De la Riviera à la Croatie

Kate Williams et Alex Bermond de l’équipe Swimrun The Riviera nous font partager leur course épique au résultat impressionnant. Merci !

Dès notre arrivée à Hvar, le ton était donné. Un vent à plus de 50km/h et une houle atteignant presque 1 mètre. On savait d’ores et déjà que la course allait se jouer en natation.

Le briefing du samedi allait nous faire découvrir un nouveau parcours avec des modifications surtout en natation mais bien au contraire, Michael Lemmel nous a mis tout de suite dans le bain : pas de grosses modifications juste un décalage de la grande traversée de 3km plus à l’intérieur de la baie pour éviter que «les binômes ne s’échouent à Venise».

Vu les conditions de course, nos sentiments étaient partagés entre excitation et angoisse.

Prêts pour l’aventure!

OtilloLe lendemain, petit-déjeuner frugal et direction le port d’Hvar équipés et prêts pour l’aventure!
9.20 départ de la course comme pour un 400m. Tous les binômes sont à fond avec une première natation en paquet et, déjà, on se retrouve à la queue leu leu sur le chemin côtier. Jusqu’ici tout va bien. Petit aller-retour sur les pistes pour récupérer notre bouée de balisage obligatoire pour la grande traversée. Nous pointons à la 8ème place en binôme mixte.

ÖTILLÖ HVAR - 2017. Foto: JakobEdholm.comC’est parti pour 3km de nage dans une mer déchaînée avec un très fort courant latéral. Impossible de déterminer avec exactitude le point d’arrivée à cause d’un balisage presque inexistant. On voyait d’ailleurs les équipes dériver une par une. Notre seul véritable point de repère était derrière nous et, grâce à cela, nous avons pu trouver une trajectoire optimale pour éviter la distance en plus. Ayant choisi de ne pas s’encorder, nous tâchons également à rester à  moins de 10m l’un de l’autre – ce qui est loin d’être évident !

Enfin, nous visualisons la baie d’arrivée avec une bouée de balisage. Nous étions donc bien sur la bonne direction. Plus aucun binôme visible devant nous mais derrière, tous suivent notre trajectoire. Nous touchons terre, acclamés par un public chaleureux. Malheureusement, tout le monde n’a pas eu la même chance que nous. Un cut-off impitoyable a stoppé net un bon nombre d’équipes, plus celles récupérées par bateau avant même d’arriver sur la terre promise car elles dérivaient … vers Venise.

Un véritable plaisir pour les yeux

ÖTILLÖ HVAR - 2017. Foto: JakobEdholm.comS’enchaînent alors petites îles et traversées dans une eau bleutée, magnifique paysage alternant course trail en pleine garrigue et barres rocheuses très techniques. Un véritable plaisir pour les yeux. Sur cette portion-là, 3 binômes mixtes nous dépassent, plus expérimentés sur ce type de parcours. Pour regagner le port de Hvar, il nous reste une dernière traversée plus exposée au vent, où le race director Michael Lemmel en personne nous fait le briefing avant d’attaquer cette section de nage. Les consignes sont simples, tirer plus à droite face au vent pour éviter une dérive certaine. Nous misons quitte ou double sur une autre stratégie d’orientation en eau libre qui nous fait remonter 3 places en équipe mixte. Retour sur Hvar, à mi-parcours de la course, annoncé en 7ème position et annulation des 2 dernières natations. Une évidence vu que le vent ne faiblissait pas.

ÖTILLÖ HVAR - 2017. Foto: JakobEdholm.comNous attaquons une ascension dans la vieille ville par une série de marches, direction la Forteresse. De là, nous admirons la vue panoramique de la ville et des îles, mesurant enfin la beauté des paysages. Nous entamons une section de trail d’environ 5km à travers la garrigue, surplombant les corniches et les criques qui découpent la côte de cette magnifique île. Une grosse descente nous attend avant la dernière section de natation où nous pensons à bien nous alimenter. Et plouf dans une super eau bleue azur abritée du vent qui nous a bien rafraîchi. Comme nager dans un aquarium sans aucune contrainte. Un pur bonheur. Sur la fin de la natation nous doublons un binôme mixte qui avait l’air épuisé dans leur nage. Cela a nous a bien remotivé et c’est parti pour la dernière section de course à pied d’environ 15km.

Une montée raide nous attend sur au moins 2km avec marche forcée et, enfin, on se libère de notre couche de néoprène, une vraie bouffée d’air. Soudain, apparaît le binôme mixte que nous venons de doubler dans l’eau, nous laissant sur place. L’homme tractant son partenaire avec une force stupéfiante. Encore un viking ! On revient donc à la 7ème place. Maintenant les paysages et les surfaces s’enchaînent, routes bitumées, pistes, chemins de trail. Nous doublons un binôme mixte au ravitaillement du village de Brusje, un père et sa fille qui ont une belle complicité.

Les jambes sont fatiguées et les cuisses commencent à brûler

ÖTILLÖ HVAR - 2017. Foto: JakobEdholm.comOn est alors au point culminant du trail et on attaque la descente. Les jambes sont fatiguées et les cuisses commencent à brûler. On reste toujours lucides et à la recherche des rubans de balisage accrochés dans les arbustes. On aperçoit au loin des chasubles vertes (binôme mixte) qui semblent à notre portée. C’est parti pour la course poursuite en descente technique trail qui n’est pas trop notre fort. Le binôme résiste mas nous arrivons en même temps sur le dernier ravitaillement. On finit par les doubler dans les 3 derniers kilomètres de la course plutôt côtières et nous finissons 5ème binôme mixte en 7h26 avec un slot pour le  Ötillö Swimtun World Championship en septembre !!

