – les lunettes

Team WoS, SRF, SRG

Il existe de nombreux types de lunettes sur le marché. Il peut être assez difficile de se décider pour laquelle opter. Sommairement, on doit choisir entre acheter une paire de lunette confortable avec joint large siliconé (ou mousse) ou bien une paire qui s’adapte strictement au pourtour de vos yeux. Il faut aussi prendre en compte s’il y a un usage pour la compétition ou entrainement.

Il y a des avantages et désavantages pour chaque type.

Fin mars World of Swimrun (WoS), Swimrun France (SRF) et Swimrun Germany (SRG) se sont réunis à Marseille, France pour réaliser le 1er test d’équipement à l’échelle internationale. Pendant 4 jours, l’équipe a testé et discuté de matériel issu de près de 40 marques d’équipement sportif, parmi elles, 9 paires de lunettes de swimrun. À l’inverse des conditions habituellement calmes de la Calanque de Sormiou, Marseille, le test s’est déroulé sous des conditions climatiques extrêmes, pluie, vents tempétueux, vagues importantes, fort courants puis enfin du soleil.

Chaque item a été testé par l’équipe et noté sur un score entre 1 (mauvais) à 5 (excellent), et s’il y avait une caractéristique ou une fonctionnalité notable, un commentaire écrit a été réalisé lors du test.

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Vainqueur au général

Bien que les différents types de lunettes n’ont pas le même objectif, la paire gagnante au général s’est révèlée être la Huub Aphotic. Le consensus de l’équipe est que la Huub présente le meilleur compromis performance et sensation à la fois sur terre et mer. Les lunettes s’adaptent bien à la fois sur le visage et sur la tête. En seconde place (et presque à égalité) viennent les colorées TYR Special Ops 2.0 avec plus ou moins les mêmes attributs. La troisième place est occupée (à égalité) par l’Orca Killa 180 et la Head Venom. On peut dire sans prendre de risque que même si les lunettes minimaliste (type suédoises) causent moins de trainée hydrodynamique et sont moins chères, les testeurs ont penché pour les lunettes avec joints.

La moins chère

Si vous êtes contraint en terme de budget, nous vous recommandons de choisir des minimaliste telles la Malmsteen ou Speedo. Néanmoins elles peuvent se rayer et casser facilement, mais elles sont peu onéreuses, et acheter en gros peut vraiment tirer les prix vers le bas.

Meilleure performance dans l’eau

Si vous désirez peu de trainée dans l’eau, alors nous vous conseillons d’opter pour les versions minimalistes, mais si vous avez l’intention de « swimrunner » en eau libre avec des vagues, du vent, le masque est une excellente option. Cela protègera votre visage tout en conservant un bon champ de vision sous et sur l’eau.

Les plus faciles à porter en courant

Sur ce point l’équipe était partagée. Les lunettes avec joints comme Orca, Tyr et Huub étaient très facile à enlever et à remettre sur la tête. Cependant les porter autour du cou représentait une gêne parfois. Les lunettes de type suédoises n’avaient pas cet inconvénient dû à leur faible poids et tailles. Toutefois l’élastique très lache des minimalistes  rend plus difficile de les fixer sur les yeux rapidement avant d’entrer dans l’eau.

Meilleure résistance à la buée

Aucune lunette n’y résiste. Ce n’est qu’une histoire de temps avant que la buée s’installe. Dans notre test Huub a résisté le plus longtemps.

La plus confortable

C’est sans aucun doute le type masque qui s’est révèlé le plus confortable avec un important et agréable effet de plaquage (succion ?)  au visage sans répercussion délétère sur les yeux.

Les nombreuses options offertes par tous les types de lunettes rendent difficile le choix d’achat. Il n’y a pas que le type d’ailleurs, le choix s’effectue aussi en termes de type de verres, de performance en mer ET sur terre, entrainement ou compétition. Nous vous recommandons de toujours essayer avant d’acheter mais si vous ne pouvez pas, nous vous conseillons notre top 3.

