2017 Swimrun Equipment Test – les combinaisons

Les combinaisons sont incontestablement une pièce maitresse dans la panoplie d’un swimrunner tant à l’entrainement qu’en compétition. Elle doit pouvoir assurer une bonne flottaison, une isolation thermique dans l’eau mais aussi être adaptée à la course à pied en ouvrant les fermetures dorsales ou ventrales, voire carrément en baissant la partie supérieure  de celle-ci au niveau des hanches durant des conditions de chaleur importantes. C’est une différence majeure comparée aux combinaisons utilisées pour l’eau libre ou triathlon, elles, uniquement destinées à être portées en natation. Une bonne combinaison de swimrun doit s’ajuster au corps correctement, or nous avons tous différents besoins. Car nous sommes bâtis d’une certaine façon, c’est-à-dire en terme scientifique nous présentons des différences morphologiques : mésomorphe, endomorphe ou ectomorphe (voir graphique ci-dessous)

Fin mars World of Swimrun (WoS), Swimrun France (SRF) et Swimrun Germany (SRG) se sont réunis à Marseille, France pour réaliser le 1er test d’équipement à l’échelle internationale. Pendant 4 jours, l’équipe a testé et discuté de produits issus de près de 40 marques d’équipement sportif, parmi elles, 10 combinaisons différentes de swimrun. À l’inverse des conditions habituellement calmes de la Calanque de Sormiou, Marseille, le test s’est déroulé sous des conditions climatiques extrêmes, pluie, vents tempétueux, vagues importantes, fort courants puis enfin du soleil.

Puisque la plupart des courses ont un ratio de natation inférieur à 20%, la sensation à pied et les qualités de la combinaison en mode running sont vraiment essentielles. La difficulté de comparer les combinaisons entre différents modèles vient du fait que certaines sont livrées entières (couvrant l’extrémité de jambes) alors que d’autres sont à la base coupées au dessus du genou (e.g. shorty). Toutefois comme la majorité des swimrunners finissent par couper leur wetsuit, notre test a pris le parti de traiter tous les modèles comme s’ils avaient une version coupée au genou.

Chaque item a été testé par l’équipe et noté sur un score entre 1 (mauvais) à 5 (excellent), et s’il y avait une caractéristique ou une fonctionnalité notable, un commentaire écrit a été consigné lors du test.

glossaire:

Overall evaluation score : note globale

Brand : Marque, fournisseur

Year Launched : Année de sortie

Approximate price : Prix moyen

Material used : Matériau utilisé

Zipper placement : Position des fermetures zip

Pull-cord attachment : Point d’ancrage pour tractage

Whistle : Sifflet

Pocket displacement : position des poches

Reinforced buoyancy : flottabilité renforcée

Gender : Sexe

Vainqueur au général

Même si les modèles testés visent des marchés niches différents, le vainqueur au général s’est révélé être la combinaison 2017 Colting SR02. Sa souplesse, son hydrodynamisme et ses qualités en course à pied ont fait d’elle la combinaison favorite de l’équipe. La médaille d’argent revient à la nouvelle 2017 Orca RS1, coupée court aux jambes et un sentiment globalement positif en nage et en course à pied. La dernière à être sélectionnée dans le trio de tête est la nouvelle marque entrante sur le marché : l’Utter Pan. Néanmoins, ce choix s’est fait de très peu tant les autres combinaisons présentes dans le test avaient une note globale très proche.

 

 

 

 

 

 

Colting SR02 : la gagnante du test et la favorite de l’équipe des testeurs

Durant le weekend de test, la Colting SR02 est vite devenu l’élue de l’équipe. Elle était non seulement la plus rapide dans l’eau, mais elle était celle qui procurait les meilleures sensations en course à pied. Cette combinaison possède des panneaux de matériau à l’élasticité spécifique course à pied derrière les cuisses et au niveau des fessiers. Des panneaux de 1.5 mm sont situés sur le coté des cuisses afin de procurer un degré de liberté maximale aux jambes. L’ajustement général est excellent et la Colting SR02 fait presque office de seconde peau. Même si la conception de la Colting est destinée à toutes les corpulences, le morphotype endomorphe (voir schéma plus haut) aura la sensation d’être comprimé au niveau du torse étant donné que les 4 poches devant ont tendance à limiter la flexibilité du matériau. Toutefois, les fermetures avant et arrière autorisent facilement le pliage du haut de la combinaison autour des hanches pour une meilleure ventilation. La Colting a offert la meilleure flexibilité au niveau des épaules lors du test de nage et n’a pas engendré d’irritations au niveau du cou (un défaut assez commun pour de nombreuses combinaisons). Les panneaux d’épaisseur importante sur le devant des cuisses apportent une flottabilité accrue exemptant l’utilisation d’un pull-buoy. Les 4 poches antérieures nous ont semblé un poil petites, deux d’entre elles ne disposant pas de velcro de fermeture dans l’optique de faciliter la sortie ou entrée de matériel.