Conclusion de cette course : de superbes paysages, une température d’eau idéale, des parties de parcours terrestres exigeantes et techniques. Et en ce qui concerne les portions aquatiques, c’est « mer nature » qui a le dernier mot. Un taux d’abandon de 50% pour cette édition !

A titre personnel, après cette première expérience World Series Ötillö, nous concluons qu’il faut essayer l’option de s’encorder au moins sur les sections aquatiques, et sur les parties terrestres, encore beaucoup de travail à faire surtout  sur les ascensions en marche rapide, les parties rocheuses côtières et les descentes techniques trail. Mais malgré tout, très contente de notre course et surtout de nos sections en eaux libres. Petits conseils aux swimmrunners : mettez des chaussettes montantes pour éviter des irritations au niveau de la puce et amenez de la crème anti-frottement pour vous badigeonner pendant la course !

Des Raiders à Hvar

Sabrina et Ludovic nous font partager leur expérience à Hvar, la première étape du circuit  Ötillö. Raideurs multisports ils ont l’expérience des épreuves longue distance et des courses en équipe. Ils ont décidé cette année de participer à des swimrun et tenter l’aventure Ötillö en équipe mixte … avec succès !

Samedi soir, le briefing de course a lieu dans le village avec vue sur les eaux bleu turquoise et les îles de la côte adriatique. Le ton est donné : la natation va être sportive avec le vent de Sud Sud-Est, les vagues et le courant. Le parcours en est même modifié afin de faire la longue section de natation, 2900m, moins exposée pour éviter d’aller chercher des  nageurs  à Venise !

Cette première et nouvelle manche de l’Ötillö World Series à Hvar a attiré du beau monde : beaucoup des actuels champions du monde sont annoncés sur la ligne de départ. Au final ce sont 110 équipes inscrites, dont 40 en mixte.

Après une bonne nuit de sommeil et plusieurs couches de vaseline pour se protéger des échauffements, on se présente sur la ligne de départ à 9h. Notre objectif pour la course est de nous tester physiquement sur l’enchaînement de ces deux disciplines, surtout la natation pour ma part. En revanche, nous avons l’habitude de courir ensemble et nous savons que nous sommes performants en équipe.

Je me concentre sur ma nage et je suis l’élastique

Croatia. April 2017. Hvar. Otillo Swim Run.

Le départ est donné à 9h20 avec pour débuter 300m de course sur le port et 300m de nage pour le traverser, ça met dans le bain ! S’ensuit une course dans les quartiers de Hvar sur un peu moins de 2km, nous voici dans le vif du sujet pour une natation de 1700m le long de la côte avec vent de dos. La mer bouge un peu mais tout va bien ! Sabrina a l’expérience de la nage en eau libre et mène l’allure. Moi je me concentre sur ma nage et je suis l’élastique. Je vois beaucoup d’équipes nous doubler mais je fais du mieux que je peux. J’ai fait le choix de partir sans plaquettes pour protéger mon épaule un peu sensible et je ne le regrette pas avec cette mer.

On sort de l’eau les jambes un peu engourdies et on attaque un aller-retour de 6km avec deux petites bosses. A mon tour de faire l’effort, je prends le lead pour nous ramener sur plusieurs équipes quelques centaines de mètres devant. En voyant les premières équipes revenir je constate à ma surprise que nous sommes 6ème mixte !

Je commence à avoir l’estomac en vrac

ÖTILLÖ HVAR – 2017. Foto: JakobEdholm.com

Ravitaillement rapide et nous sommes de retour au bord de l’eau pour le gros morceau de l’épreuve : 2900m de natation pour atteindre les petites îles d’en face. La clé sera d’arriver à suivre le bon cap sans dériver afin de trouver l’entrée de l’anse mais je fais confiance à ma coéquipière pour nous amener à bon port ! La mer bouge beaucoup et il n’est pas facile de nager correctement, les rares fois où je lève le nez la côte semble très loin… Après quelques tasses et plusieurs gorgées d’eau salée, je commence à avoir l’estomac en vrac. Je continue à m’appliquer, hors de question de s’arrêter. Je sais que ça ne durera qu’un peu plus d’une heure au maximum. À l’arrivée dans l’anse la mer se calme. Par contre l’eau me semble plus froide sur les derniers 500m, les bras se font lourds et je me refroidis.

ÖTILLÖ HVAR – 2017. Foto: JakobEdholm.com

A la sortie de l’eau les encouragements des locaux font chaud au cœur. Le premier ravitaillement solide fait du bien. Un peu d’eau, une banane dans chaque main et l’élastique se tend de nouveau. On est reparti mais cette fois ce n’est pas moi aux manettes ! La natation et le froid m’ont mis l’estomac en vrac et ont aussi attaqué ma lucidité. Sab gère et me fait courir sur les rochers à travers le chemin tracé à travers la forêt pour la course. Les transitions s’enchaînent et je ne suis bien que dans l’eau en position allongée ! Un comble pour un traileur ! Par contre, on avance en faisant des transitions rapides et on remonte plusieurs équipes en difficultés dans les cailloux. Avant de replonger dans l’eau pour retourner sur Hvar, Michael, le directeur de course, nous arrête afin de nous expliquer les consignes de sécurité pour cette section de natation de 560m un peu exposée.

Les deux dernières natations sont annulées

ÖTILLÖ HVAR – 2017. Foto: JakobEdholm.com

Au ravitaillement à Hvar, on nous annonce que les deux dernières natations sont annulées, bonne nouvelle pour nous ! Il nous reste donc 6km de course, 1700m de natation et 16km de course pour rentrer. Mes couleurs et mes jambes reviennent et je prends mon tour en tête dans les escaliers qui nous mènent au fort de Hvar. La vue est superbe à travers les collines ! On continue de remonter les équipes et on arrive rapidement à la dernière natation de la journée.