Nous tenons à remerciers tous les équipementiers qui nous ont aidé à faire ce test:

AquaShpere

Bagheera

‘Barracuda’

Brooks

Camaro

‘Carbon-MoM’

Colting

Decathlon

Garmin

Glorify

Gococo

Head

Huub

Icebreaker

Icebug

Inov-8

La Sportiva

Malmsteen

Merell

Mobi

Mugiro

Nabaji

New Wave

Nike

Nu

Orca

Pan

Racepaddle

Rando Running Marseille

Restube

Salomon

Sony

Speedo

Strokemakers

Suuntoo

TYR

Utter

Vivobarefoot

Zoggs

Zone3

www.swimrunshop.eu

www.wiggle.co.uk

Nous voulons aussi remercier tout particulièrement www.randorunning.com Marseille (Alexandre Terral) de nous avoir aidé pour la logistique, les parents de Fix de nous avoir hébergé et finalement à vous tous swimrunners pour vos échanges et vos nombreuses intéressantes questions.

Par des swimrunners – Pour des swimrunners

#srgeartest2017

/The WoS Team, Swimrun France & Swimrun Germany

Le swimrun s’organise sur les réseaux sociaux

Marque de notre temps, le Swimrun n’échappe pas aux réseaux sociaux. La diffusion exponentielle de l’information a permis l’essor grandissant de ce sport venu de Suède. Si la FFTRI n’a pas laissé passer l’opportunité en prenant la délégation pour une durée de quatre années, pour l’instant les éléments moteurs sont présents surtout sur internet.

Il n’existe pas encore de club 100 % Swimrun, alors les swimrunners s’organisent autrement, à l’aide de Facebook, ils se créé des groupes locaux de swimrunners. A l’instar du tout nouveau Swimrun Toulouse community qui s’est créé, son initiateur Simon Marchal, nous explique sa démarche et ses motivations.

Swimrun France: Hello Simon, peux-tu te présenter brièvement ?

Simon Marchal: Issu du monde de la course à pied sur route, la monotonie de ce sport pour ma part m’a poussé à faire varier l’effort dans la même course je me suis donc tourné vers le duathlon et le triathlon. Ces enchaînements me correspondant bien je me suis alors orienté vers la nature avec le raid multisport que je pratique maintenant depuis quelques années. Le Swimrun est nouveau pour moi je n’en fait que depuis 1 an environ.

SRF : Comment as-tu connu le Swimrun ?

SM : J’ai connu le Swimrun grâce à la vidéo d’”intérieur sport” sur ötillö (NDLR, les exilés)

SRF : Quelles sont tes motivations pour créer une communauté SR sur FB ? Pourquoi passer par la case réseau sociaux au lieu d’un club ?

SM : mon principal objectif est de rassembler les gens autour d’une passion, mon second objectif est de faire découvrir ce sport à des personnes curieuses d’y gouter sans les contraintes d’une compétition leur paraissant inaccessible car trop difficile et inquiétante. Mon dernier désir est de transmettre mes connaissances au moins connaisseurs et de me nourrir de celles des plus expérimentés.

Les réseaux sociaux sont un moyen simple et rapide de créer un événement qui peut toucher monsieur et madame tout le monde; de la personne qui cherche à pratiquer ce sport à celle qui ne savait pas que ça existait.

SRF :Qu’aimes-tu dans ce sport ?

SM :Un coup de foudre !! J’aime que l’association de 2 éléments naturels opposés nous offre la possibilité de nous déplacer plus loin plus longtemps. De plus ce moyen de déplacement permet d’explorer des endroits inaccessibles autrement.

J’aime ce sport car il force le corps et l’esprit à s’adapter à une pratique nouvelle bardée “d’inconfort” quant au matériel à transporter ainsi qu’aux moyens de s’alimenter et se nourrir, c’est un vrai défi. J’aime le fait de s’adapter à son binôme et partager avec lui les émotions qu’une épreuve sauvage, nouvelle et parfois inquiétante peut procurer.

Le Swimrun est aussi un très bon complément du trail et du vélo dans la mesure où la natation est clairement conseillée pour l’organisme, mais compter les carreaux en piscine repousse beaucoup de monde.

SRF :Du coté de Toulouse, quels sont les principaux spots d’entrainements ?

SM :Sur Toulouse la base de loisir de LA RAMEE est un spot intéressant sans difficulté majeures en termes de distances (lac de 3,5km de circonférence) et de dénivelé. A 35 min de Toulouse il y a le lac de st féréole à Revel qui présentera plus de technicité sur les parties trail et le lac de la Thésauque vers Nailloux qui accueille le triathlon du Lauraguais tous les ans. Le top pour nous serait de pouvoir nager en mer, elle nous nargue à 1h30 de chez nous…

SRF :Au niveau des athlètes, le SR est-il un peu mieux connu qu’il y a 1 an, quel est le profil de sportif qui s’intéresse au SR dans ta région ?