La Colting est vendue avec jambes longues, mais la plupart des gens vont en couper le bas,  et les garder comme manchons, voire les utiliser avec les Swimcalf Colting (chaussette longue avec coussinet antérieur intégré de 14 ou 15 mm d’épaisseur)

 

ORCA RS1 : un restyling 2017 à succès

La nouvelle Orca RS1 attire l’œil c’est certain, et l’équipe a apprécié son design et couleurs. Cette combinaison intègre des nouveautés par rapport au modèle 2016 qui comportait deux zips, jambes courtes, manches longues et un panneau de 6 mm sur le devant des cuisses pour accroitre la flottabilité. Le modèle 2017 Orca RS1 débarque avec jambes courtes, manches longues amovibles et sans fermeture zip arrière. À l’utilisation le retrait et enfilage des manches s’est bien passé, une fois les manches passées aucune entrée d’eau n’est à déplorer entre la combinaison et les manches amovibles. C’est une option très intéressante lors des passages en eau plus ou moins froide. La combinaison peut toutefois paraître serrée pour les personnes ayant des bras forts. Les désormais 10 mm de néoprène (au lieu des 6 mm de 2016) sur les cuisses engendrent une bonne flottabilité et position dans l’eau. La plupart des athlètes utilisant l’Orca pourront probablement se passer du pull-buoy tant la flottabilité est de celle-ci est notable. Le comportement de la Orca RS1 en mode running s’est révélé meilleur qu’anticipé,  la surépaisseur de néoprène ne nous a pas dérangé. L’équipe a néanmoins fait part de son manque de zip au niveau du dos. Sans ce zip arrière il est pratiquement impossible de se dévêtir,  replier la combinaison sans aide extérieure. Le zip avant a semblé un peu fragile à l’instar du modèle 2016. La taille de la poche arrière est bonne et nous avons apprécié le détail de la poche avant pour y placer le sifflet. Bien vu !

 

UTTER PAN : une nouvelle marque se lance dans le grand bain du Swimrun

Cette nouvelle marque française (Utter Pan) vient de lancer sa toute première combinaison de swimrun. L’équipe a eu le sentiment que c’est un bon produit d’entrée de gamme qui combine de nombreuses options habituellement présentes sur des produits haut de gamme. Lorsque l’on associe cette combinaison (fournie déjà coupée aux genoux) avec les manchons Utter Pan (vendus à part) la position et flottabilité  dans l’eau sont bonnes.

L’épaisseur plus fine de la combinaison au niveau des épaules forunie une flexibilité adéquate lors de la nage. Les panneaux bleus lui donnent aussi une esthétique et un touché distinctif. La partie renforcée inférieure, nous a semblé plus robuste et résistante à l’usure et au déchirement. Deux importante poches intérieures autorisent le stockage de matériel ou d’alimentation, néanmoins la poche extérieure à l’arrière pourrait être améliorée : le zip est un peu trop étroit pour un accès facile. Bien qu’elle possède un zip avant et arrière, l’Utter Pan n’est pas au même niveau en termes de ventilation que d’autres combinaisons avec deux zips. La partie supérieure est plus difficile à enlever prinicipalement dû à un zip arrière plus petit car bridé par la place tenue par la poche arrière. La combinaison est confortable en mode course à pied, toutefois combinée avec les manchons au mollets, nous avions la sensation qu’elle était un peu lourde.

Mako : nouvel entrant dans le marché du swimrun pour une marque renommée du triathlon

La marque Mako est plus connue pour ses combinaisons hyper rapides de triathlon. Elle vient de sortir sa première combinaison de swimrun qui a été vraiment appréciée par l’équipe comme un bon produit d’entrée de gamme. La combinaison comporte une majorité d’options que l’on trouve sur des produits haut de gamme. La combinaison vient avec les jambes courtes et manches longues, une configuration adaptée dans la plupart des cas. Durant la nage, la Mako procure une bonne sensation de glisse avec une bonne liberté de rotation des épaules. Les swimrunners débutants auront besoin probablement d’ajouter un pull-buoy pour plus de flottabilité et une position dans l’eau plus élevée.

La Mako présente des panneaux avec une élasticité importante dans des zones clés pour augmenter la flexibilité. Nos avons aimé la bonne répartition  de ceux-ci lors de la course à pied, permettant le mouvement de la foulée. Le matériau renforcé à l’arrière inférieur du dos devrait aider à la longévité. Les deux grands zips avant et arrière facilitent la ventilation et le pliage de la combinaison autour des hanches. La capacité des poches nous a semblé un peu limitée, une intérieure et une extérieure. La poche extérieure étant un peu trop dure à atteindre pour des swimrunners manquant de souplesse du haut du corps.

Huub Amphibia : une ancienne favorite

La Huub Amphibia, depuis longtemps, jouit d’une fameuse renommée et fut la combinaison favorite de nombre d’entre nous et ce fut encore le cas au cours du week end de test. L’Amphibia, lors de sa sortie en 2016, a eu un fort succès populaire et elle est encore très compétitive avec son design sobre, équilibré et ses nombreuses options. Même si cette combinaison n’était pas aussi rapide que certaines autres, elle avait une bonne sensation de nage et une bonne liberté de mouvement des bras. Cependant la plupart des athlètes auront besoin d’y ajouter un pull-buoy dans le but d’améliorer la flottabilité, surtout si on décide de couper l’Amphibia au dessus des genoux. La force de cette combinaison vient lors de la course à pied où sa flexibilité inférieure fait la différence. Courir avec la partie supérieure de la combinaison au niveau des hanches se révèle très bonne notamment en terrain technique. Quelques testeurs ont eu des irritations au niveau du cou, mais ce modèle de 2016 est encore compétitif et pertinent.

 

 

Camaro – La combinaison la plus flexible du marché

Quand Camaro a sorti l’Utö Pulsor 2.0, les concepteurs ont pris une direction très différente du reste de la compétition. Avec seulement un très grand zip en biais sur le devant, un type de néoprène extrêmement flexible, ce fut le premier wetsuit complet où l’on pouvait courir confortablement dedans. Cela a inspiré les développements actuels des autres combinaisons sur le marché avec l’intégration de matériaux élastiques sur les parties inférieures pour la course à pied. Ce fut aussi la première à proposer des poches au niveau du bas du dos. L’équipe a particulièrement apprécié la capacité de l’Utö Pulsor 2.0 en course à pied. Elle est hyper flexible et l’ajustement est très confortable aussi bien en course à pied que dans l’eau. C’est une combinaison que l’on n’a pas besoin de couper, le matériau apporte une bonne flottabilité, toutefois l’équipe a eu encore le sentiment d’avoir besoin d’y adjoindre un pull-buoy.