A la mise à l’eau les bras sont lourds mais l’eau est calme. On force sur les derniers 500m avec le vent de face pour rejoindre la dernière plage. Une longue montée nous attend. On enlève le haut de la combi et on se ravitaille dans la montée avant de relancer l’allure. Un peu avant le sommet un membre de l’organisation nous annonce que nous sommes 3ème mixte à notre grande surprise ! Nous ne sommes pas les seuls à avoir laissé des plumes sur cette grosse section de natation.

Instantanément je relance et force le rythme, il nous reste 15km pour aller chercher les deuxièmes. Nous enchaînons un peu moins d’1h30 de course sur les chemins rocailleux et exigeants de Croatie à relancer à chaque occasion pour grappiller du temps. Je sais que Sab souffre derrière et on se parle beaucoup pour éviter la chute ou la blessure. En arrivant sur Hvar, je sens mes forces qui diminuent à grande vitesse et le dernier kilomètre avant de couper la ligne d’arrivée me paraît interminable. Une bonne dose de sucre sera nécessaire pour retrouver mes esprits. Nous n’avons jamais vu les seconds, ils se savaient sûrement chassés et l’écart s’est maintenu. Au final 7h00 de course, 3ème mixte, 11ème scratch et 1ère équipe française.

ÖTILLÖ HVAR – 2017. Foto: JakobEdholm.com

La course fut dure mais très belle, un terrain exigeant à notre avantage et une natation qui a fait la sélection : seulement 51 équipes finissent la course sur 110 au départ !

Le travail d’équipe a été fructueux et nous avons pu tirer le meilleur parti de nos forces et nos faiblesses. Notre choix de matériel fut aussi le bon et les combinaisons Colting wetsuits sont de supers produits qui offrent un très bon confort et une bonne glisse en natation. Un peu d’eau et de nourriture pour les longues sections de course sont important pour palier au coup de fatigue.

Maintenant les esprits sont tournés vers L’Ötillö en septembre où il faudra être bien meilleur !

De l’importance de l’entraînement en mer

Lors de la course de l’ÖTILLÖ à Hvar ce mois-ci (Avril 2017), les concurrents se sont trouvés confronté(e)s à un vent fort. Cela a levé des vagues courtes et abruptes, typiques des coups de vent localisés en Méditerranée, et un courant de surface associé. Le taux de non-finishers d’environ 50% peut être largement attribué à l’état de la mer. La progression a été plus lente ce qui a entraîné certains à arriver trop tard aux barrières horaires. D’autres ont éprouvé des problèmes de navigation ce qui a coûté du temps et de la fatigue, ou encore des mises hors-course car ils/elles dérivaient en dehors du périmètre de sécurité. Enfin la fatigue s’est installée car nager dans les vagues ce n’est pas tout à fait pareil que nager en eaux calmes.

ÖTILLÖ HVAR – 2017. Photo: Jakob Edholm.com

Quelle leçon peut-on retenir de cette course ?

La leçon principale qui ne devrait être qu’un rappel c’est que le swimrun est un sport de pleine nature, avec tout ce que cela implique. Certains organisateurs peuvent choisir ou être contraints d’annuler ou modifier un parcours pour le rendre plus ‘sûr’. Mais il est tout à fait possible et souhaitable, tant que la sécurité des compétiteurs et des volontaires est assurée, qu’une épreuve se déroule même dans des conditions climatiques difficiles. Il faut donc être prêt.

Comment se préparer ?

Il est clair qu’avoir l’habitude de nager dans des eaux agitées est un avantage. On apprend à regarder devant en haut de la vague, pas en bas où on ne voit qu’un mur d’eau. On apprend à respirer d’un seul côté, à l’opposé des vagues. On apprend aussi à modifier son mouvement pour s’adapter à un fluide turbulent, largement imprévisible. Pour certains on découvre qu’on peut avoir le mal de mer en nageant. Enfin on découvre comment prendre en compte les courants pour ajuster sa trajectoire, et une partie de cet aspect que connaissent bien les marins peut être préparé ‘à sec’.

La solution idéale est de pouvoir nager toute l’année dans toutes les conditions que l’on peut rencontrer en course. Clairement, ce n’est pas possible pour la vaste majorité des swimrunners. Alors que faire ?

Tout d’abord il faut être extrêmement conscient de ses propres capacités et celle des gens qui sont avec vous à évoluer dans un milieu naturel. Tout peut s’apprendre, mais rien ne sert de prendre des risques inconsidérés.

Deuxièmement, avant de se jeter à l’eau il faut essayer de comprendre ce qui se passe dans la nature. Y a-t-il du courant ? Si oui, dans quel sens, de quelle force, uniforme ou pas. Apprendre à ‘lire’ le milieu est un élément des sports de plein air. C’est une évidence pour tous les marins et montagnards, les swimrunners doivent aussi assimiler cette notion.