SM :Les sportif traileurs, triathlètes et raideurs savent maintenant ce qu’est le Swimrun contrairement à il y a 1 an ou quand je disais ce que je faisais il fallait sortir le mode d’emploi

SRF :Que conseilles tu comme équipement de base à avoir pour les débutants qui veulent se lancer dans le Swimrun du coté de Toulouse ?

SM :j’ai commencé avec une combinaison shorty de kayak, un pull boy, mon bonnet et mes lunettes de piscine. Je pense que c’est la base au moins pour gouter aux eaux des lacs de la zone quand ils commencent à frôler les 18° 19°. Ah si… important… un binôme ou un groupe de passionnés…

SRF :Dans un ou deux ans comment vois-tu cette communauté ?

SM :La famille du Swimrun s’agrandit très très vite et beaucoup de membres de celle-ci deviennent immédiatement addict. Je pense donc que la France entière verra fleurir d’ici 1 an plein de communautés locales. De mon point de vue, les plus visionnaires développeront des séjours inédits Swimrun “all inclusive” dans très peu de temps et d’autres tenteront de constituer des clubs. Jean-Christophe BASTIANI s’est lancé dans la création d’un Swimrun camp, c’est un projet extra plein d’avenir qui va se développer d’ici la fin de l’année de façon considérable une fois que le Swimrun sera démystifié et un peu plus populaire. Et la concurrence  fera son apparition. 

Aussi la réactivité des marques de matériel à réviser leurs prix et leurs gammes de produits rendra d’ici 2 ans ce sport plus accessible financièrement.

SRF : Il y a une question que tu aurais voulu que je te pose ?

SM :Oui, « pense tu que le SR puisse être pratiqué seul ou à plus de 2 ? »  Ma réponse : Le SR ne doit absolument pas être pratiqué seul pour la simple et bonne raison que les sensations ressenties doivent être partagées outre le côté sécurité et entre aide. Il serait top un jour de pouvoir faire un SR en équipe de 4 et même d’intégrer cette épreuve sur les raids.

SRF : merci Simon

https://www.facebook.com/Swimrun-Toulouse-Community-429536014078331/

De la Riviera à la Croatie

Kate Williams et Alex Bermond de l’équipe Swimrun The Riviera nous font partager leur course épique au résultat impressionnant. Merci !

Dès notre arrivée à Hvar, le ton était donné. Un vent à plus de 50km/h et une houle atteignant presque 1 mètre. On savait d’ores et déjà que la course allait se jouer en natation.

Le briefing du samedi allait nous faire découvrir un nouveau parcours avec des modifications surtout en natation mais bien au contraire, Michael Lemmel nous a mis tout de suite dans le bain : pas de grosses modifications juste un décalage de la grande traversée de 3km plus à l’intérieur de la baie pour éviter que «les binômes ne s’échouent à Venise».

Vu les conditions de course, nos sentiments étaient partagés entre excitation et angoisse.

Prêts pour l’aventure!

OtilloLe lendemain, petit-déjeuner frugal et direction le port d’Hvar équipés et prêts pour l’aventure!
9.20 départ de la course comme pour un 400m. Tous les binômes sont à fond avec une première natation en paquet et, déjà, on se retrouve à la queue leu leu sur le chemin côtier. Jusqu’ici tout va bien. Petit aller-retour sur les pistes pour récupérer notre bouée de balisage obligatoire pour la grande traversée. Nous pointons à la 8ème place en binôme mixte.

ÖTILLÖ HVAR - 2017. Foto: JakobEdholm.comC’est parti pour 3km de nage dans une mer déchaînée avec un très fort courant latéral. Impossible de déterminer avec exactitude le point d’arrivée à cause d’un balisage presque inexistant. On voyait d’ailleurs les équipes dériver une par une. Notre seul véritable point de repère était derrière nous et, grâce à cela, nous avons pu trouver une trajectoire optimale pour éviter la distance en plus. Ayant choisi de ne pas s’encorder, nous tâchons également à rester à  moins de 10m l’un de l’autre – ce qui est loin d’être évident !