 Dans l’Utö Pulsor 2.0, on ne surchauffe pas autant comme les autres combinaisons. Néanmoins, nous avons eu des difficultés à la serrer complètement au niveau du cou lors de la natatation et l’aimant placé sur le devant n’a pas remplit sa fonction comme prévu. Les deux poches dans le dos se révèlent facilement accessible et disposent de suffisamment de poches pour stocker les besoins en hydratation et en alimentation.

 

 

Head Rough – La grande « tout terrain »

La Rough fut une des premières combinaisons sortie sur le marché. La seule amélioration apportée pour cette année 2017 fut une amélioration au niveau du cou afin d’éviter les irritations. L’équipe a particulièrement aimé la polyvalence de ce modèle Head, et surtout le sentiment de tenir une combinaison quasi indestructible. La combinaison offre une très bonne possibilité de ventilation lors de la course à pied mais le matériau robuste vient avec un impact négatif sur la vitesse de nage.  La combinaison est très facile à couper. Zip avant et arrière, flexibilité du matériau rend le déshabillage au niveau des hanches facile. Les deux petites poches intérieures sont assez grandes pour accueillir des flasques ou gels. Devant et derrière se trouvent un anneau pour y attacher une corde de traction. L’équipe a senti que ce modèle serait pertinent comme combinaison de rechange ou en back up lors de compétitions ou entrainements. Elle est très visible dans l’eau c’est pourquoi elle reste le meilleur choix en eau libre lorsqu’il y a beaucoup de circulation en mer ou lac. Vous avez là un produit très polyvalent et adapté pour tous types de sports aquatiques.

 

 

Head Race – la meilleure combinaison globale de la marque Head

À l’origine lorsque la Head Race fut lancée, elle était clairement destinée à occuper le tiers supérieur de la gamme des wetsuits. À l’époque c’était probablement la meilleure combinaison sur le marché. Cependant, avec les derniers développements, elle est devenue un choix privilégié dans la moitié supérieure du marché. L’équipe a reconnu qu’elle était globalement un bon produit, avec un bon ajustement à la fois en termes de running et de nage. Elle est assez flexible des épaules autorisant une bonne rotation des bras, avec des panneaux supplémentaires renforçant la flottabilité, elle maintient le corps dans une position haute dans l’eau. Toutefois, nous sommes tombés d’accord sur le fait qu’il faudrait couper la combinaison à hauteur de genoux pour bénéficier d’une meilleure flexibilité en course à pied. La Race constitue le meilleur compromis de la gamme Head, elle est censée satisfaire aussi bien les débutants que les plus expérimentés. Notons que plusieurs membres de l’équipe ont constaté des irritations au niveau du cou, et que le néoprène en surface nous a paru assez fragile lorsque nous descendions sur nos fesses dans les parties trails un peu techniques, ou autour de la cuisse, là où les cordes du pull-buoy de swimrun s’enroulent.

 

 

Head Aero – un vrai diamant pour certains

L’Aero a été une des favorites parmi de nombreux swimrunners depuis sa sortie sur le marché fin 2016. Avec une partie en matériau néoprène située sur la moitié supérieure du corps et une partie élastique « stretch » sur la moitié inférieure, cette combinaison apporte des sensations de swimrun à un autre niveau. Un autre choix fut l’option d’enlever la fermeture zip dorsale, laissant l’impression que l’on n’enlève pas cette combinaison, on ventile seulement avec l’ouverture frontale. C’est un choix attractif  pour des courses sprint. Ceci dit le compromis est que pour enlever le haut, il y a besoin de l’assistance de son partenaire, et que le matériau très élastique de la partie basse vient avec une perte d’une cruciale flottabilité. L’équipe fut obligée de compenser en utilisant des pull-buoy plus grands afin d’avoir une position adaptée dans l’eau. Néanmoins, l’impression globale de l’équipe de testeurs est positive, l’Aéro est probablement faite pour certains types de personnes avec certains types de course.  Plusieurs testeurs, s’ils reconnaissent un bon ajustement avec la partie supérieure en néoprène, ont été surpris par le manque d’ajustement au niveau des jambes, avec l’apparition de plis au niveau du genou et de la cheville, spécialement après avoir sauté dans l’eau les pieds d’abord auparavant.

 

Head Base – La combinaison de swimrun « historique »

La Head Base fut la 1ère vraie combinaison « historique » de swimrun à faire son apparition sur le marché, et les premiers batch de production ont eu souffert de soucis de matériau ou de couture. À l’heure actuelle, la Base est une bonne combinaison d’entrée de gamme pour débutant. Les testeurs ont trouvé le matériau utilisé par la Base un peu lourd. Les tailles ont semblé être choisies de manière  insuffisamment précise, et certains membres ont eu du mal à trouver la taille avec le bon ajustement. L’usage en course à pied et natation est ok, elle dispose d’un zip avant et arrière qui offre une bonne ventilation, c’est un produit suffisamment bon si vous débutez. Il y a eu quelques irritations au niveau du cou pour plusieurs membres de l’équipe, et le matériau, comme pour l’Aéro nous a paru fragile. Désormais, il y a plein de choix de combinaison dans la même gamme de prix sur le marché.

N’oubliez pas de ranger, pour du stockage longue durée, votre combinaison à l’envers (la partie extérieure lisse retournée à l’intérieure), pliée ou roulée dans une pièce au frais et  à l’ombre. Ne jamais la laisser trop longtemps sur un cintre, particulièrement exposée au soleil ou lumière vive. Faites particulièrement attention à l’effet de rétrécissement de la combinaison entre saisons.