Troisièmement il faut adapter son entraînement pour rencontrer les conditions auxquelles on n’est pas habitué. Cela passe parfois par des stages ou des petits week-end pour trouver des situations différentes de celles qu’on connaît régulièrement. Et parfois rechercher des conditions un peu difficiles, mais en toute sécurité. Donc on ne va pas tout annuler au moindre souffle de vent, mais on ne va pas non plus se mettre dans des situations dangereuses. Il faut utiliser intelligemment le terrain de jeu tel qu’il est proposé, pas celui qu’on voudrait idéalement. Par exemple si on avait prévu une sortie qui passe au large d’une pointe exposée, on va peut-être rester dans la baie et faire des aller-retour. On va nager contre les vagues et le courant, peut-être sur de très courtes portions qui sont sûres car le vent va vous ramener vers une plage abritée, pas vers des rochers coupant où le ressac peut nous drosser. On va prendre une bouée avec soit pour être vu et avoir un point de support en cas de difficulté. On va faire en sorte que quelqu’un nous surveille de la côte ou dans une embarcation. Enfin, on va faire appel au savoir local. Pêcheurs et marins bien sûr, mais aussi pour quoi ne pas demander aux groupes locaux de swimrunners ? Le swimrun se développe un peu partout et les groupes / clubs connaissent leurs terrains de jeu. Pourquoi ne pas échanger avec les ‘locaux’ ? Un week-end un groupe se déplace pour aller s’entraîner en mer, et un autre week-end on renvoie l’ascenseur et on s’entraîne dans un lac plus plat et en eau douce ? S’entraider pour apprendre, c’est aussi ça l’esprit swimrun. Alors rendez-vous sur notre forum pour apprendre ensemble et être prêt pour votre prochaine aventure.

François-Xavier Li

En première mondiale: test exhaustif indépendant d’équipement swimrun à l’échelle internationale

Le week end prochain, World of Swimrun (WoS), Swimrun France (SRF) et Swimrun Germany (SRG) vont organiser une première mondiale: le premier test complet d’équipement de swimrun à l’échelle internationale. Rejoignez nous en live et posez nous vos questions ou suivez notre actualité sur nos réseaux sociaux.

Le swimrun est un sport en pleine expansion à l’échelle mondiale. Avec plus de 300 courses annoncées dans près de 28 pays et 7 continents, ainsi le nombre de concurrents a fortement augmenté avec un total de plus de 10 000 inscrits sur les différentes épreuves.

Même si le matériel de nage et de course à pied existent depuis des lustres, le swimrun, enchainement répété ces deux disciplines dans des conditions outdoor très variables, réinvente de façon unique son équipement à l’aide de règles volontairement malléables. Pendant les 10 premières années le matériel a fortement évolué sous l’impulsion des swimrunners. Désormais les équipementiers ont compris les besoins et spécificités de ce sport avec à a clé de nouveaux équipements qui sortent de développement.

Nous sommes des passionnés qui vivons, respirons, communiquons à travers le swimrun. Nous testons, inventons et développons nos propres innovations d’équipement swimrun. Durant l’année 2016, nos articles qui ont eu le plus de succès le furent sur des sujets ayant attrait à l’équipement et à la technique. Il y a un besoin immense pour ce type d’information. Les athlètes sont avides de savoir quels sont les produits qui vont sortir et comment ces derniers se comportent sur le terrain. Par conséquent, afin de répondre aux attentes et aux nombreuses questions, nous avons mis sur pied le premier test d’équipement à l’échelle international en collaboration avec plusieurs associations nationales.

Par des swimrunners pour des swimrunners

Nous avons envoyé des invitations non exclusive à tous les équipementiers de swimrun ou apparentés, les enjoignant à nous aider à réussir cette campagne d’essais qui aura lieu le weekend du 23 au 26 mars, à Marseille, France.

Ce test sera conduit de manière impartiale, équivalente dans des conditions réelles en employant des process standardisés. Les essais seront sous la supervision de notre responsable de test le Dr. François-Xavier Li (PhD, University of Birmingham professor). Pendant ce weekend, nous vous tiendront informé grâce aux réseaux sociaux. Suivez nous en live et indiquez nous si vous décelez des points intéressant à aborder, n’hésitez pas à poser des questions.

Check out #srgeartest2017 sur nos réseaux sociaux ci dessous

WoS                   Swimrun France                Swimrun Germany

                

La Testing Team

François Xavier Li a.k.a. ‘Fix’

françois Xavier

 

Profession: Scientifique dans le domaine du sport, University of Birmingham, UK

Spécialisé dans l’optimisation de la performance sportive

Swimrun merits: 3 fois ÖtillÖ finisher, Engadin, Scilly, 1000 lakes, Rockman, Loch-gu-Loch, Amphiman, Llandberis, Hocky cokey, Riviera, Aquaticrunner
Anecdote: Ancien professionnel de voile, triathlète, trailer. Fix a été aussi un consultant en biomécanique pour l’équipe de Jamaïque d’athlètisme et de triathlètes professionnels
  Affiliations: WoS, Swimrun France & UK

 

Barbara Seidel a.k.a. ‘Barb’

Anesthésiste, médecin du sport, gérant de boutique

(spécialiste en running, trail running, swimrunning)

Profession:  
Engadin 3 fois (2 times DNF), Immeln /

Snapphanen 2 times, Utö, Barcelona

Swimrun merits:
Rail-running, Nordic skiing (never pro …. 😉 …)

Ancienne escrimeuse, pentathlon

Anecdote:
SwimRun Germany, directeur de course Allgäu

SwimRun, SwimRun Hof

Affiliations:  

 

Niklas Karlsson a.k.a. ‘Nic’

 

Profession: Enquêteur gouvernemental au ministère de la santé. Etudiant en thèse en maladie infectieuse au  Karolinska Institute in Stockholm
Swimrun merits: Début en Swimrun en 2009. 2 times ÖtillÖ finisher. Nombreuse autres swimruns don’t le 1er ultra swimrun

SAUC 265 km finisher in 2016

Anecdote: Ultrarunner, ancien athlète de haut niveau en hockey, père de jumeaux, toujours en action
  Affiliations: WoS, Ultraswimrun and Sweden