Enfin, nous visualisons la baie d’arrivée avec une bouée de balisage. Nous étions donc bien sur la bonne direction. Plus aucun binôme visible devant nous mais derrière, tous suivent notre trajectoire. Nous touchons terre, acclamés par un public chaleureux. Malheureusement, tout le monde n’a pas eu la même chance que nous. Un cut-off impitoyable a stoppé net un bon nombre d’équipes, plus celles récupérées par bateau avant même d’arriver sur la terre promise car elles dérivaient … vers Venise.

Un véritable plaisir pour les yeux

ÖTILLÖ HVAR - 2017. Foto: JakobEdholm.comS’enchaînent alors petites îles et traversées dans une eau bleutée, magnifique paysage alternant course trail en pleine garrigue et barres rocheuses très techniques. Un véritable plaisir pour les yeux. Sur cette portion-là, 3 binômes mixtes nous dépassent, plus expérimentés sur ce type de parcours. Pour regagner le port de Hvar, il nous reste une dernière traversée plus exposée au vent, où le race director Michael Lemmel en personne nous fait le briefing avant d’attaquer cette section de nage. Les consignes sont simples, tirer plus à droite face au vent pour éviter une dérive certaine. Nous misons quitte ou double sur une autre stratégie d’orientation en eau libre qui nous fait remonter 3 places en équipe mixte. Retour sur Hvar, à mi-parcours de la course, annoncé en 7ème position et annulation des 2 dernières natations. Une évidence vu que le vent ne faiblissait pas.

ÖTILLÖ HVAR - 2017. Foto: JakobEdholm.comNous attaquons une ascension dans la vieille ville par une série de marches, direction la Forteresse. De là, nous admirons la vue panoramique de la ville et des îles, mesurant enfin la beauté des paysages. Nous entamons une section de trail d’environ 5km à travers la garrigue, surplombant les corniches et les criques qui découpent la côte de cette magnifique île. Une grosse descente nous attend avant la dernière section de natation où nous pensons à bien nous alimenter. Et plouf dans une super eau bleue azur abritée du vent qui nous a bien rafraîchi. Comme nager dans un aquarium sans aucune contrainte. Un pur bonheur. Sur la fin de la natation nous doublons un binôme mixte qui avait l’air épuisé dans leur nage. Cela a nous a bien remotivé et c’est parti pour la dernière section de course à pied d’environ 15km.

Une montée raide nous attend sur au moins 2km avec marche forcée et, enfin, on se libère de notre couche de néoprène, une vraie bouffée d’air. Soudain, apparaît le binôme mixte que nous venons de doubler dans l’eau, nous laissant sur place. L’homme tractant son partenaire avec une force stupéfiante. Encore un viking ! On revient donc à la 7ème place. Maintenant les paysages et les surfaces s’enchaînent, routes bitumées, pistes, chemins de trail. Nous doublons un binôme mixte au ravitaillement du village de Brusje, un père et sa fille qui ont une belle complicité.

Les jambes sont fatiguées et les cuisses commencent à brûler

ÖTILLÖ HVAR - 2017. Foto: JakobEdholm.comOn est alors au point culminant du trail et on attaque la descente. Les jambes sont fatiguées et les cuisses commencent à brûler. On reste toujours lucides et à la recherche des rubans de balisage accrochés dans les arbustes. On aperçoit au loin des chasubles vertes (binôme mixte) qui semblent à notre portée. C’est parti pour la course poursuite en descente technique trail qui n’est pas trop notre fort. Le binôme résiste mas nous arrivons en même temps sur le dernier ravitaillement. On finit par les doubler dans les 3 derniers kilomètres de la course plutôt côtières et nous finissons 5ème binôme mixte en 7h26 avec un slot pour le  Ötillö Swimtun World Championship en septembre !!

Conclusion de cette course : de superbes paysages, une température d’eau idéale, des parties de parcours terrestres exigeantes et techniques. Et en ce qui concerne les portions aquatiques, c’est « mer nature » qui a le dernier mot. Un taux d’abandon de 50% pour cette édition !

A titre personnel, après cette première expérience World Series Ötillö, nous concluons qu’il faut essayer l’option de s’encorder au moins sur les sections aquatiques, et sur les parties terrestres, encore beaucoup de travail à faire surtout  sur les ascensions en marche rapide, les parties rocheuses côtières et les descentes techniques trail. Mais malgré tout, très contente de notre course et surtout de nos sections en eaux libres. Petits conseils aux swimmrunners : mettez des chaussettes montantes pour éviter des irritations au niveau de la puce et amenez de la crème anti-frottement pour vous badigeonner pendant la course !