Merci !

Nous tenons à remercier tous les fabricants qui nous ont aidés en nous fournissant l’équipement pour nos tests :

AquaShpere Bagheera * Barracuda * BrooksCamaro Colting Decathlon Garmin Glorify Gococo Head Huub Icebreaker Icebug

Inov-8

La Sportiva Malmsten Merell Mobi * Mugiro Nabaji New Wave Nike Nu Orca Pan Utter Racepaddle

Rando Running Marseille

Restube

Salomon Sony Speedo Strokemakers Suuntoo TYR Vivobarefoot Zoggs Zone3 www.swimrunshop.eu www.wiggle.co.uk

Nous voulons aussi remercier tout particulièrement www.randorunning.com Marseille (Alexandre Terral) de nous avoir aidé pour la logistique, les parents de Fix de nous avoir hébergé et finalement à vous tous swimrunners pour vos échanges et vos nombreuses intéressantes questions. Et n’oubliez pas de tester la combinaison dans des conditions réelles, puisque la seule façon d’ajuster proprement le produit c’est d’aller dans l’eau.

Par des swimrunners – Pour des swimrunners

2017 Swimrun Equipment Test – les lunettes

Team WoS, SRF, SRG

Il existe de nombreux types de lunettes sur le marché. Il peut être assez difficile de se décider pour laquelle opter. Sommairement, on doit choisir entre acheter une paire de lunette confortable avec joint large siliconé (ou mousse) ou bien une paire qui s’adapte strictement au pourtour de vos yeux. Il faut aussi prendre en compte s’il y a un usage pour la compétition ou entrainement.

Il y a des avantages et désavantages pour chaque type.

Fin mars World of Swimrun (WoS), Swimrun France (SRF) et Swimrun Germany (SRG) se sont réunis à Marseille, France pour réaliser le 1er test d’équipement à l’échelle internationale. Pendant 4 jours, l’équipe a testé et discuté de matériel issu de près de 40 marques d’équipement sportif, parmi elles, 9 paires de lunettes de swimrun. À l’inverse des conditions habituellement calmes de la Calanque de Sormiou, Marseille, le test s’est déroulé sous des conditions climatiques extrêmes, pluie, vents tempétueux, vagues importantes, fort courants puis enfin du soleil.

Chaque item a été testé par l’équipe et noté sur un score entre 1 (mauvais) à 5 (excellent), et s’il y avait une caractéristique ou une fonctionnalité notable, un commentaire écrit a été réalisé lors du test.

Résultats – cliquer pour agrandir l’image

Vainqueur au général

Bien que les différents types de lunettes n’ont pas le même objectif, la paire gagnante au général s’est révèlée être la Huub Aphotic. Le consensus de l’équipe est que la Huub présente le meilleur compromis performance et sensation à la fois sur terre et mer. Les lunettes s’adaptent bien à la fois sur le visage et sur la tête. En seconde place (et presque à égalité) viennent les colorées TYR Special Ops 2.0 avec plus ou moins les mêmes attributs. La troisième place est occupée (à égalité) par l’Orca Killa 180 et la Head Venom. On peut dire sans prendre de risque que même si les lunettes minimaliste (type suédoises) causent moins de trainée hydrodynamique et sont moins chères, les testeurs ont penché pour les lunettes avec joints.

La moins chère

Si vous êtes contraint en terme de budget, nous vous recommandons de choisir des minimaliste telles la Malmsteen ou Speedo. Néanmoins elles peuvent se rayer et casser facilement, mais elles sont peu onéreuses, et acheter en gros peut vraiment tirer les prix vers le bas.

Meilleure performance dans l’eau

Si vous désirez peu de trainée dans l’eau, alors nous vous conseillons d’opter pour les versions minimalistes, mais si vous avez l’intention de « swimrunner » en eau libre avec des vagues, du vent, le masque est une excellente option. Cela protègera votre visage tout en conservant un bon champ de vision sous et sur l’eau.

Les plus faciles à porter en courant

Sur ce point l’équipe était partagée. Les lunettes avec joints comme Orca, Tyr et Huub étaient très facile à enlever et à remettre sur la tête. Cependant les porter autour du cou représentait une gêne parfois. Les lunettes de type suédoises n’avaient pas cet inconvénient dû à leur faible poids et tailles. Toutefois l’élastique très lache des minimalistes  rend plus difficile de les fixer sur les yeux rapidement avant d’entrer dans l’eau.

Meilleure résistance à la buée

Aucune lunette n’y résiste. Ce n’est qu’une histoire de temps avant que la buée s’installe. Dans notre test Huub a résisté le plus longtemps.

La plus confortable

C’est sans aucun doute le type masque qui s’est révèlé le plus confortable avec un important et agréable effet de plaquage (succion ?)  au visage sans répercussion délétère sur les yeux.

Les nombreuses options offertes par tous les types de lunettes rendent difficile le choix d’achat. Il n’y a pas que le type d’ailleurs, le choix s’effectue aussi en termes de type de verres, de performance en mer ET sur terre, entrainement ou compétition. Nous vous recommandons de toujours essayer avant d’acheter mais si vous ne pouvez pas, nous vous conseillons notre top 3.