 

Michael Tomic a.k.a. ‘Mic-O-Matic’

Consultant en systèmes intégrés / Internet of Things technologies Profession:  
Borås, Riviera, Berlin, membre de l’équipe “Swimrun21” (premier Off Swimrun allemand en 2015) Swimrun merits:
Premier et unique Swimrunner croate pour l’instant, ancien Caté 3 en cyclisme, 28 années dans le Triathlon, toujours partant pour une bonne bière (ancien barman) Anecdote:
SwimRun Germany, “Swimrun Forum Deutschland” Community (founder) Affiliations:

 

Jean Marie Gueye a.k.a. ‘akunamatata’

 

Profession: Photographe, journaliste freelance
Swimrun merits: 1 ÖtillÖ, 1 Ultra Cote Vermeille, Annecy Gravity Race, Cote d’Azur
Anecdote: Triathlete, Ultrarunner, fait des reportages « Inside » (à l’intérieur des courses).
  Affiliations: WoS, Swimrun France, Ultramag

 

/The WoS Team, Swimrun France & Swimrun Germany

 

RTS et règles de course

Les discussions récentes sur le forum Swimrun France ont mis en exergue que le fonctionnement parfois complexe de l’administration Française nécessite quelques clarifications, en particulier les rôles des règles de course et les Règles Techniques de Sécurité.


sean-durkin-andy-hewitt1 (1)Règles de course

Le cas des règles de course est le plus simple. A l’heure où j’écris ces lignes, il n’existe pas de règles de course officiel en France. Aucune autorité tutélaire n’a édicté de règle que tous les organisateurs doivent suivre. Qu’une épreuve soit organisée ou non sous l’égide de la FFTri, les règles de triathlon n’ont pas à être prises en compte en swimrun. Par exemple les règles hyper rigides du triathlon sur l’habillement qui pourraient étouffer l’esprit de solidarité, de liberté, d’engagement et de responsabilité qui règnent en swimrun n’ont aucune raison d’être appliquées en swimrun. Donc les organisateurs/trices de chaque course peuvent édicter leurs propres règles. En fait, la vaste majorité des organisateurs/trices ont copié, souvent sans les citer, les règles écrites par Mats Skott et Michael Lemmel, organisateurs de l’ÖtillÖ; elles sont de facto la référence. Pour plus de détails je vous renvoie à mon analyse de ces règles ici.

15319225_1208902399203604_1237652382146106046_nLes RTS

Les « Règles Techniques de Sécurité », ou parfois appelées “Guide de l’organisateur” sont édictées par la Fédération délégataire en charge d’une activité particulière.

Le but essentiel est de fournir un cahier des charges auxquels plusieurs acteurs vont se référer. Attention : ce ne sont pas des règlements de courses. Les RTS visent à rationaliser les processus et fournir un cadre de référence essentiellement, comme le nom l’indique, vis-à-vis de la sécurité d’une activité. Trois acteurs principaux sont impliqués dans les RTS.

gravity-scan-138La fédération qui a une délégation de service publique doit édicter les RTS. Il n’y a pas de règle générale concernant qui doit être incluse dans le processus. Le but est donc de rationaliser le processus, de penser en amont à toutes les situations qui peuvent se présenter, mais sans non plus devenir si contraignantes ou complexes qu’aucune épreuve ne puisse être organisée. Il ne faut donc pas non plus surajouter des réglementations. Par exemple pour les secours, est-ce que la compétence exacte des personnes impliquées dans l’organisation des secours doit être prescrite ? Il faut noter qu’il existe de grosses différences entre les RTS édictés par les différentes fédérations. Il ne faut pas oublier que normalement la fédération aura à donner son avis sur une épreuve. Elle se référera toujours en premier à ses propres RTS. Les RTS constituent ainsi un outil important pour les fédérations qui peuvent d’un simple décret décider que telle ou telle aspect d’une activité est interdite. Un exemple dans le swimrun : doit-on ou pas autoriser la compétition en solo ? Une ligne dans les RTS peut influencer de manière majeur une pratique.

18062016-dsc_8483Les organisateurs doivent se référer aux RTS afin de construire un projet qui soit cohérent et respecte les règles. Cela doit leur permettre de penser en amont à certains aspects auxquels ils/elles n’ont pas nécessairement pensé. Par exemple est-ce que les longes sont autorisées ou non ? Cela permet aussi d’argumenter un dossier qui est conforme aux RTS. Si un dossier est conforme et démontre que tous les points d’achoppement potentiel ont été étudiés, il aura plus de chance d’être approuvé et en cas de discussion le RTS peut servir de point d’appuis pour une argumentation.

Les services de l’Etat se réfèrent aux RTS afin de vérifier si une épreuve est ‘dans les clous’. Il est évident que tous les services ‘compétents’ (Préfecture, Environnement, Jeunesse et sport, etc) ne sont pas nécessairement très au fait des contraintes, caractéristiques mais aussi dangers du swimrun. Les RTS fournissent à ces différents acteurs un cahier des charges, un cadre pour évaluer un dossier. Sans RTS on pourrait avoir des cas où un service décide que ne connaissant pas l’activité le plus simple est de tout interdire, ou de mettre la barre si haute que les épreuves ne puissent pas être organisées.

RTS explication

En résumé, les RTS servent à la fois à assurer qu’une épreuve est sûre, mais aussi à argumenter sa validité. L’enjeu est de trouver le juste compromis entre sur-législation, et laisser faire.