Des Raiders à Hvar

Sabrina et Ludovic nous font partager leur expérience à Hvar, la première étape du circuit  Ötillö. Raideurs multisports ils ont l’expérience des épreuves longue distance et des courses en équipe. Ils ont décidé cette année de participer à des swimrun et tenter l’aventure Ötillö en équipe mixte … avec succès !

Samedi soir, le briefing de course a lieu dans le village avec vue sur les eaux bleu turquoise et les îles de la côte adriatique. Le ton est donné : la natation va être sportive avec le vent de Sud Sud-Est, les vagues et le courant. Le parcours en est même modifié afin de faire la longue section de natation, 2900m, moins exposée pour éviter d’aller chercher des  nageurs  à Venise !

Cette première et nouvelle manche de l’Ötillö World Series à Hvar a attiré du beau monde : beaucoup des actuels champions du monde sont annoncés sur la ligne de départ. Au final ce sont 110 équipes inscrites, dont 40 en mixte.

Après une bonne nuit de sommeil et plusieurs couches de vaseline pour se protéger des échauffements, on se présente sur la ligne de départ à 9h. Notre objectif pour la course est de nous tester physiquement sur l’enchaînement de ces deux disciplines, surtout la natation pour ma part. En revanche, nous avons l’habitude de courir ensemble et nous savons que nous sommes performants en équipe.

Je me concentre sur ma nage et je suis l’élastique

Croatia. April 2017. Hvar. Otillo Swim Run.

Le départ est donné à 9h20 avec pour débuter 300m de course sur le port et 300m de nage pour le traverser, ça met dans le bain ! S’ensuit une course dans les quartiers de Hvar sur un peu moins de 2km, nous voici dans le vif du sujet pour une natation de 1700m le long de la côte avec vent de dos. La mer bouge un peu mais tout va bien ! Sabrina a l’expérience de la nage en eau libre et mène l’allure. Moi je me concentre sur ma nage et je suis l’élastique. Je vois beaucoup d’équipes nous doubler mais je fais du mieux que je peux. J’ai fait le choix de partir sans plaquettes pour protéger mon épaule un peu sensible et je ne le regrette pas avec cette mer.

On sort de l’eau les jambes un peu engourdies et on attaque un aller-retour de 6km avec deux petites bosses. A mon tour de faire l’effort, je prends le lead pour nous ramener sur plusieurs équipes quelques centaines de mètres devant. En voyant les premières équipes revenir je constate à ma surprise que nous sommes 6ème mixte !

Je commence à avoir l’estomac en vrac

ÖTILLÖ HVAR – 2017. Foto: JakobEdholm.com

Ravitaillement rapide et nous sommes de retour au bord de l’eau pour le gros morceau de l’épreuve : 2900m de natation pour atteindre les petites îles d’en face. La clé sera d’arriver à suivre le bon cap sans dériver afin de trouver l’entrée de l’anse mais je fais confiance à ma coéquipière pour nous amener à bon port ! La mer bouge beaucoup et il n’est pas facile de nager correctement, les rares fois où je lève le nez la côte semble très loin… Après quelques tasses et plusieurs gorgées d’eau salée, je commence à avoir l’estomac en vrac. Je continue à m’appliquer, hors de question de s’arrêter. Je sais que ça ne durera qu’un peu plus d’une heure au maximum. À l’arrivée dans l’anse la mer se calme. Par contre l’eau me semble plus froide sur les derniers 500m, les bras se font lourds et je me refroidis.

ÖTILLÖ HVAR – 2017. Foto: JakobEdholm.com

A la sortie de l’eau les encouragements des locaux font chaud au cœur. Le premier ravitaillement solide fait du bien. Un peu d’eau, une banane dans chaque main et l’élastique se tend de nouveau. On est reparti mais cette fois ce n’est pas moi aux manettes ! La natation et le froid m’ont mis l’estomac en vrac et ont aussi attaqué ma lucidité. Sab gère et me fait courir sur les rochers à travers le chemin tracé à travers la forêt pour la course. Les transitions s’enchaînent et je ne suis bien que dans l’eau en position allongée ! Un comble pour un traileur ! Par contre, on avance en faisant des transitions rapides et on remonte plusieurs équipes en difficultés dans les cailloux. Avant de replonger dans l’eau pour retourner sur Hvar, Michael, le directeur de course, nous arrête afin de nous expliquer les consignes de sécurité pour cette section de natation de 560m un peu exposée.