Nous tenons à remerciers tous les équipementiers qui nous ont aidé à faire ce test:

AquaShpere

Bagheera

‘Barracuda’

Brooks

Camaro

‘Carbon-MoM’

Colting

Decathlon

Garmin

Glorify

Gococo

Head

Huub

Icebreaker

Icebug

Inov-8

La Sportiva

Malmsteen

Merell

Mobi

Mugiro

Nabaji

New Wave

Nike

Nu

Orca

Pan

Racepaddle

Rando Running Marseille

Restube

Salomon

Sony

Speedo

Strokemakers

Suuntoo

TYR

Utter

Vivobarefoot

Zoggs

Zone3

www.swimrunshop.eu

www.wiggle.co.uk

Nous voulons aussi remercier tout particulièrement www.randorunning.com Marseille (Alexandre Terral) de nous avoir aidé pour la logistique, les parents de Fix de nous avoir hébergé et finalement à vous tous swimrunners pour vos échanges et vos nombreuses intéressantes questions.

Par des swimrunners – Pour des swimrunners

#srgeartest2017

/The WoS Team, Swimrun France & Swimrun Germany

Le swimrun s’organise sur les réseaux sociaux

Marque de notre temps, le Swimrun n’échappe pas aux réseaux sociaux. La diffusion exponentielle de l’information a permis l’essor grandissant de ce sport venu de Suède. Si la FFTRI n’a pas laissé passer l’opportunité en prenant la délégation pour une durée de quatre années, pour l’instant les éléments moteurs sont présents surtout sur internet.

Il n’existe pas encore de club 100 % Swimrun, alors les swimrunners s’organisent autrement, à l’aide de Facebook, ils se créé des groupes locaux de swimrunners. A l’instar du tout nouveau Swimrun Toulouse community qui s’est créé, son initiateur Simon Marchal, nous explique sa démarche et ses motivations.

Swimrun France: Hello Simon, peux-tu te présenter brièvement ?

Simon Marchal: Issu du monde de la course à pied sur route, la monotonie de ce sport pour ma part m’a poussé à faire varier l’effort dans la même course je me suis donc tourné vers le duathlon et le triathlon. Ces enchaînements me correspondant bien je me suis alors orienté vers la nature avec le raid multisport que je pratique maintenant depuis quelques années. Le Swimrun est nouveau pour moi je n’en fait que depuis 1 an environ.

SRF : Comment as-tu connu le Swimrun ?

SM : J’ai connu le Swimrun grâce à la vidéo d’”intérieur sport” sur ötillö (NDLR, les exilés)

SRF : Quelles sont tes motivations pour créer une communauté SR sur FB ? Pourquoi passer par la case réseau sociaux au lieu d’un club ?

SM : mon principal objectif est de rassembler les gens autour d’une passion, mon second objectif est de faire découvrir ce sport à des personnes curieuses d’y gouter sans les contraintes d’une compétition leur paraissant inaccessible car trop difficile et inquiétante. Mon dernier désir est de transmettre mes connaissances au moins connaisseurs et de me nourrir de celles des plus expérimentés.

Les réseaux sociaux sont un moyen simple et rapide de créer un événement qui peut toucher monsieur et madame tout le monde; de la personne qui cherche à pratiquer ce sport à celle qui ne savait pas que ça existait.

SRF :Qu’aimes-tu dans ce sport ?

SM :Un coup de foudre !! J’aime que l’association de 2 éléments naturels opposés nous offre la possibilité de nous déplacer plus loin plus longtemps. De plus ce moyen de déplacement permet d’explorer des endroits inaccessibles autrement.

J’aime ce sport car il force le corps et l’esprit à s’adapter à une pratique nouvelle bardée “d’inconfort” quant au matériel à transporter ainsi qu’aux moyens de s’alimenter et se nourrir, c’est un vrai défi. J’aime le fait de s’adapter à son binôme et partager avec lui les émotions qu’une épreuve sauvage, nouvelle et parfois inquiétante peut procurer.

Le Swimrun est aussi un très bon complément du trail et du vélo dans la mesure où la natation est clairement conseillée pour l’organisme, mais compter les carreaux en piscine repousse beaucoup de monde.

SRF :Du coté de Toulouse, quels sont les principaux spots d’entrainements ?

SM :Sur Toulouse la base de loisir de LA RAMEE est un spot intéressant sans difficulté majeures en termes de distances (lac de 3,5km de circonférence) et de dénivelé. A 35 min de Toulouse il y a le lac de st féréole à Revel qui présentera plus de technicité sur les parties trail et le lac de la Thésauque vers Nailloux qui accueille le triathlon du Lauraguais tous les ans. Le top pour nous serait de pouvoir nager en mer, elle nous nargue à 1h30 de chez nous…

SRF :Au niveau des athlètes, le SR est-il un peu mieux connu qu’il y a 1 an, quel est le profil de sportif qui s’intéresse au SR dans ta région ?

SM :Les sportif traileurs, triathlètes et raideurs savent maintenant ce qu’est le Swimrun contrairement à il y a 1 an ou quand je disais ce que je faisais il fallait sortir le mode d’emploi

SRF :Que conseilles tu comme équipement de base à avoir pour les débutants qui veulent se lancer dans le Swimrun du coté de Toulouse ?

SM :j’ai commencé avec une combinaison shorty de kayak, un pull boy, mon bonnet et mes lunettes de piscine. Je pense que c’est la base au moins pour gouter aux eaux des lacs de la zone quand ils commencent à frôler les 18° 19°. Ah si… important… un binôme ou un groupe de passionnés…

SRF :Dans un ou deux ans comment vois-tu cette communauté ?

SM :La famille du Swimrun s’agrandit très très vite et beaucoup de membres de celle-ci deviennent immédiatement addict. Je pense donc que la France entière verra fleurir d’ici 1 an plein de communautés locales. De mon point de vue, les plus visionnaires développeront des séjours inédits Swimrun “all inclusive” dans très peu de temps et d’autres tenteront de constituer des clubs. Jean-Christophe BASTIANI s’est lancé dans la création d’un Swimrun camp, c’est un projet extra plein d’avenir qui va se développer d’ici la fin de l’année de façon considérable une fois que le Swimrun sera démystifié et un peu plus populaire. Et la concurrence  fera son apparition. 