La vie sans RTS

Certains argumentent qu’il serait mieux de ne pas avoir de RTS. C’est jusqu’à présent (Mars 2017) la situation en France, et effectivement de nombreux swimrun ont été organisés sans RTS. Heureusement lors des trois dernières années, il n’y a pas eu d’accident majeur en France. Mais ne nous voilons pas la face: le risque existe. Est-ce que des RTS empêcheront tous les accidents ? Bien sûr que non. Mais sans RTS, la pratique non réglementée pourrait être considérée comme « à risque », que ce soit pour les compétiteurs, les spectateurs ou l’environnement. Le mode de fonctionnement des structures administratives en France sont telles que l’existence de RTS pour une pratique qui se développe et se popularise est inévitable. Que ce soit un bien ou un mal, c’est l’objet d’un tout autre débat. Notons aussi qu’un organisateur peut demander à déroger à une partie des RTS, mais dans ce cas ils/elles doivent argumenter pourquoi dans leur cas spécifique une des règles peut être enfreinte.

Amphiman-sWimRun-300x200Conclusion

Les RTS sont à la fois un cahier des charges pour les organisateurs, un cadrage pour l’état, et un moyen pour les fédérations d’encadrer mais aussi d’influencer directement les pratiques. Elles ne doivent donc pas être considérées nécessairement comme des barrières à l’organisation, mais aussi comme des facilitateurs en fournissant un fil rouge auquel tous les acteurs doivent se référer.

Au moment où nous écrivons ces lignes les RTS pour le swimrun sont en cours d’élaboration au sein de la FFTri. Quel sera le texte final et quelles seront les conséquences potentielles pour le swimrun en France ? Nous le saurons dans les mois à venir.
François-Xavier Li

L’interview Swimrun de Philippe Lescure Président de la F.F.TRI

À l’aube de l’assemblée générale et des élections du  18 mars au CNOSF qui désignera soit Florent Roy ou Philippe Lescure (l’actuel président de la F.F.TRI depuis 2001) comme prochain président.  Philippe Lescure répond à nos questions sur les raisons d’une délégation du Swimrun au sein de la famille F.F.TRI et trace l’esquisse d’une feuille de route.

Swimrun France : Bonjour Philippe Lescure, est‐ce que vous pouvez vous présenter en quelques mots pour les swimrunners qui ne vous connaissent pas ?

Philippe Lescure : J’ai commencé à m’engager dans le milieu associa f à l’âge de 25 ans. J’ai d’abord œuvré dans des clubs de cyclotourisme et de cyclisme en tant que dirigeant ; dans ces structures, j’ai occupé presque toutes les fonctions. Membre fondateur du Brive Limousin Triathlon, j’ai présidé l’organisation du premier triathlon du Pays de Brive. Par la suite, j’ai été Conseiller Technique de Ligue et Président de la Ligue du Limousin.

portrait

Lorsque Jacques Laparade (Président de la F.F.TRI. de 1991 à 2001) m’a demandé de prendre des responsabilités à la F.F.TRI., j’ai accepté bien volontiers et suis devenu membre du comité directeur fédéral (aujourd’hui conseil d’administration), du bureau exécutif, avant d’être élu Président en 2001. J’ai ainsi acquis, tout au long de ce parcours, l’expérience nécessaire qui permet d’avoir une vision globale mais aussi détaillée de notre sport.
En parallèle et jusqu’il y a quatre ans, j’étais membre du conseil d’administration du CNOSF, j’ai alors souhaité ne pas renouveler ma candidature pour exercer d’autres missions. Après la présidence de la commission des finances du CNOSF, je préside aujourd’hui celle des affaires juridiques. Celle‐ci a une grande importance. Elle examine notamment toutes les demandes de délégation, parfois étonnantes, de l’ensemble des fédérations pour des nouvelles pratiques. Cela montre l’ouverture du sport français. Nous examinons aussi les questions juridiques, statutaires, institutionnelles, posées par les fédérations et nous répondons à leurs diverses demandes.
En ce qui concerne ma carrière de sportif, j’ai d’abord débuté par le cyclotourisme et le cyclisme. J’ai ensuite bifurqué vers le triple effort avec mon baptême du feu, en 1986, en Avignon. Ma première course a été un moyenne distance. Au départ de cette épreuve, il y avait des champions bien connus comme Mark Allen et Dave Scott ; le virus était inoculé.
Depuis, j’ai participé à 150 triathlons, avec quelques uns de mes meilleurs souvenirs à l’occasion du triathlon des Cîmes sur l’Île de la Réunion, à Nice sur le longue distance (5 participations), à Embrun pour l’Embrunman (2 fois)… Je me suis testé sur toutes les distances, du Sprint au XL. En résumé, j’ai un parcours de triathlète passionné.

SRF : La F.F.TRI. a maintenant obtenu la délégation pour le swimrun. Quelle était la raison de cette demande auprès du ministère ? Qui a initié cette démarche ?

PL : Nous avons vu émerger le SwimRun les dernières années et constaté la réalité de sa pratique. Nous croyons à son devenir. Il fait partie, de toute évidence, de la famille des disciplines enchaînées pour laquelle le ministère nous confie la délégation et il nous a semblé normal d’y porter toute notre attention.
Nous avons également constaté une forte participation on des licencié‐e‐s F.F.TRI. à ces épreuves et certains organisateurs, près de la moitié en 2016, s’étaient rapprochés de notre fédération afin d’obtenir un agrément fédéral.
Nous étions alors confrontés à un dilemme car donner un avis favorable au déroulement d’une épreuve entraîne la validation de règles de sécurité présentées par l’organisation et il n’y avait, à ce moment là, pas de règles édictées. Nous avons donc, pour ces raisons, envisagé d’établir la rédaction de telles règles et il nous a semblé normal de prolonger la démarche en demandant l’agrément au ministère pour cette olympiade.