Les deux dernières natations sont annulées

ÖTILLÖ HVAR – 2017. Foto: JakobEdholm.com

Au ravitaillement à Hvar, on nous annonce que les deux dernières natations sont annulées, bonne nouvelle pour nous ! Il nous reste donc 6km de course, 1700m de natation et 16km de course pour rentrer. Mes couleurs et mes jambes reviennent et je prends mon tour en tête dans les escaliers qui nous mènent au fort de Hvar. La vue est superbe à travers les collines ! On continue de remonter les équipes et on arrive rapidement à la dernière natation de la journée.

A la mise à l’eau les bras sont lourds mais l’eau est calme. On force sur les derniers 500m avec le vent de face pour rejoindre la dernière plage. Une longue montée nous attend. On enlève le haut de la combi et on se ravitaille dans la montée avant de relancer l’allure. Un peu avant le sommet un membre de l’organisation nous annonce que nous sommes 3ème mixte à notre grande surprise ! Nous ne sommes pas les seuls à avoir laissé des plumes sur cette grosse section de natation.

Instantanément je relance et force le rythme, il nous reste 15km pour aller chercher les deuxièmes. Nous enchaînons un peu moins d’1h30 de course sur les chemins rocailleux et exigeants de Croatie à relancer à chaque occasion pour grappiller du temps. Je sais que Sab souffre derrière et on se parle beaucoup pour éviter la chute ou la blessure. En arrivant sur Hvar, je sens mes forces qui diminuent à grande vitesse et le dernier kilomètre avant de couper la ligne d’arrivée me paraît interminable. Une bonne dose de sucre sera nécessaire pour retrouver mes esprits. Nous n’avons jamais vu les seconds, ils se savaient sûrement chassés et l’écart s’est maintenu. Au final 7h00 de course, 3ème mixte, 11ème scratch et 1ère équipe française.

ÖTILLÖ HVAR – 2017. Foto: JakobEdholm.com

La course fut dure mais très belle, un terrain exigeant à notre avantage et une natation qui a fait la sélection : seulement 51 équipes finissent la course sur 110 au départ !

Le travail d’équipe a été fructueux et nous avons pu tirer le meilleur parti de nos forces et nos faiblesses. Notre choix de matériel fut aussi le bon et les combinaisons Colting wetsuits sont de supers produits qui offrent un très bon confort et une bonne glisse en natation. Un peu d’eau et de nourriture pour les longues sections de course sont important pour palier au coup de fatigue.

Maintenant les esprits sont tournés vers L’Ötillö en septembre où il faudra être bien meilleur !

De l’importance de l’entraînement en mer

Lors de la course de l’ÖTILLÖ à Hvar ce mois-ci (Avril 2017), les concurrents se sont trouvés confronté(e)s à un vent fort. Cela a levé des vagues courtes et abruptes, typiques des coups de vent localisés en Méditerranée, et un courant de surface associé. Le taux de non-finishers d’environ 50% peut être largement attribué à l’état de la mer. La progression a été plus lente ce qui a entraîné certains à arriver trop tard aux barrières horaires. D’autres ont éprouvé des problèmes de navigation ce qui a coûté du temps et de la fatigue, ou encore des mises hors-course car ils/elles dérivaient en dehors du périmètre de sécurité. Enfin la fatigue s’est installée car nager dans les vagues ce n’est pas tout à fait pareil que nager en eaux calmes.

ÖTILLÖ HVAR – 2017. Photo: Jakob Edholm.com

Quelle leçon peut-on retenir de cette course ?

La leçon principale qui ne devrait être qu’un rappel c’est que le swimrun est un sport de pleine nature, avec tout ce que cela implique. Certains organisateurs peuvent choisir ou être contraints d’annuler ou modifier un parcours pour le rendre plus ‘sûr’. Mais il est tout à fait possible et souhaitable, tant que la sécurité des compétiteurs et des volontaires est assurée, qu’une épreuve se déroule même dans des conditions climatiques difficiles. Il faut donc être prêt.

Comment se préparer ?