Aussi la réactivité des marques de matériel à réviser leurs prix et leurs gammes de produits rendra d’ici 2 ans ce sport plus accessible financièrement.

SRF : Il y a une question que tu aurais voulu que je te pose ?

SM :Oui, « pense tu que le SR puisse être pratiqué seul ou à plus de 2 ? »  Ma réponse : Le SR ne doit absolument pas être pratiqué seul pour la simple et bonne raison que les sensations ressenties doivent être partagées outre le côté sécurité et entre aide. Il serait top un jour de pouvoir faire un SR en équipe de 4 et même d’intégrer cette épreuve sur les raids.

SRF : merci Simon

https://www.facebook.com/Swimrun-Toulouse-Community-429536014078331/

Le circuit SwimRunMan créé par 3 amis de longue date

affiche circuit

Alexandre s’est prêté au jeu de l’interview, il revient pour nous sur les motivations qui l’ont amené, lui et ses amis Florent et Bertrand à se lancer dans le bain du SwimRun, non pas avec une épreuve mais avec un circuit. Le SwimRunMan est né, et il entend marquer sa différence en France et à l’étranger.

Swimrun France : Bonjour Alexandre, tu es un des (ou le ? ) créateur du circuit SwimrunMan qui comporte pour l’instant trois épreuves au calendrier 2017 (Gorges du Verdon le 30 avril / Lac de Serre-Ponçon le 2 juillet / Grands Lacs de Laffrey le 27 aout). Comment es tu venu au Swimrun ?
Alexandre Bonacorsi : Nous sommes 3 amis de longue date à l’origine du circuit SwimRunMan (Bertrand et Florent complétant le trio). Trois passionnés de sport en général (sport-co, athlétisme, triathlon, APPN) et l’idée de venir au SwimRun nous trottait dans la tête depuis quelque temps.
Quand un projet nous plait, on se donne les moyens pour le mettre sur pied !
Alexandre
Alexandre

Nos différentes expériences personnelles en tant que participants et/ou organisateurs notamment sur des Raids Multisports, qui à nos yeux partagent beaucoup de valeurs avec le SwimRun, nous ont poussé à franchir le pas. Lors de notre cursus universitaire (UFR STAPS), nous sommes également intervenus sur différents événements sportifs qui nous ont transmis la « fibre » de l’organisation, désormais quand un projet nous plait, on se donne les moyens pour le mettre sur pied !
Ces dernières années nous avons suivi l’évolution du Swimrun. On a toujours été captivé par le degré d’engagement des participants – les premiers comme les derniers. Ils se lançaient dans une aventure unique, parfois dangereuse, mais terriblement excitante dans des décors de carte postale. On s’est dit que ce serait génial d’en organiser par chez nous… la machine était lancée.
On a donc franchi le cap étape par étape, en s’inspirant de ce qui se faisait en Suède, avec nos propres codes, nos propres valeurs et notre propre marque. Cela nous a pris près de deux ans – tout en menant d’autres projets de front – avant d’aboutir sur le concept SwimRunMan mais, aujourd’hui, nous sommes fiers de le présenter et de proposer trois belles courses au calendrier Swimrun français.

SRF : Quelles sont les principales valeurs du sport mises en avant par le circuit SwimrunMan ?
Un vecteur de liberté, de partage et de dépassement de soi
AB : Le circuit SwimRunMan se rattache aux valeurs fondamentales des sports de pleine nature. Il est vecteur de liberté, de partage et de dépassement de soi. Sa pratique en binôme permet de vivre une aventure humaine exceptionnelle durant laquelle on repousse ses limites ensemble. C’est un effort extrême qui prend souvent la forme d’un défi, d’un accomplissement personnel, tout en évoluant dans des sites privilégiés tels que des Parcs Naturels ou autres.
SRF : Pourquoi démarrer un circuit directement et non pas une épreuve d’abord ?

AB: Comme nous le disons souvent, qui peut le plus, peut le moins ! Ce n’est pas parce que l’on souffre que l’on a pas le droit d’en prendre

Bertrand
Bertrand

plein les yeux. Nous avons donc démarché plusieurs lieux « mythiques » et paradisiaques du paysage français pour y proposer notre concept dans l’espoir d’obtenir au moins une validation. Nous avons été très bien reçu de partout, les acteurs locaux ont directement suscité un réel intérêt pour notre événement et nous avons donc la chance de pouvoir proposer plusieurs dates à notre calendrier.

SRF : La communication du circuit est très bien faite avec un site vraiment professionnel, on retrouve des distances standardisées (Half SwimRunMan: 34.5 en 2017 et SwimRunMan 69.0 dans le futur) à travers les trois courses. C’est un peu un clin d’oeil au triathlon on dirait ?
AB: Forcément, il y a certaines similitudes dans la pratique du Swimrun et du Triathlon et nous avons donc opté pour une communication orientée triathlon pour que tout le monde parle le même langage.
SRF : Le profil des trois courses est il sensiblement le même (alpin, plat ou trail) ou bien chaque lieu a sa spécificité ?
En prendre plein les yeux et plein les pattes !

AB : Les 3 étapes (Half SwimRunMan 34.5) de 2017 auront un format technique similaire (30km de course à pied et 4.5km de natation). La

Florent
Florent

différence principale se trouvera au niveau du dénivelé (entre 1000 et 1500m de D+). Les parties course à pied seront majoritairement orientées trail avec quelques portions alpines à plus de 1600m d’altitude !
Autre différence notable, le milieu dans lequel les participants évolueront pourra changer du tout au tout entre deux étapes (forêts, montagnes, plateaux,…). Bref, tout pour en prendre plein les yeux et plein les pattes !