SRF : Quelles est la position du swimrun par rapport au triathlon ? Quelle portion est‐ce que ce nouveau sport représente dans la F.F.TRI. ?

PL : Le SwimRun est une discipline enchaînée, sa position est donc naturellement au sein de la « Fédération Française de Triathlon et des disciplines enchaînées ».
En 2016 il y a eu environ 15 SwimRuns organisés en France. On peut chiffrer à 4 000 le nombre d’inscriptions et à environ 2 000 pratiquant‐e‐s dont plus de la moitié sont déjà licencié‐e‐s auprès de la F.F.TRI.. Gageons qu’en 2017 ces chiffres devraient augmenter mais cela reste toutefois à comparer aux 60 000 licencié‐e‐s aux 2 900 épreuves et 100 000 pratiquant‐e‐s occasionnels enregistré‐e‐s.
Nous nous investissons dans le développement de ce e nouvelle activité car elle apporte au panel d’activités sportives fédérales un nouveau profil d’épreuve bien dans l’esprit du triathlon. Nul doute que cettee pratique verra sa croissance l’installer en bonne position dans les multiples disciplines offertes à nos licencié‐e‐s et aux pratiquant‐e‐s occasionnels.

SRF : Quelles sont les prochaines échéances à court terme (2017) pour le swimrun ?

PL : Il me faut tout d’abord préciser que je ne pourrais mettre en oeuvre une quelconque évolution que si je suis élu le 18 mars prochain à l’occasion de l’AG fédérale à Paris .
Dans cette hypothèse, nous proposerons deux actions majeures et réunirons le plus grand nombre possible d’acteurs du SwimRun sur une journée pour lancer ces actions. Cela fera l’objet d’une large concertation “ ouverte “ .
Premièrement finaliser des RTS (Règles Techniques de Sécurités) qu’une fédération ayant délégation se doit de rédiger. Pour cela nous inviterons “autour de la table” tous les organisateurs de SwimRun, qu’ils soient affiliés ou non à la F.F.TRI.. Il s’agira de leur présenter une proposition que nous aurons rédigé et de leur demander un avis pour avec eux éventuellement la compléter si besoin et bien sur l’adopter tous ensemble.
Dans le même temps nous lancerons un débat sur l’avenir du SwimRun en France au sein de la fédération mais aussi dans un périmètre élargie au delà de la fédération pour jeter les bases d’une réflexion approfondie sur son développement et sa pratique.

SRF : Les swimrunners sont très anxieux par rapports à deux points. Premièrement les tarifs. Comment cela va‐t‐il se passer, quelle somme les concurrents et les organisateurs devront‐ils acquitter pour chaque épreuve ?

PL : Tout d’abord il faut rappeler que la loi ( même si on peut le regretter ) n’oblige pas les organisateurs à s’affilier à la F.F.TRI . Au demeurant notre objectif est bien sûr d’obtenir l’affiliation du plus grand nombre d’organisation. Il faut rappeler néanmoins que chaque organisateur a une obligation légale de demander et de recueillir l’avis de la F.F.TRI. au regard des RTS et ceci qu’il soit inscrit au calendrier fédéral ou non.
Concernant les coûts :
● Pour les organisateurs, le tarif de la licence manifesta on varie selon la distance de l’épreuve et le montant de l’inscription demandé au concurrent. Cela oscille entre 150€ et 750€. Précisons toutefois que 80% des épreuves se situeront dans une fourchette de 150 à 250€ et que cette somme amène, entre autre, l’intégration au calendrier fédéral, le support des services fédéraux (administratif et technique) mais aussi une assurance adaptée et très concurrentielle au regard de ce que l’on trouve sur le marché.
● Pour le concurrent, s’il est licencié à la F.F.TRI. il n’y aura aucun surcoût. Pour les personnes qui ne sont pas licenciés auprès de la F.F.TRI, il se trouveront dans la position d’avoir à acquérir un pass‐compétion qui, dans 95% des cas, est au tarif de 2€.
● Le règlement de ce pass représente un droit d’accès aux épreuves fédérales qui aide la F.F.TRI. à développer la pratique.

SRF : Et deuxièmement, les valeurs du swimrun sont très différentes du triathlon au niveau de l’engagement et de l’autonomie. Qu’en est‐il des règlements qui devront être élaborés par la Fédération ?

PL : Je ne crois pas que les valeurs soient si fondamentalement différentes. L’approche est différente mais nous partageons le même idéal d’un sport de nature et ou le maître mot doit rester le plaisir.
Concernant les règles ou règlements, nous allons, comme évoqué précédemment, proposer les RTS aux organisateurs, preuve de notre démarche collégiale, celle de la prise en compte des attentes des acteurs concernés et nous travaillerons bien évidemment en prenant en compte leur avis.
Je dois préciser que les RTS ne sont pas des règles de course, et n’ont rien de comparable à celles‐ci. Les règles de courses restent de la compétence de l’organisateur et comme c’est lui qui les rédige c’est lui qui se doit de les faire respecter .
Il est utile de répéter que pour le SwimRun comme pour les Raids qui viennent de nous rejoindre nous ne prévoyons pas de règles de courses fédérales sauf et la encore exception si les organisateurs en font la demande.
Pour cela une mission SwimRun sera créée, comme cela a été le cas pour les Raids en janvier dernier, et ce e mission aura, entre autres, pour rôle d’être le porte‐parole des SwimRuns à la F.F.TRI..

SRF : Comment voyez‐vous le développement du swimrun à plus longue échéance, disons 2020, la durée de cette olympiade et de la délégation ?