Il est clair qu’avoir l’habitude de nager dans des eaux agitées est un avantage. On apprend à regarder devant en haut de la vague, pas en bas où on ne voit qu’un mur d’eau. On apprend à respirer d’un seul côté, à l’opposé des vagues. On apprend aussi à modifier son mouvement pour s’adapter à un fluide turbulent, largement imprévisible. Pour certains on découvre qu’on peut avoir le mal de mer en nageant. Enfin on découvre comment prendre en compte les courants pour ajuster sa trajectoire, et une partie de cet aspect que connaissent bien les marins peut être préparé ‘à sec’.

La solution idéale est de pouvoir nager toute l’année dans toutes les conditions que l’on peut rencontrer en course. Clairement, ce n’est pas possible pour la vaste majorité des swimrunners. Alors que faire ?

Tout d’abord il faut être extrêmement conscient de ses propres capacités et celle des gens qui sont avec vous à évoluer dans un milieu naturel. Tout peut s’apprendre, mais rien ne sert de prendre des risques inconsidérés.

Deuxièmement, avant de se jeter à l’eau il faut essayer de comprendre ce qui se passe dans la nature. Y a-t-il du courant ? Si oui, dans quel sens, de quelle force, uniforme ou pas. Apprendre à ‘lire’ le milieu est un élément des sports de plein air. C’est une évidence pour tous les marins et montagnards, les swimrunners doivent aussi assimiler cette notion.

Troisièmement il faut adapter son entraînement pour rencontrer les conditions auxquelles on n’est pas habitué. Cela passe parfois par des stages ou des petits week-end pour trouver des situations différentes de celles qu’on connaît régulièrement. Et parfois rechercher des conditions un peu difficiles, mais en toute sécurité. Donc on ne va pas tout annuler au moindre souffle de vent, mais on ne va pas non plus se mettre dans des situations dangereuses. Il faut utiliser intelligemment le terrain de jeu tel qu’il est proposé, pas celui qu’on voudrait idéalement. Par exemple si on avait prévu une sortie qui passe au large d’une pointe exposée, on va peut-être rester dans la baie et faire des aller-retour. On va nager contre les vagues et le courant, peut-être sur de très courtes portions qui sont sûres car le vent va vous ramener vers une plage abritée, pas vers des rochers coupant où le ressac peut nous drosser. On va prendre une bouée avec soit pour être vu et avoir un point de support en cas de difficulté. On va faire en sorte que quelqu’un nous surveille de la côte ou dans une embarcation. Enfin, on va faire appel au savoir local. Pêcheurs et marins bien sûr, mais aussi pour quoi ne pas demander aux groupes locaux de swimrunners ? Le swimrun se développe un peu partout et les groupes / clubs connaissent leurs terrains de jeu. Pourquoi ne pas échanger avec les ‘locaux’ ? Un week-end un groupe se déplace pour aller s’entraîner en mer, et un autre week-end on renvoie l’ascenseur et on s’entraîne dans un lac plus plat et en eau douce ? S’entraider pour apprendre, c’est aussi ça l’esprit swimrun. Alors rendez-vous sur notre forum pour apprendre ensemble et être prêt pour votre prochaine aventure.

François-Xavier Li

En première mondiale: test exhaustif indépendant d’équipement swimrun à l’échelle internationale

Le week end prochain, World of Swimrun (WoS), Swimrun France (SRF) et Swimrun Germany (SRG) vont organiser une première mondiale: le premier test complet d’équipement de swimrun à l’échelle internationale. Rejoignez nous en live et posez nous vos questions ou suivez notre actualité sur nos réseaux sociaux.

Le swimrun est un sport en pleine expansion à l’échelle mondiale. Avec plus de 300 courses annoncées dans près de 28 pays et 7 continents, ainsi le nombre de concurrents a fortement augmenté avec un total de plus de 10 000 inscrits sur les différentes épreuves.

Même si le matériel de nage et de course à pied existent depuis des lustres, le swimrun, enchainement répété ces deux disciplines dans des conditions outdoor très variables, réinvente de façon unique son équipement à l’aide de règles volontairement malléables. Pendant les 10 premières années le matériel a fortement évolué sous l’impulsion des swimrunners. Désormais les équipementiers ont compris les besoins et spécificités de ce sport avec à a clé de nouveaux équipements qui sortent de développement.