SRF : Le prix d’inscription est assez maîtrisé de notre point de vue par rapport à d’autres épreuves plus dispendieuses, que dirais tu à des nouveaux venus qui seraient un peu étonnés du ticket d’entrée dans le swimrun ?
AB : Qu’on fait notre maximum pour proposer à nos participants le meilleur rapport qualité/prix! Effectivement, le tarif (NB : 90€/personne) peut paraître plus élevé que ce qu’on a l’habitude de voir en tri ou en trail par exemple (je pense qu’on souffre un peu de cette comparaison aux yeux de la « pensée commune »), mais les parties de natation représentent un coût très important au niveau du dispositif de secours – rien n’est laissé au hasard de ce côté-là – et, derrière, il faut tout de même gérer un circuit à pied de 30km de qualité, et le sécuriser, sur des sentiers parfois durs d’accès et « rugueux ». Tout se mérite!
En résumé, une organisation de qualité engendre un coût fixe que l’on ne peut réduire pour quelque raison que ce soit. Le nombre de participants est volontairement limité à 150 binômes ; soit 300 chanceux qui auront le privilège d’évoluer dans des tracés soigneusement sélectionnés dus à une réflexion organisationnelle de longue date.
SRF : Si on parle de développement du circuit, il y a t-il un système de ranking qui est mis en place avec une course aux points à la fin de la saison ? Il y aura t-il plusieurs 69.0 en 2018 ? En France ou à l’étranger ?
reperages-verdon-2Les SwimRunMan n’ont pas de frontières !
AB : Pour cette première année, il n’y a pas de système de ranking, c’est une piste que nous étudions pour les années à venir pour donner le droit de participation aux SwimRunMan 69.0.
Le calendrier 2018 n’est pas encore définitivement arrêté à l’heure actuelle, la seule chose que je peux vous dire c’est qu’il y aura au moins un format 69.0 en 2018 et que, pour nous, les SwimRunMan n’ont pas de frontières !
SRF : Pour toi la délégation du Swimrun à la FFTri est elle une bonne chose ?
Trouver le meilleur compromis possible
AB: De part son évolution fulgurante ces deux dernières années et l’augmentation impressionnante de son nombre de pratiquants, il fallait s’attendre à ce que la pratique du Swimrun soit réglementée en France. Alors oui, je pense que la FFTri va apporter son expérience, sa rigueur dans l’organisation des événements et permettre de structurer la pratique du Swimrun, notamment en termes de sécurité. Toutefois, je pense qu’il faut veiller à ce que l’on puisse garder l’essence du Swimrun, son authenticité afin de ne pas aseptiser sa pratique. Ce sera tout l’enjeu entre les organisateurs et les dirigeants de la FFTri de trouver le meilleur compromis possible afin de satisfaire les pratiquants.
SRF : On te (vous) verra sur quelques courses en tant que swimrunner ?swimrunman
AB: De nous 3, celui que vous avez le plus de chance de croiser sur un Swimrun, c’est Bertrand, le triathlète de la bande, il en a loupé deux l’an dernier à cause d’une vilaine blessure mais cette année, il compte bien prendre un départ… et autant te dire qu’il aura plutôt intérêt de revenir en tant que Finisher, sinon il nous devra une tournée!
SRF : il y a t-il une question que tu aurais voulu que je te pose ?
AB : C’était très complet, je te remercie.
SRF : Merci de ton temps 🙂
AB : Merci à toi!

L’épreuve ULTRA SWIMRUN CÔTE VERMEILLE, sélectionnée pour les « ÖTILLÖ Merit Races »

Le circuit ÖTILLÖ continue à s’étendre, à la fois en terme d’épreuves développées telles les « Qualifyer » qui offrent des places directes pour la finale des championnats du monde à Stockholm (Suède), mais aussi en terme d’épreuves avec un Label « Merit Race » qui elles ouvrent la porte à un classement aux points (ranking). A la fin de la saison le 31 décembre, des places pour la finale sont réparties aux meilleurs classés. Le moindre point marqué constitue un critère obligatoire à obtenir afin de participer à la traditionnelle loterie fin janvier pour l’attribution des derniers slots des championnats du monde.

SwimRun France : Bonjour Sylvain, Olivier, pouvez vous nous expliquer en quoi consiste cette labellisation « mérite » du circuit ÖTILLÖ ?

Olivier & Sylvain : Cette labellisation inscrit l’épreuve ULTRA SWIMRUN CÔTE VERMEILLE,  la première et la seule épreuve française, parmi les « ÖTILLÖ Merit Races », une sélection de 12 courses qualificatives à travers le monde. Elle est désormais une occasion pour les swimrunners qui oseront relever le défi de collecter des points pour le classement « ÖTILLÖ Swimrun Ranking System », et d’être sélectionné pour la finale mondiale.

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Selon Michael Lemmel (directeur de course de l’ÖtillÖ), « Les évènements Ötillö Merit sont les évènements que nous considérons les meilleurs quand il s’agit de la sécurité, l’expérience des coureurs, la qualité de la course et de sa gestion. Ces événements sont généralement les premiers d’un territoire et nous les voyons tels des phares pour guider le SwimRun »

SRF : D’un côté pratique, avez-vous soumis un dossier à l’organisation ?

O&S : Oui , tout à fait, accompagné par des ami(e)s de grande qualité, nous avons monté un dossier de présentation de l’évènement d’une trentaine de page, où nous avons présenté les spécificités de notre évènement : éthique, parcours, sécurité, organisation, rayonnement … 3 mois auront été nécessaires pour finaliser ce dossier.