PL : Je crois que le swimrun comme évoqué déjà à un grand avenir . Son développement correspond à une attente de nombreux pratiquant‐e‐s .
Nous mettrons en place une mission qui sera chargée de réfléchir à l’avenir de cette pratique et donc à son développement dans le prolongement de la journée prévue prochainement et que nous pourrions qualifier d’états généraux du SwimRun.
Il sera du ressort de cette mission de nous faire des propositions. La délégation ministérielle nous entraînera naturellement vers la réflexion autour d’un challenge national voir un championnat de France et cela fera l’objet de nos premières réflexions et propositions éventuelles

SRF : Comptez vous faire un swimrun en 2017 ?

PL : Si l’occasion, m’en est donnée, cela sera avec un grand plaisir et pourquoi pas dans ma région natale le Limousin à Vassivière .

SRF : Il y a‐t‐il un autre point que vous voulez aborder ?

PL : Je voudrais simplement rappeler qu’une fédéra on à une mission de service public à assurer et c’est ce que nous voulons faire ici.
La rédaction des RTS nous semblait indispensable pour que la pratique se déroule dans tous les cas dans des conditions de sécurité optimales. Cela est primordial. Il s’agit de la protection de l’intégrité physique des participants et c’est un objectif prioritaire. Nous ne pouvons imaginer des épreuves dont la sécurité serait défaillante.
Les pouvoirs publics seront de plus en plus attentifs pour accorder des autorisations d’organisation et nous devons donc être les garants d’organisations fiables qui offrent toutes les garanties aux participant‐e‐s.
Le swimrun me fait penser aux premières heures du Triathlon et je lui prédis un développement aussi radieux . Nous en sommes persuadés, le SwimRun est promis à un très bel avenir.

Crédit photo : Philippe Lescure

Ski-Alpinisme, cousin le plus proche du swimrun ?

Je regardais récemment une vidéo de la Pierra Menta, une (sinon la) course la plus célèbre de Ski-Alpinisme (ou Skimo pour Ski Mountaineering). Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, cela consiste à faire un parcours en montagne: monter et descendre des pentes enneigées à ski ou en marchant si c’est trop pentu ou rocheux, par équipe de deux, en portant tout son matériel. Tiens, ça rappelle des choses !

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copyright Jocelyn Chavyoy

C’est un sport par équipe de deux où l’important c’est l’équipe: on peut tirer son partenaire pour partager l’effort; comme en swimrun. Les équipes sont composées de 2 skieurs qui courent en catégories masculines, féminines ou mixtes; comme en swimrun. En pleine montagne, dans la Nature où il faut s’adapter aux conditions changeantes, d’un versant à l’autre, d’un moment à un autre; comme en swimrun. Les coureurs montent et descendent pour tracer une trajectoire épousant le terrain; comme en swimrun.

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copyright Jocelyn Chavyoy

La notion d’engagement n’est pas vaine: les parois sont souvent pentues de 40° à 45° à la montée ou à la descente, il faut passer des crêtes, la météo peut être volage. La Nature est omniprésente et on accepte qu’il existe un risque dans cette activité et les concurrents doivent porter un équipement de sécurité; comme en swimrun. Comme l’indique le règlement de la Pierra Menta « les organisateurs pourront imposer d’éventuelles neutralisations de temps au cours de chaque étape. Des barrages horaires à certains passages pourront être établis en fonction des conditions de neige »; comme en swimrun.

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Copyright Jocelyn Chavyoy

On varie les activités, monter en mettant les peaux anti-recul pour avoir de la traction sur la neige, marcher si la pente est trop raide ou rocheuse, descendre à ski. Varier les modes de déplacement en fonction de ses capacités et du terrain; comme en swimrun. On transporte tout son matériel du début à la fin de la course; comme en swimrun. Bien sûr ils/elles ne nagent pas et courent rarement. Mais ce sont des détails. Les principes fondamentaux, ceux qui forment la base et l’épine dorsale de l’activité, sont les mêmes.

pierra-menta-pierra-menta-2015-classement.jpgTout cela me fait penser que le Ski-Alpinisme est bien plus proche du swimrun qu’un triathlon. Un triathlon ITU en solitaire, avec ses boucles multiples d’un circuit urbain où on ne court que sur du bitume et on nage dans un port ne ressemble pas au swimrun. Bien sûr les triathlètes nagent et courent. Mais c’est un détail. Les triathletes courent en solitaire, dans un milieu peu naturel, avec des transitions où on abandonne son matériel. C’est potentiellement passionnant, je fais du triathlon depuis longtemps et je continue à en faire. Mais ce n’est pas du swimrun.

2706244225144-photo-l-dastrevigne-n-fabre-la-grande-trace-jpg.jpgC’est comme ça que je vois les similarités et différences entre swimrun, ski-alpinisme et triathlon, et je ne suis pas le seul. En réponse à une discussion que j’avais sur Facebook, Michael Lemmel, inventeur du swimrun et co-directeur avec Mats Skott de l’ÖtillÖ, écrit : « Mats Skott et moi on a fait plusieurs Pierra Menta et autres courses de Ski-alpinisme. On a construit la coupe Suédoise de Ski-alpinisme en 1997. C’est la même chose que le Swimrun ».

François-Xavier Li

Welland SwimRun Challenge

Pour nos amis Canadiens, un nouveau venu dans le sport : Le Welland SwimRun Challenge aura lieu le 9 Septembre. L’autre course du challenge sera le Sudbury SwimRun Challenge le 30 Juillet dans l’Ontario. Avec environ 19km en 4/5 sections de natation et de course à pied, ce sont de bons challenges pour commencer le swimrun.
https://www.facebook.com/events/1867663086810367/