Nous sommes des passionnés qui vivons, respirons, communiquons à travers le swimrun. Nous testons, inventons et développons nos propres innovations d’équipement swimrun. Durant l’année 2016, nos articles qui ont eu le plus de succès le furent sur des sujets ayant attrait à l’équipement et à la technique. Il y a un besoin immense pour ce type d’information. Les athlètes sont avides de savoir quels sont les produits qui vont sortir et comment ces derniers se comportent sur le terrain. Par conséquent, afin de répondre aux attentes et aux nombreuses questions, nous avons mis sur pied le premier test d’équipement à l’échelle international en collaboration avec plusieurs associations nationales.

Par des swimrunners pour des swimrunners

Nous avons envoyé des invitations non exclusive à tous les équipementiers de swimrun ou apparentés, les enjoignant à nous aider à réussir cette campagne d’essais qui aura lieu le weekend du 23 au 26 mars, à Marseille, France.

Ce test sera conduit de manière impartiale, équivalente dans des conditions réelles en employant des process standardisés. Les essais seront sous la supervision de notre responsable de test le Dr. François-Xavier Li (PhD, University of Birmingham professor). Pendant ce weekend, nous vous tiendront informé grâce aux réseaux sociaux. Suivez nous en live et indiquez nous si vous décelez des points intéressant à aborder, n’hésitez pas à poser des questions.

Check out #srgeartest2017 sur nos réseaux sociaux ci dessous

WoS                   Swimrun France                Swimrun Germany

                

La Testing Team

François Xavier Li a.k.a. ‘Fix’

françois Xavier

 

Profession: Scientifique dans le domaine du sport, University of Birmingham, UK

Spécialisé dans l’optimisation de la performance sportive

Swimrun merits: 3 fois ÖtillÖ finisher, Engadin, Scilly, 1000 lakes, Rockman, Loch-gu-Loch, Amphiman, Llandberis, Hocky cokey, Riviera, Aquaticrunner
Anecdote: Ancien professionnel de voile, triathlète, trailer. Fix a été aussi un consultant en biomécanique pour l’équipe de Jamaïque d’athlètisme et de triathlètes professionnels
  Affiliations: WoS, Swimrun France & UK

 

Barbara Seidel a.k.a. ‘Barb’

Anesthésiste, médecin du sport, gérant de boutique

(spécialiste en running, trail running, swimrunning)

Profession:  
Engadin 3 fois (2 times DNF), Immeln /

Snapphanen 2 times, Utö, Barcelona

Swimrun merits:
Rail-running, Nordic skiing (never pro …. 😉 …)

Ancienne escrimeuse, pentathlon

Anecdote:
SwimRun Germany, directeur de course Allgäu

SwimRun, SwimRun Hof

Affiliations:  

 

Niklas Karlsson a.k.a. ‘Nic’

 

Profession: Enquêteur gouvernemental au ministère de la santé. Etudiant en thèse en maladie infectieuse au  Karolinska Institute in Stockholm
Swimrun merits: Début en Swimrun en 2009. 2 times ÖtillÖ finisher. Nombreuse autres swimruns don’t le 1er ultra swimrun

SAUC 265 km finisher in 2016

Anecdote: Ultrarunner, ancien athlète de haut niveau en hockey, père de jumeaux, toujours en action
  Affiliations: WoS, Ultraswimrun and Sweden

 

Michael Tomic a.k.a. ‘Mic-O-Matic’

Consultant en systèmes intégrés / Internet of Things technologies Profession:  
Borås, Riviera, Berlin, membre de l’équipe “Swimrun21” (premier Off Swimrun allemand en 2015) Swimrun merits:
Premier et unique Swimrunner croate pour l’instant, ancien Caté 3 en cyclisme, 28 années dans le Triathlon, toujours partant pour une bonne bière (ancien barman) Anecdote:
SwimRun Germany, “Swimrun Forum Deutschland” Community (founder) Affiliations:

 

Jean Marie Gueye a.k.a. ‘akunamatata’

 

Profession: Photographe, journaliste freelance
Swimrun merits: 1 ÖtillÖ, 1 Ultra Cote Vermeille, Annecy Gravity Race, Cote d’Azur
Anecdote: Triathlete, Ultrarunner, fait des reportages « Inside » (à l’intérieur des courses).
  Affiliations: WoS, Swimrun France, Ultramag

 

/The WoS Team, Swimrun France & Swimrun Germany