SRF :  Faut-il du temps pour décrocher cette labellisation ?

O&S : Le dossier envoyé, Michael Lemmel (Race director, ÖTILLÖ Swimrun World Championship) a été très réactif. Il s’est passé une semaine avant que nous recevions un contrat d’engagement. Olivier et moi-même étions ravis. Pour bien comprendre notre joie, il nous faut vous présenter l’origine de cette épreuve, elle est très spéciale à nos yeux. Nous avons réalisé les parcours, et chacune des portions a été réfléchie, validée pour espérer un jour briguer le label « ÖTILLO Merit Race ». Cette course regroupe toutes les valeurs de la Swimrun qu’Olivier et moi souhaitons transmettre : la solidarité au sein du binôme, la beauté et l’authenticité des sites traversés, la valorisation du patrimoine culturel et historique de la Côte Vermeille avec ces châteaux et ses tours, le respect et le soutien de tous les acteurs présents, ainsi que l’interaction des organismes privés ou d’états, née autour de cet événement.

SRF : Qu’en est il de la barrière de la langue (suédois obligatoire) ?

O&S : La barrière de la langue n’a pas été un problème. Le dossier a été proposé en anglais. Par la suite, l’ensemble des formalités et des échanges se sont réalisés dans la langue de Shakespeare.

SRF :  D’un point de vue qualitatif, quels sont les points forts du Swimrun de la côte vermeille qui ont plu dans le dossier ?

O&S : Entre les Pyrénées et la Méditerranée, l’ULTRA traverse 5 communes (du sud au nord, Cerbère, Banyuls sur mer, Port-Vendres, Collioure et Argelès sur mer), chacune riche d’un fort patrimoine culturel et historique. Située au cœur d’un des plus beaux écrins naturels de France. La Côte Vermeille est la pépite des Pyrénées-Orientales.

Les concurrents ont l’opportunité de traverser un territoire exceptionnel composé de: – 6 sites natura 2000, – 1 réserve marine nationale (Cerbère-Banyuls sur mer) – 1 parc marin (Golfe du Lion) – 1 zone marine éducative (Enfants de la mer) Nous avons dû convaincre de nombreux gestionnaires, comme le Parc marin du golfe du lion, le Conservatoire du Littoral, la Direction départementale des Territoires et de la Mer, la Réserve marine nationale, les municipalités traversées, le conseil départemental, la région, les zones portuaires, les gestionnaires privés … et beaucoup d’autres. Nous avons véritablement rêvé ce parcours. Notre but ultime était de faire découvrir les plus beaux atouts de la Côte Vermeille, de la manière la plus simple et la plus pure. Les portions terrestres et aquatiques sont des moments privilégiés pour les compétiteurs, de découvrir ou de redécouvrir notre côte. L’Ultra a une réelle valeur affective pour nous, elle symbolise la quintessence de notre évènement.

Cette épreuve exigeante, met l’organisme des concurrents à rude épreuve, c’est une certitude. Cependant, la hardiesse de cette course est un excellent support pour parfaire le soutien et l’entraide au sein du binôme.

Avec ses 60km de distance et ses 2.5km de dénivelé positif, joindre la ligne d’arrivée est un véritable défi. Et à ce titre,  nous la voulions à l’image de la Côte Vermeille, magnifique… mais exigeante. Elle se mérite !

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SRF :  Le fait d’être déjà dans un circuit (Swimrun National Tour) qui promeut des valeurs proches de l’ÖTILLÖ a aidé ?

O&S : Assurément, cela a appuyé notre demande. Nous partageons les valeurs que prône le SwimRun National Tour.

Les évènements labélisées Swimrun National Tour vont au-delà des préoccupations sportives et s’inscrivent dans une démarche plus large de développement durable. Ces évènements tels des ambassadeurs, véhiculent au niveau national, les valeurs intrinsèques de cette belle discipline. Nous nous réjouissons d’avance de pouvoir évoluer au côté d’autres organisateurs (NDLR : Swimrun de Vassivière, The Riviera Nice-Monaco et d’autres en cours d’intégration) partageant cette vision. Et ainsi, faire progresser le Swimrun français ensemble !

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SRF :   Vous avez lancé votre épreuve suite au reportage d’intérieur sport sur l’ÖtillÖ,  vous êtes le 1er français à avoir obtenu ce label, avez-vous l’impression d’avoir bouclé la boucle ?

O&S : Absolument pas, cette étape était une des étapes, présentée dans le tout premier dossier, que nous avions présenté en mairie.

A l’époque, de nombreuses personnes, nous ont déconseillé de lancer 4 épreuves et de se cantonner à La Courte et La Moyenne pour l’édition 2016. C’était sans compter sur une conviction profonde que cet évènement était amené à devenir une course maîtresse dans le monde du SwimRun.  Aujourd’hui, nous pouvons nous valoir d’avoir la Moyenne et La Longue qui sont labellisées épreuves nationales sur le SWIMRUN NATIONAL TOUR. Et l’Ultra qui est labellisé mondiale sur « l’ÖTILLO Merit Race ».

Nous sommes fiers de cette reconnaissance nationale et internationale. Elle concrétise des centaines d’heures de travail et prédit de nombreuses heures à venir ;). Nous ne comptons pas nous arrêter là, nous avons encore beaucoup de projets en tête…

Nous profitons, de cette mise en avant, pour remercier nos ami€s, familles, nos compagnes, qui nous accompagnent et nous supportent au quotidien, sans jamais faillir, depuis le début de cette aventure. Merci, on vous aime.

Sylvain et Olivier.

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